Bobo de merde

Fév 22

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Touche pas à mon bobo ! -

Sale temps pour les bobos… surtout en Province ! L’histoire LOL du jour se trouve dans Sud Ouest avec ce jardinier paysagiste qui rentre à vélo d’un vernissage (où il n’a bu qu’un ou deux verres de vin que l’on suppose aisément bio), iPod vissé sur les oreilles. Une tranche de vie banale autour du Marais mais il semblerait que l’on rigole moins dans la ville d’Alain Juppé… Suivi par la police jusqu’à chez lui, il s’y fait malmener, menotter et traiter de… bobo bordelais ! Insulte suprême visiblement qui s’enchaîne par une nuit en garde à vue. Nous qui croyions que Bordeaux était une ville douce pour nous

Pourtant, ce n’est pas la première fois que les bobos se retrouvent dans la ligne de mire de la police. On se souvient du billet sur le terrain à Saint Ouen du Bondy Blog, où l’on découvrait que la police pratiquait un délit de faciès d’un genre nouveau : On contrôle ceux qui ont un look de bobo, parce que les bobos fument de l’herbe ! On ne pourra plus dire que les bobos ne savent plus de quoi ils parlent, eux que l’on accuse souvent de se faire les avocats de grandes causes en se la coulant douce dans leur tour d’ivoire. Souvent partisans de la “préférence immigrée” décrite par Hervé Algallarondo, qui leur vaut un rejet de la classe ouvrière, les voilà unis dans l’adversité face aux persécutions des troupes de Claude Guéant. Après les tentes le long du Canal Saint-Martin, ils sont toujours prêts à ressortir leur tee-shirt Che Guevara en coton équitable pour défendre la veuve et l’orphelin. Pauvres bobos…  En même temps, on ne peut pas dire qu’on ne vous avait pas prévenus : il ne fait jamais bon passer de l’autre côté du périphérique.

Bobo Bix

Fév 14

D’autres vies que la sienne

L’enfant que l’on était serait-il fier de l’adulte que l’on est devenu ? Premier film réalisé par Sylvie Testud, La vie d’un autre sort en salles ce mercredi et pose la question.

Marie a 25 ans. Elle est jeune, jolie, elle va surement être engagée dans une grande entreprise et rencontre Paul, une jeune homme des plus charmants. Une belle vie s’ouvre à elle. L’instant d’après, elle se réveille, quinze années se sont écoulées. Elle ne se souvient de rien, ne reconnaît pas celle qu’elle dévouvre dans le miroir. Son histoire naissante avec Paul s’est transformée en mariage à l’agonie. Et un petit garçon de 10 ans l’attend dans la cuisine. C’est ainsi que commence La vie d’une autre, premier film de la comédienne Sylvie Testud, adapté du roman éponyme de Frédérique Deghelt.

La Vie d’une autre est un film sur le temps qui passe, sur le passage à l’âge adulte, sur ce que l’on abandonne en chemin. La vie que l’on mène une fois adulte correspond-elle à celle qu’on l’a imaginé ? L’enfant que l’on était serait-il fier de l’adulte que l’on est devenu ? A ce titre, le film de Sylvie Testud revêt un caractère universel qui pousse chaque spectateur à s’interroger sur son propre parcours. Cela vous rappelle vaguement L’Âge de raison avec Sophie Marceau ? Oubliez la comparaison. Elle n’est pas flatteuse pour ce long métrage. D’un drame romantique, le film pourrait basculer vers la science-fiction, ouvrant la porte à des dizaines de scénarios différents. Et cette petite hésitation, ce léger flottement confère au film une saveur particulière, tout comme sa fin ouverte.

Sylvie Testud évoque également la difficulté de préserver l’amour intact face au quotidien. En quinze ans, Marie et Paul ont perdu l’attirance qu’ils avaient l’un pour l’autre et cohabitent presque comme des étrangers. La fille bohème devenue femme d’affaires s’est oubliée dans son travail, oubliant par là même son mari. Juliette Binoche incarne à merveille cette quadragénaire qui se réveille dans une vie dont elle ignore tout. Oscillant en permanence entre surprise, doute et assurance de façade, elle est bouleversante de fragilité. Face à elle, on prend un plaisir fou à trouver l’acteur Mathieu Kassovitz comme on l’a tant aimé dans Amen ou Le Fabuleux destin d’Amélie Poulain : discret, tendre et tout en nuances – loin de toutes ses frasques et délires en tous genres.

Les médisants – ou les rabat-joie diront que La Vie d’une autre est un film de fille. Peut-être touche-t-il en effet plus à une sensibilité féminine, il a été réalisé par Sylvie Testud, ne l’oublions pas. Mais c’est surtout un film tendre et émouvant qui laisse entrevoir un bel avenir pour la jeune réalisatrice.

Cécile Guthleben

Fév 06

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Fév 03

Si c’est Le Parisien qui le dit…
Bobo Ben

Si c’est Le Parisien qui le dit…

Bobo Ben

Jan 30

Le cas Lana
Faut-il aimer ou détester Lana Del Rey ? L’album n’est sorti qu’aujourd’hui, mais des fans dithyrambiques défendent depuis des mois celle qui a remisé Emmanuelle Béart aux oubliettes de l’histoire des lèvres. Des lèvres qui pourraient être anecdotiques si elles n’étaient l’un des ingrédients esthétiques d’un buzz qui, musicalement, ne reposait alors que sur deux ou trois chansons. Suffisant pour y déceler une nouvelle icône ? Non, mais assez signifiant pour emballer la machine à hype. Pour être dans le coup, il faut avoir un avis avant tout le monde (soit aujourd’hui), de préférence radical, qu’importe que les éléments pour le nourrir soient aussi maigres (un EP de deux chansons, des vieilleries chinées sur le net pour les plus curieux, quelques prestations en live pour les plus chanceux). Et le buzz s’embale, l’ignorer, c’est être hors-jeu.  
Lana Del Rey n’en est pas pour autant la coquille vide caricaturée par ses détracteurs. Si le son n’atteint pas systématiquement la perfection de l’image, la sombre mélancolie de ses chansons n’en reste pas moins intéressante. Lorsque sa voix trouve la bonne tessiture (ce qui ne fut pas le cas sur un fameux live qui buzza tout aussi exagérément), elle parvient même à nous procurer des frissons certains lors d’un live pour Canal (malgré un manque de présence scénique et d’aisance). De là à la présenter comme la poupée de son aux mains d’un label qui aimerait en faire une nouvelle Lady Gaga, c’est sous-estimer l’envie d’une demoiselle qui sur-joue la baby doll.
Car si le buzz a lancé la carrière de Lana Del Rey pour la pousser dans les bras d’une maison de disque qui précipita la sortie de ce premier album, ce buzz est aussi responsable de la déception à l’écoute de celui-ci. Au-delà des quatre premières chansons, dont l’excellent Off To The Races, l’intérêt est limité et on tourne vite en boucle avec des arrangements redondants. Les recettes sont toujours les mêmes, ce qui n’étonne qu’à moitié vu les délais restreints de production. Ni véritablement bon, ni réellement mauvais, l’album aurait mérité de n’être qu’un EP avec moitié moins de pistes. L’aimer ou le détester ? On aimerait que le cas Lana Del Rey nous laisse le droit à l’indifférence, car on sort de l’écoute de Born To Die comme on y est entré : dans l’attente d’un premier album qui justifierait le buzz d’espoirs placés en une artiste qui n’est pas prête.
Bobo Bix

Le cas Lana

Faut-il aimer ou détester Lana Del Rey ? L’album n’est sorti qu’aujourd’hui, mais des fans dithyrambiques défendent depuis des mois celle qui a remisé Emmanuelle Béart aux oubliettes de l’histoire des lèvres. Des lèvres qui pourraient être anecdotiques si elles n’étaient l’un des ingrédients esthétiques d’un buzz qui, musicalement, ne reposait alors que sur deux ou trois chansons. Suffisant pour y déceler une nouvelle icône ? Non, mais assez signifiant pour emballer la machine à hype. Pour être dans le coup, il faut avoir un avis avant tout le monde (soit aujourd’hui), de préférence radical, qu’importe que les éléments pour le nourrir soient aussi maigres (un EP de deux chansons, des vieilleries chinées sur le net pour les plus curieux, quelques prestations en live pour les plus chanceux). Et le buzz s’embale, l’ignorer, c’est être hors-jeu.  

Lana Del Rey n’en est pas pour autant la coquille vide caricaturée par ses détracteurs. Si le son n’atteint pas systématiquement la perfection de l’image, la sombre mélancolie de ses chansons n’en reste pas moins intéressante. Lorsque sa voix trouve la bonne tessiture (ce qui ne fut pas le cas sur un fameux live qui buzza tout aussi exagérément), elle parvient même à nous procurer des frissons certains lors d’un live pour Canal (malgré un manque de présence scénique et d’aisance). De là à la présenter comme la poupée de son aux mains d’un label qui aimerait en faire une nouvelle Lady Gaga, c’est sous-estimer l’envie d’une demoiselle qui sur-joue la baby doll.

Car si le buzz a lancé la carrière de Lana Del Rey pour la pousser dans les bras d’une maison de disque qui précipita la sortie de ce premier album, ce buzz est aussi responsable de la déception à l’écoute de celui-ci. Au-delà des quatre premières chansons, dont l’excellent Off To The Races, l’intérêt est limité et on tourne vite en boucle avec des arrangements redondants. Les recettes sont toujours les mêmes, ce qui n’étonne qu’à moitié vu les délais restreints de production. Ni véritablement bon, ni réellement mauvais, l’album aurait mérité de n’être qu’un EP avec moitié moins de pistes. L’aimer ou le détester ? On aimerait que le cas Lana Del Rey nous laisse le droit à l’indifférence, car on sort de l’écoute de Born To Die comme on y est entré : dans l’attente d’un premier album qui justifierait le buzz d’espoirs placés en une artiste qui n’est pas prête.

Bobo Bix

Jan 29

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Jan 22

“La province ? Ah non (je n’aime pas, ndlr) ! Et je n’y retournerai jamais. On y est prisonnier. Enkysté dans des certitudes. Survivre dans l’anonymat de Paris est tellement dur qu’on est forcé de bouger sans cesse. De s’adapter de jour en jour. En province, tout est réglé. On connaît tout le monde depuis toujours. Même les jeunes ont des discours de vieux : « Ah, je vous connais bien, vous êtes une amie de ma mère ! » L’horreur !” — Karin Viard dans Télérama, le 11 janvier 2012

Jan 15

Les bonnes résolutions que les bobos ne tiendront pas -

Une nouvelle année commence, et avec elle son cortège de bonnes résolutions. Comme en 2011 pourtant, on abandonne déjà nombre d’entre elles. On n’est plus à une contradiction près ! Dans notre chronique pour Vitaminwater, inventaire avant la fin du monde de nos résolutions de bobos, et de solutions alternatives pour tâcher d’y arriver…

Déc 22

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Déc 16

Quand les opposés s’attirent…

A Dangerous Method, de David Cronenberg, dans les salles le 21 décembre, est entièrement construit sur un réseau d’oppositions.


L’opposition est au cœur même de l’intrigue : le film révèle les raisons de la rupture entre Sigmund Freud (Viggo Mortensen) et Carl Jung (Michael Fassbender), pères de la psychanalyse moderne, au début du XXème siècle. Les hommes s’opposent à la fois sur leurs théories psychanalytiques : Freud prône l’analyse de toutes les situations par le prisme de la sexualité, ce que conteste Jung, et sur leur vie privée : Freud réprouve la relation de celui qu’il considère comme son héritier avec sa patiente, Sabina Spielrein (Keira Knightley).

Ici, ce sont donc deux conceptions du monde qui s’affrontent, la tradition et la modernité, mais aussi la liberté et l’enfermement. Deux termes contraires qui s’incarnent au sein des personnages : bien qu’engoncés et enfermés dans leurs vêtements, les personnages tentent de se libérer par la parole, Freud et Jung étant les précurseurs de la thérapie par la parole. Alors qu’au contraire, il faudra à Sabina Spielrein se contenir dans un cadre et un corset pour se libérer de sa folie. En effet, la jeune femme d’abord folle à lier - au sens propre du terme sera non seulement soignée, mais finira psychiatre et cette progression psychique est signifiée par une évolution de ses costumes et de sa coiffure 

D’un point de vue stylistique, la folie et l’hystérie de Sabina sont contrebalancées par un classicisme de la mise en scène, du filmage et du montage. Là où l’on pourrait s’attendre à des gros plans du visage déformé de Keira Knightley (grandiose, au passage), à des jeux sur la profondeur de champ pour illustrer le doute, David Cronenberg opte pour une sobriété déconcertante. Rien ne dépasse, rien ne vient parasiter l’attention du spectateur, qui peut ainsi entièrement se plonger dans l’histoire. Et c’est finalement de cette opposition, de cette froideur que naît la force du film.

Enfin, qui dit film sur deux psychanalystes, dit film de mots – le film est d’ailleurs basé sur une pièce de théâtre. Les très nombreux, et parfois complexes, dialogues sont le cœur même du film. Ils donnent une leçon d’histoire et offrent par la même occasion à Mortensen et Fassbender de très belles confrontations. Mais ce n’est pas un film bavard, car Cronenberg n’en oublie pas pour autant le corps, objet central de sa cinématographie. Les premières séquences, impressionnantes, dans lesquelles Keira Knightley crie, éructe, se courbe, se tord la mâchoire, les bras, le dos place tout de suite le corps au centre du film. Le corps est également au centre de la relation perverse entre Sabina et Jung. La supériorité intellectuelle de Jung ne lui permet pas de résister à l’appel de la chair, du désir et du plaisir de l’humiliation que manifeste Sabrina. La chair est triste, hélas…

David Cronenberg démontre ici qu’il s’est libéré de ses artifices de l’horreur et de l’épouvante - voire du gore pour explorer plus encore les tréfonds de l’âme humaine.

Cécile Guthleben

Déc 14

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Déc 12

Beigbeder, l’égoïste cinématographique

Le meilleur film de Beigbeder, proclame non sans malice la bande-annonce de L’Amour dure trois ans… son premier film en tant que réalisateur, adapté de son propre roman. L’égoïste romantique est-il aussi à l’aise au maniement des images qu’à celui des mots ?

Au commencement était le publicitaire. Puis s’est fait connaître le chroniqueur pendant que l’auteur affutait ses plumes avant de connaître un franc succès avec 99 francs. On a alors eu Beigbeder animateur, éditeur, intervieweur, parfois acteur même. Dans la longue liste des métiers en -eur, lui restait à être réalisateur. Voilà qui sera réparé le 18 janvier, date de la sortie de L’Amour dure trois ans, l’adaptation de son troisième roman sorti en 1997. Ce film, il a tenu à le présenter d’abord à Saint-Jean de Luz, dans un Pays Basque où il passe de plus en plus de temps et qu’il filme ici amoureusement. L’avant-première fait sens, le public qui compte nombre d’amis, connaissances ou figurants est conquis. Si l’on tâche de résister à sa propre subjectivité en cherchant les failles, il faut bien avouer que l’on se laisse rapidement emporter.

La plume de Beigbeder rend très bien à l’écran et soutenue par le talent de Gaspard Proust pour les dialogues (qui occupe également son premier rôle au cinéma en jouant le héros Marc Marronnier), les répliques cultes foisonnent. “Au XXIème siècle, l’amour est un SMS sans réponse”, “La gloire me permet de coucher avec n’importe qui, mais elle permet aussi à n’importe qui de coucher avec moi” et tant d’autres qui déclenchent toujours de francs éclats de rire. Alors que le box-office français plébiscite actuellement le comique de situation, c’est un plaisir que l’on avait presque fini par oublier et que l’on savoure. Cependant au début, on ressent la difficulté de l’auteur à sacrifier parfois son roman. Incrustées à l’écran, les citations défilent sans que l’on ait vraiment le temps de les savourer. Un procédé que Frédéric Beigbeder explique par son passé de publicitaire qui lui en a donné le goût, à force de traîner sur les tournages.

Pour autant, en passant de spots de 30 secondes à un film d’1h38, a-t-il sacrifié le sens du détail ? Bien au contraire, les clins d’oeil sont partout. Ainsi, lorsqu’apparaît à l’écran un très court extrait d’iTélévision, le bandeau d’information continue annonce-t-il Beigbeder prix Nobel de Littérature en 2012 (notons également que dans cet univers parallèle, Marc Levy rentre à l’Académie française l’année prochaine). Tant pour les répliques que pour ces détails dont on a certainement ignoré la moitié, c’est un film qui gagne à être revu. Ses potes envahissent la distribution sans que cela soit jamais une erreur de casting : Gaspard Proust et Louise Bourgoin tiennent le haut de l’affiche mais JoeyStarr qui embrasse un mec vaut le déplacement à lui tout seul. Frédérique Bel, Jonathan Lambert, Anny Duperey, Bernard Menez mais aussi dans leurs propres rôles Michel Denisot, Ali Baddou, Ariane Massenet, Michel Legrand, Nicolas Rey, Pascal Brukner, Marc Levy, etc. : Frédéric Beigbeder a convié son entourage à la fête, y compris sa fille et sa fiancée. Le potentiel d’acteur de Nicolas Bedos (pour la première fois au cinéma lui aussi) se confirme quand Valérie Lemercier excelle en éditrice cynique.

Beigbeder s’amuse et cela se sent. Le plaisir pris à l’écran et derrière la caméra parvient jusqu’au spectateur. “J’ai réalisé ce premier film comme si c’était le dernier”, avoue-t-il, lucide sur les conséquences d’un échec. Ainsi a-t-il filmé les gens qu’il aime comme les lieux qu’il affectionne. Le port de Guethary, le rocher de la Vierge à Biarritz, Saint-Jean de Luz : la carte postale du Pays Basque est sublime (et l’on sent toute mon objectivité ici, même si l’accent basque du curé de village n’est pas très crédible). Du côté de Paris, on retrouve évidemment l’Hôtel Amour, le Montana, le Café de Flore et tous ces lieux que l’on connaît bien, qui lui font nous préciser dans un clin d’oeil que c’est un peu “un film de bobos”. Frédéric Beigbeder s’est fait plaisir dans ce film qu’il ouvre par un extrait d’interview de Bukowski, une autre de ses références. “Parfois, quand on écrit des livres ou que l’on fait un film, il faut être un peu égoïste…”, confesse-t-il à l’issue de la projection. Egoïste mais pas onaniste. Sans être un film académique pour les plus puristes des cinéphiles, il ne faut pas avoir peur de citer L’Amour dure trois ans parmi ces films où le plaisir traverse l’écran.

Bobo Bix

L’Amour dure trois ans, en salles le 18 janvier

A lire également, notre interview de Frédéric Beigbeder sur les bobos réalisée en novembre 2010.

Petite déception ce matin. Il y a quelques semaines CheckMyMetro et Creads avaient eu la bonne idée de lancer un concours ouvert à tous pour concevoir un plan du  métro et RER parisien alternatif. On imaginait déjà circuler grâce à un joli plan un peu désign aux couleurs trendys, en lieu et place de l’atroce carte officielle.
Déjà mené à Londres, le concours avait abouti sur une carte vraiment cool de l’underground anglais, dessinée par un dénommé Mark Noad (qui a participé à l’appel d’offres parisien).
Hélas, le projet lauréat (avec 850 votes) de la cession parisienne est un plan avec respect de l’échelle, arrondissements et principaux monuments de Paris (en photo ci-dessus). Il est signé  Antoine Raby. Et on n’est pas trop fan… Il fait un peu trop touriste… Dommage il y avait, selon nous, de meilleurs projets parmi les 10 finalistes… 
On espère cependant que ce concours donnera des idées à la RATP !
Bobo Ben

Petite déception ce matin. Il y a quelques semaines CheckMyMetro et Creads avaient eu la bonne idée de lancer un concours ouvert à tous pour concevoir un plan du métro et RER parisien alternatif. On imaginait déjà circuler grâce à un joli plan un peu désign aux couleurs trendys, en lieu et place de l’atroce carte officielle.

Déjà mené à Londres, le concours avait abouti sur une carte vraiment cool de l’underground anglais, dessinée par un dénommé Mark Noad (qui a participé à l’appel d’offres parisien).

Hélas, le projet lauréat (avec 850 votes) de la cession parisienne est un plan avec respect de l’échelle, arrondissements et principaux monuments de Paris (en photo ci-dessus). Il est signé Antoine Raby. Et on n’est pas trop fan… Il fait un peu trop touriste… Dommage il y avait, selon nous, de meilleurs projets parmi les 10 finalistes

On espère cependant que ce concours donnera des idées à la RATP !

Bobo Ben

Déc 05

Du LOL en barre
Dans la catégorie « la remise de prix la plus LOL de l’année », sont nommés : Les Gérard de Paris Première et les NRJ Music Awards. Roulement de tambour pendant que Christian Audigier ouvre l’enveloppe. “Et le gagnant est à l’unanimité… NRJ” !
Tous les ans, à l’entrée de l’hiver, on attend impatiemment l’annonce des nominations des NRJ Music Awards. Notre snobisme intellectuel se délecte de voir une armada de chanteurs beaufs concourir, le plus sérieusement du monde, comme “artiste de l’année”. 
Si Les Gérard sont à prendre au millième degré avec leurs catégories hilarantes (aaaaah le “Gérard du chômeur qui vient pointer à Paris Première plutôt qu’à Pôle Emploi” que l’on trouve dans les nominations 2011), il n’y a aucun second degré à NRJ. NON, AUCUN. On vous assure, on a enquêté, la radio ne rigolait pas quand elle a attribué l’année dernière le prix de l’artiste masculin français de l’année à M Pokora ! Bon en même temps, il succédait à Garou, Roch Voisine et Pascal Obispo.
Beyoncé, Britney Spears, Katy Perry et Rihanna sont nommées cette année comme “artiste féminine internationale de l’année”. Black Eyed Peas, Lady Gaga, Mika, Coldplay, LMFAO, David Guetta, Usher et Adèle sont également en course pour un trophée. Cette sélection n’est pas d’une originalité folle mais NRJ veut juste faire venir sur son plateau quelques stars  internationales de la musique pour “valoriser sa marque”. Et elle y arrive chaque année en manipulant se servant des prix pour les convaincre.
Mais, outre les grosses ficelles marketing de cette célébration de la musique commerciale, ce qui nous fait rire chaque année ce sont les catégories françaises. Nolwenn Leroy, Elisa Tovati, Joyce Jonathan et Shy’m sont en lice pour le prix de “l’artiste féminine francophone de l’année”. Le prix masculin doit départager Christophe Maé, Corneille, David Guetta et M. Pokora ! Inutile de préciser que ce ne sont pas vraiment les artistes qui tournent en boucle dans nos iPhones…
Alors on rit, en se demandant qui sont ces gens dont on n’a JAMAIS entendu parler, même de nom. Qui est Inna Modja ?? Que chante Keen’ V, Merwan Rim et Mickaël Miro ?? Quel duo peut bien avoir commis Simple Plan et Marie-Mai ? C’est limite flippant de voir que des pans entiers de la culture populaire n’effleurent même pas la nôtre. force est d’admettre que, un poil snobs élitistes, on ne fait pas vraiment l’effort non plus.
Bref, tout ça pour vous dire d’aller voir les nominations des NRJ Music Awards 2012 sur leur site officiel. Ca devrait, comme nous, vous aidez à bien commencer la semaine. Et n’hésitez pas à voter pour Corneille, qu’on rigole un peu au soir de la cérémonie !
Bon début de semaine bande de bobos !
Bobo Ben

Du LOL en barre

Dans la catégorie « la remise de prix la plus LOL de l’année », sont nommés : Les Gérard de Paris Première et les NRJ Music Awards. Roulement de tambour pendant que Christian Audigier ouvre l’enveloppe. “Et le gagnant est à l’unanimité… NRJ” !

Tous les ans, à l’entrée de l’hiver, on attend impatiemment l’annonce des nominations des NRJ Music Awards. Notre snobisme intellectuel se délecte de voir une armada de chanteurs beaufs concourir, le plus sérieusement du monde, comme “artiste de l’année”. 

Si Les Gérard sont à prendre au millième degré avec leurs catégories hilarantes (aaaaah le “Gérard du chômeur qui vient pointer à Paris Première plutôt qu’à Pôle Emploi” que l’on trouve dans les nominations 2011), il n’y a aucun second degré à NRJ. NON, AUCUN. On vous assure, on a enquêté, la radio ne rigolait pas quand elle a attribué l’année dernière le prix de l’artiste masculin français de l’année à M Pokora ! Bon en même temps, il succédait à Garou, Roch Voisine et Pascal Obispo.

Beyoncé, Britney Spears, Katy Perry et Rihanna sont nommées cette année comme “artiste féminine internationale de l’année”. Black Eyed Peas, Lady Gaga, Mika, Coldplay, LMFAO, David Guetta, Usher et Adèle sont également en course pour un trophée. Cette sélection n’est pas d’une originalité folle mais NRJ veut juste faire venir sur son plateau quelques stars internationales de la musique pour “valoriser sa marque”. Et elle y arrive chaque année en manipulant se servant des prix pour les convaincre.

Mais, outre les grosses ficelles marketing de cette célébration de la musique commerciale, ce qui nous fait rire chaque année ce sont les catégories françaises. Nolwenn Leroy, Elisa Tovati, Joyce Jonathan et Shy’m sont en lice pour le prix de “l’artiste féminine francophone de l’année”. Le prix masculin doit départager Christophe Maé, Corneille, David Guetta et M. Pokora ! Inutile de préciser que ce ne sont pas vraiment les artistes qui tournent en boucle dans nos iPhones

Alors on rit, en se demandant qui sont ces gens dont on n’a JAMAIS entendu parler, même de nom. Qui est Inna Modja ?? Que chante Keen’ V, Merwan Rim et Mickaël Miro ?? Quel duo peut bien avoir commis Simple Plan et Marie-Mai ? C’est limite flippant de voir que des pans entiers de la culture populaire n’effleurent même pas la nôtre. force est d’admettre que, un poil snobs élitistes, on ne fait pas vraiment l’effort non plus.

Bref, tout ça pour vous dire d’aller voir les nominations des NRJ Music Awards 2012 sur leur site officiel. Ca devrait, comme nous, vous aidez à bien commencer la semaine. Et n’hésitez pas à voter pour Corneille, qu’on rigole un peu au soir de la cérémonie !

Bon début de semaine bande de bobos !

Bobo Ben