Bobocast - Episode 30 : Orelsan


Orelsan, bobo ? Le rappeur qui chantait Sale Pute ? Un mec qui énerve Ségolène Royal ne peut pas être foncièrement mauvais, mais quand Frédéric Mitterrand s’est mis à prendre sa défense, on s’est posé des questions. Le plus simple était d’écouter son nouvel album, Le Chant des Sirènes, et là, bam. On découvre un rappeur assez surprenant de maturité, lucide sur son évolution, qui se fait peu à peu “bouffer par le système”. Le Chant des Sirènes, Plus rien ne m’étonne ou Suicide Social tournent en boucle dans nos iPhone. Pourtant, on prend cher dans cette chanson : “Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale qui essayent de prouver qu’ils veulent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent (…) Ces Parisiens jamais contents, médisants, faussement cultivés, à peine intelligents, ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût qui regardent la Province d’un oeil méprisant”. Un portrait dans lequel plus d’un bobo peut se reconnaître…

Pourtant, Orelsan ne déteste pas les bobos et nous avoue que le terme n’est “pas si péjoratif pour lui”. Même s’il se définit encore plus comme un beauf-bohême qui aime aussi bien le PMU que Chez Moune, il avoue sa propre boboïsation en cours, lors du tournage de ce bobocast… à l’Hôtel Amour, un lieu choisi par son attachée de presse (elle-même très bobo, soit dit en passant), et nuance “je crois bien que ma maison de disque aimerait bien me rendre plus bobo que je ne suis vraiment…” Orelsan, bobo ? A suivre.

B & B