Aloe Blacc. Ce nom ne vous dit peut-être rien, pourtant nous l’évoquions déjà en mars dernier en marge de la série How to make it in America dont sa chanson, I need a dollar, accompagnait le générique, et a rythmé une partie de notre été. C’est peu dire de l’impatience qui nous habitait à l’idée de découvrir son album, Good Things, sorti le 28 septembre. Mais ce n’est rien à côté de la sensation qui nous prend dès la première écoute, l’impression d’assister à la naissance d’un nouveau Genius, le sentiment de détenir un diamant incroyablement pur qui étincèle devant nous.
En décernant sa note maximale à l’album d’Aloe Blacc, Télérama ne s’y est pas trompé : “sa soul n’est ni rétro ni futuriste, mais parfaitement de son époque”. La musique noire américaine a toujours été une musique de passion et d’espoir qui trouvait sa source dans les tourments d’une minorité souffrant de sa condition. Dans une époque perdue par les crises qui la secouent, elle devient universelle. Parfaitement en phase avec cet état d’esprit, l’album Good Things nous prend aux tripes et touche notre coeur. A l’heure de la domination de la pop music, on oublie souvent que la musique est aussi là pour adoucir les moeurs : la renaissance de la soul (nous vous parlions de Selah Sue ou de Cee-Lo Green il y a peu) est là pour nous le rappeler et Aloe Blacc en est le plus brillant exemple.

Alors que Loving You is Killing Me a rejoint les playlists de certaines radios, à commencer par Radio Nova, Aloe Blacc vient tout juste diffuser son nouveau et superbe clip : Femme Fatale. Mais il n’y a pas une chanson de l’album Good Things qui ne mérite une écoute attentive, même si l’on retient particulièrement le troublant Momma Hold My Hand, le brillant Miss Fortune ou le parfait Good Things. Aloe Blacc n’est pas seulement la meilleure chose qui soit arrivée à nos oreilles, il nous touche au plus profond, et c’est bien le plus important.
Bobo Bix