“Ce n’est pas parce qu’un artiste n’est pas considéré comme faisant partie de l’élite qu’il mérite forcément le foutage de gueule le jour même de sa mort. Je ne pense pas que les journalistes de Libé, des Inrocks ou de Télérama feront des vannes le jour de la mort de leurs icônes à eux.
Je ne voudrais pas tomber dans le politiquement correct, c’est pas mon genre, mais à tous ces bobos de merde qui donnent des leçons au monde entier, qui sont incapables de respecter tout ce qui est populaire, ceux qui sont persuadés de détenir le bon goût, droits dans leurs bottes, sûrs de leur élégance et qui n’hésitent pas à piétiner le cadavre encore tiède d’une idole : j’ai envie de dire stop et j’ai même envie de dire fuck !
Le petit milieu parisien a sûrement encore envie de vous lire déverser votre bile mais nous, le public, parfois on en a assez. Filip Nikolic n’avait que 35 ans. Il avait une petite fille de 4 ans et demi. Il était beau. Et je crois vraiment que de là où il est : il vous emmerde !”
Christophe Beaugrand, réagissant, sur Europe 1, le 17 septembre 2009, à un article de Libération (signé Alexandre Hervaud) sur le décès de Filip Nikolic des 2 Be 3.
De cette chronique est née l’envie de faire ce blog.