
Assiste-t-on à la naissance d’un nouveau mouvement littéraire, la bobo lit (ou littérature bobo) ? Pour une fois, ce n’est pas nous qui le disons, mais le webzine Fluctuat qui consacre un dossier à ce genre défini de la sorte : “la bobo lit se définit de fait comme une sorte de comédie littéraire examinant quasi exclusivement les petits tracas quotidiens de gens de couleur blanche, avec ou sans enfants, dont la principale difficulté est de concilier la vie privée (…) et un environnement social ou professionnel vaguement moteur d’un déréglement “.
Un genre fortement inspiré par certaines séries télévisées françaises, comme Un Gars, Une Fille, évidemment, ou aussi Clara Sheller en quelque plus féminin, mais où la psychologie des personnages domine dans un univers léger. Un genre d’ailleurs pas très éloigné de la chick lit (pour chicken litterature, ou littérature de poulettes), beaucoup plus anglo-saxonne. Fluctuat l’illustre avec deux parutions de la rentrée littéraire de janvier : Un coup à prendre, de Xavier de Moulins (Au Diable Vauvert), et Larguée en périphérie de la zone politique et autres petits désordres organiques, de Géraldine Beigbeder (cousine de, publié chez Albin Michel), deux ouvrages sans prétention. Fluctuat a-t-il le nez fin en y voyant un nouveau mouvement littéraire ?
Bobo Bix