Bobos de merde,naissance d’un livre…
5 novembre, au Murano. Nous célébrions avec vous le premier anniversaire de ce blog. Ce soir-là, une jeune femme nous laissait une enveloppe. Un joli cadeau d’anniversaire, contenant un contrat d’édition d’ouvrage. Cette jeune femme, c’était Virginie Fuertes, travaillant chez Michel Lafon en tant qu’éditrice, et qui nous avait contactés quelques semaines plus tôt. A la base, un constat simple : les bobos ont envahi Paris et s’implantent également dans les grandes villes de Province. Quelle serait notre idée pour aborder dans un livre ce phénomène de société que l’on suit au quotidien (ou presque, d’accord…) sur ce blog ?
L’entrée à thèmes fut la première piste, rapidement abandonnée. Dresser l’inventaire des clichés bobos, déjà effectué plusieurs fois autour des parisiens, ne nous paraissait pas pertinent. Nous aurions pu opter pour une forme plus journalistique, enquêter sur les bobos, mais nous ne sommes pas sociologues et comment amener le lecteur à s’intéresser à cette classe rejetée ?
Sur ce blog, la mise en scène de nos propres clichés et notre complémentarité permettent au lecteur de se retrouver dans ce mode de vie bobo et de nous avouer, au fil des bobocasts, qu’eux aussi sont des bobos de merde. Ainsi a émergé l’idée d’une autofiction et l’écriture d’un synopsis, en faisant le choix d’une narration alternée entre les deux personnages principaux. Au cours du mois de novembre, nous avons travaillé le plan des 24 chapitres qui illustrent deux parcours croisés de construction et déconstruction. Chronologie des événements, psychologie des personnages, cohésion des thèmes traités : nous avons trituré ce plan dans tous les sens, déplaçant maintes et maintes fois les chapitres pour veiller à leur donner le plus de sens possible, s’assurer qu’ils se répondent les uns les autres, vérifier leur équilibre. Sur le mur, des feuilles barrées de flèches, de coups de Stabilo jusqu’à ce qu’il nous faille les réimprimer une nouvelle fois. Et recommencer.
Dans le même temps, des rencontres, des discussions. Beaucoup. Un besoin de discuter des bobos, de mieux comprendre cette classe, d’alimenter la machine à fiction, comme l’écrit Chuck Palahniuk. Comment peut-il y avoir autant de bobos puisqu’autant de gens rejettent cette classe ? Nombreux sont ceux qui nous demandent si l’on naît bobo ou si l’on devient. “Certains sont nés bobos, d’autres le sont devenus”, explique le descriptif de ce blog. Et si c’était faux ? Un week-end à Guethary, à la rencontre de Frédéric Beigbeder, donna lieu à une discussion particulièrement éclairante sur laquelle nous reviendrons. Ou comment, derrière un livre se voulant léger et drôle, se cachait un vrai sujet de société qui allait tuer notre vie sociale durant les trois mois d’écriture…
To be continued
B & B

Bobos de merde, en librairies le 21 avril.

Bobos de merde,
naissance d’un livre…

5 novembre, au Murano. Nous célébrions avec vous le premier anniversaire de ce blog. Ce soir-là, une jeune femme nous laissait une enveloppe. Un joli cadeau d’anniversaire, contenant un contrat d’édition d’ouvrage. Cette jeune femme, c’était Virginie Fuertes, travaillant chez Michel Lafon en tant qu’éditrice, et qui nous avait contactés quelques semaines plus tôt. A la base, un constat simple : les bobos ont envahi Paris et s’implantent également dans les grandes villes de Province. Quelle serait notre idée pour aborder dans un livre ce phénomène de société que l’on suit au quotidien (ou presque, d’accord…) sur ce blog ?

L’entrée à thèmes fut la première piste, rapidement abandonnée. Dresser l’inventaire des clichés bobos, déjà effectué plusieurs fois autour des parisiens, ne nous paraissait pas pertinent. Nous aurions pu opter pour une forme plus journalistique, enquêter sur les bobos, mais nous ne sommes pas sociologues et comment amener le lecteur à s’intéresser à cette classe rejetée ?

Sur ce blog, la mise en scène de nos propres clichés et notre complémentarité permettent au lecteur de se retrouver dans ce mode de vie bobo et de nous avouer, au fil des bobocasts, qu’eux aussi sont des bobos de merde. Ainsi a émergé l’idée d’une autofiction et l’écriture d’un synopsis, en faisant le choix d’une narration alternée entre les deux personnages principaux. Au cours du mois de novembre, nous avons travaillé le plan des 24 chapitres qui illustrent deux parcours croisés de construction et déconstruction. Chronologie des événements, psychologie des personnages, cohésion des thèmes traités : nous avons trituré ce plan dans tous les sens, déplaçant maintes et maintes fois les chapitres pour veiller à leur donner le plus de sens possible, s’assurer qu’ils se répondent les uns les autres, vérifier leur équilibre. Sur le mur, des feuilles barrées de flèches, de coups de Stabilo jusqu’à ce qu’il nous faille les réimprimer une nouvelle fois. Et recommencer.

Dans le même temps, des rencontres, des discussions. Beaucoup. Un besoin de discuter des bobos, de mieux comprendre cette classe, d’alimenter la machine à fiction, comme l’écrit Chuck Palahniuk. Comment peut-il y avoir autant de bobos puisqu’autant de gens rejettent cette classe ? Nombreux sont ceux qui nous demandent si l’on naît bobo ou si l’on devient. “Certains sont nés bobos, d’autres le sont devenus”, explique le descriptif de ce blog. Et si c’était faux ? Un week-end à Guethary, à la rencontre de Frédéric Beigbeder, donna lieu à une discussion particulièrement éclairante sur laquelle nous reviendrons. Ou comment, derrière un livre se voulant léger et drôle, se cachait un vrai sujet de société qui allait tuer notre vie sociale durant les trois mois d’écriture…

To be continued

B & B

Bobos de merde, en librairies le 21 avril.