Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Kubrick (sans jamais oser le demander)
Douze ans après son décès, Stanley Kubrick, cinéaste aussi étrange que perfectionniste, est l’objet d’une très belle rétrospective à la Cinémathèque. En plus de la projection de son oeuvre complète, une passionnante exposition (que vous pourrez voir jusqu’au 31 juillet) revient sur une incroyable filmographie qui compte quasiment que des chefs d’oeuvre : Les Sentiers de la gloire, Lolita, Docteur Folamour, 2001, l’Odyssée de l’espace, Orange mécanique, Barry Lyndon, Shining, Full Metal Jacket, Eyes wide Shut, etc.
Chaque film à le droit à une salle (plus ou moins grande selon l’importance du film) qui propose des photos de tournage, des extraits, des éléments de décors, accessoires (les haches de Shining), maquettes, quelques costumes (ah le singe de 2001) et, plus intéressant, tous les travaux préparatoires (repérages, études d’effets spéciaux, échange de courriers avec Nabokov pour Lolita, etc.).
On s’amuse aussi en relisant les reproductions des coupures de presse très critiques (surtout lors de la sortie d’Orange Mécanique) qui rappellent que le cinéaste aujourd’hui culte était loin de faire l’unanimité à l’époque. Une division que souligne aussi une vitrine dans laquelle siège l’unique Oscar obtenu par Kubrick pour … les effets spéciaux de 2001 (malgré 4 nominations dans la catégorie meilleur réalisateur) !
Autre point fort de cette exposition, des images des premiers court-métrages de Kubrick ainsi que de son premier long Fear and Desire dont le cinéaste a interdit la circulation et qui demeure aujourd’hui introuvable. Au deuxième étage, on revient sur le début de carrière de Kubrick comme photographe ainsi que ses projets avortés dont A.I. (réalisé après sa disparition par Spielberg) et ses études très poussées pour des films abandonnés sur la Shoah ou sur Napoleon.
Bref, qu’on soit fan ou pas du maestro, les cinéphiles apprécieront cette plongée dans le cerveau passionné et passionnant d’un cinéaste unique. On vous recommande donc vivement d’aller faire un tour à la Cinémathèque et de ne surtout pas oublier de finir par un petit tour dans la librairie qui regroupe pléthore de DVD de films rares !
Bobo Ben

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Kubrick (sans jamais oser le demander)

Douze ans après son décès, Stanley Kubrick, cinéaste aussi étrange que perfectionniste, est l’objet d’une très belle rétrospective à la Cinémathèque. En plus de la projection de son oeuvre complète, une passionnante exposition (que vous pourrez voir jusqu’au 31 juillet) revient sur une incroyable filmographie qui compte quasiment que des chefs d’oeuvre : Les Sentiers de la gloire, Lolita, Docteur Folamour, 2001, l’Odyssée de l’espace, Orange mécanique, Barry Lyndon, Shining, Full Metal Jacket, Eyes wide Shut, etc.

Chaque film à le droit à une salle (plus ou moins grande selon l’importance du film) qui propose des photos de tournage, des extraits, des éléments de décors, accessoires (les haches de Shining), maquettes, quelques costumes (ah le singe de 2001) et, plus intéressant, tous les travaux préparatoires (repérages, études d’effets spéciaux, échange de courriers avec Nabokov pour Lolita, etc.).

On s’amuse aussi en relisant les reproductions des coupures de presse très critiques (surtout lors de la sortie d’Orange Mécanique) qui rappellent que le cinéaste aujourd’hui culte était loin de faire l’unanimité à l’époque. Une division que souligne aussi une vitrine dans laquelle siège l’unique Oscar obtenu par Kubrick pour … les effets spéciaux de 2001 (malgré 4 nominations dans la catégorie meilleur réalisateur) !

Autre point fort de cette exposition, des images des premiers court-métrages de Kubrick ainsi que de son premier long Fear and Desire dont le cinéaste a interdit la circulation et qui demeure aujourd’hui introuvable. Au deuxième étage, on revient sur le début de carrière de Kubrick comme photographe ainsi que ses projets avortés dont A.I. (réalisé après sa disparition par Spielberg) et ses études très poussées pour des films abandonnés sur la Shoah ou sur Napoleon.

Bref, qu’on soit fan ou pas du maestro, les cinéphiles apprécieront cette plongée dans le cerveau passionné et passionnant d’un cinéaste unique. On vous recommande donc vivement d’aller faire un tour à la Cinémathèque et de ne surtout pas oublier de finir par un petit tour dans la librairie qui regroupe pléthore de DVD de films rares !

Bobo Ben