Régionales: Les Verts empochent 20,57% des voix à Paris
Loin de nous la volonté de faire de la politique sur ce blog mais les régionales d’hier nous permettent de faire une rapide (et facile) analyse du vote bobo. En effet, en se concentrant spécifiquement sur les résultats officiels du premier tour à Paris, on ne peut que se rendre à l’évidence : les bobos sont désormais … écolos !
Sur l’ensemble du pays, le PS est arrivé en tête (avec 29,48 % des voix) et a battu l’UMP (26,15 % des voix). Europe Ecologie (12,4 %) a tout juste dépassé le FN (11,7 %) tandis que le MoDem est crédité de 4,3 % des voix et le NPA, à 2,5 % (selon les chiffres publiés par le Monde.fr ce matin à 7h45). Mais dans la capitale, les résultats sont différents à commencer par le rapport de force entre l’UMP et le PS qui est … exactement opposé à celui observé dans le pays !
En effet, comme lors de la présidentielle 2007 où Sarko avait dominé les deux tours à Paris, l’UMP est arrivée en tête intra-muros avec 28,95% des voix pour Chantal Jouanno (selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur). La “domination” de l’UMP dans la plus grande de ville de France n’est pas nouvelle puisque la ville a été gérée par la droite de 1977 à 2001. La droite profite de ses grosses performances dans le riche ouest parisien (60,53% pour l’UMP dans le 16e arrondissement par exemple). Mais l’UMP n’est plus que le seul parti de droite présent dans la capitale et ne devrait pas considérablement augmenter son score au deuxième tour. Comme d’habitude, le FN est très faible à Paris (6,10%) mais en légère progression par rapport à 2007.
Dans la capitale, le parti présidentiel a donc devancé le PS qui réalise 26,26% des voix. Les socialistes doublent donc leur score réalisé aux européennes de 2009. Et rien ne devrait empêcher Jean-Paul Huchon, le président socialiste sortant de rempiler à la tête de la région Ile-de-France grâce notamment à de bonnes réserves de voix dues aux gros scores des autres listes de gauche.
Car le plus marquant est l’ampleur du vote écologique à Paris. En effet, la liste de Cécile Duflot a réalisé 20,57% des voix à Paris contre 1,53% pour Dominique Voynet en 2007 (mais à l’époque le vote utile au premier tour de la présidentielle dans la crainte d’un 21 avril bis avait affaibli de la performance de la candidate). Les Verts font leur plus gros scores dans les arrondissements bobos (28,94% dans le 2e et 28,34% dans le 10e). Le parti de Cécile Duflot a surtout réussi à siphonner les voix du MoDem de François Bayrou qui passe de 20,73% en 2007 à … 3,96% hier. Lors de la dernière présidentielle, le troisième homme avait su séduire les petits bourgeois de la capitale qui rêvaient d’une alternative entre Sarkozy et Royal.
Pourtant on ne peut pas parler de basculement idéologique car la frontière est fine entre les centristes (et surtout le positionnement à la gauche du centre qu’avait adopté Bayrou) et le parti écologiste (qu’il est tout de même difficile de placer à la gauche du PS comme on le fait généralement). Il est en fait surtout question de personne. Comme Ségolène Royal, Jean-Paul Huchon peine à se faire aimer des Parisiens. Sa locution pénible et son manque de charisme ont poussé les Parigots dans les bras d’une  personnalité attractive et sympathique qui défend des idées pas inintéressantes et qui ne font pas de mal à une mouche. Pour le reste, on vous laisse chacun analyser les raisons politiques et sociologiques de ce vote bobo.
Bobo Ben

Régionales: Les Verts empochent 20,57% des voix à Paris

Loin de nous la volonté de faire de la politique sur ce blog mais les régionales d’hier nous permettent de faire une rapide (et facile) analyse du vote bobo. En effet, en se concentrant spécifiquement sur les résultats officiels du premier tour à Paris, on ne peut que se rendre à l’évidence : les bobos sont désormais … écolos !

Sur l’ensemble du pays, le PS est arrivé en tête (avec 29,48 % des voix) et a battu l’UMP (26,15 % des voix). Europe Ecologie (12,4 %) a tout juste dépassé le FN (11,7 %) tandis que le MoDem est crédité de 4,3 % des voix et le NPA, à 2,5 % (selon les chiffres publiés par le Monde.fr ce matin à 7h45). Mais dans la capitale, les résultats sont différents à commencer par le rapport de force entre l’UMP et le PS qui est … exactement opposé à celui observé dans le pays !

En effet, comme lors de la présidentielle 2007 où Sarko avait dominé les deux tours à Paris, l’UMP est arrivée en tête intra-muros avec 28,95% des voix pour Chantal Jouanno (selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur). La “domination” de l’UMP dans la plus grande de ville de France n’est pas nouvelle puisque la ville a été gérée par la droite de 1977 à 2001. La droite profite de ses grosses performances dans le riche ouest parisien (60,53% pour l’UMP dans le 16e arrondissement par exemple). Mais l’UMP n’est plus que le seul parti de droite présent dans la capitale et ne devrait pas considérablement augmenter son score au deuxième tour. Comme d’habitude, le FN est très faible à Paris (6,10%) mais en légère progression par rapport à 2007.

Dans la capitale, le parti présidentiel a donc devancé le PS qui réalise 26,26% des voix. Les socialistes doublent donc leur score réalisé aux européennes de 2009. Et rien ne devrait empêcher Jean-Paul Huchon, le président socialiste sortant de rempiler à la tête de la région Ile-de-France grâce notamment à de bonnes réserves de voix dues aux gros scores des autres listes de gauche.

Car le plus marquant est l’ampleur du vote écologique à Paris. En effet, la liste de Cécile Duflot a réalisé 20,57% des voix à Paris contre 1,53% pour Dominique Voynet en 2007 (mais à l’époque le vote utile au premier tour de la présidentielle dans la crainte d’un 21 avril bis avait affaibli de la performance de la candidate). Les Verts font leur plus gros scores dans les arrondissements bobos (28,94% dans le 2e et 28,34% dans le 10e). Le parti de Cécile Duflot a surtout réussi à siphonner les voix du MoDem de François Bayrou qui passe de 20,73% en 2007 à … 3,96% hier. Lors de la dernière présidentielle, le troisième homme avait su séduire les petits bourgeois de la capitale qui rêvaient d’une alternative entre Sarkozy et Royal.

Pourtant on ne peut pas parler de basculement idéologique car la frontière est fine entre les centristes (et surtout le positionnement à la gauche du centre qu’avait adopté Bayrou) et le parti écologiste (qu’il est tout de même difficile de placer à la gauche du PS comme on le fait généralement). Il est en fait surtout question de personne. Comme Ségolène Royal, Jean-Paul Huchon peine à se faire aimer des Parisiens. Sa locution pénible et son manque de charisme ont poussé les Parigots dans les bras d’une  personnalité attractive et sympathique qui défend des idées pas inintéressantes et qui ne font pas de mal à une mouche. Pour le reste, on vous laisse chacun analyser les raisons politiques et sociologiques de ce vote bobo.

Bobo Ben