Pendant que le terme de « bobo » est utilisé pour railler les contradictions des bénéficiaires du « nouvel esprit du capitalisme », les pages sociales des journaux perdent de vue l’apparition massive de phénomènes à l’œuvre à l’intérieur de cette catégorie fourre-tout : précarisation croissante des professions intellectuelles et, plus généralement, appauvrissement général des classes moyennes.

X. de la Porte, Bobos et travailleurs pauvres, petits arrangements de la presse avec le monde social,
in S. Béaud, J. Confraveux, J. Lindgaard (dir.), La France invisible, La découverte (2006).