Après Bobo Ben, Bobo Bix, la Bobo Family, la Mère Bobo, cinquième et avant-dernier dessin de Jonathan Zlatics, invité sur Bobodemerde pour illustrer sa vision du bobo !
Elle bosse dans la mode, comme rédactrice ou au service de presse d’une grande marque, porte des cuissardes Prada et ne quitte jamais son sac Chanel, a porté le deuil pendant une semaine lorsque Alexander McQueen s’est suicidé, rêve de devenir la nouvelle BFF de Carine Roitfeld et ne se déplace quasiment qu’en taxi. Que reste-t-il de bohème dans cet ersatz de nouvelle bourgeoise ? Les grandes marques portées proviennent d’une vente de presse ou d’un showroom (Quand c’est gratuit, c’est facile !), le taxi prépayé par la société est alterné avec le Vélib’ pour limiter son bilan carbone, et elle se contentera d’être la BFF des assistants de Carine Roitfeld à défaut de l’être de la patronne du Vogue français.
Comme toutes les bobos branchées, vous pouvez la croiser aux alentours de la rue Saint-Honoré, où elle ne manque pas de faire un saut chez Colette chaque samedi après-midi. Si elle rêve de dévaliser le concept-store, elle se contentera souvent d’une bougie parfumée à 50 €. Car derrière ses allures “nouveaux riches”, elle ne peut pour autant se permettre des folies excessives, pauvre victime qu’elle est de l’industrie de la mode profitant du prestige social qu’elle véhicule pour rogner sur les salaires. Pour autant, cela ne vous empêche pas de le retrouver pour un déjeuner ou un dîner dans les endroits les plus bobos du 1er arrondissement, tel le Louvre-Ripaille ! Et si c’était elle la plus bobo ?
Bobo Bix
PS : Nous remercions chaleureusement Jonathan et vous invitons à visiter son blog ou son Twitter !