Zooey Deschanel, et nous, c’est une grande histoire d’amour (même si elle ne le sait pas encore…). Nous l’avions adoré dans (500) jours ensemble, ce qui nous avait poussé à nous pencher sur son duo avec M. Ward, She & Him, et de leur excellent album rock indé/folk Volume One, sorti en 2008. En 2010, ils remettent ça avec le très logique Volume Two, que l’on attend avec impatience. Et histoire de nous mettre l’eau à la bouche, cette belle américaine qui n’est autre que l’arrière-petite-fille du président français Paul Deschanel, se la joue Britney version bobo-chic dans le clip In The Sun !
“Rencontrer Adrienne Pauly est une expérience unique…” C’était en novembre 2007, nous le pensons toujours et ne nous en remettons pas. “La chanteuse arrive en retard au rendez-vous fixé. Emmitouflée dans un épais manteau, les cheveux en pétard, elle répond à nos questions sans même se débarrasser de ses deux gros sacs.” A l’époque, nous étions installé au Chai de l’Abbaye, rue de Buci. Aujourd’hui, cela aurait probablement lieu au Germain, juste en face. A l’époque, Adrienne Pauly chantait J’veux un mec et se préparait pour son live à l’Elysée Montmartre. Aujourd’hui, le titre revient régulièrement dans nos iPhones ou dans celui d’autres bobos modeux. Entre temps, nous avons fait L’amour avec (des) con(s), nous nous sommes demandés Pourquoi, ce qui nous a laissés un Méchant Cafard…
Parce que les souvenirs ne font pas de mal sur le net où tout va si vite, parce que nous attendons impatiemment qu’Adrienne Pauly (que l’on a pu voir récemment dans le dernier Chabrol) sorte un nouvel album, parce que ce fut l’une des premières collaborations de vos deux bobos préférés (la première était pour un candidat à la présidentielle amoureux des tracteurs), parce que la playlist de Jonathan nous a refait penser à cette interview et parce qu’on en a envie (on est quand même sur notre blog, non ?), nous ressortons nos archives et partageons avec vous une rencontre comme on les aime…
Sauvée par la grâce. Telle est la traduction de Layori, diminutif du deuxième prénom de cette chanteuse née au Nigéria, dont le premier album, Origin, est attendu pour le 29 mars. Dans un disque chanté principalement en anglais, Layori raconte un voyage, le sien, de ses origines africaines à ses pérégrinations aux 4 coins de la planète : New-York, Londres, Lisbonne, Munich.
Comparée à Sade, elle aussi yoruba, elle l’explique par ce tremblement dans leur voix typique de leurs origines. Pour son premier single, on découvre avec délice le titre Dada, chanté en yoruba et accompagné d’un clip sublime, qui ne peut que nous réchauffer ces jours-ci. Sauvés par la grâce, c’est nous qui le sommes…
Bobo Bix
Je ne sais pas pourquoi ce long et rigoureux hiver est au centre de toutes les conversations de la France d’en-bas. Nous autres savons oublier la froideur ambiante en menant une vie de patachon dans le si animé Paris-by-night (comme disent les gros ploucs) ou en planifiant des virées à l’étranger pour mettre dans nos yeux le bleu qui manque à notre décor (oui oui je viens de citer Enrico Macias). Nous divertir par la futilité nous permet d’éviter de parler du temps qu’il fait !
Une introduction totalement hors-sujet pour expliquer (sans pour autant excuser) pourquoi ce blog a été peu mis à jour ce week-end et pour faire une ode au superflu. Vos deux bobos préférés ont craqué pour le dernier single de Alain Chamfort : A la droite de Dior issue d’un bel album (sorti le 8 février) qui rend grâce à … Yves Saint-Laurent ! Cette charmante petite ballade chic et pop tourne en boucle dans nos Iphones respectifs. Un Dior qu’on adooooore !
Bobo Ben
Choisi pour la bande son de la dernière campagne publicitaire de Flower By Kenzo, The Wanderer, véritable incitation au voyage, est un air que vous avez déjà entendu et entendrez sans doute encore. Extrait du premier album éponyme de Jil is Lucky, le single est à l’image des autres titres : une pop festive et radieuse, emplie de cuivres en liesse et violons enjoués, comme sur l’entraînant J.E.S.U.S. said, dont l’inspiration tzigane n’est pas sans nous rappeler Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra. Au fil du voyage, on se laisse porter par la mélancolie, notamment avec Without You, avant d’exulter sur la pureté de Supernovas : un bijou pop, reposant uniquement sur la voix du chanteur, une contrebasse jouée pizzicato et de lyriques violons. Après un tel orgasme, on reste forcément un peu stone sur le final Hovering Machine, très rock, mais tout de même un peu long : 10 minutes, soit le quart de l’album. Car tout comme The xx, nous aurions tendance à reprocher à Jil is Lucky la brièveté de son album, malgré que les deux s’enchaînent très bien…
Nous ne dirons jamais assez tout le bien que nous pensons de The xx ! Et à l’occasion de la sortie de leur nouveau clip, VCR, nous sommes ravis de pouvoir le faire sur Bobodemerde ! Car notre seul regret avec leur premier album, xx, est sa durée bien trop courte. 38 minutes de rock acoustique ou pop atmosphérique, minimaliste, ou tout autre adjectif sonnant bien branché… Evidemment, leur prochain concert parisien (La Cigale, 18 février) est déjà à guichets fermés. Apaisant et envoûtant, idéal pour faire l’amour (testé et approuvé), l’écoute en boucle de leur album reste le seul moyen de s’en remettre.
On n’est évidemment pas passé à côté de France Culture d’Arnaud Fleurent-Didier. Sorti en décembre (dans l’album La Reproduction), ce morceau émoustille les bobos du net depuis quelques jours (puisque iTunes le propose en téléchargement gratuit cette semaine via la page Facebook de la plateforme).
Sous une musique électro calme, minimaliste mais travaillée (en un mot chic), qui apporte une forte nostalgie au titre, Arnaud Fleurent-Didier résume avec une implacable tendresse l’éducation simple, voire insignifiante que lui ont donnée ses parents.
Malgré cet héritage familial sans hauteur ni ambition, il a tout de même pu se forger une identité forte et cela grâce, on l’imagine, à France Q dont le nom n’apparait que dans le titre (à moins qu’il ne se soit formaté intellectuellement si on juge le texte totalement snob). Il image sa culture en faisant la liste des choses apprises par ses parents ou par d’autres dans un long name-dropping qui rappelle évidemment Vincent Delerm, grand spécialiste du genre.
Un morceau que l’on vous conseille vivement d’écouter et qui fera forcément remonter des choses en vous.
Repéré cet été grâce à la compilation Hooked on Colette, le Rondo Parisiano de SomethingALaMode et Karl Lagerfeld est devenu un incontournable des soirées branchées. Depuis 6 mois, cette rencontre entre musique classique et électronique ne quitte plus notre iPhone… SomethingALaMode est né du parcours de ses deux protagonistes, Yannick Grandjean et Thomas Roussel : des heures en école de musique la semaine, le week-end à danser dans les clubs. Si nous sommes beaucoup dans le même cas, SomethingALaMode a eu l’audace de mélanger ces deux univers dans un magnifique album éponyme, classique dans le fond, moderne dans la forme. A moins que ce ne soit l’inverse, on ne sait plus trop…
Si la mode consiste à réinventer des idées qui existaient déjà en les faisant passer pour neuves, c’est album est très à la mode, et c’est pour ça qu’on l’aime, reflet de notre époque tiraillée : “La mode et la musique, c’est identique. (…) La musique aussi exprime son époque.” (Karl Lagerfeld, dans le Rondo Parisiano)
Tel une piqûre de rappel, le duo SALM dévoile tout juste le clip, à la hauteur de nos attentes, où l’incontournable Karl Lagerfeld apparaît bien évidemment. Si cela suffit à leur assurer de rester à la mode encore de longs mois, on ose penser que leur talent n’y est pas pour rien. Et puis, “démodé, pas démodé, vous savez…”
Longtemps, quand les blessures étaient trop importantes, Bashung se cachait d’un public qui le gênait. Trop mal, il n’avait ainsi pas trouvé la force de faire une tournée en 1998 après la sortie de Fantaisie militaire un album pourtant unanimement salué. Il a fallu attendre 2003 pour l’entendre chanter sur scène le sublime La Nuit je mens.
Il y a pile un an, Bashung, plus qu’affaibli par un ostensible cancer, faisait face à son public. Faisant fi de ses assureurs, il a choisi de passer sur scène pour accompagner son très beau Bleu Pétrole. Lors de quelques dates, Alain B. est allé puiser chez ses fans l’énergie de se battre contre son crabe, de supporter sa chimio et, surtout, à la veille d’une mort prochaine, de prendre enfin totalement plaisir de l’énorme affection que lui portait son public.
Il y a quelques jours est sortie Dimanches à l’Élysée, une dominicale captation parisienne (à L’Élysée Montmartre) de cette tournée trop vite écourtée. Passée la curiosité morbide ou le souvenir pour ceux qui y ont assisté, le disque est vraiment impressionnant. Bien qu’un peu tiraillée, la voix est là, grave, résonnante et, évidemment, émouvante. Les versions live de Comme un légo, Vénus ou Je t’ai manqué sont très très belles. Les classiques (Madame Rêve, Malaxe ou La Nuit je mens) sont à tomber. Mais, nous, à bobodemerde, le titre que l’on préfère sur ce sublime album c’est le léger To Bill en duo avec son épouse Chloé Mons.
Qui ne connaît pas les compilations Hôtel Costes de Stéphane Pompougnac ? Depuis 10 ans, près de 4 millions d’exemplaires se sont écoulés, diffusant ainsi massivement cette ambiance lounge si prisée des bobos. A l’occasion de cet anniversaire, une double compilation est sortie la semaine dernière, rassemblant les titres les plus marquants.
Rendu célèbre pour leur populaire Je ne veux pas travailler (qui accompagna la publicité pour la Citroën Picasso), le groupe américain Pink Martini, emmené par la chanteuse China Forbe, vient de sortir son quatrième album : Splendor in the grass. Les amateurs des caves germanopratines ne seront pas déçus par ce nouvel opus d’inspiration seventies mais moderne, plus dansant que les précédents tout en restant idéal pour une ambiance lounge. Comme à son habitude, Pink Martini conserve son esprit jazzy tout en s’ouvrant à des influences diverses et variées pour un album qui mélange habilement 5 langues (anglais, napolitain, italien, français et espagnol). Que ce soit pour accompagner vos rêveries un dimanche pluvieux, en musique d’ambiance lors de vos dîners en ville ou pour danser amoureusement, il n’y a qu’à laisser opérer le charme…
Une chanson parlera plus particulièrement aux bobos émotifs que nous sommes, Où est ma tête, délicieusement mélancolique : une séparation difficile qui conduit la chanteuse à se perdre dans les lieux parisiens que nous préférons (Saint-Germain des près, la rue Saint-Honoré, etc.) mais que l’on imagine aussi être des fragments de leur histoire. Combien de pieds se sont perdus à Saint-Germain des Près ? Combien de têtes rue Saint-Honoré ? Pink Martini chante ici l’histoire de beaucoup de bobos…
Un beau cadeau reçu aujourd’hui : un coffret comprenant 24 heures de musique directement issues de la playlist de la station préférée des Parisiens !
Je reviens sur ce bel objet dans quelques jours… quand je l’aurais écouté !
The Icon
Voilà trois ans que nous l’attendions ! Après le succès de son second album 5:55 réalisé avec Air (mais le premier sans son père), Charlotte Gainsbourg s’apprête à transformer l’essai avec IRM, nouvel album produit par Beck et annoncé pour le 7 décembre. Un extrait est déjà dévoilé depuis début octobre, puisque le titre éponyme est proposé au téléchargement gratuit sur son site, et c’est aujourd’hui le clip de son duo avec Beck, Heaven Can Wait, qui est désormais disponible. L’icône de tous les bobos amorce ainsi un retour très prometteur, qui lui ne peut attendre.
Quelle aventure que la découverte de La Superbe ! Depuis des années, Bixente, le co-auteur de ce blog, me tanne avec Benjamin Biolay. Régulièrement, il m’incite à “réellement prendre une heure pour écouter ses chansons au lieu de juger un artiste a priori, merde !”.
Rien à faire : je bloque benoîtement sur la nonchalance horripilante du gugusse, sa tête-à-claques et son passage annuel chez Pascale Clark pour laquelle il ne prend même pas le soin de laver ses cheveux toujours crasseux. Bref, je n’arrive pas à m’attacher à ce personnage qui surpasse allègrement tous les clichés du chanteur dandy maudit. Quelques titres de Négatif, Trash Yéyé ou de Home, l’album duo avec Chiara Mastroianni tournent tout de même dans la playlist de mon iphone mais rien de plus. Un chanteur parmi d’autres.
Il y a quelques jours est sortie La Superbe, le nouveau double album du chanteur. C’est d’abord le mélange de pop et d’instruments à cordes (et même des cuivres !) qui m’a séduit. Dès la deuxième écoute, la profondeur des textes (15 septembre, Ton Héritage,Tout ça me tourmente, Jaloux de tout, ou Night Shop) m’a impressionné. Des textes, assez sombres, sublimés par sa voix grave et caverneuse, qui prennent de plus en plus de relief au fur et à mesure des écoutes. Influence claire de Gainsbourg ou Bashung. Tristes souvent, fortes toujours, ces paroles me touchent particulièrement en ce moment. Et, deux titres plus rythmés (Reviens mon amour et Prenons le large) méritent de passer en radio et d’être écoutés par un public plus large. Une dizaine de titres (sur 22) touchent le sublime.
Bref, l’album mérite donc son titre, un peu pompeux et osé. Casse-gueule aussi s’il avait été raté. La Superbe est LA bonne surprise musicale de cette rentrée et un des meilleurs albums français de 2009. Faites comme moi : surmontez vos préjugés et écoutez sans tarder cette Superbe.
Bobo Ben
BOBO ?
Certains sont nés bobos, d'autres le sont devenus. Intoxiqués, certains essayent d'arrêter, d'autres vivent au-delà des clichés. Rive droite ou rive gauche, quoi que l'on fasse, on croise toujours plus bobo que soi. Nous sommes tous des bobos de merde !