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14 billets comportant le tag a la carte
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Faut-il retourner au Louvre Ripaille ?
Le problème avec les cantines parisiennes, c’est quand elles changent de main. On a son adresse fétiche où l’on cale tous ses déjeuners, et un jour, sans crier gare, on trouve une nouvelle équipe derrière le comptoir. C’est un peu comme se réveiller dans son lit sans retrouver la même femme que la veille… Ca surprend, on peut gagner au change mais parfois, on se dit qu’on n’aurait pas du boire ce verre de trop qui altère notre jugement.
Nous avons beaucoup aimé le Louvre Ripaille, ce petit restaurant typiquement parisien, à proximité du Louvre, dans une rue cachée derrière l’incontournable Fumoir. Tout comme nos amis, qu’est-ce que nous avons pu aller nous y régaler de leur fameux cheese-cake probablement notre préféré dans Paris. Dès le début de ce blog, nous partagions notre coup de coeur pour le lieu. Alors, lorsqu’une nouvelle équipe a pris possession des lieux, on a hésité et snobé l’endroit quelques mois. La peur d’être déçu, le temps de laisser les souvenirs s’estomper et la direction s’installer.
Retour aujourd’hui, assez concluant ! La qualité est toujours dans l’assiette et l’accueil agréable avec un patron qui n’hésite pas à avoir un geste. Une cuisine typiquement française avec une carte renouvelée régulièrement, même si les prix sur celles-ci affichent quelques rondeurs supplémentaires, tout en restant en deça de leur voisin Le Fumoir. La décoration a légèrement évolué (adieu l’horrible papier peint imitant les buches) tout en restant fidèle à l’esprit du lieu qui s’agrandira même d’une salle à l’étage. Pourtant, l’établissement n’est pas aussi rempli qu’il ne pouvait l’être dans nos souvenirs lorsqu’il était indispensable de réserver… Si le service mérite encore de se roder, les desserts excusent tout. Tomber sur le pot de mousse en chocolat dès que l’on rentre, c’est presque illégal mais on résiste pour le Diplomate et sa crème anglaise (photo ci-dessus) avec sa brioche à l’ancienne et ses fruits secs. Un délice. Et si l’on regrette la suppression du cheese-cake de la carte, à force de protestations, le patron promet son retour prochainement ! Au moins pour retrouver ces desserts, on reviendra…
Bobo Bix
Vous pouvez aussi suivre nos adresses et conseils sur la page Foursquare Bobo(s) de merde !
Le Louvre Ripaille, 1 rue Perrault, Paris 1er
Tél : 01 42 97 49 91
Brunch - L’Heure Gourmande
A supposer que nous ayons eu un été digne de ce nom, celui-ci n’est pas encore terminé et, comme hier, on peut espérer quelques chaudes journée pour profiter de brunchs en terrasse. Et quand on dit terrasse, on ne vous parle pas de ce petit bout de trottoir où vous pouvez tremper votre croissant dans la tasse du voisin. A l’instar de L’Ebouillanté, mais ici sur la Rive Gauche, on est à l’écart des voitures dans ce passage pavé très calme qui relie la rue Mazarine et la rue Dauphine. L’Heure Gourmande propose un brunch, certes un peu onéreux à 27 €, mais dont on ressort rassasié pour la journée.
Fruits pressés, boisson chaude au choix (large choix de thés et mention spéciale pour le vrai chocolat chaud très épais, qu’il faut certes un peu attendre, mais servi à table dans sa chocolatière en porcelaine), confitures et brioche maison à se damner dans un premier temps. Pour ce qui est du salé, le choix est laissé entre une salade avec saumon, crème fraîche et blinis, ou un assortiment de trois tartes du jour. Choix aussi pour le sucré, vous pouvez opter pour le duo compote - fromage blanc ou dire fuck à votre régime et choisir l’un des nombreux gâteaux maison (et si vraiment, vous êtes prêts à tous les écarts, le Dauphine, gâteau de mousse au chocolat cuite à la vapeur, est une tuerie chocolatée. Le cheesecake avec son coulis vaut aussi le coup). On regretterait l’absence d’oeuf si l’on ne ressortait de là complètement rassasié. Et même lorsque le temps de ne permet de profiter de la douceur de cette terrasse ombragée, l’intérieur cosy de ce salon de thé mérite aussi le déplacement.
Bobo Bix
L’Heure Gourmande, passage Dauphine, 6e (Paris)
Brunch - DEPUR
Drôle d’Endroit Pour Une Rencontre, ou le restaurant du Klay, très chic (et très cher) club de sport de la rue Saint Sauveur (2e). Un attrape-bobos à 28€ pour une boisson chaude, des fruits pressés, des tartines/confitures/Nutella, du fromage blanc, une salade de fruits et un plat à la carte comme des oeufs Bénédicte, des oeufs norvégiens, club sandwichs, etc. Bon mais à ce prix-là, c’est un minimum.
Bobo Bix
Brunch - L’Ebouillanté
Le soleil revient et les bobos retrouvent le chemin des terrasses ! Quoi de mieux qu’un brunch à L’Ebouillanté et ses tables de la très sympathique rue des Barres pour apprécier le retour de notre vie sociale ? Boisson chaude, orange ou pamplemousse pressés, cake, fruits secs, fromage blanc, tartines, saumon et œufs brouillés pour 21€. Mais ils ne prennent la carte qu’à partir de 23, il n’y a pas de petites économies…
Bobo Bix
Entre 30 et 40 euros la galette pour 6 personnes dans une boulangerie parisienne ça passe l’envie de tirer les rois ! Surtout pour un peu de frangipane coincée entre deux couches de pâte feuilletée… Alors comme nous l’avons constaté depuis jeudi dernier, jour officiel de l’épiphanie, beaucoup de gens se sont mis à cuisiner eux-mêmes leur galette. La galette faite maison est même la grosse tendance de cette rentrée 2011.
Surtout que la recette est du genre très facile. En moins de 15 minutes, n’importe quel imbécile peut faire une galette aussi bonne que son pâtissier (et en plus beaucoup moins grasse). Alors pour ceux qui veulent se lancer voici la recette chipée sur la bible (oui c’est comme ça que nous appelons l’indispensable Marmiton.org)
Pour 4 à 6 personnes
Préparation : 15 min
Cuisson : 40 min
Ingrédients
- 2 pâtes feuilletées
- 100 g de poudre d’amandes
- 75 g de sucre
- 1 oeuf
- 50 g de beurre mou
- quelques gouttes d’extrait d’amande amère
- 1 jaune d’oeuf pour dorer
- 1 fève !
Préparation :
Disposer une pâte dans un moule à tarte, la piquer avec 1 fourchette.
Mélanger dans un saladier tous les ingrédients (poudre d’amande, sucre, oeuf, beurre mou, extrait d’amande amère).
Etaler le contenu du saladier sur la pâte, y mettre la fève (sur un bord, pour minimiser les chances de tobner dessus en coupant la galette!).
Refermer la galette avec la 2ème pâte, et bien coller les bords.
Dessiner au couteau dessus et dorer au jaune d’oeuf (dilué dans un peu d’eau). Percer le dessus de petits trous pour laisser l’air s’échapper, sinon elle risque de gonfler et de se dessécher.
Enfourner à 210°C (th 7) pendant 30 min environ (surveiller la cuisson dès 25 min, mais ne pas hésiter à laisser jusqu’à 40 min si nécessaire).
Bobo Ben
Brunch - L’Ardoise
Lorsque ce blog est né, l’une de nos premières photos était celle d’un brunch en famille de Benoît. Si pour lui c’est naturel, moi qui suis devenu bobo, viens à peine de faire mon premier brunch familial, à L’Ardoise, dans le 12ème arrondissement. Excellente adresse, déco soignée, bon rapport qualité-prix (formule à 21 €) et fort copieuse. Petit bonus : le macaron au Nutella ! Le comble : l’adresse a été découverte par ma belle-sœur… la bobo attitude gagne ma famille, ça n’est sans doute pas notre dernier brunch !
Bobo Bix
L’Ardoise, 75 avenue Daumesnil (75012, Metro Gare de Lyon).
“J’attendais la fin du repas pour me prononcer, mais ici, c’est carrément bobo ! On veut se la jouer décontracté et convivial avec l’ambiance bistrot dont la peinture s’écaille, mais qu’est-ce qu’on peut se prendre la tête dans l’assiette avec 5 goûts différents par plat !” Voici comment une amie concluat notre dîner, samedi dernier, au restaurant Chateaubriand. Tenu par le chef basque Inaki Aizpitarte (l’un des 3 nommés dans la catégorie Cuisine par le magazine GQ avec Yves Camdeborde -Masterchef- pour les Hommes de l’année 2010), ce restaurant est considéré comme le 11e meilleur au monde et premier en France, dans un classement qui déclencha la polémique en préférant consacrer un restaurant surfant sur ce retour en grâce, très bobo, du bistrot.
Des mois que je rêve d’y dîner, il faut s’armer de patience avant de décrocher une table dans ce restaurant très prisé des VIP : Patrick de Carolis, ou Orlan, étaient aussi des convives ce soir-là… Seul le premier service du soir est sur réservation, et lorsque vous arrivez à 21h30, vous êtes dans les derniers à attendre qu’une table se libère, ce qui n’adviendra qu’à 23h passées, après avoir supporté quelques bousculades et les remontrances d’un service parfois désagréable dans ce lieu microscopique et bondé.
La suite des opérations se révèle nettement plus à la hauteur des exigences lorsque l’on prend le temps de nous présenter le menu unique dégustation à 50 € : crabe, lotte ou bouchées en guise d’amuse-bouches ; encornets en entrée ; thon rouge de Saint Jean-de-Luz du côté du poisson ; avant d’enchaîner sur l’émulsion de boeuf pour la viande ; et on termine enfin sur deux desserts, des fruits rouges et une glace au maïs. Le tout dans des proportions de dégustation, heureusement… Une expérience culinaire, recherchée et délicieuse, mais qui intellectualise beaucoup.
Et si c’était finalement cela être bobo… Se jouer des apparences et s’épanouir dans la contradiction ? Un quartier populaire, un cadre décontracté mais une cuisine haut-de-gamme, Le Chateaubriand a tout pour vous plaire…
Bobo Bix
Le Chateaubriand, 129 avenue Parmentier, Paris 11e (Métro Goncourt)
01 43 57 45 95
Déjeuner à La Chaise au Plafond, qui n’est en rien une position sexuelle comme le croit Catnatt, mais l’une de nos adresses préférées pour partager un plat du jour. Excellent rapport qualité/prix, service sympathique, terrasse agréable sur la très calme rue du Trésor (perpendiculaire a la rue vieille du Temple), et toujours de jolis arrivages de poissons, comme la lotte aujourd’hui. Pour les desserts, on préfèrera néanmoins, surtout en cette saison, prendre une glace à coté chez Amorino.
Bobo Bix
La Chaise au Plafond, 10 rue du Trésor, Paris 4e. Plat du jour : 12 €. Arrivage du jour : 18 €. Café : 2,50 €.
Alors là, on s’interroge : que se passe-t-il avec les bobos en 2010 ? Si nous savions déjà être une cible intéressante pour les marques, du fait de notre pouvoir d’achat certain, de plus en plus de produits s’offrent désormais à nous comme s’ils avaient été créés pour nous ! C’est le cas de Vitaminwater, boisson lancée il y a quelques mois, dont nous vous reparlerons la semaine prochaine, et dans L’Appartement de laquelle nous avons tourné le dernier bobocast. C’est le cas de Fair Goji, une nouvelle liqueur haut de gamme, se positionnant sur un créneau mélangeant luxe et commerce équitable. Les Inrocks se sont très récemment intéressés à qui nous étions à l’occasion de nos 10 ans. Et nous ne vous reparlons même pas de la publicité du Figaro qui nous parlait directement ou de cette nouvelle enseigne à destination des bobos musulmans !
Et maintenant, c’est Colette qui s’y met ! Certes, le concept-store a toujours été le rendez-vous des bobos parisiens, au point que nous leur fassions récemment un clin d’oeil dans le dernier dessin de Jonathan Zlatics… Mais cette fois, le produit proposé est plus que jamais bobo de merde : une lunch-box à emporter, pour nous éviter les passages honteux au McDo… Dedans ? Une boisson Vitaminwater, encore… Un Green Burger de chez Gontran Cherrier, avec un steak de tofu, parce que le bobo est végétarien… Des légumes crus (carottes, épis de maïs, etc.) en lieu et place des frites… Un Quito (biscuit gênois aux amandes fortement chocolaté) de Jean-Paul Hévin, même si la moitié d’entre-vous n’y touchera pas, taille 0 oblige.
Vous riez tellement c’est cliché ? Hypocrites, on sait déjà quel est votre prochain déjeuner !
Bobo Bix
Une jolie découverte ce week-end avant le bobocast de Simon ou la répétition du nôtre, lorsque vos deux idoles bobos se sont retrouvées à Saint-Germain des Près pour un déjeuner. Au presque-hasard de nos pas (une jolie terrasse et une carte alléchante ont beaucoup influencé notre choix), nous nous sommes posés à la très chic épicerie-cantine Da Rosa, à laquelle nous avons même croisé Anna Karina.
Ici, tout est à emporter, mais si le temps est de la partie, vous pouvez aussi profiter de la quiétude d’une terrasse confortable ou vous rabattre sur un intérieur pas moins agréable. Si l’on regrette un service un peu lent et une addition onéreuse (78 € à deux pour ce déjeuner), nous passons rapidement outre grâce la dégustation de tapas de bellota (du jambon ibérique, réputé comme le meilleur au monde) et de manchego ou d’une délicieuse soupe, dont on sélectionne nous-mêmes les ingrédients. Une adresse définitivement bobodemerde, où l’on reviendra déguster l’alléchant risotto au bellota choisi par nos voisines et sur lequel nous bavions sans scrupule.
Bobo Bix
Il y a une vie de l’autre côté du périphérique !! Telle est notre dernière découverte de 2009 et la première de 2010, ainsi que la raison de notre silence de ces dernières semaines… Il y a aussi le réseau en Province visiblement puisque nous n’avons pu échapper aux envois massifs de textos de nos “amis” pour nous souhaiter à qui un Joyeux Noël, à qui une Bonne Année. Rien de plus vulgaire que ce texto impersonnel adressé à tout votre répertoire, vous auriez pu vous abstenir (merci néanmoins à ceux qui ont fait l’effort de le personnaliser). Nous voilà malgré tout rentrés dans notre chère capitale, de Normandie et de Londres pour l’un, de Biarritz pour l’autre : on ne se refait pas…
Quelques bonnes adresses dans nos bagages, à commencer par celle de la Maison Miremont, mythique salon de thé de Biarritz fondé en 1872. “A l’heure du thé, il y a chez Miremont moins de gâteaux que de Reines et moins de babas au rhum que de Grands-ducs”, écrivait Edmond Rostand sur cette enseigne très bien fréquentée où passèrent, entre autres, le Roi d’Angleterre Edouard VII, le Roi d’Espagne Alphonse XIII, la Reine Nathalie de Serbie ou encore la Reine Amélie du Portugal.
Si l’on peut y déjeuner ou en ramener quelques chocolats et pâtisseries, c’est surtout à l’heure du goûter, et pour déguster un délicieux chocolat chaud, que l’on s’y presse afin d’accéder aux meilleures tables : celles qui bordent l’immense baie vitrée ouvrant sur le Casino Bellevue et l’un des plus beaux panoramas de Biarritz avec la Grande Plage, le Casino Municipal, l’Hôtel du Palais et le Phare. Au milieu des vieilles rombières biarrotes, le salon de thé est une halte incontournable pour tout bobo de merde qui se respecte, en villégiature dans la station balnéaire.
Miremont, 1 bis place Georges Clémenceau, 64200 BIARRITZ.
Tél : 05 59 24 01 38
Bobo Bix
Ahhhhhhhh le cheesecake ! En quelques mois, ce dessert s’est imposé comme le passage obligé des déjeuners en ville. Il a remplacé le coulant au chocolat - un rien vieillissant - à la place de best-seller dans les cartes de toutes les cantines des faubourgs. Et j’avoue avoir du mal à y résister. Comme dessert branché, les femmes préfèrent au cheesecake la plus diététique assiette de fruits frais. Pour Info, ce cheesecake est servi au Louvre-Ripaille (Paris 1er)