Bobo de merde
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Je ne sais pas pourquoi les actrices deviennent toujours de bonnes chanteuses, et les chanteurs se révèlent souvent bons acteurs. Depuis 1939, où la jeune Judy  Garland chantait le légendaire Over the Rainbow dans le Magicien d’Oz (au tout début de l’ère des comédies musicales), on a l’habitude de voir des artistes mener double carrière. De Barbra Streisand à Frank Sinatra ou de Julie Andrews à Liza Minnelli ou plus récemment, l’industrie hollywoodienne a toujours su créer des stars qui excellent dans les deux domaines. Des comédiens devenus grâce à cela hyper-populaires.
Contrairement à une idée reçue, la France n’est pas en reste. Mais, grosse différence avec les USA, les actrices qui chantent passent ici pour des femmes branchées et sont uniquement adulées chez les bobos que nous sommes. Ici les comédies musicales sont moins prisées même si elles ont tout de même permis quelques belles prestations – souvenez vous que Catherine Deneuve a fait appel à une doublure vocale pour les films de Jacques Demy (Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort ou Peau d’âne). On préfère depuis toujours les Jeanne Moreau, Yves Montand ou Danielle Darrieux qui ont toujours enregistré des chansons en marge de leur films (voire dedans).
C’est le grand Serge Gainsbourg (dont on vous débriefera très vite de la Vie héroïque) qui a institutionnalisé cette mode en faisant chanter toutes les actrices qu’il avait sous la main : Bardot, Birkin, Paradis et Isabelle Adjani qui dans un état proche de l’Ohio a touché le fond la piscine.
Cette tendance magnifiée par le grand Serge a repris de plus belle ces dernières années sous le haut patronage de sa propre fille. Le succès critique et image de 5.55 puis de IRM de l’icône Charlotte ont poussé pléthore de comédiennes à prendre le micro.  Dernièrement on a vu Emmanuelle Seigner (la femme de qui-vous-savez) signer Dingue, un titre décalé servi par un clip loufoque, tout aussi vintage que celui de Beau oui comme Bowie d’Adjani.
Mais ce mois-ci, les cinéphiles-mélomanes n’ont d’yeux que pour Isabelle Carré. Pour son dernier film Le Refuge de François Ozon, le réalisateur a demandé à la comédienne de poser son frêle timbre sur la bande-originale dans un très beau duo avec Louis-Ronan Choisy. Un procédé qui marche toujours pour rameuter nous autres petits péteux dans les salles obscures de notre MK2 préféré, celui Quai de Seine bien entendu !








Bobo Ben

Je ne sais pas pourquoi les actrices deviennent toujours de bonnes chanteuses, et les chanteurs se révèlent souvent bons acteurs. Depuis 1939, où la jeune Judy Garland chantait le légendaire Over the Rainbow dans le Magicien d’Oz (au tout début de l’ère des comédies musicales), on a l’habitude de voir des artistes mener double carrière. De Barbra Streisand à Frank Sinatra ou de Julie Andrews à Liza Minnelli ou plus récemment, l’industrie hollywoodienne a toujours su créer des stars qui excellent dans les deux domaines. Des comédiens devenus grâce à cela hyper-populaires.

Contrairement à une idée reçue, la France n’est pas en reste. Mais, grosse différence avec les USA, les actrices qui chantent passent ici pour des femmes branchées et sont uniquement adulées chez les bobos que nous sommes. Ici les comédies musicales sont moins prisées même si elles ont tout de même permis quelques belles prestations – souvenez vous que Catherine Deneuve a fait appel à une doublure vocale pour les films de Jacques Demy (Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort ou Peau d’âne). On préfère depuis toujours les Jeanne Moreau, Yves Montand ou Danielle Darrieux qui ont toujours enregistré des chansons en marge de leur films (voire dedans).

C’est le grand Serge Gainsbourg (dont on vous débriefera très vite de la Vie héroïque) qui a institutionnalisé cette mode en faisant chanter toutes les actrices qu’il avait sous la main : Bardot, Birkin, Paradis et Isabelle Adjani qui dans un état proche de l’Ohio a touché le fond la piscine.

Cette tendance magnifiée par le grand Serge a repris de plus belle ces dernières années sous le haut patronage de sa propre fille. Le succès critique et image de 5.55 puis de IRM de l’icône Charlotte ont poussé pléthore de comédiennes à prendre le micro. Dernièrement on a vu Emmanuelle Seigner (la femme de qui-vous-savez) signer Dingue, un titre décalé servi par un clip loufoque, tout aussi vintage que celui de Beau oui comme Bowie d’Adjani.

Mais ce mois-ci, les cinéphiles-mélomanes n’ont d’yeux que pour Isabelle Carré. Pour son dernier film Le Refuge de François Ozon, le réalisateur a demandé à la comédienne de poser son frêle timbre sur la bande-originale dans un très beau duo avec Louis-Ronan Choisy. Un procédé qui marche toujours pour rameuter nous autres petits péteux dans les salles obscures de notre MK2 préféré, celui Quai de Seine bien entendu !

Bobo Ben

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A peine rentrés de nos périples hivernaux en Province (eh oui en vrai faux-bobos nous n’avons malheureusement pas passé les fêtes à Paris cette année…), nous avons tous deux retrouvé nos bonnes vieilles habitudes. Pendant que l’un sirotait un cocktail du Curio Parlor, l’autre retrouvait les fauteuils du fameux MK2 Quai de Seine pour vivre son première coup de cœur cinéma de l’année 2010 : Tétro de Francis Ford Coppola.
Magnifiquement filmé en noir et blanc dans les rues de Buenos Aires, ce film met en scène un superbe trio de cinéma : deux frères et la femme de l’ainé d’entre eux. Tout commence par l’arrivée du plus jeune qui a fui sa riche famille new-yorkaise et fait escale chez son ainé qui a fait le même parcours quelques années auparavant après avoir renié jusqu’à son nom de famille. Pendant deux heures, Coppola remonte le fil du drame familial originel qui a poussé Tétro à abandonner sa famille. La curiosité du plus jeune se heurte sans cesse aux blessures, aux refoulements et à la frustration littéraire de l’autre. Un tandem de personnages qu’arbitre la douce et bienveillante Miranda incarnée par la très sensuelle Maribel Verdu.
En plus d’un talent incomparable de narrateur (même si l’épilogue est un peu décevant et le théâtre un peu trop présent), Coppola sublime ses acteurs à l’écran. Vincent Gallo, trouve enfin un rôle qui justifie sa bonne réputation. Avec son visage plus marqué que jamais et son regard hagard, il donne corps à ce personnage sinueux, complexe mais attachant. Mais c’est surtout Alden Ehrenreich (au premier plan) dans le rôle de Bennie qui crève l’écran. Il illumine littéralement la pellicule. Sa démarche gauche et son sourire ravageur sont magnétiques. On pense au Marlon Brando de Sur les quais de Kazan ou au DiCaprio de Gilbert Grape . Il y a forte à parier que ce jeune homme, repéré par Spielberg, ait une grande carrière.
Bref, un film intense à se prendre dans la gueule qui se démarque nettement des autres niaiseries du moment. A voir absolument.
+ Tétro de Francis Ford Coppola, 2009, 2h07. Voir la -mauvaise- bande-annonce.
Bobo Ben

A peine rentrés de nos périples hivernaux en Province (eh oui en vrai faux-bobos nous n’avons malheureusement pas passé les fêtes à Paris cette année…), nous avons tous deux retrouvé nos bonnes vieilles habitudes. Pendant que l’un sirotait un cocktail du Curio Parlor, l’autre retrouvait les fauteuils du fameux MK2 Quai de Seine pour vivre son première coup de cœur cinéma de l’année 2010 : Tétro de Francis Ford Coppola.

Magnifiquement filmé en noir et blanc dans les rues de Buenos Aires, ce film met en scène un superbe trio de cinéma : deux frères et la femme de l’ainé d’entre eux. Tout commence par l’arrivée du plus jeune qui a fui sa riche famille new-yorkaise et fait escale chez son ainé qui a fait le même parcours quelques années auparavant après avoir renié jusqu’à son nom de famille. Pendant deux heures, Coppola remonte le fil du drame familial originel qui a poussé Tétro à abandonner sa famille. La curiosité du plus jeune se heurte sans cesse aux blessures, aux refoulements et à la frustration littéraire de l’autre. Un tandem de personnages qu’arbitre la douce et bienveillante Miranda incarnée par la très sensuelle Maribel Verdu.

En plus d’un talent incomparable de narrateur (même si l’épilogue est un peu décevant et le théâtre un peu trop présent), Coppola sublime ses acteurs à l’écran. Vincent Gallo, trouve enfin un rôle qui justifie sa bonne réputation. Avec son visage plus marqué que jamais et son regard hagard, il donne corps à ce personnage sinueux, complexe mais attachant. Mais c’est surtout Alden Ehrenreich (au premier plan) dans le rôle de Bennie qui crève l’écran. Il illumine littéralement la pellicule. Sa démarche gauche et son sourire ravageur sont magnétiques. On pense au Marlon Brando de Sur les quais de Kazan ou au DiCaprio de Gilbert Grape . Il y a forte à parier que ce jeune homme, repéré par Spielberg, ait une grande carrière.

Bref, un film intense à se prendre dans la gueule qui se démarque nettement des autres niaiseries du moment. A voir absolument.

+ Tétro de Francis Ford Coppola, 2009, 2h07. Voir la -mauvaise- bande-annonce.

Bobo Ben

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Gainsbourg (Vie héroïque), la bande annonce du film

Dévoilée aujourd’hui, la bande-annonce du très attendu film de Joann Sfar est plus qu’alléchante ! Avec Eric Elmosnino dans le rôle du chanteur et Laetita Casta dans celui de Brigitte Bardot, les bobos de merde se rueront dans leur MK2 pour sa sortie le 22 janvier 2010.