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Portfolio : les ateliers spéciaux de Vuitton

Louis Vuitton sur Bobo de merde ? La marque qui symbolise le luxe et le bling-bling sur un blog de bobos ? Aurions-nous fumé du crocodile et perdu toutes nos valeurs depuis que le showroom de The Kooples s’est installé place Vendôme (tout un symbole) ? Non, rassurons-vous (et rassurons-nous) tout de suite, la célèbre toile monogramme, dont les faux plaisent tant aux cailleras, ne trouve pas encore place à notre main. Cela ne nous empêche pas de reconnaître et d’apprécier ce qui reste un savoir-faire français. A l’heure où bon nombre d’entre-nous se sont intéressés à la démondialisation d’Arnaud Montebourg durant la primaire socialiste, ça nous change des pulls Zadig & Voltaire fabriqués en Turquie !

Dans le cadre de ses Journées Particulières, LVMH a récemment ouvert la maison de famille et l’atelier des commandes spéciales de Louis Vuitton à Asnières. Opération qui a de fortes chances d’être renouvelée vu le succès… Une visite avec la directrice des lieux est l’occasion de découvrir le travail de personnes qui ne se définissent pas comme des artisans mais comme un collectif de savoir-faire. Chaque employé a d’ailleurs son propre tablier avec son prénom et sa date d’arrivée dans l’entreprise. Les commandes spéciales, c’est tout ce qu’on ne trouve jamais dans la commerce. Environ 500 pièces uniques créées chaque année suivant le désir des clients les plus aisés. On y aperçoit ainsi des choses assez classiques comme des malles pour un service ménager ou d’autres qui emballent parfaitement une station Bose ou une guitare. “A partir du moment où ça voyage et que ce n’est pas une copie de la concurrence, on fait tout !” Si Lilianne Bettencourt veut une malle pour envoyer sa fille à Katmandou, c’est à eux qu’elle devra faire appel…

Soucieux de leur réputation d’excellence, chaque détail compte, vérifiés grâce à une quarantaine de points de contrôle, quitte à tout recommencer. Afin de ne pas abîmer la toile, le marteau est en croûte de porc pour planter 500 à 1 000 clous sur un bagage, bien plus encore sur une malle. Lorsqu’on souhaite un cuir brillant, on pourrait imaginer l’utilisation d’un vernis mais la brillance doit en réalité être naturelle et remonter de la peau elle-même, travaillée en ce sens grâce à une pierre d’Agathe. Seules les parties les plus nobles des peaux sont conservées et il vaut mieux ne pas oublier le numéro d’identification du crocodile si vous ne voulez pas rester bloquer à la douane !

Si Louis Vuitton n’est plus un artisan, au-delà de l’image de la multinationale du luxe, l’entreprise aime à s’approcher de l’art. L’art de voyager, comme ils se plaisent à le dire ou à le mettre en scène avec l’amusante série d’oeuvres Maroquinaris Zoologicae de Billie Achilleos, transformant des bagages en animaux. L’art d’un savoir-faire qui s’entretient, comme on l’observe dans ces ateliers. Ce que même un bobo sait apprécier…

Bobo Bix

Portfolio : Melvin Sokolsky au Royal Monceau

Aujourd’hui, ce serait juste une belle photo. En 1963, date de la première image ci-dessus, c’est une photo exceptionnelle. Exceptionnelle car Melvin Sokolsky a fait réaliser une bulle en verre pour les besoins de sa série Bubble où un léger écart entre les deux parties de la bulle permet à l’air de s’immiscer alors qu’elle est suspendue au-dessus de l’eau, donnant ainsi de l’ampleur à la robe. Exceptionnelle car à l’époque, Photoshop n’existait pas et pour faire disparaître le cable qui suspendait cette bulle au bout d’une grue, Melvin Sokolsky a travaillé directement le négatif, le grattant pour effacer son astuce. Technique reprise pour la série Fly.

A l’heure de Google Images, on peut parfois se demander quel est l’intérêt d’aller voir des photos exposées. Ce fut le cas pour l’expo de Larry Clark au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris, où les œuvres n’étaient ni mises en valeur ni réellement contextualisées. Ce n’est pas dans le cas dans une galerie comme Art District, celle du Royal Monceau, où l’on peut, en plus d’observer (voire acheter, pour les plus aisés des bobos qui ont un loft à redécorer du côté de Montreuil) les tirages, discuter et glaner ce genre d’anecdote précédemment citée.

Melvin Sokolsky, né en 1938, a commencé à travailler à 21 ans pour le Harper’s Bazaar. Photographe de mode, il a aussi travaillé comme réalisateur de campagne de publicitaire (et a reçu 25 Clio Awards, de quoi rendre jaloux Don Draper !). En écoutant l’anecdote suivante (la chaise immense fabriquée pour la série Big Chair alors qu’aujourd’hui on penserait à un montage des plus faciles), je repense à un conversation avec un autre publicitaire, Séguela, sur une de ses campagnes les plus mythiques, celle pour la Citroën Visa GTi en 1988. Dans cette publicité, Séguela faisait démarrer une voiture d’un porte-avions pour qu’elle atterrisse sur un sous-marin. S’il confesse avoir eu besoin d’un coup de fil à Mitterrand pour la concrétiser, l’idée était folle : “aujourd’hui avec les nouvelles technologies, ce serait facile à faire et banal. Mais à l’époque, c’était extraordinaire !” En enlevant toute limite au possible, le numérique a finalement amenuisé également les idées. Et si Melvin Sokolsky ne se sépare plus de son iPad, cette rétrospective prouve qu’il ne manque pas d’idées…

Bobo Bix

Rétrospective Melvin Sokolsky à la Galerie Art District du Royal Monceau.
41 Avenue Hoche - Paris VIIIe.
Jusqu’au 3 septembre, du mardi au samedi, de 11h à 22h.

Magistrale monumenta
L’année dernière nous étions ressortis plus que septiques de l’installation de Christian Boltanski dans le cadre de monumenta 2010. Confiée à Anish Kapoor, l’édition 2011 est nettement plus réussie.
Intitulée Leviathan, la bulle de plastique rouge occupe magnifiquement toute la nef du Grand Palais. Ce trèfle géant (34 mètres de haut et 100 mètres de large) est léger et aérien bien qu’on arrive jamais à le voir en entier. On a préféré la vision externe de la structure que le passage dans ses entrailles. En effet la visite débute à l’intérieur de la bulle où on se sent un peu oppressé dans un utérus à travers duquel se reflète légèrement la sublime voûte en verre du lieux. 
L’oeuvre de l’Indien Kapoor est magistrale et impressionnante. Elle mérite vraiment une visite de ce Monumenta 2011. Et on attend déjà impatiemment la prochaine édition qui a été confiée au Français Daniel Buren.
Bobo Ben

Magistrale monumenta

L’année dernière nous étions ressortis plus que septiques de l’installation de Christian Boltanski dans le cadre de monumenta 2010. Confiée à Anish Kapoor, l’édition 2011 est nettement plus réussie.

Intitulée Leviathan, la bulle de plastique rouge occupe magnifiquement toute la nef du Grand Palais. Ce trèfle géant (34 mètres de haut et 100 mètres de large) est léger et aérien bien qu’on arrive jamais à le voir en entier. On a préféré la vision externe de la structure que le passage dans ses entrailles. En effet la visite débute à l’intérieur de la bulle où on se sent un peu oppressé dans un utérus à travers duquel se reflète légèrement la sublime voûte en verre du lieux. 

L’oeuvre de l’Indien Kapoor est magistrale et impressionnante. Elle mérite vraiment une visite de ce Monumenta 2011. Et on attend déjà impatiemment la prochaine édition qui a été confiée au Français Daniel Buren.

Bobo Ben

Si New-York est la ville où nous avons été inventés, c’est surtout la seule ville qui peut nous sortir de notre parisianisme et où nous admettons vouloir vivre. Pourtant, les différences avec Paris ne manquent pas… Depuis peu, un blog, Paris vs New-York, fait le buzz en s’amusant à comparer graphiquement les clichés qui distinguent la Ville Lumière de la Grosse Pomme. Petite sélection de ce “match visuel amical” sur ce blog que l’on vous conseille vivement !

Bobo Bix

Au Musée d’Art Moderne de Paris se tiennent en ce moment deux expositions au cœur des nos conversations bobos : celle, polémique, consacrée à Larry Clark ; et la première rétrospective parisienne consacrée à Jean-Michel Basquiat.
De la première, on comprend assez vite que la polémique débutée avec l’interdiction aux moins de 18 ans n’a servi qu’à promouvoir une exposition assez vide de sens, où l’on se demande si un commissaire d’exposition a vraiment travaillé dessus, tant l’on est déçu devant l’absence de tout côté didactique. Google Images vaut aussi bien que cet amas désordonné de photographies. Passons…
Celle sur Basquiat se révèle nettement plus instructive et passionnante pour comprendre le parcours de cet artiste, quel que soit le jugement que l’on puisse avoir sur son œuvre. La salle consacrée au “featuring” avec Andy Warhol, pourtant décrié à l’époque, est l’une de nos préférées, amorçant la conclusion d’une expo assez complète.
Le MAM a néanmoins l’intelligence de proposer un ticket combiné pour ces deux expositions inégales, mais qui n’ont pas fini d’alimenter nos diners en ville…
Bobo Bix

Au Musée d’Art Moderne de Paris se tiennent en ce moment deux expositions au cœur des nos conversations bobos : celle, polémique, consacrée à Larry Clark ; et la première rétrospective parisienne consacrée à Jean-Michel Basquiat.

De la première, on comprend assez vite que la polémique débutée avec l’interdiction aux moins de 18 ans n’a servi qu’à promouvoir une exposition assez vide de sens, où l’on se demande si un commissaire d’exposition a vraiment travaillé dessus, tant l’on est déçu devant l’absence de tout côté didactique. Google Images vaut aussi bien que cet amas désordonné de photographies. Passons…

Celle sur Basquiat se révèle nettement plus instructive et passionnante pour comprendre le parcours de cet artiste, quel que soit le jugement que l’on puisse avoir sur son œuvre. La salle consacrée au “featuring” avec Andy Warhol, pourtant décrié à l’époque, est l’une de nos préférées, amorçant la conclusion d’une expo assez complète.

Le MAM a néanmoins l’intelligence de proposer un ticket combiné pour ces deux expositions inégales, mais qui n’ont pas fini d’alimenter nos diners en ville…

Bobo Bix

Un samedi bobo comme un autre… Entre deux repérages shopping mode pré-ventes de presse chez The Kooples et autres boutiques de la rue Vieille du Temple, un petit détour par la Galerie Azzedine Alaïa, qui expose depuis jeudi dernier et jusqu’au 17 juin, les lauréats du World Press Photo 2010. Au-delà du premier, From the rooftops of Teheran, de Pietro Masturzo, 37 photos, souvent fortes, parfois choc, l’oeuvre de photographes de terrain, dans des domaines touchant aussi bien le grand reportage d’information générale que la nature, le sport, la politique ou tout simplement le quotidien…

Les élections en Iran, la guerre en Irak, l’élection d’Obama, Israël, l’Afrique : les photos sont splendides, évidemment, mais on est souvent mal à l’aise devant la cruauté d’une année finalement comme les autres.

Galerie Azzedine Alaïa - 17 rue de la Verrerie, 75004 PARIS - Gratuit.