Une jolie découverte ce week-end avant le bobocast de Simon ou la répétition du nôtre, lorsque vos deux idoles bobos se sont retrouvées à Saint-Germain des Près pour un déjeuner. Au presque-hasard de nos pas (une jolie terrasse et une carte alléchante ont beaucoup influencé notre choix), nous nous sommes posés à la très chic épicerie-cantine Da Rosa, à laquelle nous avons même croisé Anna Karina.
Ici, tout est à emporter, mais si le temps est de la partie, vous pouvez aussi profiter de la quiétude d’une terrasse confortable ou vous rabattre sur un intérieur pas moins agréable. Si l’on regrette un service un peu lent et une addition onéreuse (78 € à deux pour ce déjeuner), nous passons rapidement outre grâce la dégustation de tapas de bellota (du jambon ibérique, réputé comme le meilleur au monde) et de manchego ou d’une délicieuse soupe, dont on sélectionne nous-mêmes les ingrédients. Une adresse définitivement bobodemerde, où l’on reviendra déguster l’alléchant risotto au bellota choisi par nos voisines et sur lequel nous bavions sans scrupule.
Bobo Bix
Un public on-ne-peut-plus-bobo, et très féminin, est venu assister hier soir au premier concert parisien de Benjamin Biolay dont vos deux serviteurs sont toujours autant fans de la Superbe (et nous ne sommes pas les seuls puisque Télérama le considère comme le chanteur de l’année).
Visiblement ému de sentir l’affection de son public (après un portrait paru le matin-même dans Libé qu’il a vécu comme “agressif”), il a enchainé les titres de tous ses albums, surtout les chansons les plus dynamiques. Le show en lui-même peut décevoir car le rendu des albums, aux arrangements ultra-peaufinés, est toujours moins en-deça sur scène. D’où son attention à réorchestrer plusieurs titres de façon très rock (avec une guitare rappelant parfois Bashung) avec notamment une superbe version de A l’origine. On a aussi beacoup aimé l’ouverture du spectacle sur un texte de Rainer Maria Rilke.
Sinon le concert ressemblait en tout point à l’artiste : triste parfois, profond toujours et très émouvant. Biolay tourne souvent le dos au public tout en chantant des textes impudiques. Et c’est justement cette fausse nonchalance qui nous touche chez le chanteur.
Quelque chose me dit qu’on retournera avec Bix le revoir au Casino de Paris en mai, lors de son deuxième passage par la capitale !
Bobo Ben
Photos de la très Bobo Emmanuelle Bastoul prises lors du concert du 2 février à Arcachon que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation.
Depuis cet été tous les bobos du 19e - et Dieu sait qu’ils sont nombreux - ne jurent que par le Rosa Bonheur, ancienne guinguette des Buttes-Chaumont reconvertie en bar/restaurant branchouille. Cet endroit pas banal, perdu en plein milieu du parc parisien, dispose d’une grande terrasse très appréciable en été. Mais cette année, l’établissement, victime de son succès, reste ouvert tout l’hiver. Pour y accéder en soirée, il faut utiliser l’entrée nord du jardin (près du métro Botzaris) qui reste spécialement ouverte jusqu’à 2 heures du matin et montrer patte blanche aux gorilles qui vérifient que les clients ne tentent pas une ballade nocturne (ni même un pique-nique) dans le jardin.
Le charme de l’endroit est à la hauteur de sa réputation : le cadre, le bâtiment en lui-même et la décoration valent déjà le déplacement. Le concept est en revanche plus iconoclaste. Point de snobisme au Rosa Bonheur : le bar occupe plus des deux tiers de l’établissement. En début de soirée, des groupes boivent des bières autour de grandes tablées dans un brouhaha qui cache un peu une programmation musicale décalée (Joe Dassin, Michel Delpech, France Gall, Edith Piaf). Plus tard, une énorme foule se trémousse sur de la pop anglaise (Spice, Kylie and co) et sur le rock de Jean-Jacques Goldman (!). Malgré cette programmation musicale parfois améliorable, tout de petit monde a l’air ravi de ce grand before dont la capitale manque cruellement.
Côté resto (réservation indispensable), la carte surprend par sa simplicité. La encore pas de chichi, deux plats seulement sont proposés (donc l’un change chaque jour). Ainsi samedi dernier, par exemple, c’était caille au fenouil ou travers de porc à la purée de patate douce. Une demi-douzaine d’entrées et autant de desserts peuvent venir compléter des menus entre 24 et 28 euros.
Bref, une cantoche soignée et un bar sans prise de tête déjà très prisés dans la capitale européenne de l’ennui. Un endroit rare et déjà indispensable.
Rosa Bonheur, avenue de la Cascade, parc des Buttes-Chaumont, 75019 Paris.
Bobo Ben
Il y a une vie de l’autre côté du périphérique !! Telle est notre dernière découverte de 2009 et la première de 2010, ainsi que la raison de notre silence de ces dernières semaines… Il y a aussi le réseau en Province visiblement puisque nous n’avons pu échapper aux envois massifs de textos de nos “amis” pour nous souhaiter à qui un Joyeux Noël, à qui une Bonne Année. Rien de plus vulgaire que ce texto impersonnel adressé à tout votre répertoire, vous auriez pu vous abstenir (merci néanmoins à ceux qui ont fait l’effort de le personnaliser). Nous voilà malgré tout rentrés dans notre chère capitale, de Normandie et de Londres pour l’un, de Biarritz pour l’autre : on ne se refait pas…
Quelques bonnes adresses dans nos bagages, à commencer par celle de la Maison Miremont, mythique salon de thé de Biarritz fondé en 1872. “A l’heure du thé, il y a chez Miremont moins de gâteaux que de Reines et moins de babas au rhum que de Grands-ducs”, écrivait Edmond Rostand sur cette enseigne très bien fréquentée où passèrent, entre autres, le Roi d’Angleterre Edouard VII, le Roi d’Espagne Alphonse XIII, la Reine Nathalie de Serbie ou encore la Reine Amélie du Portugal.
Si l’on peut y déjeuner ou en ramener quelques chocolats et pâtisseries, c’est surtout à l’heure du goûter, et pour déguster un délicieux chocolat chaud, que l’on s’y presse afin d’accéder aux meilleures tables : celles qui bordent l’immense baie vitrée ouvrant sur le Casino Bellevue et l’un des plus beaux panoramas de Biarritz avec la Grande Plage, le Casino Municipal, l’Hôtel du Palais et le Phare. Au milieu des vieilles rombières biarrotes, le salon de thé est une halte incontournable pour tout bobo de merde qui se respecte, en villégiature dans la station balnéaire.
Miremont, 1 bis place Georges Clémenceau, 64200 BIARRITZ.
Tél : 05 59 24 01 38
Bobo Bix
Les meilleures pizzas de la rive droite. Une calzone alla parigiani (devant) et une pizza di parma (au deuxième plan). et deux verres de Chianti. Au Maria Luisa, au coin de la rue Marie et Louise et de la rue Bichat (Paris 10e). Un vrai bobo-repère.
Ahhhhhhhh le cheesecake ! En quelques mois, ce dessert s’est imposé comme le passage obligé des déjeuners en ville. Il a remplacé le coulant au chocolat - un rien vieillissant - à la place de best-seller dans les cartes de toutes les cantines des faubourgs. Et j’avoue avoir du mal à y résister. Comme dessert branché, les femmes préfèrent au cheesecake la plus diététique assiette de fruits frais. Pour Info, ce cheesecake est servi au Louvre-Ripaille (Paris 1er)