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19 billets comportant le tag bobo bashing
19 billets comportant le tag bobo bashing
Rassurez-vous la très snob radio publique n’a pas décidé de se tirer une balle dans le pied en se mettant à dos une grande partie de ses auditeurs. Non, l’émission “Le Grand Bain” (qui squatte la case de Pascale Clark pendant l’été) se demandait hier matin “Pourquoi déteste-t-on les bobos ?”.
Les raisons du désamour de cette catégorie sociale (qui est surtout un état d’esprit que nous défendons corps et âmes sur ce blog), ont été plutôt bien décortiquées par Sonia Devillers et ses invités. Nous n’en faisions pas partie mais comme on est pas rancuniers on blogue quand même le lien pour réécouter le programme pour les rares d’entre vous qui bossiez déjà hier à 9h00 (oui il parait qu’il y a des gens qui commencent à travailler avant 10h00 !) !
B&B
“Comparé au bourgeois dédaigneux ou au militant de gauche donneur de leçons, le bobo est ce que le petit-suisse est au roquefort. Il incarne la désintégration du politique, car il place ses “émotions vraies” et son bien-être avant toute réflexion sur le destin de la collectivité nationale.”
Mélanie Laurent, grandeur et décadence
Il y a cinq ans à peine, Mélanie Laurent irradiait. Dans Je vais bien ne t’en fais pas de Philippe Lioret (qu’ironie du sort, France 3 diffuse ce soir), la comédienne, déjà aperçue dans Embrassez qui vous voudrez et De battre mon cœur s’est arrêté, trouvait le rôle dont rêvent toutes les aspirantes comédiennes. Le temps d’une séance de 2 heures, elle se faisait un nom et un place dans le cœur des Français (et allait recevoir quelques semaines plus tard le César, mérité, du jeune espoir féminin).
Dans ce film faussement mainstream (900 000 entrées à l’époque), plus profond qu’il ne parait, elle joue une jeune fille tout-le-monde confrontée à la disparition mystérieuse de son frère jumeau. On a tous été touché par la comédienne (photographiée ici par l’excellent Olivier Roller) devenue, d’un coup d’un seul, la coqueluche du cinéma français.

Mélanie Laurent enchaîne alors les tournages prestigieux avec Cédric Klapisch (Paris) ou Radu Mihăileanu (Le Concert). Elle joue, délibérément, davantage la carte grand public que celle du cinéma d’auteur, créant du coup une filmo sans risque et un peu décevante… Mais son petit look très Maje/Sandro/APC/et compagnie, en font l’incarnation de la parisienne de base, voire même une icône bobo que l’on croise, de temps en temps, à la Palette avec son copain de l’époque Julien Boisselier et ses potes du 7e art. Bref, il fut une époque pas si lointaine, où Mélanie Laurent, un poil surcotée, faisait l’unanimité à Paris. Et on trouvait peu de gens pour oser une critique.
Et puis un jour, Quentin Tarantino l’a choisie pour jouer une petite frenchie dans Inglourious Basterds, qui est loin d’être le meilleur film du cinéaste (pour ne pas dire son plus mauvais). Pour être honnête, Mélanie n’y est pas vraiment terrible. Mais après tout, Brad Pitt non plus. Les critiques commencent à fuser, d’autant que beaucoup jalousent cette participation.
C’est le moment où elle décide de passer derrière la caméra et, surtout, de pousser la chansonnette sous le patronage de Damien Rice, son nouveau boyfriend. Le touchant chanteur irlandais l’a aidé à écrire quelques chansons. Le résultat, l’album En t’attendant, sort le 2 mai (et déjà en digital). Pour l’écouter depuis 3 semaines, En t’attendant n’est certes pas l’album du siècle mais il est assez attachant. Et, si vous aimez la chanson française, plutôt réussi (et bien plus audible que le dernier Charlotte Gainsbourg, cqfd).
Depuis quelques semaines, la comédienne, qui s’est risquée au Printemps de Bourges, doit faire face à des critiques de plus en plus violentes. Certes, elle monopolise les médias (deux films en salles depuis janvier, un album et un rôle de maitresse de cérémonie à Cannes). Elle a asséné pas mal d’âneries dans les magazines et a affiché, sur de nombreux plateaux de télé, l’assurance de ceux qui ne se prennent pas pour de la merde. Elle a même osé faire son coming-out de bobo dans l’Express, ce qui reste mal vu dans un pays en crise.
Et là c’est le drame… Visiblement à cran face à ce revirement critique et ce changement de statut, la Mélanie a fait the boulette. Dans une rencontre a priori tranquille avec le public à Bourges, elle a critiqué internet et Facebook. Filmée par le site Leberry.fr, la séquence a évidemment fait le tour du web et déchaine les passions. Pour laisser passer la tempête, la comédienne devrait se faire plus rare mais, manque de chance, elle est en tournée donc plus exposée que jamais. Elle va devoir serrer les dents et être habile pour redevenir l’icône bobo qu’elle était jadis et oublier cet excès de rage, tout aussi injustifié que ce concert de louanges qui avait accueilli la sortie de Je vais bien ne t’en fais pas. Il y a 5 ans à peine.
Bobo Ben
Eram tacle The Kooples
La semaine dernière, on se livrait à du Kooples Bashing. Notre critique de la marque à la tête de mort a permis au blog de réaliser son record de fréquentation quotidienne, preuve que les bobos commencent à detester tant adorer l’enseigne branchouille !
Ce matin, on a découvert grâce à un de nos twittos préférés, que la marque de chaussures (populaires) Eram se mettait elle aussi à critiquer sa consoeur en parodiant ses célèbres pubs. Le petit tacle sur les prix est plutôt malin et parle forcément à tous les bobos que nous sommes vous êtes !
Bon week-end ensoleillé à tous !
Bobo Ben

Demain après-midi, l’UMP organise un débat sur la laïcité. Et pour ceux qui en contestent la pertinence en manifestant ou en boudant le débat, le parti de Jean-François Copé nous ressort un pathétique argument aussi gros que les ficelles utilisées par Sarkozy pour séduire les électeurs du FN, une semaine après la poussée des amis de Marine Le Pen aux élections cantonales. Tous les opposants à ce débat sur la laïcité sont … des bobos !
L’UMP tente de renommer la “gauche caviar” en “bobo” pour dénoncer une population plus large et en constante progression. Le but final de cette manip’ étant, comme toujours, d’opposer la France d’en bas à celle d’en haut (quitte à friser le ridicule, rappelez-vous!). Cette stratégie antibobo primaire est orchestrée par le prosarko Patrick Buisson, le conseiller politique de L’Elysée qui aime se frotter à l’extrême droite. Très discret, il a accepté de parler à Paris Match la semaine dernière et n’a pas masqué sa doctrine.
« Le mépris dans lequel la classe dirigeante (tient les “sans-grade”) a quelque chose de sidérant. Nos élites sont mues par une invraisemblable prolophobie dont elles n’ont parfois même pas conscience », a t-il déclaré à l’hebdomadaire. Pour lui, le front républicain avancé pour faire barrage au FN lors des élections, tout comme le programme du PS en général, et la posture de DSK en particulier, seraient l’incarnation, de cette coupure entre prolos et bobos. « Les impensés de la gauche sur la sécurité et l’immigration témoignent d’un déni persévérant de celle-ci face à l’expression de certaines souffrances sociales. »
Cette pensée est régulièrement répétée par les roquets du Président (dont nous faisons part de chacune de leur sortie sur notre compte Twitter). Pourtant Buisson se trompe. Bien-sûr que les bobos votent écolo comme nous l’avions constaté aux dernières régionales.
Mais on peut être aussi bobo et de droite comme l’a écrit ici-même Bobo Bix il y a quelques semaines (la fameuse droite Zadig et Voltaire). Avec cette manip, Buisson aussi se coupe de la droite classique, bourgeoise, catholique qui n’aime pas ces débats nauséabonds. La majorité est au bord de l’implosion. Et, comme ses sympathisants, l’UMP est tenté de faire scission autour d’un candidat de droite modérée (ou centriste ce qui revient au même) plus en phase avec ses idées.
Bobo Ben
“Le bobo soutient la révolution en Tunisie et en Egypte mais faudrait quand même pas que ça tourne trop trash parce qu’il compte y aller se faire un trip à dos de chameau l’année prochaine.”
“Les bataillons de bobos qui s’inscrivent sur liste d’attente en rêvant d’avoir un jour leurs entrées à l’Amap du coin sont-ils des fachos qui s’ignorent ? Les partisans du “manger sain” et du retour à la terre sont-ils nostalgiques de la France surannée, couleur sépia, des années 1940 ? Pour comprendre pourquoi les écolos des villes parlent de la terre comme les collabos de la Révolution nationale, un petit voyage dans le temps s’impose.”
Depuis le départ de Stéphane Guillon et Didier Porte de France Inter, nous, pauvres bobos de merde toujours prompts à nous réjouir devant l’humour acide voire la méchanceté de ceux qui raillent certains de nos illustres contemporains, étions un peu orphelins. C’était sans compter sur l’apparition de Nicolas Bedos sur France 2 dans l’émission de Franz-Olivier Giesbert, Semaine Critique, dont nous ne manquons pas de visionner hebdomadairement sa Semaine Mythomane sur Youtube… Nous l’avions repéré avec son irrévérence irrésistible face à Marine Le Pen dans sa chronique Fils de… et nous nous délectons de sa plume acerbe depuis.
Alors quand cette semaine, il raille ces illustres bourgeois et autres opprimés littéraires qui dissertent sur la pensée gauchiste et l’avenir de la France autour de quelques cigares, ces gens qui vivent comme des petits bourgeois mais font semblant d’être de gauche, on ne peut pas manquer de se sentir, un tout petit peu, concerné… Et on en redemande.
Bobo Bix
“Moi je n’ai pas ce petit côté bobo parisien. Je n’ai pas besoin de faire semblant d’être de gauche et de vivre comme un petit bourgeois.”
“Mammuth est un film sans finesse ni énergie. Tout juste bon à mouiller toute la secte boboïste.”
Quelle est donc cette nouvelle obsession que Le Figaro nourrit pour les bobos ? Journal traditionnellement proche de la droite, plus connue pour faire du bobo-bashing que pour revendiquer le terme, nous nous étions déjà étonnés de la campagne de publicité du nouveau Figaroscope, Bobo toi-même, qui s’avère être par ailleurs déclinée sur des voitures…
Mais depuis quelques jours, nous tombons de plus en plus souvent sur des allusions aux bobos lorsque nous feuilletons ce qui n’est pourtant pas notre journal de prédilection ! Après avoir découvert la barbe de 3 jours comme symbole bobo lundi dernier, le Figaroscope de ce jour place, sans trop exagérer, le mot bobo toutes les 2 pages, en le déclinant à toutes les sauces : bobosphérique, bobophage, bobophiles, etc. Et encore, nous n’avons pas eu le courage de tout lire !
Il paraît même qu’une “guerre des tribus parisiennes fait rage”, rien de moins que ça ! Bobo contre boal ! Bo quoi ? Hé oui, comme nous, vous n’avez probablement jamais entendu ce terme tout droit sorti de la manche du Figaro, et qui, d’après ce qu’ils en disent, ressemble en tout point au bobo. En somme, c’est un peu blanc bonnet et bonnet blanc, Marc Jacobs et Marc by Marc Jacobs : la même chose. Les bobos fascinent Le Figaro qui essaye de s’en revendiquer, mais visiblement, ça ne les dérangeraient pas beaucoup non plus de coller une nouvelle étiquette là-dessus. Comme le prouvent nos bobocasts, refouler sa condition de bobo, c’est déjà être bobo : bravo Le Figaro, vous êtes des nôtres !
Bobo Bix
PS : Vous êtes nombreux à nous signaler, par mail ou sur Twitter, cette nouvelle obsession bobo de certains médias, tels Les Inrocks ou ici Le Figaro. Nous apprécions, et remercions ici, entre autres, Jérémie, Aurélien, Neila, Jonathan…