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47 billets comportant le tag cliché
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Bobocast - Episode 31 : Nadéah
Souvent, les premières parties nous ennuient. On applaudit poliment en attendant impatiemment, ignorant fréquemment le nom de celui ou celle sur scène. Il y a quelques mois au Casino de Paris, nous ne savions pas qui chantait mais nous ne nous ennuyions pas. Quelques mois plus tard, la chanteuse sort son premier album, remarqué et remarquable, Venus Gets Even, et nous la reconnaissons : Nadéah, ancienne voix de Nouvelle Vague, dont elle assura également les premières parties. Une personnalité forte et atypique, qui n’avait pas peur de se jeter au milieu d’un public qui ne la connaissait pas.

Complice de Charlie Winston avec qui elle assura une tournée, cette jeune australienne partage également avec lui ce look davantage bohème que bourgeois. Hasard du calendrier, le tournage du bobocast de Nadéah arrive la même semaine qu’un déjeuner avec le hobo (qui sort également un très bon nouvel album le 21 novembre prochain, Running Still) : “Dans ma tête, je suis un bobo. C’est facile de critiquer, mais on doit accepter qu’il y a des gens avec plein d’argent et d’autres sans. Avoir des attentes vis-à-vis de personnes avant qu’ils vous aient dit ce que vous pouvez espérer d’eux, est une erreur.”
On retrouve la même tolérance chez Nadéah. Si elle s’amuse avec nous des clichés des bobos, elle avoue mal saisir l’étiquette et les préjugés qui vont avec. Tout en ayant du mal avec le snobisme parisien récurrent, elle avoue avoir toujours été très snob. “C’est pour ça que j’ai quitté l’Australie !” Arrivée à Paris il y a quatre ans et un temps serveuse chez Costes, elle aurait pu en devenir le cliché croisé au début de notre livre. Pourtant, Nadéah est simple et chaleureuse. Lorsqu’elle arrive pour le bobocast, elle vous pousse dans le fauteuil et vous rassoit d’autorité pour vous saluer, évitant ainsi de souligner la grande différence de taille, et s’allonge comme un chat sur le canapé, attendant le début de l’interview de ces bobos qui ont déjà adopté Odile pour leurs trajets en Vélib. Mimétisme, quand tu nous tiens…
Bobo Bix
Nadéah, premier album Venus Gets Even dans les bacs.
Le 12 décembre en concert à La Maroquinerie et en tournée en France.Charlie Winston, deuxième album Running Still à paraître le 21 novembre
Bobocast - Episode 30 : Orelsan

Orelsan, bobo ? Le rappeur qui chantait Sale Pute ? Un mec qui énerve Ségolène Royal ne peut pas être foncièrement mauvais, mais quand Frédéric Mitterrand s’est mis à prendre sa défense, on s’est posé des questions. Le plus simple était d’écouter son nouvel album, Le Chant des Sirènes, et là, bam. On découvre un rappeur assez surprenant de maturité, lucide sur son évolution, qui se fait peu à peu “bouffer par le système”. Le Chant des Sirènes, Plus rien ne m’étonne ou Suicide Social tournent en boucle dans nos iPhone. Pourtant, on prend cher dans cette chanson : “Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale qui essayent de prouver qu’ils veulent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent (…) Ces Parisiens jamais contents, médisants, faussement cultivés, à peine intelligents, ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût qui regardent la Province d’un oeil méprisant”. Un portrait dans lequel plus d’un bobo peut se reconnaître…
Pourtant, Orelsan ne déteste pas les bobos et nous avoue que le terme n’est “pas si péjoratif pour lui”. Même s’il se définit encore plus comme un beauf-bohême qui aime aussi bien le PMU que Chez Moune, il avoue sa propre boboïsation en cours, lors du tournage de ce bobocast… à l’Hôtel Amour, un lieu choisi par son attachée de presse (elle-même très bobo, soit dit en passant), et nuance “je crois bien que ma maison de disque aimerait bien me rendre plus bobo que je ne suis vraiment…” Orelsan, bobo ? A suivre.
B & B
Et vous ? Quel bobo êtes vous ?
Une nouvelle rentrée pour le blog et bientôt deux ans ! Un anniversaire que nous aurons l’occasion de fêter le mois prochain… En attendant, une fois n’est pas coutume, on s’offre un petit spot vidéo d’une minute sur notre univers bobo, et celui de Bobo de merde en particulier, avec ce blog mais aussi notre livre, Bobos de merde (toujours en vente, sur Amazon, à la FNAC ou ailleurs si vous ne l’avez pas encore lu !). Ou plus exactement, Cecile Tallemet nous offre, puisque dans le cadre de son projet de fin d’études en graphisme à LISAA, elle nous a choisis comme sujets pour la vidéo promotionnelle qu’elle devait réaliser. Un résultat que nous touche et nous plaît beaucoup, et une jeune bobo que l’on a envie de remercier. En stage actuellement, mais en recherche de travail d’ici la fin de l’année, que nos amis bobos dans la communication n’hésitent pas à faire appel à ses talents !!
B & B
Bobocast - Episode 29 : Elodie Frégé & Elisa Tovati

Impossible de passer à côté du dernier single d’Elisa Tovati, en duo avec Tom Dice, Il nous faut, l’une des belles chansons de l’été, extraite de son dernier album, Le Syndrome de Peter Pan. Un syndrome dont les bobos sont loin d’être exempts, nous l’évoquons même dans notre livre. Et on ne présente plus Elodie Frégé qui est est devenue une des muses de l’icône Benjamin Biolay. Croisées lors d’un showcase dans les locaux de Wizee, la société de Cyril Paglino, la complicité entre les deux chanteuses nous a séduits.
Nous avons eu envie de tester le coefficient bobo des deux copines. En plus de partager ensemble les tables de restaurants branchés, elles ne se font pas prier pour reprendre en duo du Serge Gainsbourg. Bref, contrairement à ce que peut laisser paraître un passé/miroir médiatique déformant, ces deux jeunes femmes sont des chanteuses totalement dans leur époque. Sans surprise, elle sont aussi bavardes quand on leur parle musique, fringues ou restos. Bref, elles n’échappent pas à belle couche de boboïsme.
B & B
Bobocast - Episode 28 : Delphine & Nathalie
Voilà nos cobayes ! Delphine fut la première à affronter le bobocast qui n’avait pas encore de nom, notre pilote, improvisé au cours d’une soirée arrosée. Nathalie, la seconde, fut le premier de nos bobocasts publiés alors que la première version du questionnaire était très incomplète. Entre temps, le format a évolué et beaucoup de gens sont passés par le bobocast : des bobos lambdas, des artistes et personnalités, des blogueurs, des commerçants, etc.
Avant de modifier une nouvelle fois le questionnaire pour ne pas figer l’interview, on a revu nos bonnes clientes pour faire cette suite au suicide social de Nathalie. Toujours une soirée alcoolisée pour un bobocast qui tourne au blondecast avec ces Véronique & Davina de Twitter, nos Absolutely Fabulous à nous.
B & B
Bobocast - Episode 26 : Daniel (Chez Prune)
C’est LE QG bobo par excellence. On ne peut pas parler des bobos à Paris sans évoquer l’existence de Chez Prune, rue de Bo-beaurepaire, juste au bord du Canal Saint-Martin. Ouvert en 1998, avant que les bobos n’existent et n’investissent massivement le quartier, ce bar/resto les attire tous désormais. Que ce soit pour un café à 1€ au comptoir, pour un verre en terrasse (toujours bondée, même l’hiver alors qu’elle n’est pas chauffée) ou pour un déjeuner en mode bistrot.

Rien d’étonnant à ce que nous nous y arrêtions régulièrement, surtout quand l’un de nous deux habite à côté, et passe devant à chaque fois qu’il va (souvent) à la boulangerie Du Pain et des Idées. Au détour d’un petit rouge, il nous arrive de discuter avec Daniel, l’un des deux patrons et figure haute en couleur du lieu. Il était impensable de ne pas faire en bobocast celui qui voit défiler tant de bobos. Le résultat ? Complètement barré, décalé, plein de second (voire troisième ou quatrième) degré, un peu trash, dans l’esprit de nos premiers bobocasts, et surtout très drôle.
B & B
Alex BoBopain
Il y a quelques jours nous avons rencontré dans un hôtel du 9e arrondissement, Alex Beaupain, l’auteur des Chansons d’amour, pour une petite introspection bobo. Ce chanteur, qui représente tout ce qu’on aime, revendique sa bohemitude comme vous le verrez jeudi dans son bobocast. En attendant sa publication, voici le teaser pour vous mettre l’eau à la bouche.

Le chanteur aurait du mal à le nier tant ses 33 tours, que nous adorons, débordent de boboïtude. Deux preuves irréfutables : dans son dernier album, Pourquoi battait mon cœur, il fait un duo avec Camélia Jordana et, dans Au départ, le premier sigle, il fait un parallèle entre sa dernière expérience sentimentale et l’histoire du PS ! Cet air nous trotte dans la tête depuis quelques semaines et nous vous proposons de l’écouter, si ce n’est déjà fait bien sûr !
Bobo Ben
Bobocast - Episode 24 : Virginie Fuertes
Un livre, c’est d’abord une aventure humaine. Cela ressemble à une phrase toute faite et toute vide, mais ces derniers mois nous ont permis de réaliser à quel point elle était vraie. Une aventure collective, avec Jonathan Zlatics, fidèle parmi les fidèles, qui illustre le livre ; avec les correctrices qui ont eu la patience de relire et corriger toutes nos fautes, avec les équipes commerciales de Michel Lafon qui ont défendu le livre pour sa mise en place dans les librairies, avec Emmanuel désormais, notre attaché de presse, pour le défendre à notre tour dans les médias. Et avec tous ceux qui nous ont aidé, de près ou de loin, volontairement ou involontairement.
Une aventure qui n’aurait jamais été possible sans un coup de fil de Virginie Fuertes, notre éditrice, et un premier rendez-vous dans un café place Colette, avant de prendre nos quartiers au Loir dans la Théière pour de nombreux petits déjeuners de travail. Sur les tables des librairies : un titre, deux auteurs, mais c’est oublier un peu vite l’importance capitale de la relation avec l’éditeur, et en l’occurrence, avec notre éditrice. Une relation de confiance, où nous avons toute la liberté souhaitée pour écrire, tout en étant guidés et soutenus dans la création de ce premier ouvrage.
Ce livre n’aurait pas été le même avec quelqu’un d’autre que Virginie, et nous avisons envie de vous la présenter dans notre making-of. Car en plus d’être une super éditrice, c’est aussi une sacrée bobo ! Les éditeurs étant habitués à rester dans l’ombre, nous avons néanmoins réussi à séquestrer Virginie dans une salle de réunion de Michel Lafon pour lui soutirer ce bobocast, et la remercier de nous avoir supportés ces 6 derniers mois…
B & B
Bobocast - Episode 23 : Emery Doligé
Quand on bosse dans la com, qu’on traîne (trop) sur Twitter, qu’on lit quelques blogs, on ne peut pas ne pas connaître Emery Doligé. Blogueur de droite revendiqué (si si, ça existe !), il a plus de goût pour la provocation que Jacques Chirac pour la bagatelle. Sur son blog, des médias, de la pub, de la com et aussi des filles à poil, la “jolie du jeudi”.

Nous le jeudi, c’est bobocast. Et vu que nos bobocasts seins nus sont censurés (si si, ça existe aussi !), c’est sur le toit de l’Institut du Monde Arabe (5e) que l’on a testé la boboïtude d’Emery cette semaine. Bobocast ou anti-bobocast ?
B & B
Bobocast - Episode 22 : Caroline Rochet
A Noël, les livres sur les parisiens ont occupé de bonnes places dans le classement des ventes. Depuis le succès du Métronome de Lorant Deutsch, l’histoire de Paris à travers le métro (chez Michel Lafon, notre éditeur également, ndbdm), d’autres ouvrages ont pris place sur les tables des libraries. Certains se sont étonnés que nous n’en parlions pas. Vous comprenez maintenant que pour ne pas être influencés, nous n’en avons lu aucun.

Comment (ne pas) devenir Parisien, de Caroline Rochet (aux éditions Leduc.s) a été injustement moins médiatisé que d’autres. Avant le livre, un site, Parisien mode d’emploi, très sympathique. Son auteur ne l’est pas moins, également journaliste lifestyle à Marie-Claire et bobo assumée, qui déteint même son entourage. Notre pendant féminin finalement pour un délicieux bobocast.
B & B

by Benjamin Biolay
On oublie trop souvent que le bobo ne passe pas tout son temps dans les brunchs ou aux cinés mk2, à sortir ou draguer les filles du Rosa Bonheur. N’étant pas rentier, il faut bien qu’il travaille parfois pour se permettre ces loisirs dans son train de vie. Nous n’échappons pas à la règle et ne profitons pas beaucoup de Paris en ce moment, débordés que nous sommes. Pour quelques jours, nous manquons ainsi de temps pour alimenter ce blog. Fort heureusement pour palier cette absence de vie parisienne, on peut compter sur Benjamin Biolay !
Notre chanteur vient en effet de dévoiler sur son Facebook une chanson qu’il met à disposition gratuitement au téléchargement : Dans Paris, une vision poético-cynique de notre bien aimée capitale. On retrouve tout le talent musical de celui dont La Superbe n’avait pas quitté notre iTunes des mois durant. Dans Paris, quelqu’un, quelque part, pense à vous, chante Biolay. Vous n’avez pas encore idée à quel point on pense à vous en ce moment…
Bobo Bix
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Bobocast - Episode 21 : Les Gérard
Arnaud Demanche, Stéphane Rose et Frédéric Royer : trois noms pour un seul prénom, Les Gérard. Chaque année, ils décorent le pire du cinéma et de la télévision, bientôt aussi de la politique. On suivait leurs cérémonies décalées quand elles n’étaient encore qu’un rendez-vous de hipsters au Réservoir en 2006. Désormais diffusées sur Paris Première elles ont gagné un public plus bobo qui apprécie leur critique de la culture beauf, tout comme de l’élitisme, dans une auto-dérision masochiste.

Des catégories fantaisistes aux dénominations originales nous font hurler de rire. Ainsi remettront-ils le 21 février prochain le “Gérard du réalisateur, quand tu vois ses films, ben t’as du mal à réaliser. Parce qu’en fait, lui aussi” (Christophe Honoré, Gaspard Noé, Jean-Luc Godard…), le “Gérard du chanteur qui fait l’acteur, ou le contraire, en tout cas dans un cas comme dans l’autre, il le fait mal” (Benjamin Biolay, Lio, Jacques Dutronc, Philippe Katerine…) ou encore le “Gérard du petit cul” (Mélanie Laurent, Clémence Poesy, Lea Seydoux…) et celui du “gros cul” (Catherine Deneuve, Isabelle Adjani, Judith Gros Derche…). Un peu de mauvais esprit qui ne fait pas de mal pour secouer tous ceux qui prennent cela trop au sérieux. Des gens qui se moquent à la fois des beaufs et des snobs, forcément ça nous parle. Mais où se situent Les Gérard dans tout ça ? Bobos, beaufs ou un peu tout ça ? A juger sur pièces dans ce bobocast et à 22h sur Paris Première le 21 février prochain.
B & B
Bobocast - Episode 20 : Florent Marchet
Quitte à paraitre (encore une fois) cliché, on est amateur de la très bobo chanson française à texte. Nous ne sommes pas passé à côté du troisième album de Florent Marchet, Courchevel dont nous vous avions déjà conseillé le titre Benjamin, ce jeune adulte atteint du syndrome de Peter Pan, qui nous touche. Dans son café repère du 11e arrondissement, en plein boboland, nous avons soumis le chanteur à notre questionnaire rituel. Surprise, il a une vie quotidienne beaucoup plus simple que celle qu’on avait imaginé. La preuve dans ce vingtième bobocast !
B & B
“Vous êtes toujours au courant du dernier bon disque qui sort, de l’expo qu’il faut voir et de la ville où il faut passer un petit week-end. Vous êtes ce que les instituts marketing appellent un leader d’opinion, on vous apprécie pour votre justesse d’analyse et vos opinions tranchées, mais il se peut que vous vous la pétiez un peu parfois en reprochant aux autres de ne s’intéresser à rien. Vous ne vous rendez pas toujours compte que tout le monde ne travaille pas dans le consulting et n’a pas 50 euros à mettre dans le commerce pour un concert.”
Bobocast - Episode 19 : Cyril Paglino
Une enfance à Trappes, passé par la case hip-hop et les caméras de Secret Story, on peut se demander ce que Cyril Paglino fout dans un bobocast. Si ce n’est que le rendez-vous est donné près de la rue Montorgueil et que toute une collection du magazine WAD nous accueille à l’entrée de sa boîte. Bossant désormais dans le web, entrepreneur à la tête de Wizee qui lance aujourd’hui sa V2, lisant Libé au quotidien, Blackberry et iPad à portée de main, toujours fourré dans les soirées de la com, Cyril ressemble désormais beaucoup plus au cliché bobo… Verdict, bobo or not bobo ?
B & B