Bobo de merde
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Kikou, tu me manques terriblement.
Pierre Bergé, le 2 mars 2009, en mode kikoolol, dans Lettres à Yves (éditions Gallimard). Sans commentaire.
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C’était la fête à Paris. Hier soir, M6 a donné le coup d’envoi de La Nouvelle Star 2010, incontestablement l’émission de télévision la plus bobo du PAF. Dans la capitale, on s’est avachi sur nos canapés pour regarder les premiers extraits des castings après avoir commandé sushis sur sushishop ou cuisiné des pâtes avec une sauce Sacla (nos préférées étant Aubergines alla parmigiana et Poivrons et mozzarella). Et, bien-sûr, nous avons lancé nos premières invitations pour regarder entre amis les premiers primes en direct de Baltard en mode plateau-télé.

Nous essaierons surtout d’oublier ce gougeât de Soan, le gagnant de la précédente édition alors que, l’année dernière, notre chouchoute s’appelait Camelia Jordana. Elle seule était digne de prendre la succession de nos nouvelles stars à nous (Christophe la tortue WillemJulien Lolito Doré et Benjamin Bogosse Siksou).

Magie de la promo, le premier single de Camélia est comme par miracle apparu la semaine dernière sur la toile. Et on aime déjà beaucoup Non non non, ce petit refrain rock décalé et entrainant.

Bobo Ben

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Ceci est un reportage. Précision utile dans la mesure où l’on pourrait prendre pour de la fiction historique ce documentaire sur les samedis soir des jeunes en province. Tourné à La Châtre en Indre (36), nous supposons qu’il s’agit d’un coin paumé de France, que nous sommes incapables de situer et qui nous paraît aussi lointain que la ferme célébrités de Zulu Nyala. Tout dans ce reportage est à des années lumière de nos samedis soirs parisiens (et même de nos samedis soirs provinciaux, lorsque, à jour de nos vaccins, nous nous décidons à passer le périph) !

On n’en rajoutera pas sur les looks, cela serait trop facile… Mais nous pensions que les bals populaires dataient du temps de nos parents, voire grands parents ; nous ne nous souvenions plus du quart d’heure de slow dans les boîtes ; nous croyions réservé aux fêtes foraines l’effet d’écho sur la voix du DJ ; nous avions oublié qu’à une époque, la capote prêtait encore à discussion ; que le garçon s’interrogeait seulement au bout d’un mois de la possibilité de coucher avec sa copine (aujourd’hui, ce serait plutôt premier soir ou pas ?) ; que la bouteille de bière coûtait 10 francs en boîte ; etc… On assiste même aux débuts du tuning ! Après avoir imaginé un instant la possibilité d’une faille spatio-temporelle, on situe approximativement le reportage au début des années 80. Mais, coup de grâce, le générique de fin nous apprend qu’il date de… 1995 !!! Alors on se renseigne auprès de nos grands frères et grandes soeurs, sur ce temps où le portable n’existait pas et on leur demande si leurs samedis soirs ressemblaient vraiment à ça, le verdict nous achève : “Je trouve ça super ! Mes soirées avec mes potes ressemblent encore à cela… C’est pour ça qu’à Paris je vais au Club 79 ! T’es pas un peu parisien toi ?” Thanks God, I’m a bobo !

Bobo Bix

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Ce n’est pas parce qu’un artiste n’est pas considéré comme faisant partie de l’élite qu’il mérite forcément le foutage de gueule le jour même de sa mort. Je ne pense pas que les journalistes de Libé, des Inrocks ou de Télérama feront des vannes le jour de la mort de leurs icônes à eux.
Je ne voudrais pas tomber dans le politiquement correct, c’est pas mon genre, mais à tous ces bobos de merde qui donnent des leçons au monde entier, qui sont incapables de respecter tout ce qui est populaire, ceux qui sont persuadés de détenir le bon goût, droits dans leurs bottes, sûrs de leur élégance et qui n’hésitent pas à piétiner le cadavre encore tiède d’une idole : j’ai envie de dire stop et j’ai même envie de dire fuck !
Le petit milieu parisien a sûrement encore envie de vous lire déverser votre bile mais nous, le public, parfois on en a assez. Filip Nikolic n’avait que 35 ans. Il avait une petite fille de 4 ans et demi. Il était beau. Et je crois vraiment que de là où il est : il vous emmerde !

Christophe Beaugrand, réagissant, sur Europe 1, le 17 septembre 2009, à un article de Libération (signé Alexandre Hervaud) sur le décès de Filip Nikolic des 2 Be 3.

De cette chronique est née l’envie de faire ce blog.