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Bobos de merde, grand voyageur

Tel le nain de jardin du père d’Amélie Poulain, notre livre continue son voyage et on apprécie toujours de recevoir vos photos (et vos messages) de Bobos de merde aux 4 coins du monde. Le bobo est visiblement voyageur : à Hambourg avec Camille, près de San Remo (Italie) avec Arthur ou même en Chine avec Philippe ! Y’a des bobos en Chine ?

Non, ces derniers temps, ils étaient plus nombreux du côté de Cannes pour le festival (à la palme d’Or qui nous laisse perplexe), comme Brigitte. Et à l’approche du pont de l’Ascension, on risque de les retrouver sur les plages de la façade Atlantique, comme Albert à Guidel Plage (Morbihan). Et il paraît que le livre est un agréable compagnon sur la serviette…

Bon week-end bande de bobos !

B & B

PS : Continuez à nous envoyer vos photos par mail, Facebook ou Twitter !

Bobos de merde, hors le périph’

Voilà un peu plus d’une semaine que notre livre, Bobos de merde, est disponible en librairies et que nous recevons vos photos de celui-ci dans des endroits bobos ou, pour certains chanceux, dans vos lieux de vacances de printemps. Nous les publions sur notre Facebook tout au long de la semaine, et chaque samedi, nous publierons nos 5 préférées sur le blog !

Pour cette première série, une sélection de photos uniquement en dehors du périphérique ! Parce qu’on ne trouve pas des bobos uniquement à Paris, ils existent aussi en Province et même à l’étranger… Merci à notre bande de bobos pour les photos, et plus particulièrement à Jennifer, Valentin, Simon, Fred et Steven, à tous ceux qui ont acheté le livre ou vont l’acheter ! Si l’on en croit les classements de Fnac.com ou les stats de ce blog (particulièrement bonnes cette semaine avec de nouveaux records), ce retour des bobos se confirme et vous pouvez aussi le suivre via cette revue de presse régulièrement mise à jour.

Bon week-end bande de bobos ! Demain, on reste en dehors du périph avec une chronique sur les bobos de province qui s’arrêtera à Strasbourg !

B & B

PS : Continuez à nous envoyer vos photos par mail, Facebook ou Twitter !

Frédéric Beigbeder : “On peut dire du bien des bobos !”

Quand nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure de ce livre, nous sommes d’abord allés à la rencontre de nombreux bobos avant de passer à la phase solitaire de l’écriture. En haut de la liste, Frédéric Beigbeder. Interlocuteur idéal pour écrire un livre sur les bobos et prétexte parfait pour un week-end à Guethary, début novembre…

Pas besoin de le cuisiner, Frédéric Beigbeder l’avoue d’entrée de jeu : “Je pense que je suis un bobo”. Je pense que… Pas sûr de lui ? Il analyse :

“Je suis né à Neuilly dans une famille de bourgeois béarnais avec une cuillère en argent dans la bouche. J’ai essayé de maintenir ce confort en travaillant beaucoup, donc bourgeois. Suis-je bohême ? J’ai des positions politiques plutôt de gauche, suis pour le changement, le partage des richesses, l’augmentation des impôts, un revenu minimal à la naissance. L’idée de partage et de gratuite est une idée d’avenir”.

S’il reconnaît avoir la trouille des Vélib’, c’est le seul aspect négatif qu’il retiendra du bobo. Lui aussi a l’image classique du mec qui porte un bébé sur son ventre en faisant du roller, mais Frédéric se pose en soutien des bobos.

“On peut dire du bien des bobos ! Je préfère cent mille fois un bobo, quelqu’un qui a eu la chance de naître dans un milieu favorisé mais réfléchit là-dessus, à un bourgeois qui veut payer moins d’impôts ou amener son argent en Suisse. C’est pour ça que je défends les bobos.”

Le sujet l’intéresse et Beigbeder part à la recherche du bobo dans l’histoire (“Les premiers bourgeois étaient des bobos puisqu’ils ont renversé la monarchie. C’étaient des révoltés”) ou dans la littérature avec les personnages de Tchekov tout comme celui du Guépard ou encore dans le Voyage au bout de la nuit de Céline (“Bardamu était peut-être le premier bobo, ou alors L’Etranger, de Camus). Sans perdre de vue l’aspect risible du bobo…

“Tu as des bobos qui vont acheter du bio, prendre une douche au lieu d’un bain, mais au fond, on sait que ces comportements sont ridicules face à des événements qui nous dépassent, vont nous broyer et aboutissent à un suicide collectif de l’humanité entière. Ce qui nous plaît et que nous trouvons ridicule là-dedans, c’est notre immobilisme. Tout cette attitude de révolte et de refus de l’embourgeoisement des bourgeois, c’est la nôtre. Derrière l’idée que les bobos nous énervent et nous fascinent, il y a les idées que les êtres humains des pays riches sont impuissants.”

Un ridicule qui expliquerait pourquoi rares sont ceux à se revendiquer bobo au premier degré depuis onze ans qu’existe le terme, alors que ce blog et ce livre sont nés parce que des gens ont assumé être des bobos de merde, intégrant leurs contradictions.

“Je ne connaissais pas votre blog, mais ça me fait hurler de rire. Parce que je suis lucide, j’adore me foutre de ma propre gueule, j’adore me moquer de tous les travers contemporains et je trouve que bobo de merde est une bonne expression dans laquelle il y a un effet miroir. Justement, j’ai 45 ans, je suis au Montana à parler avec des enfants pour rester jeune, c’est très ridicule. C’est bien la lucidité. Ca rejoint une schyzophrénie que j’avais en écrivant 99 francs…”

Une obsession de ne pas vieillir, de rester dans le coup, qui rend le bobo grotesque, victime du syndrome de Peter Pan. Victime aussi de son éducation traditionnelle…

“Les religions judéo-chrétiennes sont des religions de culpabilité. Il y a tellement de bobos parce qu’ils ont tous été éduqués dans ces religions. Tous ces trucs écolos sont le reflet de cette culpabilité.”

La culpabilité, un élément fondateur du bobo, que nous avons creusé. Culpabilité de sa condition bourgeoise par rapport au monde en crise, dans le cas d’un bobo comme Benoît. Culpabilité de son nouveau milieu social par rapport à des origines qu’on ne veut pas oublier, dans le cas d’un bobo comme Bixente.

“Vous vous rendez compte que vous faîtes un livre qui va sans doute s’intituler Bobos de merde, ce qui est un très bon titre. Et que le livre, apparamment léger que vous avez projeté d’écrire ne sera pas léger. Ca sera un livre profond sur la politique, la religion, la société actuelle. Les menaces qui pèsent sur les bobos de merde sont très profondes. Le bobo est un anti-héros, c’est peut-être le premier post-humain. Éclater de rire et se moquer de ça est une manière de survivre. Ça va vous emmener loin ce projet…”

Début novembre à Guethary, Beigbeder a lancé un sacré défi…

B & B

Bobos de merde, Bixente Barnetche & Benoît Daragon.
Editions Privé, en librairies dès le 21 avril, en pré-commande à la Fnac, sur Amazon, etc.

Bobos de merde,la soirée de lancement
Plus que quelques jours avant la sortie de ce livre dont nous vous parlons… Depuis 6 mois, notre vie sociale n’est plus qu’un lointain souvenir, tant nous nous sommes isolés pour l’écriture du roman. Le 21 avril, il paraît enfin et nous avons hâte de savoir ce que vous en pensez. Pour célébrer ce lancement et pour marquer notre retour à la vie, nous reviendrons aussi derrière les platines du Chacha Club, délaissées depuis notre soirée d’anniversaire au Murano. DJ set à minuit et dédicaces du livre tout au long de la soirée.Pour cette occasion très spéciale, des guests ! Le groupe Fancy viendra de la très bobo ville de Montreuil pour mixer à cette soirée au taux élevé en boboïtude et le duo Mickey Cupid, de New York et Bruxelles, fera sa première parisienne.



All Night Long (Original) by welovefancy



Mickey Cupid CLUB LIVE SET by MICKEY CUPID
Alors qu’à 21h, nous serons en direct sur Radio Campus Paris et qu’à 23h, nous serons sur Arte pour parler des bobos, le 21  avril s’impose plus que jamais comme la journée bobo ! Un rendez-vous à  ne pas manquer pour tout bobo de merde qui se respecte.
B & B

Bobos de merde, soirée de lancement -DJ set & dédicacesDJ guests : Fancy & Mickey Cupid21 avril - 22h > 5h - Chacha Club - 47 rue Berger (Paris 1er)Open bar champagne et sur liste (par mail) jusqu’à 23h30.Entrée prioritaire avec le livre à partir de 23h30.Event Facebook

Bobos de merde,
la soirée de lancement

Plus que quelques jours avant la sortie de ce livre dont nous vous parlons… Depuis 6 mois, notre vie sociale n’est plus qu’un lointain souvenir, tant nous nous sommes isolés pour l’écriture du roman. Le 21 avril, il paraît enfin et nous avons hâte de savoir ce que vous en pensez. Pour célébrer ce lancement et pour marquer notre retour à la vie, nous reviendrons aussi derrière les platines du Chacha Club, délaissées depuis notre soirée d’anniversaire au Murano. DJ set à minuit et dédicaces du livre tout au long de la soirée.

Pour cette occasion très spéciale, des guests ! Le groupe Fancy viendra de la très bobo ville de Montreuil pour mixer à cette soirée au taux élevé en boboïtude et le duo Mickey Cupid, de New York et Bruxelles, fera sa première parisienne.

All Night Long (Original) by welovefancy

Mickey Cupid CLUB LIVE SET by MICKEY CUPID

Alors qu’à 21h, nous serons en direct sur Radio Campus Paris et qu’à 23h, nous serons sur Arte pour parler des bobos, le 21 avril s’impose plus que jamais comme la journée bobo ! Un rendez-vous à ne pas manquer pour tout bobo de merde qui se respecte.

B & B

Bobos de merde, soirée de lancement -DJ set & dédicaces
DJ guests : Fancy & Mickey Cupid
21 avril - 22h > 5h - Chacha Club - 47 rue Berger (Paris 1er)
Open bar champagne et sur liste (par mail) jusqu’à 23h30.
Entrée prioritaire avec le livre à partir de 23h30.
Event Facebook

Des lettres et des chiffres
Un livre ce sont des lettres qui font des mots et qui forment des phrases. Mais ce sont aussi des chiffres. Des tonnes de chiffres.
Bobos de merde c’est 1 livre imprimé en 8 000 exemplaires, issu d’1 blog tenu par 2 mecs (1 Basque et 1 vrai Parisien). D’1 clash sur Twitter entre 2 journalistes, nous est venue l’idée de faire 1 blog sur 1 notion dans l’air du temps. Et ça raconte comment ces 2 mecs se sont rendus compte qu’ils étaient de sacrés bobos de merde. Les 24 chapitres sont rythmés par 24 chansons et illustrés par 26 dessins de Jonathan Zlatics.
Il nous a fallu 4 mois, et 6 petits-déjeuners de travail au Loir dans la Théière avec notre éditrice, pour écrire ces 230 000 signes qui constituent 38 540 mots regroupés dans 211 pages. C’est aussi 3 600 SMS échangés entre nous (30 par jour pendant 120 jours) et 10 heures de travail quotidiennes, 6 jours sur 7 (du moins au début car après nos dimanches sont rapidement devenus studieux également). C’est donc aussi 1 parenthèse dans notre vie sociale mais dans un climat serein car il y a eu 0 engueulade entre nous !
Ce livre c’est aussi 360 théières (3 par jour) de Detox de Kusmi tea et 1 200 milano de Pepperidge Farm. Soit 24 000 grammes de sucres ingurgités… Du coup, c’est 2 régimes pour perdre chacun 10 kilos, qui ont commencé par le test des 25 sortes de soupe (les pots de 600 grammes) commercialisées par New Covent Garden Soup. Et du sport 4 fois par semaine pendant au moins 2 heures.
Le résultat sort dans toutes les bonnes librairies le 21 avril au prix de 16,95€. l’occasion de faire la fête au Chacha Club le jour même à partir de 23h30. Le plus simple est d’aller faire un tour sur notre Facebook pour s’y inscrire et, en plus on a fait un jeu pour faire gagner 5 exemplaires du livre !
Bon week-end à tous bande de bobos !
B & B

Bobos de merde, Bixente Barnetche & Benoît Daragon.Editions Privé, en librairies dès le 21 avril, en pré-commande à la Fnac, sur Amazon, etc.

Des lettres et des chiffres

Un livre ce sont des lettres qui font des mots et qui forment des phrases. Mais ce sont aussi des chiffres. Des tonnes de chiffres.

Bobos de merde c’est 1 livre imprimé en 8 000 exemplaires, issu d’1 blog tenu par 2 mecs (1 Basque et 1 vrai Parisien). D’1 clash sur Twitter entre 2 journalistes, nous est venue l’idée de faire 1 blog sur 1 notion dans l’air du temps. Et ça raconte comment ces 2 mecs se sont rendus compte qu’ils étaient de sacrés bobos de merde. Les 24 chapitres sont rythmés par 24 chansons et illustrés par 26 dessins de Jonathan Zlatics.

Il nous a fallu 4 mois, et petits-déjeuners de travail au Loir dans la Théière avec notre éditrice, pour écrire ces 230 000 signes qui constituent 38 540 mots regroupés dans 211 pages. C’est aussi 3 600 SMS échangés entre nous (30 par jour pendant 120 jours) et 10 heures de travail quotidiennes, 6 jours sur (du moins au début car après nos dimanches sont rapidement devenus studieux également). C’est donc aussi 1 parenthèse dans notre vie sociale mais dans un climat serein car il y a eu 0 engueulade entre nous !

Ce livre c’est aussi 360 théières (3 par jour) de Detox de Kusmi tea et 1 200 milano de Pepperidge Farm. Soit 24 000 grammes de sucres ingurgités… Du coup, c’est 2 régimes pour perdre chacun 10 kilos, qui ont commencé par le test des 25 sortes de soupe (les pots de 600 grammes) commercialisées par New Covent Garden Soup. Et du sport 4 fois par semaine pendant au moins 2 heures.

Le résultat sort dans toutes les bonnes librairies le 21 avril au prix de 16,95€. l’occasion de faire la fête au Chacha Club le jour même à partir de 23h30. Le plus simple est d’aller faire un tour sur notre Facebook pour s’y inscrire et, en plus on a fait un jeu pour faire gagner 5 exemplaires du livre !

Bon week-end à tous bande de bobos !

B & B

Bobos de merde, Bixente Barnetche & Benoît Daragon.
Editions Privé, en librairies dès le 21 avril, en pré-commande à la Fnac, sur Amazon, etc.

Bobos de merde,
la bande originale du livre

Peut-on parler des bobos sans évoquer leur inépuisable passion pour la chanson à texte ? Ces chansons qui nous parlent et parlent de nous. La façon dont elles résonnent dans nos vies nous a aidé dans l’élaboration du plan du livre. La musique a occupé une place très importante durant l’écriture. Suivant les thèmes des chapitres, nous avons écouté différents albums. Plusieurs pages à écrire autour de l’enfance, de l’ennui ? La BO de Virgin Suicides a tourné en boucle. Des paragraphes plus nerveux avec des événements plus lourds ? Le rock a envahi nos oreilles. Parfois, nous avons écouté une seule et unique chanson pour tout un chapitre, tant le rythme correspondait à celui que l’on voulait. L’un a écrit le chapitre 14 sans jamais arrêter d’écouter Hasta que el cuerpo aguante (Dominique A), l’autre a rédigé le chapitre 21 sans lâcher L’Homme pressé (Noir Désir).

Car pour introduire chacun des 24 chapitres composant Bobos de merde, nous avons sélectionné 24 chansons françaises. Parfois, la chanson s’imposait d’elle-même ; parfois, il nous a fallu chercher plus longtemps pour trouver la bonne chanson dont le thème s’accordait avec celui du chapitre. Une bande originale en somme, à écouter avant, pendant ou après. Un nouveau droit impénétrable du lecteur que nous rajoutons à ceux établis par Pennac. Pour chaque chapitre, plutôt qu’un extrait littéraire, c’est donc une citation extraite de la chanson qui l’introduit. Une façon aussi de poser un univers musical et culturel, très bobo mais très éclectique.

A quelques jours de la sortie du livre, nous vous proposons donc le tracklisting et la playlist Spotify, pour ceux qui ne souhaiteraient pas attendre la lecture de Bobos de merde (dès le 21 avril) pour rentrer dans cet univers.

  1. Joséphine Baker, J’ai deux amours
  2. Edith Piaf, Sous le ciel de Paris
  3. Arnaud Fleurent-Didier, France Culture
  4. Michel Berger & France Gall, Ca balance pas mal à Paris
  5. Marie-Paule Belle, La Parisienne
  6. Alex Beaupain, A travers
  7. Adrienne Pauly, L’Amour avec un con
  8. Mickey 3D, Respire
  9. Florent Marchet, L’Idole
  10. Alain Souchon, Allo maman bobo
  11. Vanessa Paradis, Saint-Germain
  12. Camille, Paris
  13. Diam’s, Peter Pan
  14. Dominique A, Hasta que el cuerpo aguante
  15. Clarika, Moi en mieux
  16. Benjamin Biolay, La Vanité
  17. Zazie, Être et Avoir
  18. Miossec, La Facture d’électricité
  19. Etienne Daho, Sortir ce soir
  20. Jacques Dutronc, L’Opportuniste
  21. Noir Désir, L’Homme pressé
  22. Renaud, Les Bobos
  23. Benjamin Biolay, Padam
  24. M, Qui de nous deux

B & B

Bobos de merde, Bixente Barnetche & Benoît Daragon.
Editions Privé, en librairies dès le 21 avril, en pré-commande à la Fnac, sur Amazon, etc.

Bobocast - Episode 24 : Virginie Fuertes

Un livre, c’est d’abord une aventure humaine. Cela ressemble à une phrase toute faite et toute vide, mais ces derniers mois nous ont permis de réaliser à quel point elle était vraie. Une aventure collective, avec Jonathan Zlatics, fidèle parmi les fidèles, qui illustre le livre ; avec les correctrices qui ont eu la patience de relire et corriger toutes nos fautes, avec les équipes commerciales de Michel Lafon qui ont défendu le livre pour sa mise en place dans les librairies, avec Emmanuel désormais, notre attaché de presse, pour le défendre à notre tour dans les médias. Et avec tous ceux qui nous ont aidé, de près ou de loin, volontairement ou involontairement.

Une aventure qui n’aurait jamais été possible sans un coup de fil de Virginie Fuertes, notre éditrice, et un premier rendez-vous dans un café place Colette, avant de prendre nos quartiers au Loir dans la Théière pour de nombreux petits déjeuners de travail. Sur les tables des librairies : un titre, deux auteurs, mais c’est oublier un peu vite l’importance capitale de la relation avec l’éditeur, et en l’occurrence, avec notre éditrice. Une relation de confiance, où nous avons toute la liberté souhaitée pour écrire, tout en étant guidés et soutenus dans la création de ce premier ouvrage.

Ce livre n’aurait pas été le même avec quelqu’un d’autre que Virginie, et nous avisons envie de vous la présenter dans notre making-of. Car en plus d’être une super éditrice, c’est aussi une sacrée bobo ! Les éditeurs étant habitués à rester dans l’ombre, nous avons néanmoins réussi à séquestrer Virginie dans une salle de réunion de Michel Lafon pour lui soutirer ce bobocast, et la remercier de nous avoir supportés ces 6 derniers mois…

B & B

Bobos de merde,naissance d’un livre…
5 novembre, au Murano. Nous célébrions avec vous le premier anniversaire de ce blog. Ce soir-là, une jeune femme nous laissait une enveloppe. Un joli cadeau d’anniversaire, contenant un contrat d’édition d’ouvrage. Cette jeune femme, c’était Virginie Fuertes, travaillant chez Michel Lafon en tant qu’éditrice, et qui nous avait contactés quelques semaines plus tôt. A la base, un constat simple : les bobos ont envahi Paris et s’implantent également dans les grandes villes de Province. Quelle serait notre idée pour aborder dans un livre ce phénomène de société que l’on suit au quotidien (ou presque, d’accord…) sur ce blog ?
L’entrée à thèmes fut la première piste, rapidement abandonnée. Dresser l’inventaire des clichés bobos, déjà effectué plusieurs fois autour des parisiens, ne nous paraissait pas pertinent. Nous aurions pu opter pour une forme plus journalistique, enquêter sur les bobos, mais nous ne sommes pas sociologues et comment amener le lecteur à s’intéresser à cette classe rejetée ?
Sur ce blog, la mise en scène de nos propres clichés et notre complémentarité permettent au lecteur de se retrouver dans ce mode de vie bobo et de nous avouer, au fil des bobocasts, qu’eux aussi sont des bobos de merde. Ainsi a émergé l’idée d’une autofiction et l’écriture d’un synopsis, en faisant le choix d’une narration alternée entre les deux personnages principaux. Au cours du mois de novembre, nous avons travaillé le plan des 24 chapitres qui illustrent deux parcours croisés de construction et déconstruction. Chronologie des événements, psychologie des personnages, cohésion des thèmes traités : nous avons trituré ce plan dans tous les sens, déplaçant maintes et maintes fois les chapitres pour veiller à leur donner le plus de sens possible, s’assurer qu’ils se répondent les uns les autres, vérifier leur équilibre. Sur le mur, des feuilles barrées de flèches, de coups de Stabilo jusqu’à ce qu’il nous faille les réimprimer une nouvelle fois. Et recommencer.
Dans le même temps, des rencontres, des discussions. Beaucoup. Un besoin de discuter des bobos, de mieux comprendre cette classe, d’alimenter la machine à fiction, comme l’écrit Chuck Palahniuk. Comment peut-il y avoir autant de bobos puisqu’autant de gens rejettent cette classe ? Nombreux sont ceux qui nous demandent si l’on naît bobo ou si l’on devient. “Certains sont nés bobos, d’autres le sont devenus”, explique le descriptif de ce blog. Et si c’était faux ? Un week-end à Guethary, à la rencontre de Frédéric Beigbeder, donna lieu à une discussion particulièrement éclairante sur laquelle nous reviendrons. Ou comment, derrière un livre se voulant léger et drôle, se cachait un vrai sujet de société qui allait tuer notre vie sociale durant les trois mois d’écriture…
To be continued
B & B

Bobos de merde, en librairies le 21 avril.

Bobos de merde,
naissance d’un livre…

5 novembre, au Murano. Nous célébrions avec vous le premier anniversaire de ce blog. Ce soir-là, une jeune femme nous laissait une enveloppe. Un joli cadeau d’anniversaire, contenant un contrat d’édition d’ouvrage. Cette jeune femme, c’était Virginie Fuertes, travaillant chez Michel Lafon en tant qu’éditrice, et qui nous avait contactés quelques semaines plus tôt. A la base, un constat simple : les bobos ont envahi Paris et s’implantent également dans les grandes villes de Province. Quelle serait notre idée pour aborder dans un livre ce phénomène de société que l’on suit au quotidien (ou presque, d’accord…) sur ce blog ?

L’entrée à thèmes fut la première piste, rapidement abandonnée. Dresser l’inventaire des clichés bobos, déjà effectué plusieurs fois autour des parisiens, ne nous paraissait pas pertinent. Nous aurions pu opter pour une forme plus journalistique, enquêter sur les bobos, mais nous ne sommes pas sociologues et comment amener le lecteur à s’intéresser à cette classe rejetée ?

Sur ce blog, la mise en scène de nos propres clichés et notre complémentarité permettent au lecteur de se retrouver dans ce mode de vie bobo et de nous avouer, au fil des bobocasts, qu’eux aussi sont des bobos de merde. Ainsi a émergé l’idée d’une autofiction et l’écriture d’un synopsis, en faisant le choix d’une narration alternée entre les deux personnages principaux. Au cours du mois de novembre, nous avons travaillé le plan des 24 chapitres qui illustrent deux parcours croisés de construction et déconstruction. Chronologie des événements, psychologie des personnages, cohésion des thèmes traités : nous avons trituré ce plan dans tous les sens, déplaçant maintes et maintes fois les chapitres pour veiller à leur donner le plus de sens possible, s’assurer qu’ils se répondent les uns les autres, vérifier leur équilibre. Sur le mur, des feuilles barrées de flèches, de coups de Stabilo jusqu’à ce qu’il nous faille les réimprimer une nouvelle fois. Et recommencer.

Dans le même temps, des rencontres, des discussions. Beaucoup. Un besoin de discuter des bobos, de mieux comprendre cette classe, d’alimenter la machine à fiction, comme l’écrit Chuck Palahniuk. Comment peut-il y avoir autant de bobos puisqu’autant de gens rejettent cette classe ? Nombreux sont ceux qui nous demandent si l’on naît bobo ou si l’on devient. “Certains sont nés bobos, d’autres le sont devenus”, explique le descriptif de ce blog. Et si c’était faux ? Un week-end à Guethary, à la rencontre de Frédéric Beigbeder, donna lieu à une discussion particulièrement éclairante sur laquelle nous reviendrons. Ou comment, derrière un livre se voulant léger et drôle, se cachait un vrai sujet de société qui allait tuer notre vie sociale durant les trois mois d’écriture…

To be continued

B & B

Bobos de merde, en librairies le 21 avril.

Bobos de merde, en librairies dès le 21 avril !
Le  Front National très haut, Carré Viiip, le Show Johnny… Depuis  Hambourg et Beyrouth, nos villégiatures de vacances, il faut bien  l’avouer, nous avons hésité à rentrer. Puis, nous avons constaté les  très mauvaises audiences de ces programmes de beaufs et les sondages toujours aussi élevés pour le “candidat des bobos”. Nous voilà rassurés sur l’état de boboïsation de la France et nous sommes donc de retour !
De  retour après des vacances très bobos. De retour après de longues  semaines de jachère sur ce blog. De retour après des mois intenses  d’écriture. Après le twitter, ce site, les bobocasts et les soirées, nous abordons les bobos d’une nouvelle manière. Le 21 avril prochain, les éditions Privé publieront Bobos de merde, chez Michel Lafon. Sous la forme du roman, nous prolongeons notre exploration de l’univers des bobos.
Du blog au livre, 220 pages totalement inédites, et non la simple publication de nos papiers, avec des illustrations de Jonathan Zlatics.  Chaque support se prête à une approche différente. Comment devient-on  bobo ? Comment ce mode de vie, souvent moqué et décrié, devient un  phénomène social ? S’étend même au point de devenir la nouvelle norme,  si l’on en croit le dernier Philosophie Magazine. Avec l’autofiction pour parti pris, c’est vous que l’on raconte à travers nous.
Au cours des prochaines semaines, nous vous en dirons plus sur ce livre. Jusqu’à la parution, nous vous proposerons aussi le making of de ce qui fut, en elle-même, une aventure très bobo. L’ouvrage est déjà disponible en pré-commande sur Amazon, la Fnac ou dans votre libraire.
Les bobos ont déjà foiré un 21 avril, soyez au rendez-vous sur celui-là !
B & B

Bobos de merdeBixente Barnetche, Benoît Daragon.Editions Privé - 16,95 €

Bobos de merde,
en librairies dès le 21 avril !

Le Front National très haut, Carré Viiip, le Show Johnny… Depuis Hambourg et Beyrouth, nos villégiatures de vacances, il faut bien l’avouer, nous avons hésité à rentrer. Puis, nous avons constaté les très mauvaises audiences de ces programmes de beaufs et les sondages toujours aussi élevés pour le “candidat des bobos”. Nous voilà rassurés sur l’état de boboïsation de la France et nous sommes donc de retour !

De retour après des vacances très bobos. De retour après de longues semaines de jachère sur ce blog. De retour après des mois intenses d’écriture. Après le twitter, ce site, les bobocasts et les soirées, nous abordons les bobos d’une nouvelle manière. Le 21 avril prochain, les éditions Privé publieront Bobos de merde, chez Michel Lafon. Sous la forme du roman, nous prolongeons notre exploration de l’univers des bobos.

Du blog au livre, 220 pages totalement inédites, et non la simple publication de nos papiers, avec des illustrations de Jonathan Zlatics. Chaque support se prête à une approche différente. Comment devient-on bobo ? Comment ce mode de vie, souvent moqué et décrié, devient un phénomène social ? S’étend même au point de devenir la nouvelle norme, si l’on en croit le dernier Philosophie Magazine. Avec l’autofiction pour parti pris, c’est vous que l’on raconte à travers nous.

Au cours des prochaines semaines, nous vous en dirons plus sur ce livre. Jusqu’à la parution, nous vous proposerons aussi le making of de ce qui fut, en elle-même, une aventure très bobo. L’ouvrage est déjà disponible en pré-commande sur Amazon, la Fnac ou dans votre libraire.

Les bobos ont déjà foiré un 21 avril, soyez au rendez-vous sur celui-là !

B & B

Bobos de merde
Bixente Barnetche, Benoît Daragon.
Editions Privé - 16,95 €

Quand la Carte bleue fait grise mine, les bobos redécouvrent le territoire

A la grande surprise de personne, les jurés du prix Goncourt ont donc couronné Michel Houellebecq en ce début de semaine, et les rares parmi nous qui ne s’étaient pas encore procuré La Carte et le territoire se sont précipités dans leur librairie indépendante la plus proche. Si chaque rentrée littéraire s’évertue à établir un nouveau record en terme de parutions, il n’y a toujours que quelques livres que les bobos se doivent d’avoir lu afin de pouvoir se gausser dans les dîners en ville et sortir des phrases toutes faites comme “Je l’ai lu, et c’est de loin son meilleur”… Avouez-le, combien de fois depuis septembre avez-vous entendu cette phrase au sujet du dernier Houellebecq ? Une telle sentence présentant l’avantage de laisser croire à votre interlocuteur que vous avez lu absolument tout de l’auteur, même si c’est complètement faux.

Photo Manuel Lagos Cid (Paris Match)

Nous n’avons pas lu tout Houellebecq, et nous n’avons même pas apprécié tout ce que nous avons pu lire de lui. Nous n’avons pas lu toute la rentrée littéraire, donc nous ne vous dirons pas si c’est le meilleur livre de celle-ci. Mais, à la différence de certains de nos congénères, nous avons vraiment lu La Carte et le territoire, nous avons aimé, et n’attendions qu’un prétexte pour vous en parler, voilà chose faite ! Le hasard a même voulu que je le lise à la campagne, à l’occasion d’un week-end en Normandie, et je n’ai pu m’empêcher de mettre en parallèle ma propre escapade hors Paris avec le retour à la campagne que met en exergue ce livre, “inventaire mélancolique et ironique de la France d’aujourd’hui et de demain (vers 2020) : un manège de « people » qui tourne à vide côté ville ; un musée touristique « bobo », côté champs”, comme l’écrivent Les Echos.

Bien qu’écolos et adeptes du bio, les bobos, enfants de la pollution, ont longtemps eu des boutons à la simple idée de dépasser le périphérique pour s’aventurer dans des régions où la 3G relève encore d’une science-fiction à laquelle même les frères Bogdanoff n’oseraient rêver. Jean-Pierre Pernault, avec son journal télévisé qui vante chaque jour les mérites de la ruralité, est leur antéchrist ; il est donc cocasse de le retrouver protagoniste de ce roman aux côtés de Frédéric Beigbeder, personnalité déjà bien plus bobo. Pourtant, même celui-ci confesse délaisser de plus en plus Paris ces derniers temps au profit de Guéthary, village de la Côte Basque. Retour aux sources, à l’enfance, déjà évoqué dans son Roman français, étayé par Houellebecq ici, dont le propre personnage s’isolera dans un trou perdu de la France (mais étant donné que l’auteur s’isole déjà dans un trou perdu de l’Irlande, c’est nettement moins sensationnel).

Qu’est-il arrivé aux bobos pour qu’ils se mettent ainsi à redécouvrir le chemin de la province ? Choc des cultures, de plus en plus d’agriculteurs se mettent à ouvrir des chambres d’hôte pour accueillir de nombreux parisiens stressés en quête de dépaysement et d’air pur à bas prix. La cuisine traditionnelle revient en force, au détriment de la cuisine fusion, pourtant très en vogue durant la décennie précédente. De grands musées parisiens se mettent à ouvrir des antennes au milieu de nulle part, à la faveur de nouvelles lignes TGV, parce que c’est tellement plus chic de dire qu’on est allé au Centre Pompidou de Metz plutôt qu’à celui de Beaubourg. Dépités par les prix de l’immobilier parisien, ceux qui voulaient acheter un appartement se rabattent sur une maison de campagne qu’ils retaperont eux-mêmes, tels des Valérie Damidot au grand air qu’ils sont… Et si, malgré leur apparent train de vie bourgeois, les bobos subissaient juste la crise ?

Bobo Bix

Michel Houellebecq, La Carte et le territoire (Flammarion, 2010, 22€)

L'invité d'Inter 01.04.2010 - Radio France

L'invité d'Inter 01.04.2010

by Radio France
album France Inter - L'invité d'Inter

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N’allez surtout pas croire que nous ne faisons que sortir ! Sous notre air futile, on réfléchit tout de même à la satanée époque dans laquelle nous vivons. L’autre jour nous discutions Bix’ et moi du fait que le cinéma américain avait pris énormément de place dans notre vie culturelle. Seuls les cinéastes de Los Angeles semblent désormais capables de réaliser des grands films : spectaculaires, bien filmés et tout de même intelligents. Last but not least, leurs films parlent à la planète entière. En effet, de Los Angeles à Paris, en passant par Tokyo, Rio ou Johannesburg, le public se rue sur le dernier Spider Man, des enfants de toutes les couleurs s’extasient devant les Pixar et toutes les adolescents du monde se sont éclatés devant le “trop génial” (mais pas très malin) Avatar.

En produisant ce genre de cinéma à la chaîne, les ‘ricain réussissent ainsi à exporter leur culture. Là où les Français, et notamment les élites, étaient depuis longtemps très hostiles à ces blockbusters, aujourd’hui le maintream est devenu plus chic. Et de plus en plus de bobos parisiens voir dans leurs MK2 les mêmes grosses productions que les Caennais à l‘UGC Ciné Cité Mondeville. Et le cinéma français, aussi subtile soit-il, doit se remettre en question face à cette déferlante venue de l’ouest à laquelle il peine à résister. Quant au cinéma des autres pays, il devient de plus en plus difficile de le voir chez nous… Si chaque pays garde son cinéma local, celui-ci n’arrive plus à s’exporter devant la puissance de la culture de masse américaine.

Tout cela pour vous dire que Frédéric Martel, un journaliste qui présente l’excellente émission autour des médias sur France Culture, réfléchit à tout cela depuis plusieurs années. Il vient de sortir un livre chez Flammarion intitulé Mainstream, enquête sur cette culture qui plait à tout le monde. Un essai dont tout le monde parle ces jours-ci tant sur France Inter (Frédéric Martel était l’invité du 6/9 hier jeudi et le son est ci-joint) ou dans la presse et notamment dans les Inrocks qui fait cette semaine un numéro spécial sur le sujet. Martel analyse l’ensemble de la domination américaine dans l’industrie culturelle (cinéma, musique, séries tv, jeux vidéos, etc.)

Un essai qui fait réfléchir sur l’économie culturelle américaine, sur son influence (tout le monde adopte ses codes) et les conséquences qu’elle a sur la culture de notre pays et sur celles de nos voisins. Ce livre fait réaliser qu’une guerre culturelle est en cours et nous en sommes les soldats. C’est à nous de résister ou, à défaut, de consommer en conscience. Un sujet tout simplement passionnant.

Bobo Ben

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