Rendez-nous Nouvelle Star !
Décidément qu’est ce qu’on râle en ce moment ! Mais on n’en peut PLUS de Beauf Factor. On l’a déjà dit lors du démarrage de Top Chef, M6 avait (contrairement à TF1) réussi à rendre branchouille ses émissions de télé-réalité, pourtant par essence mainstream. C’était le cas de Nouvelle Star qui, après des débuts erratiques, s’est émancipée de la Star Ac’ et avait fini par la tuer. 
La chaîne et le jury avaient enlevé tout le coté télé-réalité, rendu le rock obligatoire, imposé aux candidats de réorchestrer leurs reprises, favorisant davantage les musiciens aux braillards et expliqué difficilement aux gamines qui envoient des SMS que le physique ne compte pas quand on ambitionne de faire de la musique. Résultat : la Nouvelle Star a enfanté un magnifique cheptel de bobos : Christophe Willem, Julien Doré, Camélia Jordana, Luce et compagnie.
Et là c’est le drame. Les bobos se lassant vite et adorant détester ce qu’ils ont adoré, les audiences se sont progressivement érodées. Et  M6 a décidé, l’année dernière, d’arrêter Nouvelle Star. Il y a quelques semaines, elle a été remplacé par un autre télé-crochet X Factor. Nous laissant comme orphelins…
En fait X Factor c’est un peu le cousin beauf de Nouvelle Star. A part le décors tout est moche. On retrouve tous les artifices que l’on détestait dans la Star Ac’. Les candidats qui postulent en groupe sont ringards. Des minets sans talents sont reconduits chaque semaine car ils ont une mèche sur le front comme qui-vous-savez. Les filles reprennent du Daniel Balavoine et ne font plus de ACDC.  Les meilleurs sont éliminés car trop vieux. Et à la place d’André Manoukian et Philippe Manoeuvre qui citaient Gilles Deleuze, on a une canadienne qui n’arrête pas de brailler et un inconnu grisonnant qui soutient des candidats indéfendables et porte des vestes encore plus indéfendables. Bref, c’est insupportable pour nos oreilles de bobos.
Donc, à partir d’aujourd’hui, nous ne regarderons plus X Factor, même en cachette. Désormais le mardi on ira au ciné et tant pis si on va voir des films snobinards. Et en bons bobos de merde, en rentrant on se mettra Ce soir (ou jamais !), la plus intéressante émission du PAF qui va malheureusement bientôt devenir hebdomadaire…
Bobo Ben, qui, c’est promis, ne râlera plus !

Rendez-nous Nouvelle Star !

Décidément qu’est ce qu’on râle en ce moment ! Mais on n’en peut PLUS de Beauf Factor. On l’a déjà dit lors du démarrage de Top Chef, M6 avait (contrairement à TF1) réussi à rendre branchouille ses émissions de télé-réalité, pourtant par essence mainstream. C’était le cas de Nouvelle Star qui, après des débuts erratiques, s’est émancipée de la Star Ac’ et avait fini par la tuer. 

La chaîne et le jury avaient enlevé tout le coté télé-réalité, rendu le rock obligatoire, imposé aux candidats de réorchestrer leurs reprises, favorisant davantage les musiciens aux braillards et expliqué difficilement aux gamines qui envoient des SMS que le physique ne compte pas quand on ambitionne de faire de la musique. Résultat : la Nouvelle Star a enfanté un magnifique cheptel de bobos : Christophe Willem, Julien Doré, Camélia Jordana, Luce et compagnie.

Et là c’est le drame. Les bobos se lassant vite et adorant détester ce qu’ils ont adoré, les audiences se sont progressivement érodées. Et M6 a décidé, l’année dernière, d’arrêter Nouvelle Star. Il y a quelques semaines, elle a été remplacé par un autre télé-crochet X Factor. Nous laissant comme orphelins…

En fait X Factor c’est un peu le cousin beauf de Nouvelle Star. A part le décors tout est moche. On retrouve tous les artifices que l’on détestait dans la Star Ac’. Les candidats qui postulent en groupe sont ringards. Des minets sans talents sont reconduits chaque semaine car ils ont une mèche sur le front comme qui-vous-savez. Les filles reprennent du Daniel Balavoine et ne font plus de ACDC. Les meilleurs sont éliminés car trop vieux. Et à la place d’André Manoukian et Philippe Manoeuvre qui citaient Gilles Deleuze, on a une canadienne qui n’arrête pas de brailler et un inconnu grisonnant qui soutient des candidats indéfendables et porte des vestes encore plus indéfendables. Bref, c’est insupportable pour nos oreilles de bobos.

Donc, à partir d’aujourd’hui, nous ne regarderons plus X Factor, même en cachette. Désormais le mardi on ira au ciné et tant pis si on va voir des films snobinards. Et en bons bobos de merde, en rentrant on se mettra Ce soir (ou jamais !), la plus intéressante émission du PAF qui va malheureusement bientôt devenir hebdomadaire…

Bobo Ben, qui, c’est promis, ne râlera plus !

C’est ça la France.

Favorite. La France est favorite. Amaury Vassili est en tête de tous les pronostiques pour le concours Eurovision 2011 qui a lieu ce soir. Ce petit minet imberbe de 21 ans pourrait l’emporter et devenir, 34 ans après Marie Myriam, le chanteur français le plus connu d’Europe… Enfin au moins jusqu’à dimanche matin…

Sognu, le titre qu’il va chanter, rappelle les pires heures de cette insupportable variété lyrique portée au pinacle par Florent Pagny ou Andrea Bocelli (que son aveuglement poussa jusqu’au plateau de la Star Ac’). Chanté en langue corse, ce titre incarne un régionalisme suranné et beauf qui estomaque nous autres iconoclastes. La sélection d’Amaury Vassili a dû faire hurler le Nouvel Obs qui, il y a peu, avait accusé Nolwenn Leroy de représenter «l’image de la France rurale, l’image de la France des terroirs et des territoires» (citation du député UMP Christian Jacob) avec son album Bretonne, incompréhensible succès de ce début d’année qui s’ajoute à celui encore plus flippant du film de Dany Boon, Rien à déclarer.

Afin que le peuple d’Europe n’ait pas cette image de la création et de la scène française, prions pour qu’un groupe de zombis finlandais ne viennent lui piquer cette victoire promise ! Et que l’année prochaine, notre beau pays envoie Brigitte Fontaine faire la conne chanter et montrer que les Français sont plus marrant que ce petit puceau tout droit sorti de Les Choristes.

De toute façon un bon bobo boycotte un concours aussi kitsch que ringard qui a fait naître le pire de la chanson mondiale à savoir ABBA et Céline Dion. Vous devriez, comme nous, trouver assez facilement quelque chose de plus palpitant à faire !

Bon week-end, bande de bobos !

Bobo Ben.

Top Chef revient !

On regarde peu la télé. D’abord parce que l’on sort beaucoup et, ensuite, parce que les soirs où nous sommes chez nous, nous préférons regarder un DVD que nous abrutir devant un téléfilm de la Une.

De temps à autre, nous allumons une chaîne d’info continue pour connaître les derniers rebondissements des mouvements révolutionnaires en Afrique du nord. Nous regardons aussi parfois La Semaine des Guignols ou la finale de coupe du monde de Handball, ainsi que des magazines politique ou d’actualité (Ce soir ou jamais, Dimanche+, Envoyé Spécial, Capital, Un œil sur la planète, Un Jour/un Destin). Mais on a du mal à se poser devant une télévision beaucoup trop mainstream pour nous…

Puis un jour est arrivée Nouvelle Star. On a raté les premières saisons par hostilité de principe à la télé-réalité (ses caméras dans les douches, ses faux couples, ses pipes dans les piscines et la grosse Régine dans la Ferme). Attiré par le phénomène Christophe - la Tortue - Willem, on a jeté un œil au télé-crochet de la Six. On s’est rendu compte qu’une forme de télé-réalité (sans enfermement ni suivi au quotidien) permettait de dénicher des artistes talentueux et que la télévision pouvait diffuser du rock pointu, avec des arrangements originaux, et ironiser des pires conneries de la variété française.

Comme cela nous arrive parfois, nous sommes devenus accrocs à ce programme populaire. Nous nous sommes surpris à soutenir, année après année, Christophe Willem, Julien Doré, Benjamin Siksou et Camélia Jordana avant d’être un peu lassé que nos chouchous soient systématiquement battus. L’hiver dernier, on pensait ne plus rallumer la télévision quand on a découvert Top Chef.

Le grand concours de cuisine, qui reprend du service ce soir sur M6, nous a rendu dingues. Les épreuves captivantes auxquelles sont soumises des jeunes professionnels de la cuisine et le redoutable jury de chefs étoilés nous ont fixés sur notre canapé tous les lundis soirs pendant plus de 3 heures (oui Top Chef c’est long…) ! Mais, surtout, Top Chef défend la sueur et les neurones (quand la télé prône l’oisiveté et la vulgarité). Il suffit de voir les appétissantes assiettes que préparent les candidats pour en être convaincu. Et, last but not least, Top Chef, nous a donné envie de mieux bouffer et de nous améliorer en cuisine !

Chaque lundi soir, on sera plus que jamais rivé devant Top chef, entourés de nos amis proches, tout en préparant un bon diner. La production a promis aux 14 candidats de l’édition 2011 (deux de plus que l’année dernière ce qui laisse présager deux prime-time supplémentaires) des épreuves encore plus folles. Il y a quelques semaines, M6 nous a montré une séquence où les “maîtres” de chaque candidat (prof, proches, patrons) choisissent eux-même les ingrédients pour leur poulain avant de juger le résultat. Selon les premières images, les candidats devront aussi préparer un repas pour Sébastien Chabal (!?!?!?). Une séquence très #wtf qui, grâce au talent des équipes de Fremantle, pourrait s’avérer très #lol.

Bref, nous serons devant notre poste ce soir, et tous les lundis qui viennent ! D’avance, merci de ne pas nous déranger.

Bobo Ben

Je l’avoue cet été j’ai cédé à l’appel du Mainstream (comme le dit le camarade Frédéric Martel). Je suis allé voir des blockbusters au cinéma ! Non pas pour me frotter à la populace qui squatte les multiplexes des grandes villes ou, pire, les petites salles des stations balnéaires. Non, je suis délibérément allé dans mon MK2 préféré voir Inception puis Toy Stoy 3, deux des plus gros succès de l’été.

J’ai beaucoup aimé ces deux films qui prouvent une fois de plus que le cinéma américain est capable de faire des films ultra grands-public, avec des moyens considérables, rythmés, à vocation internationale mais qui n’oublient pas d’avoir un scénario intelligent, de provoquer de l’émotion et de faire rêver. Deux films qui démontrent une fois de plus que tout ce qui sort de la tête de Christopher Nolan ou des studio Pixar frôlent le génie.

Ces deux films m’ont donc donné envie de cinéma. J’ai donc profité de la grisaille d’août pour retrouver ce bon vieux cinéma d’auteur qui a assurément plus besoin de mes 10 euros la séance que ceux sortis des majors américaines que je peux télécharger illégalement en toute impunité (avant qu’Hadopi ne m’envoie son ****** de mail d’avertissement).

Je suis donc allé voir le poétique L’Arbre de Julie Bertucelli et le violent The Killer inside me de Michael Winterbottom. Même si j’ai moins aimé le second, ces deux œuvres m’ont tout de même rassuré : avec des petits moyens on peut signer des films scotchant !

Avec la rentrée viennent les bonnes résolutions. Je me promets donc de fréquenter ma salle de quartier et allé voir les films primés à Cannes qui sortent ces jours-ci. A commencer par la palme Oncle Boonmee du cinéaste Thaïlandais au nom imprononçable. Sans grand enthousiasme vu les critiques très négatives.

En revanche je ne regrette pas du tout d’être aller voir Des Hommes et des Dieux. J’ai eu la chance d’aller cette semaine à une avant-première de ce film très touchant. Assez lent, il parle plus de la foi que du massacre des moines de Tibhirine qui sert de toile de fond. Xavier Beauvois ne cherche pas à pointer les responsables de ce carnage mais veut comprendre la motivation de ces moines qui ont fait route plus ou moins consciemment vers le martyr. Vraiment fascinant. Les comédiens (dont Lambert Wilson et Michael Lonsdale en tête) sont époustouflants. Un des meilleurs films qu’il m’ait été donné de voir cette année.

Je vous conseille donc vivement Des Hommes et des Dieux entre la séance de Piranha 3D et celle de Potiche  (car je ne vais pas faire mon cinéphile austère je vais aussi me précipiter regarder ces deux comédies).

Bobo Ben

L'invité d'Inter 01.04.2010 - Radio France

L'invité d'Inter 01.04.2010

by Radio France
album France Inter - L'invité d'Inter

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N’allez surtout pas croire que nous ne faisons que sortir ! Sous notre air futile, on réfléchit tout de même à la satanée époque dans laquelle nous vivons. L’autre jour nous discutions Bix’ et moi du fait que le cinéma américain avait pris énormément de place dans notre vie culturelle. Seuls les cinéastes de Los Angeles semblent désormais capables de réaliser des grands films : spectaculaires, bien filmés et tout de même intelligents. Last but not least, leurs films parlent à la planète entière. En effet, de Los Angeles à Paris, en passant par Tokyo, Rio ou Johannesburg, le public se rue sur le dernier Spider Man, des enfants de toutes les couleurs s’extasient devant les Pixar et toutes les adolescents du monde se sont éclatés devant le “trop génial” (mais pas très malin) Avatar.

En produisant ce genre de cinéma à la chaîne, les ‘ricain réussissent ainsi à exporter leur culture. Là où les Français, et notamment les élites, étaient depuis longtemps très hostiles à ces blockbusters, aujourd’hui le maintream est devenu plus chic. Et de plus en plus de bobos parisiens voir dans leurs MK2 les mêmes grosses productions que les Caennais à l‘UGC Ciné Cité Mondeville. Et le cinéma français, aussi subtile soit-il, doit se remettre en question face à cette déferlante venue de l’ouest à laquelle il peine à résister. Quant au cinéma des autres pays, il devient de plus en plus difficile de le voir chez nous… Si chaque pays garde son cinéma local, celui-ci n’arrive plus à s’exporter devant la puissance de la culture de masse américaine.

Tout cela pour vous dire que Frédéric Martel, un journaliste qui présente l’excellente émission autour des médias sur France Culture, réfléchit à tout cela depuis plusieurs années. Il vient de sortir un livre chez Flammarion intitulé Mainstream, enquête sur cette culture qui plait à tout le monde. Un essai dont tout le monde parle ces jours-ci tant sur France Inter (Frédéric Martel était l’invité du 6/9 hier jeudi et le son est ci-joint) ou dans la presse et notamment dans les Inrocks qui fait cette semaine un numéro spécial sur le sujet. Martel analyse l’ensemble de la domination américaine dans l’industrie culturelle (cinéma, musique, séries tv, jeux vidéos, etc.)

Un essai qui fait réfléchir sur l’économie culturelle américaine, sur son influence (tout le monde adopte ses codes) et les conséquences qu’elle a sur la culture de notre pays et sur celles de nos voisins. Ce livre fait réaliser qu’une guerre culturelle est en cours et nous en sommes les soldats. C’est à nous de résister ou, à défaut, de consommer en conscience. Un sujet tout simplement passionnant.

Bobo Ben

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