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29 billets comportant le tag mode
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Portfolio : les ateliers spéciaux de Vuitton
Louis Vuitton sur Bobo de merde ? La marque qui symbolise le luxe et le bling-bling sur un blog de bobos ? Aurions-nous fumé du crocodile et perdu toutes nos valeurs depuis que le showroom de The Kooples s’est installé place Vendôme (tout un symbole) ? Non, rassurons-vous (et rassurons-nous) tout de suite, la célèbre toile monogramme, dont les faux plaisent tant aux cailleras, ne trouve pas encore place à notre main. Cela ne nous empêche pas de reconnaître et d’apprécier ce qui reste un savoir-faire français. A l’heure où bon nombre d’entre-nous se sont intéressés à la démondialisation d’Arnaud Montebourg durant la primaire socialiste, ça nous change des pulls Zadig & Voltaire fabriqués en Turquie !
Dans le cadre de ses Journées Particulières, LVMH a récemment ouvert la maison de famille et l’atelier des commandes spéciales de Louis Vuitton à Asnières. Opération qui a de fortes chances d’être renouvelée vu le succès… Une visite avec la directrice des lieux est l’occasion de découvrir le travail de personnes qui ne se définissent pas comme des artisans mais comme un collectif de savoir-faire. Chaque employé a d’ailleurs son propre tablier avec son prénom et sa date d’arrivée dans l’entreprise. Les commandes spéciales, c’est tout ce qu’on ne trouve jamais dans la commerce. Environ 500 pièces uniques créées chaque année suivant le désir des clients les plus aisés. On y aperçoit ainsi des choses assez classiques comme des malles pour un service ménager ou d’autres qui emballent parfaitement une station Bose ou une guitare. “A partir du moment où ça voyage et que ce n’est pas une copie de la concurrence, on fait tout !” Si Lilianne Bettencourt veut une malle pour envoyer sa fille à Katmandou, c’est à eux qu’elle devra faire appel…
Soucieux de leur réputation d’excellence, chaque détail compte, vérifiés grâce à une quarantaine de points de contrôle, quitte à tout recommencer. Afin de ne pas abîmer la toile, le marteau est en croûte de porc pour planter 500 à 1 000 clous sur un bagage, bien plus encore sur une malle. Lorsqu’on souhaite un cuir brillant, on pourrait imaginer l’utilisation d’un vernis mais la brillance doit en réalité être naturelle et remonter de la peau elle-même, travaillée en ce sens grâce à une pierre d’Agathe. Seules les parties les plus nobles des peaux sont conservées et il vaut mieux ne pas oublier le numéro d’identification du crocodile si vous ne voulez pas rester bloquer à la douane !
Si Louis Vuitton n’est plus un artisan, au-delà de l’image de la multinationale du luxe, l’entreprise aime à s’approcher de l’art. L’art de voyager, comme ils se plaisent à le dire ou à le mettre en scène avec l’amusante série d’oeuvres Maroquinaris Zoologicae de Billie Achilleos, transformant des bagages en animaux. L’art d’un savoir-faire qui s’entretient, comme on l’observe dans ces ateliers. Ce que même un bobo sait apprécier…
Bobo Bix
Portfolio : Versailles au goût du jour
Qu’irait faire un bobo à Versailles ? Xavier Veilhan, Murakami et autres artistes contemporains invités par le Château sont autant de raisons qui peuvent nous pousser à prendre le RER C jusqu’au domaine de Louis XIV (oui, on a bien dit RER…). Mais cette fois, pas d’exposition polémique dans les jardins, plutôt une mise en scène dans les appartements du Grand Trianon où le Château de Versailles propose, en association avec le Musée Galliera, le XVIIIème au goût du jour, mélange de costumes de l’époque des Lumières avec des créations contemporaines de Vivienne Westwoord, Karl Lagerfeld, Christian Lacroix, Martin Margiela, Alexander Mc Queen, et bien d’autres. Des vêtements qui oscillent entre haute couture, prêt à porter et costumes de cinéma puisqu’on y retrouve une robe Rochas créée pour le film Marie-Antoinette de Sofia Copolla. L’expo qui se tient jusqu’au 9 octobre apporter une dimension très particulière au Grand Trianon, recréant l’atmosphère exubérante de cette époque des courtisanes. Une bonne excuse pour retourner à Versailles.
Bobo Bix
How to make it in America,
les teasers de la saison 2 !

C’est la série la plus cool du moment, et aussi la plus bobo puisque ses deux personnages principaux sont de sacrés bobos new-yorkais ! On vous en parle presque depuis le début du blog ici, mais aussi ici et ici puisque la chanson phrase de la série, I need a dollar, d’Aloe Blacc fut l’un des tubes de l’été dernier ! Inutile que l’on attendait avec impatience le retour de Ben & Cam pour une seconde saison de How to make it in America sur HBO (ou, pour les français, sur des sites que l’on ne nommera pas mais ceux qui les connaissent, savent qu’ils nous gonflent un peu en ce moment avec leurs spots AirWick qui se lancent tout seul). Toujours pas de date officielle annoncée, mais il paraît que c’est pour la rentrée… Histoire de saliver un peu, la chaîne dévoile un teaser. L’occasion, pour ceux qui n’ont pas encore vu la première saison de cette excellente série, de se rattraper cet été !
Mise à jour du 26 juillet, second teaser dévoilé :
Bobo Bix
Abercrombie arrive à Paris quand Paris n’aime plus Abercrombie
Il en va de Abercrombie and Fitch comme de Mélanie Laurent. On a adoré benoitement cette marque et, alors que la première boutique parisienne de la marque a ouvert ce matin sur les Champs Elysées, on la déteste aujourd’hui avec un peu de mauvaise foi.
Avant, quand on passait sur Regent Street à Londres ou sur la Ve Avenue de New-York, on faisait forcément un détour chez A&F pour faire le plein de tee-shirts, polos et autres shorts. Personne n’en portait en France et, avec ce look sportwear très américain, on passait pour des hipsters de ce côté-ci de l’Atlantique. Les gens nous demandaient où on les avait achetés. Et, l’air hautain, on disait “ça vient de NYC” sans leur dire qu’ils pouvaient en commander sur internet (au risque de voir leur colis bloqué par UPS jusqu’au paiement de frais de douane).
Depuis ce matin, ce temps là est révolu. Le très kitsh concept du magasin - une grande boite de nuit ultra sonorisée avec des vendeurs au look d’acteurs pornos d’Europe de l’est - et les mecs à moitié à poil sur ses publicités ne nous font plus marrer du tout. On les méprise même. Car Abercrombie a décidé de s’installer dans le pire lieu qu’il soit : les Champs-Elysées. Cette marque n’a désormais plus rien de bobo. On ne supporte plus les coupes trop larges, les coutures apparentes et les gros logos dans le dos. Un truc de Jacky, tout juste bon à dépoussiérer les meubles. Beauf et bling-bling à la fois. Deux valeurs que nous honnissons.
A l’idée de voir tous les kékés des Halles en Abercrombie nous avons mis il y a plusieurs mois nos tee-shirts en ventes sur eBay. Ceux qui ne sont pas encore partis nous servent encore pour notre jogging matinal le long du Canal Saint-Martin. Avec un peu beaucoup de mauvaise foi, nous avons donc retourné notre veste Kooples et cherchons déjà les nouvelles marques américaines dignes d’être adorées par nous tant qu’elles n’ouvrent pas à Paris bien-sûr !
Bobo Ben
Bobocast - Episode 27 : Thibaud Etcheberry
Avec un nom comme ça, Thibaud Etcheberry ne peut être que basque… Comme qui vous savez… Donc forcément ce 27e bobocast est vite parti sur la dérive bobo de Guéthary ! Mais heureusement ce jeune créateur - qui fait de beaux dessins sur son cahier de croquis - a d’autre sujets de conversations plus intéressants. Milieu de la mode, New-York, hipsters : il a réfléchi aux cotés bobo de sa petite vie.
Bien qu’il vive dans le XVIe arrondissement (ce dont il est fier) et qu’il ait un porte-feuille Louis Vuitton (ce dont il se vente moins), Thibaud est un beau spécimen qui ne s’assume pas. il se dit plus hipster que bobo même si cette vidéo, tournée au coeur du jardin des Tuileries sonne comme une thérapie et une prise de conscience. La preuve en 3’30” !
B&B
Eram tacle The Kooples
La semaine dernière, on se livrait à du Kooples Bashing. Notre critique de la marque à la tête de mort a permis au blog de réaliser son record de fréquentation quotidienne, preuve que les bobos commencent à detester tant adorer l’enseigne branchouille !
Ce matin, on a découvert grâce à un de nos twittos préférés, que la marque de chaussures (populaires) Eram se mettait elle aussi à critiquer sa consoeur en parodiant ses célèbres pubs. Le petit tacle sur les prix est plutôt malin et parle forcément à tous les bobos que nous sommes vous êtes !
Bon week-end ensoleillé à tous !
Bobo Ben
The Kooples, fin des vanités
En moins de temps qu’il n’en faut à une jeune fille en fleur pour s’exciter devant Justin Bieber, The Kooples s’est érigée comme LA marque bobo par excellence. Fondée en 2008 par des fils de (pas trop difficile de démarrer quand les parents ont créé le Comptoir des Cotonniers et sont prêts à lâcher quelques millions), la griffe s’est rapidement imposée autour du Marais et du canal Saint-Martin. La clé du succès ? Marketing, mon amour. A la base, des campagnes mettant en scène des couples, même si personne ne se fait d’illusion sur la réalité de certains d’entre-eux… On colle des têtes de mort un peu partout, pour faire mec rebelle qui passe son temps à lire des poètes maudits et trouve que la vie, c’est trop de la merde. On prend soin aussi de filer quelques fringues aux branchés du moment. On compte sur des sacs sobres mais remarquables donc réutilisés régulièrement par les clients. Et la mode dans tout ça ? Who cares? On change un détail ou deux, d’une saison à une autre, histoire de justifier de nouveaux achats. Mais dans l’ensemble, le mot d’ordre est la sobriété.
Il faut bien avouer que cela nous a plu, et qu’il m’est même arrivé une fois d’y succomber. Mais une seule. Car niveau qualité, le bât blesse. La marque a beau vanter, sur son étiquette, sa fabrication à l’ancienne de l’autre côté de la Manche, on est loin du travail d’un vieux tailleur artisanal. Brûlons un cierge pour que le noir ne déteigne pas dès le premier lavage. Réjouissons-nous quand la doublure d’une veste ne se déchire pas en moins de 6 mois. On est tenté de dire que même Tex est de meilleure facture, mais faudrait qu’on mette les pieds à Carrefour pour ça… Sauf qu’au prix des vêtements chez The Kooples, on est en droit d’attendre mieux. Vanité d’une marque qui se prend pour une grande sans en avoir les atouts.
Un exemple qui n’est pas sans nous rappeler celui de Zadig & Voltaire. Il y a quelques années, les bobos ne juraient que par leurs pulls en cachemire. Jusqu’à ce qu’ils se lassent de les reconvertir en chiffon pour le ménage après trois lavages. Aujourd’hui, la marque est rejetée et reléguée au rang d’attrape-bobos. Zadig, Kooples, Johnny Halliday, même combat ? Adulés plus ou moins longtemps, épuisant l’imagerie rock, jusqu’à ce que le public se rende compte de la supercherie et dénonce l’imposture. On entend de plus en plus de nos amis se plaindre de leurs fringues Kooples, déçus par une griffe qui avait si bien su les séduire. Le client est comme une meuf que l’on trompe : difficile de retrouver sa confiance. L’avenir ? On attend notre nouvelle coqueluche et les proprios de la marque attendent certainement quelqu’un pour leur racheter. Avant qu’il ne soit trop tard…
Bobo Bix
Quand mon frère prétend me faire découvrir une nouvelle tendance, c’est un peu comme quand Nicolas Sarkozy assure être celui qui garde son calme, et l’on suppose que c’est dit sur un ton humoristique… Pourtant, il semblerait bien que ses nouvelles chaussures acquises il y a quelques mois fassent désormais une apparition remarquée aux pieds de nombreux bobos. Importées des Etats-Unis, les chaussures Vibram FiveFingers ne passent pas inaperçues avec leurs 5 orteils séparés, à tel point que nous en avons même aperçues lors de notre Apéro Bobo du mois de juillet dernier (photo ci-dessus) !
Irrémédiablement inesthétiques, assez onéreuses (le premier prix en France est à près de 90€ pour le modèle le plus basique), les FiveFingers gagnent pourtant du terrain et bon nombre de modèles sont en rupture de stock : la sensation et le confort procurés par ces chaussures sont remarquables. Si pour certaines activités, un temps d’adaptation peut s’avérer nécessaire, on est dans les FiveFingers comme dans des chaussons : semelle fine, orteils libérés mais pied protégé. En ville comme à la campagne ou en randonnée, on passe partout avec des sensations plus naturelles et en libérant le pied des chaussures traditionnelles qui ne sont pas toujours les plus adéquates pour la santé.

Vous l’aurez compris, on est fan et on attend avec impatience de les avoir aux pieds ! Une grande variété de modèles (suivant les activités) ou de coloris (c’est pas parce que ces chaussures sont moches qu’elles ne peuvent être coquettes) existent. Attention cependant aux très nombreuses contrefaçons qui circulent, et pour vous procurer les vraies depuis la France, il faut se rendre sur le site Comme Pieds Nus. Même Sergey Brin, le cofondateur de Google, en est un fervent adepte ! Une tendance somme toute très bobo où l’on privilégie le bien-être à l’esthétisme, mais qui nécessite un minimum d’aptitude à affronter les regards qui se dirigent vers vos pieds…
Bobo Bix
Il eut bien fallu que vous fussiez coupé du monde pour passer outre la dernière collaboration de H&M. Après Karl Lagerfeld ou Sonia Rykiel, la chaîne suédoise de prêt-à-porter, invite en effet le génial designer de Lanvin, Alber Elbaz, à créer une ligne spéciale qui sera mise en vente le 23 novembre et présentée le 2 novembre dans un film mis en ligne sur leur site.

De très nombreuses vidéos ont été publiées ces derniers jours sur la chaîne YouTube d’H&M afin de faire monter le buzz, mais un nouveau teaser vient tout juste d’être dévoilé, en laissant apparaître un peu plus sur ce à quoi ressemblera cette fameuse collection : robe à fleurs, smoking, etc. A noter que la collection Homme sera elle dessinée par Lucas Ossendrijver. Il ne fait aucun doute que les bobos seront nombreux à se précipiter chez H&M le 23 novembre afin de profiter de ces créations à des prix plus accessibles…
Bobo Bix
Dimanche dernier, Bobo Ben a vécu sa première fois… à un défilé de mode ! Plus adepte des ventes de presse que des podiums, des dimanches à Deauville que des salons du Palais Brogniart, ce n’est pas sans renâcler qu’il a honoré l’invitation… pour ne finalement pas le regretter ! Sur une bande son de Michel Gaubert (l’homme derrière les musiques de Karl Lagerfeld), Anne-Valérie Hash présentait pour la première fois sa ligne bis AVH. Déjà créatrice d’une ligne prêt-à-porter féminin, d’une collection haute couture et d’une gamme Mademoiselle, la maison du boulevard Bonne Nouvelle qui fête ses 10 ans, proposera prochainement une seconde ligne plus abordable au Printemps et dans de nombreux points de vente
Des looks beaucoup plus fluides, incluant beaucoup de drapés et nouages, avec comme à son habitude, des teintes toujours très épurées : crème, chair, blanc, noir… Idéale pour les beaux jours et des silhouettes fraîches libérant le mouvement. Toutes en simplicité, on aime particulièrement les pièces jouant de la transparence, rappelant les derniers défilés qui mettaient l’organza à l’honneur. Ou une combinaison grise qui a tapé dans l’oeil de Benoît. Déjà très appréciée par les bobos les plus chics, Anne-Valérie Hash risque de gagner le coeur d’encore plus de bobos avec cette ligne AVH où les tarifs varieront entre 70 et 500 € !
Benoît l’a promis… Ses prochains cadeaux pour ses soeurs seront AVH ou ne seront pas !
Bobo Bix
Ce matin Libé a confié sa direction artistique au grand Karl. Lagerfeld a dessiné l’actualité du jour et le résultat est assez réussi. Au fil des pages, le couturier dessine Raymond Domenech, Liliane Bettencourt, Angela Merkel ou Jérôme Kerviel. En revanche, on n’aime ni le très grand format adopté pour l’occasion par le quotidien ni la double page d’ouverture un rien mégalo consacrée au Kaïser (oui oui celui qui avait fait semblant de porter un gilet jaune).

Puis bon, même si on admire son élégant travail dans la maison Chanel, on commence un peu à se lasser de tous les lucratifs ménages de Lagerfeld pour Coca-Cola, La Redoute, H&M, etc. etc. etc. Des opérations marketing qui parasitent (nuisent ?) le travail de ce grand couturier.
Bobo Ben
Si vous croyiez qu’attendre à 9h devant les portes des grands magasins pour l’ouverture des soldes était bobo, vous avez tout faux ! Le bobo ne fait pas les soldes puisque le bobo ne fait pas comme tout le monde : chez nous, on ne jure que par les ventes de presse !
Notre juillet à nous tombe avant tout le monde, fin mai/début juin, et c’est un véritable marché aux invitations. Tout bobo qui se respecte a des amis dans la mode ou dans la presse, s’il n’y travaille pas lui-même : “Tu m’accompagnes chez Paul&Joe si tu m’emmènes avec toi chez Chanel !” sont un peu le genre de phrases qui ouvrent la période… Certains lancent même des appels sur Twitter (mais visiblement, la vente Lanvin le week-end dernier, qui s’est visiblement avérée décevante cette année), d’autres quémandent ouvertement des invitations… Car les ventes de presse sont bien la seule chose qui feront sortir le bobo de son standing habituel : il est prêt à tout le pathos du monde, et lorsqu’il en obtient, on peut le traîner où l’on veut, même un dimanche matin, à 7h, dans un hangar de banlieue pour la vente Vuitton.
Mais c’est bien que le jeu en vaut la chandelle : autour de 80/90% de remise chez Vuitton, entre 60 et 70% hier chez Sandro, etc. Sur ce, on file, on a une vente qui nous attend…
Bobo Bix
C’est difficile à croire mais il y a des gens qui n’y étaient pas ! Pourtant, le 22 janvier 2002, la foule se pressait au centre Pompidou. A l’occasion de la fermeture de sa maison de couture, Yves Saint Laurent, déjà malade, organisait une rétrospective de sa longue et géniale carrière. Tout le gratin de la mode assistait à un défilé très médiatisé : les plus grandes top-modèles de la planète allaient porter plus de 300 robes et smokings qui ont fait d’Yves Saint Laurent le couturier le plus respecté et le plus inventif de la planète pendant plus de 40 ans.
La ville de Paris a eu la bonne idée de demander à Pierre Bergé (son compagnon) de refaire cette rétrospective sous forme d’exposition pour ceux qui n’étaient pas invités à ce défilé (et on vous rassure c’est le cas pour la majorité des gens !). On vous conseille plus que vivement de vous rendre au Petit Palais avant le 29 août. Cette expo offre une vision très complète du génie du personnage qui a osé habiller les femmes comme les hommes au début des années 60 (ahh cette mythique saharienne).
Pas une période de la carrière de YSL ne manque à l’appel : on y retrouve les débuts chez Dior (chantés par Chamfort) puis la robe Mondrian, la robe de mariée Babouchka, ou encore cette sublime cape de soirée en plume de faisan ou encore la robe autruche transparente que portait Laetitia Casta aux derniers César.
Et le tout est parfaitement mis en scène, dans une scénographie aussi élégante que magique. La dernière salle (de bal) est un feu d’artifice de couleur. Je ne veux pas tout vous dévoiler pour ne pas atténuer l’effet de surprise. Mais c’est la plus belle exposition donnée à voir en ce moment. Courez-y ! Mais on ne saurez vous conseiller d’acheter vos places sur internet car la file d’attente est longue et beaucoup de gens repartent sans avoir pu y entrer.
Bobo Ben