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73 billets comportant le tag musique

Le cas Lana
Faut-il aimer ou détester Lana Del Rey ? L’album n’est sorti qu’aujourd’hui, mais des fans dithyrambiques défendent depuis des mois celle qui a remisé Emmanuelle Béart aux oubliettes de l’histoire des lèvres. Des lèvres qui pourraient être anecdotiques si elles n’étaient l’un des ingrédients esthétiques d’un buzz qui, musicalement, ne reposait alors que sur deux ou trois chansons. Suffisant pour y déceler une nouvelle icône ? Non, mais assez signifiant pour emballer la machine à hype. Pour être dans le coup, il faut avoir un avis avant tout le monde (soit aujourd’hui), de préférence radical, qu’importe que les éléments pour le nourrir soient aussi maigres (un EP de deux chansons, des vieilleries chinées sur le net pour les plus curieux, quelques prestations en live pour les plus chanceux). Et le buzz s’embale, l’ignorer, c’est être hors-jeu.  
Lana Del Rey n’en est pas pour autant la coquille vide caricaturée par ses détracteurs. Si le son n’atteint pas systématiquement la perfection de l’image, la sombre mélancolie de ses chansons n’en reste pas moins intéressante. Lorsque sa voix trouve la bonne tessiture (ce qui ne fut pas le cas sur un fameux live qui buzza tout aussi exagérément), elle parvient même à nous procurer des frissons certains lors d’un live pour Canal (malgré un manque de présence scénique et d’aisance). De là à la présenter comme la poupée de son aux mains d’un label qui aimerait en faire une nouvelle Lady Gaga, c’est sous-estimer l’envie d’une demoiselle qui sur-joue la baby doll.
Car si le buzz a lancé la carrière de Lana Del Rey pour la pousser dans les bras d’une maison de disque qui précipita la sortie de ce premier album, ce buzz est aussi responsable de la déception à l’écoute de celui-ci. Au-delà des quatre premières chansons, dont l’excellent Off To The Races, l’intérêt est limité et on tourne vite en boucle avec des arrangements redondants. Les recettes sont toujours les mêmes, ce qui n’étonne qu’à moitié vu les délais restreints de production. Ni véritablement bon, ni réellement mauvais, l’album aurait mérité de n’être qu’un EP avec moitié moins de pistes. L’aimer ou le détester ? On aimerait que le cas Lana Del Rey nous laisse le droit à l’indifférence, car on sort de l’écoute de Born To Die comme on y est entré : dans l’attente d’un premier album qui justifierait le buzz d’espoirs placés en une artiste qui n’est pas prête.
Bobo Bix

Le cas Lana

Faut-il aimer ou détester Lana Del Rey ? L’album n’est sorti qu’aujourd’hui, mais des fans dithyrambiques défendent depuis des mois celle qui a remisé Emmanuelle Béart aux oubliettes de l’histoire des lèvres. Des lèvres qui pourraient être anecdotiques si elles n’étaient l’un des ingrédients esthétiques d’un buzz qui, musicalement, ne reposait alors que sur deux ou trois chansons. Suffisant pour y déceler une nouvelle icône ? Non, mais assez signifiant pour emballer la machine à hype. Pour être dans le coup, il faut avoir un avis avant tout le monde (soit aujourd’hui), de préférence radical, qu’importe que les éléments pour le nourrir soient aussi maigres (un EP de deux chansons, des vieilleries chinées sur le net pour les plus curieux, quelques prestations en live pour les plus chanceux). Et le buzz s’embale, l’ignorer, c’est être hors-jeu.  

Lana Del Rey n’en est pas pour autant la coquille vide caricaturée par ses détracteurs. Si le son n’atteint pas systématiquement la perfection de l’image, la sombre mélancolie de ses chansons n’en reste pas moins intéressante. Lorsque sa voix trouve la bonne tessiture (ce qui ne fut pas le cas sur un fameux live qui buzza tout aussi exagérément), elle parvient même à nous procurer des frissons certains lors d’un live pour Canal (malgré un manque de présence scénique et d’aisance). De là à la présenter comme la poupée de son aux mains d’un label qui aimerait en faire une nouvelle Lady Gaga, c’est sous-estimer l’envie d’une demoiselle qui sur-joue la baby doll.

Car si le buzz a lancé la carrière de Lana Del Rey pour la pousser dans les bras d’une maison de disque qui précipita la sortie de ce premier album, ce buzz est aussi responsable de la déception à l’écoute de celui-ci. Au-delà des quatre premières chansons, dont l’excellent Off To The Races, l’intérêt est limité et on tourne vite en boucle avec des arrangements redondants. Les recettes sont toujours les mêmes, ce qui n’étonne qu’à moitié vu les délais restreints de production. Ni véritablement bon, ni réellement mauvais, l’album aurait mérité de n’être qu’un EP avec moitié moins de pistes. L’aimer ou le détester ? On aimerait que le cas Lana Del Rey nous laisse le droit à l’indifférence, car on sort de l’écoute de Born To Die comme on y est entré : dans l’attente d’un premier album qui justifierait le buzz d’espoirs placés en une artiste qui n’est pas prête.

Bobo Bix


Et Charlotte Gainsbourg s’assuma chanteuse…
Bobo de merde a écouté Stage Whisper en avant-première et a aimé. Un aperçu du prochain album de Charlotte Gainsbourg…
Il existe un thé vert parfumé parmi les meilleurs qui soient. Cultivé dans les montagnes du Sud-Est de la Chine à plus de mille mètres d’altitude, chaque feuille est roulée à la main, une par une, de manière à former une petite perle, une Perle de Jasmin. Plongée dans l’eau chaude, elle s’ouvre, petit à petit, délivrant tout son parfum au fur et à mesure de l’infusion jusqu’à se déployer complètement. Il y a du Charlotte Gainsbourg dans ce thé. Elle aussi a d’abord grandi auprès d’une montagne de la chanson française. Puis, on l’a découverte frêle et fragile, repliée sur elle-même, lorsqu’elle offrit ses deux premiers albums d’adulte 5:55 et IRM, façonnés par des producteurs exceptionnels. Enfin, l’an dernier, Charlotte osa se plonger dans le grand bain de la scène. Et si cela manquait encore d’aisance, on la sentait se détendre progressivement, touchée par la chaleur d’un public gagné d’avance.
Mais il manquait à Charlotte Gainsbourg, des tubes, des vrais, capables de remuer une salle de concert. La sortie de Stage Whisper, mini-album prévu pour le 5 décembre, semble là pour y remédier. Si la seconde partie propose un ensemble de titres live issus de sa tournée, ainsi qu’un documentaire DVD, la première livre huit titres inédits qui amorcent un tournant musical. Dès le début, Charlotte attaque fort avec Terrible Angels, un tube électro-rock qui claque, découvert il y a quelques semaines dans un clip où elle se livrait même à une chorégraphie.
Charlotte Gainsbourg - Terrible Angels
Paradisco, tout aussi efficace et bien rythmé, prend le relais comme s’il cherchait à nous entraîner sur la piste du mythique Studio 54. All The Rain enchaîne, plus sombre et expérimental, étouffé par le poids des basses jusqu’à libérer les cordes et nous quitter sur un fin brutale. Ce n’est pas ce que l’album compte de meilleur. White Telephone, plus épuré, fantomatique, repose et conclut l’ensemble des chansons produites par Beck.



Charlotte Gainsbourg _ White Telephone
S’il est souvent reproché à Charlotte Gainsbourg sa voix fragile, son talent réside aussi dans son aptitude à bien s’entourer. Ainsi fait elle appel à quatre autres producteurs pour les titres suivants. Anna, produit par Asa d’Electric Guest, est le nouveau single, choix d’heureux tant le titre est le plus harmonieux et équilibré de l’album. Mieux mise en valeur et avec une voix moins retravaillée, Charlotte Gainsbourg s’assume enfin comme chanteuse.
Une évolution qui se poursuit sur la suite de l’album, avec Got To Let Go, produit par Charly Fink (Noah & The Whale) où elle se lance même dans un duo avec lui. Une agréable ballade qui, une nouvelle fois, n’étouffe pas la chanson. Connan Mockassin produit lui, Out Of Touch, nettement plus psychédélique et épuré, une respiration qui amène doucement vers la fin de la première partie de l’album. Memoir, chanson folk produite par Conor J O’Brien (The Villagers), le conclut sur un air léger qui sent bon le soleil écrasant.



Charlotte Gainsbourg - Memoir
Stage Whisper est un tournant, pas une révolution. Ceux qui n’aimaient pas Charlotte Gainsbourg ne se convertiront pas soudainement mais ceux qui apprécient son univers, se réjouiront de la voir se déployer et se libérer, comme si le pesant héritage paternel était loin et qu’elle était enfin prête à devenir une chanteuse. Une Perle de Jasmin qui aurait fini par infuser…
Bobo BixIllustration : Elsa Mahé

Et Charlotte Gainsbourg s’assuma chanteuse…

Bobo de merde a écouté Stage Whisper en avant-première et a aimé. Un aperçu du prochain album de Charlotte Gainsbourg…

Il existe un thé vert parfumé parmi les meilleurs qui soient. Cultivé dans les montagnes du Sud-Est de la Chine à plus de mille mètres d’altitude, chaque feuille est roulée à la main, une par une, de manière à former une petite perle, une Perle de Jasmin. Plongée dans l’eau chaude, elle s’ouvre, petit à petit, délivrant tout son parfum au fur et à mesure de l’infusion jusqu’à se déployer complètement. Il y a du Charlotte Gainsbourg dans ce thé. Elle aussi a d’abord grandi auprès d’une montagne de la chanson française. Puis, on l’a découverte frêle et fragile, repliée sur elle-même, lorsqu’elle offrit ses deux premiers albums d’adulte 5:55 et IRM, façonnés par des producteurs exceptionnels. Enfin, l’an dernier, Charlotte osa se plonger dans le grand bain de la scène. Et si cela manquait encore d’aisance, on la sentait se détendre progressivement, touchée par la chaleur d’un public gagné d’avance.

Mais il manquait à Charlotte Gainsbourg, des tubes, des vrais, capables de remuer une salle de concert. La sortie de Stage Whisper, mini-album prévu pour le 5 décembre, semble là pour y remédier. Si la seconde partie propose un ensemble de titres live issus de sa tournée, ainsi qu’un documentaire DVD, la première livre huit titres inédits qui amorcent un tournant musical. Dès le début, Charlotte attaque fort avec Terrible Angels, un tube électro-rock qui claque, découvert il y a quelques semaines dans un clip où elle se livrait même à une chorégraphie.


Charlotte Gainsbourg - Terrible Angels

Paradisco, tout aussi efficace et bien rythmé, prend le relais comme s’il cherchait à nous entraîner sur la piste du mythique Studio 54. All The Rain enchaîne, plus sombre et expérimental, étouffé par le poids des basses jusqu’à libérer les cordes et nous quitter sur un fin brutale. Ce n’est pas ce que l’album compte de meilleur. White Telephone, plus épuré, fantomatique, repose et conclut l’ensemble des chansons produites par Beck.

Charlotte Gainsbourg _ White Telephone

S’il est souvent reproché à Charlotte Gainsbourg sa voix fragile, son talent réside aussi dans son aptitude à bien s’entourer. Ainsi fait elle appel à quatre autres producteurs pour les titres suivants. Anna, produit par Asa d’Electric Guest, est le nouveau single, choix d’heureux tant le titre est le plus harmonieux et équilibré de l’album. Mieux mise en valeur et avec une voix moins retravaillée, Charlotte Gainsbourg s’assume enfin comme chanteuse.

Une évolution qui se poursuit sur la suite de l’album, avec Got To Let Go, produit par Charly Fink (Noah & The Whale) où elle se lance même dans un duo avec lui. Une agréable ballade qui, une nouvelle fois, n’étouffe pas la chanson. Connan Mockassin produit lui, Out Of Touch, nettement plus psychédélique et épuré, une respiration qui amène doucement vers la fin de la première partie de l’album. Memoir, chanson folk produite par Conor J O’Brien (The Villagers), le conclut sur un air léger qui sent bon le soleil écrasant.

Charlotte Gainsbourg - Memoir

Stage Whisper est un tournant, pas une révolution. Ceux qui n’aimaient pas Charlotte Gainsbourg ne se convertiront pas soudainement mais ceux qui apprécient son univers, se réjouiront de la voir se déployer et se libérer, comme si le pesant héritage paternel était loin et qu’elle était enfin prête à devenir une chanteuse. Une Perle de Jasmin qui aurait fini par infuser…

Bobo Bix
Illustration : Elsa Mahé

Bobocast - Episode 31 : Nadéah

Souvent, les premières parties nous ennuient. On applaudit poliment en attendant impatiemment, ignorant fréquemment le nom de celui ou celle sur scène. Il y a quelques mois au Casino de Paris, nous ne savions pas qui chantait mais nous ne nous ennuyions pas. Quelques mois plus tard, la chanteuse sort son premier album, remarqué et remarquable, Venus Gets Even, et nous la reconnaissons : Nadéah, ancienne voix de Nouvelle Vague, dont elle assura également les premières parties. Une personnalité forte et atypique, qui n’avait pas peur de se jeter au milieu d’un public qui ne la connaissait pas.

Complice de Charlie Winston avec qui elle assura une tournée, cette jeune australienne partage également avec lui ce look davantage bohème que bourgeois. Hasard du calendrier, le tournage du bobocast de Nadéah arrive la même semaine qu’un déjeuner avec le hobo (qui sort également un très bon nouvel album le 21 novembre prochain, Running Still)  : “Dans ma tête, je suis un bobo. C’est facile de critiquer, mais on doit accepter qu’il y a des gens avec plein d’argent et d’autres sans. Avoir des attentes vis-à-vis de personnes avant qu’ils vous aient dit ce que vous pouvez espérer d’eux, est une erreur.”

On retrouve la même tolérance chez Nadéah. Si elle s’amuse avec nous des clichés des bobos, elle avoue mal saisir l’étiquette et les préjugés qui vont avec. Tout en ayant du mal avec le snobisme parisien récurrent, elle avoue avoir toujours été très snob. “C’est pour ça que j’ai quitté l’Australie !” Arrivée à Paris il y a quatre ans et un temps serveuse chez Costes, elle aurait pu en devenir le cliché croisé au début de notre livre. Pourtant, Nadéah est simple et chaleureuse. Lorsqu’elle arrive pour le bobocast, elle vous pousse dans le fauteuil et vous rassoit d’autorité pour vous saluer, évitant ainsi de souligner la grande différence de taille, et s’allonge comme un chat sur le canapé, attendant le début de l’interview de ces bobos qui ont déjà adopté Odile pour leurs trajets en Vélib. Mimétisme, quand tu nous tiens…

Bobo Bix

Nadéah, premier album Venus Gets Even dans les bacs.
Le 12 décembre en concert à La Maroquinerie et en tournée en France.

Charlie Winston, deuxième album Running Still à paraître le 21 novembre 

iPod Food #1

En ce moment, ton iPod a peur. Peur de ne pas survivre au mois de novembre en tombant dans une flaque par ta faute (la spécialité de Bobo Ben). Rassure-le et offre-lui de belles chansons pour le contenter… Nouvelle sélection de ce qui tourne dans nos iPhone.


  • Alain Bashung - L’Homme à la tête de chou

Le problème avec les albums posthumes, c’est qu’on nous refourgue souvent les seconds choix, rejetés par un artiste. Pas de ça ici, le projet d’Alain Bashung, avant que la mort n’en décide autrement, était de reprendre l’album-concept de Serge Gainsbourg L’Homme à la tête de chou. Interprété sur scène, l’ensemble peut finalement voir le jour en album. Pas de risque, classieux, une valeur sûre.

  • M83 - Midnight City

Pour le retour de M83, Fleur & Manu (déjà à l’oeuvre sur les clips Roche ou Sexual Sportswear de Sébastien Tellier offrent ce superbe clip, sombre et lumineux à la fois où les enfants font un peu peur. L’album Hurry Up, We’Re Dreaming tourne en boucle dans nos iPhone, avec une mention spéciale pour Echoes Of Mine, Raconte-Moi Histoire ou OK Pal.

  • Foster The People - Call it What You Want

Le nouveau clip du génial premier album de Foster The People, Torches. Troisième single après Pumped Up Kicks et Helena Beat, on va continuer à danser…

  • Lulu Gainsbourg - L’eau à la bouche

Longtemps indifférent à l’arrivée de Lulu Gainsbourg dans l’univers musical français malgré un entourage hystérique (et capilairement perturbé), ce clip, esthétiquement très réussi, a fini par me pousser à l’univers de cet énième fils de. Bilan ? Pas si mal ! Ce n’est pas l’album de l’année mais il ne démérite pas. On reproche souvent aux fils de d’avoir plus de chance que les autres, ne leur en accordons pas moins pour autant. Même si la voix n’est pas au summum, ce premier album est respectable, tout particulièrement sur les morceaux purement instrumentaux où Lulu Gainsbourg dévoile ses talents de musiciens.

  • Memory Tapes - Offers

On commence à s’ennuyer de réécouter toujours les mêmes chansons de The XX et l’on finit par désespérer en attendant un nouvel album. On se console comme on peut mais on se console bien avec Offers, de Memory Tapes, extrait du récent album Player Piano dont l’étrange clip Yes I know avait déjà été dévoilé.

  • Patricia Petibon - El Vito

On parle (trop) rarement de classique sur les blogs en général et sur celui-ci en particulier. Il n’est jamais trop tard pour se rattraper et l’on aime beaucoup la personnalité fantaisiste de Patricia Petibon (et sa chevelure rousse), de retour avec Melancolia, un nouvel album où elle reprend des chants populaires espagnols à sa façon, accompagnées de 4 mélodies de la mélancolie inédites. A écouter tout particulièrement : La tarántula é un bicho mú malo. Y’a pas que les Gipsy King dans la vie !

  • Hélène Grimaud - Adagio du Concerto pour piano n°23 de Mozart

Une envie n’arrive jamais seule, est-ce l’approche de l’hiver qui nous fait plus de classique que d’habitude ? Quoi qu’il en soit, le dernier album d’Hélène Grimaud consacré à Mozart et aux concertos 19 et 23 est un pur bonheur à écouter au casque, isolé dans sa bulle.

  • Imelda May - Inside Out

Mad Men, Pan Am, toutes ces séries que l’on suit avec fidélité (et que l’on télécharge toujours légalement bien entendu !) titillent notre goût pour le vintage. On cherche désespérément un sac Pan Am x Marc Jacobs et l’on remplit notre iPod qui sent bon les années 50, rockabilly en tête ! Comme le premier album d’Imelda May, Love Tatoo qui arrive enfin en France ! Outre-Manche, elle sort déjà son deuxième avec ce nouveau single plus jazzy, Inside Out. Awesome.

  • Selah Sue - Crazy Vibes

Lauréate du Prix Constantin il y a quelques jours, Selah Sue sort un nouveau clip extrait de son premier album dont nous vous avons déjà parlé. A écouter aussi, sa session acoustique pour Bobo de merde.

Bobo Bix

Bobocast - Episode 30 : Orelsan


Orelsan, bobo ? Le rappeur qui chantait Sale Pute ? Un mec qui énerve Ségolène Royal ne peut pas être foncièrement mauvais, mais quand Frédéric Mitterrand s’est mis à prendre sa défense, on s’est posé des questions. Le plus simple était d’écouter son nouvel album, Le Chant des Sirènes, et là, bam. On découvre un rappeur assez surprenant de maturité, lucide sur son évolution, qui se fait peu à peu “bouffer par le système”. Le Chant des Sirènes, Plus rien ne m’étonne ou Suicide Social tournent en boucle dans nos iPhone. Pourtant, on prend cher dans cette chanson : “Adieu tous ces gens prétentieux dans la capitale qui essayent de prouver qu’ils veulent mieux que toi chaque fois qu’ils te parlent (…) Ces Parisiens jamais contents, médisants, faussement cultivés, à peine intelligents, ces répliquants qui pensent avoir le monopole du bon goût qui regardent la Province d’un oeil méprisant”. Un portrait dans lequel plus d’un bobo peut se reconnaître…

Pourtant, Orelsan ne déteste pas les bobos et nous avoue que le terme n’est “pas si péjoratif pour lui”. Même s’il se définit encore plus comme un beauf-bohême qui aime aussi bien le PMU que Chez Moune, il avoue sa propre boboïsation en cours, lors du tournage de ce bobocast… à l’Hôtel Amour, un lieu choisi par son attachée de presse (elle-même très bobo, soit dit en passant), et nuance “je crois bien que ma maison de disque aimerait bien me rendre plus bobo que je ne suis vraiment…” Orelsan, bobo ? A suivre.

B & B

J’écris pour n’importe qui, il suffit qu’on me demande. C’est alimentaire. Tous les ringards de la chanson réclament à Miossec, Dominique A, Beaupain ou moi d’écrire une chanson. On est une grosse dizaine dans la boucle. Il y a une sorte de pédophilie artistique.

Jean-Louis Murat, toujours cash, lorsqu’un journaliste de Nord Eclair lui demande ce qui l’a poussé à écrire une (très belle) chanson (Amour aime aussi nous voir tomber) pour le prochain album d’Isabelle Boulay, Les Grands Espaces, réalisé par Benjamin Biolay (collaboration originale sur laquelle nous reviendrons prochainement). Il a quand même un mot gentil pour la “superbe voix” d’Isabelle, pas sûr qu’elle apprécie néanmoins…

Source  nordeclair.fr

Selah Sue - Explanations (Acoustique)

C’est donc elle et non L ! Hier soir à l’Olympia, Selah Sue est devenue la dixième lauréate du Prix Constantin, alors qu’elle était en compétition avec Alex Beaupain, Brigitte, L et tant d’autres de nos artistes chouchous. Elle prend ainsi la suite de Camille, Asa, Daphné et quelques autres de nos idoles.

Un choix qui nous convient bien aussi puisque nous vous parlions de cette artiste depuis de longs mois, sa voix chaude nous avait séduits, nous vous avions faits gagner des places pour un de ses concerts et pour l’avoir vue au BIG Festival de Biarritz, on sait qu’elle assure sur scène ! Alors histoire de la faire découvrir aux retardataires ou de prendre un peu de rab’ pour ceux qui en veulent encore, on vous avait gardé une petite session acoustique avec Selah pour Bobo de merde, qui chante Explanations, extrait de son album !

Bobo Bix

Toute la musique qu’on aime
Alex Beaupain, Brigitte, Bertrand Belin, L, Selah Sue, Lisa Portelli, Cascadeur, Sly Johnson, The Shoes et Cyril Mokaiesh : tous ces chanteurs (dont on a souvent parlé ici) sont en lice pour le prix Constantin 2011 qui sera remis ce soir à L’Olympia. Un prix qu’on aime beaucoup car depuis 10 ans il défend une certaine idée de la variété française qui est la nôtre.
Camille, Daphné, Asa, Abd Al Malik, la qualité du palmarès des précédentes éditions est éloquente. Le goût, l’éclectisme et la vista des jurés ont permis de donner, en moins de 10 ans, du crédit à ce prix. Le Prix Constantin accompagne cette génération qui, depuis le début du millénaire, a su moderniser la chanson française. Avec leurs arrangements soignés et leurs paroles ciselées, ils ont réconcilié la chanson à texte et les mélodistes populaires. La chanson française est parfaitement dans son époque. Les bobos ont jeté leur dévolu sur ces petits chanteurs qu’ils croisent à l’Hôtel Amour (IXe) ou à l’autre café (XIe) et dont il suivent l’actualité dans l’excellent magazine Serge.
Pour nous, il est plus difficile de choisir un chouchou parmi les candidats au prix Constantin 2011 que de voter à la primaire PS. Les 10 nommés atteignent des sommets dans notre bobomètre. Mais je vais mouiller mon polo en coton-éponge coloré et je pense que L va gagner grâce à son album Initiale et la belle chanson Petite. Indice supplémentaire de sa cote, on peut même la retrouver aujourd’hui en 4ème de couv de Libé… Nous verrons ce soir vers 22h00 si je suis bon en pronostic. Ou pas !
Bobo Ben

Toute la musique qu’on aime

Alex Beaupain, Brigitte, Bertrand Belin, L, Selah Sue, Lisa Portelli, Cascadeur, Sly Johnson, The Shoes et Cyril Mokaiesh : tous ces chanteurs (dont on a souvent parlé ici) sont en lice pour le prix Constantin 2011 qui sera remis ce soir à L’Olympia. Un prix qu’on aime beaucoup car depuis 10 ans il défend une certaine idée de la variété française qui est la nôtre.

Camille, Daphné, Asa, Abd Al Malik, la qualité du palmarès des précédentes éditions est éloquente. Le goût, l’éclectisme et la vista des jurés ont permis de donner, en moins de 10 ans, du crédit à ce prix. Le Prix Constantin accompagne cette génération qui, depuis le début du millénaire, a su moderniser la chanson française. Avec leurs arrangements soignés et leurs paroles ciselées, ils ont réconcilié la chanson à texte et les mélodistes populaires. La chanson française est parfaitement dans son époque. Les bobos ont jeté leur dévolu sur ces petits chanteurs qu’ils croisent à l’Hôtel Amour (IXe) ou à l’autre café (XIe) et dont il suivent l’actualité dans l’excellent magazine Serge.

Pour nous, il est plus difficile de choisir un chouchou parmi les candidats au prix Constantin 2011 que de voter à la primaire PS. Les 10 nommés atteignent des sommets dans notre bobomètre. Mais je vais mouiller mon polo en coton-éponge coloré et je pense que L va gagner grâce à son album Initiale et la belle chanson Petite. Indice supplémentaire de sa cote, on peut même la retrouver aujourd’hui en 4ème de couv de Libé… Nous verrons ce soir vers 22h00 si je suis bon en pronostic. Ou pas !

Bobo Ben

Rentrée des clips

Les batteries sont rechargées, tous les bobos sont rentrés en ville et il n’y a plus qu’à mettre à jour nos iPhone avec de nouveaux sons : adieu world music, on se motive avec beaucoup de rock ! On décerne nos premières appréciations de l’année pour cette petite sélection de musiques à écouter tant que ce n’est pas récupéré par The Kooples

Kasabian - Days are forgotten

Le coup de coeur de la rentrée ! Après un premier single electro-rock Switchblade-Smiles, probablement le titre que l’on aime le moins sur leur nouvel album, le groupe de rock britannique frappe fort avec ce clip à quelques jours de la sortie de Velociraptor, leur excellent quatrième album. On a monté le son de nos casques à fond (sauf en Vélib, évidemment !) et on fait tourner en boucle Days are forgotten, Re-wired, Goodbye Kiss et Let’s Roll Just Like We Used To.

Excellent !

Izia - So much trouble

Le retour de la fille terrible de Jacques Higelin, tout en générosité puisqu’elle offre ce single au téléchargement gratuit sur son site. Dark et efficace. On la retrouve en octobre aussi sur Baba Love, le très bon prochain album de son frère, Arthur H, pour un superbe duo, La Beauté de l’Amour.

Bien !

Charlotte Gainsbourg - Terrible Angels

Charlotte, c’est notre icône, la reine que l’on va applaudir à La Cigale tout en regrettant son jeu de scène limité et qu’elle ne nous fasse pas bouger plus. Alors quelle surprise de la voir descendre de son trône, danser et carrément se battre avec elle-même sur l’énergique Terrible Angels. On applaudit cette évolution que l’on a hâte de voir sur scène et d’abord dans Stage Whisper, son album à sortir en novembre. Un jour, nous aussi nous danserons sur du Charlotte Gainsbourg. On l’aurait pas parié…

Des progrès, persévérez !

Louise Attaque - Du monde tout autour

Après son escapade solo, Gaëtan Roussel revient à ses premières amours avec un nouveau Louise Attaque. Sympathique mais rien de vraiment nouveau sous le soleil pour ce son sans doute destiné à faire bouger les festivaliers de toute sorte l’été prochain.

Passable

Tony Bennett & Amy Winehouse - Body And Soul

Amy Winehouse n’est plus, Courtney Love court toujours. Le monde est vraiment mal fait… Si Amy est morte comme une rock-star, c’est un superbe titre soul posthume qu’elle nous laisse en duo avec Tony Bennett. On aurait bien aimé un vrai clip plutôt que les images des studios mais elle a été retenue…

Prometteuse, mais s’est ressaisie un peu tard…

On zappe : Thomas Dutronc - Demain

On aime bien le petit Thomas, surtout quand il n’aime plus Paris, mais là on ne comprend pas le timing de cette hymne à la procrastination et à l’été. Nous sortir ce titre à la rentrée, c’est un peu sadique, du coup, on boude. Il ne manque plus qu’un duo avec Zaz ou un mash-up avec Je veux.

Décevant, peut mieux faire.

Bobo Bix

Bobocast - Episode 29 : Elodie Frégé & Elisa Tovati


Impossible de passer à côté du dernier single d’Elisa Tovati, en duo avec Tom Dice, Il nous faut, l’une des belles chansons de l’été, extraite de son dernier album, Le Syndrome de Peter Pan. Un syndrome dont les bobos sont loin d’être exempts, nous l’évoquons même dans notre livre. Et on ne présente plus Elodie Frégé qui est est devenue une des muses de l’icône Benjamin Biolay. Croisées lors d’un showcase dans les locaux de Wizee, la société de Cyril Paglino, la complicité entre les deux chanteuses nous a séduits.

Nous avons eu envie de tester le coefficient bobo des deux copines. En plus de partager ensemble les tables de restaurants branchés, elles ne se font pas prier pour reprendre en duo du Serge Gainsbourg. Bref, contrairement à ce que peut laisser paraître un passé/miroir médiatique déformant, ces deux jeunes femmes sont des chanteuses totalement dans leur époque. Sans surprise, elle sont aussi bavardes quand on leur parle musique, fringues ou restos. Bref, elles n’échappent pas à belle couche de boboïsme.

B & B

Vanessa Paradis & M chantent La Seine

La rentrée sera très bobo ou ne sera pas ! Après la découverte d’un teaser de la nouvelle saison d’How to make it in America, voici qu’un extrait du film Un monstre à Paris, film d’animation musical, vient d’être dévoilé, et quel extrait ! Un duo entre Vanessa Paradis et M, les voix françaises du film, qui chantent ici La Seine. Le film qui sortira le 12 octobre raconte “l’histoire d’un monstre qui sème la panique dans le Paris inondé de 1910. Traqué sans relâche par le redoutable préfet Maynott, il demeure introuvable… Et si la meilleure cachette était sous les feux de “L’Oiseau Rare”, un cabaret où chante Lucille, la star de Montmartre au caractère bien trempé ?”

La bande originale sortira elle le 26 septembre, et dès le 19 septembre en digital. La musique a été composée par Mathieu Chedid, sur laquelle chante, évidemment, Vanessa Paradis. On a hâte d’entendre ça !

Bobo Bix

Ce soir, les rues de France seront aussi inaudibles et beaufs que l’émission X FActor. Pour nous autres qui fêtons la musique toute l’année, cette soirée va être éprouvante car contrairement à Jack Lang, qui a inventé cette fête, nous ne pensons pas qu’un musicien sommeille en chacun de nous… On pense même qu’il faudrait interdire guitares, batteries et flutes à bec aux non-professionnels !

A vous autres abrutis courageux qui allez en vain arpenter les rues de votre ville, la bière à la main, à la recherche d’un groupe de musique potable pour fêter dignement l’été, nous vous offrons cette horrible vidéo à la gloire de la musique amateur.

Comme chaque année nous snoberons ce rassemblement populaire pour écouter de la vraie et bonne musique chez nous (à l’abri de la pluie) en espérant que le bar sous notre fenêtre n’ait convié ni fanfare ni rockers… A moins qu’un excellent artiste soit programmé dans un endroit d’exception

Bon courage pour cette pénible soirée les bobos, nous sommes solidaires avec vous…

Bobo Ben

Cocoon en concert privé pour 4 bobos !
Le duo le plus bobo de France est de retour avec la chanson la  plus bling-bling des Etats-Unis ! Mark et Morgane, le duo de Cocoon, se  la joue Estelle et Kanye West en reprenant le fameux American Boy sur la nouvelle édition de leur dernier album, Where The Oceans End,  aggrémentée de 5 reprises. Avouons-le, on a tous dansé un peu  honteusement sur ce tube de l’été 2008 mais la reprise de Cocoon  s’apprécie sans honte ! Encore meilleure que l’originale,  rafraîchissante, la chanson risque de tourner en boucle dans notre  iPhone sur le chemin de la plage, lors de cet été qui s’annonce chaud…




Comme pour l’anniversaire du blog, lorsqu’un bobo de merde a quelque chose à fêter, c’est vous qui recevez des cadeaux. Et c’est le cas aujourd’hui… Ainsi, nous vous offrons 4 places à gagner pour le concert privé de Cocoon organisé par Sony, le 16 juin, à La Machine du Moulin Rouge (Paris) ! 4 personnes seront donc tirées au sort parmi ceux qui retweetent ce message et/ou laissent un (ou plusieurs) commentaire(s) en dessous de ce billet.
Bonne chance bande de bobos, vous avez jusqu’au 14 juin à 23h59 !
Bobo Bix

Cocoon en concert privé pour 4 bobos !

Le duo le plus bobo de France est de retour avec la chanson la plus bling-bling des Etats-Unis ! Mark et Morgane, le duo de Cocoon, se la joue Estelle et Kanye West en reprenant le fameux American Boy sur la nouvelle édition de leur dernier album, Where The Oceans End, aggrémentée de 5 reprises. Avouons-le, on a tous dansé un peu honteusement sur ce tube de l’été 2008 mais la reprise de Cocoon s’apprécie sans honte ! Encore meilleure que l’originale, rafraîchissante, la chanson risque de tourner en boucle dans notre iPhone sur le chemin de la plage, lors de cet été qui s’annonce chaud…

Comme pour l’anniversaire du blog, lorsqu’un bobo de merde a quelque chose à fêter, c’est vous qui recevez des cadeaux. Et c’est le cas aujourd’hui… Ainsi, nous vous offrons 4 places à gagner pour le concert privé de Cocoon organisé par Sony, le 16 juin, à La Machine du Moulin Rouge (Paris) ! 4 personnes seront donc tirées au sort parmi ceux qui retweetent ce message et/ou laissent un (ou plusieurs) commentaire(s) en dessous de ce billet.

Bonne chance bande de bobos, vous avez jusqu’au 14 juin à 23h59 !

Bobo Bix

Problem Queen (ft. Norah Jones) - Danger Mouse & Daniele Luppi

Problem Queen (ft. Norah Jones)

by Danger Mouse & Daniele Luppi
album Rome

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L’allure est vive, les passagers inquiets, le soleil de plomb. Si l’on fermait les yeux un instant (non, pas le conducteur !), on pourrait se croire dans un bon vieux western. Sauf que ce n’est pas la même époque, nous sommes en 2011, c’est le pont de l’Ascension, direction la Normandie, pas de désert autour de nous mais des vaches à perte de vue, et nous venons de trouver la musique parfaite pour accompagner ce petit road-trip.

La merveille est un projet qui a mis 5 ans à aboutir, mené par Danger Mouse (Brian Burton de son vrai nom, et moitié de Gnarls Barkley) et Daniele Luppi (compositeur italien) : Rome. Cela pourrait être une bande originale, et l’on rêverait de voir un film qui reprenne les musiques de cet album parfait, rendant hommage à l’oeuvre d’Ennio Morricone (il ne renierait pas The Matador Has Fallen) comme au cinéma italien à son âge d’or, avec les Mastroianni & co. Il y a de la dolce vita dans cet album. On écouterait volontiers Season’s Trees à l’ombre d’un olivier, à l’heure de la sieste. On adorerait galoper au son du Problem Queen ci-dessus, accompagnés de la charmante Norah Jones.

Car sans se contenter d’arrangements léchés, l’album accueille deux guests de marque sur la moitié des titres : Jack White & Norah Jones. Dans Two Against One, on attend le duel avec Jack en suant à grosses goutes, la main à portée de colt. Dans l’érotique Black, on se console dans draps en fil de Norah Jones. “Et sinon, tu as pris quelque chose avant d’écrire ce papier ? Ca a l’air d’être de la bonne…” Non, j’ai juste écouté en boucle cet album, porte ouverte à toutes les rêveries, à tous les fantasmes. Comme au cinéma…

Bobo Bix

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