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11 billets comportant le tag nos cantines
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Faut-il retourner au Louvre Ripaille ?
Le problème avec les cantines parisiennes, c’est quand elles changent de main. On a son adresse fétiche où l’on cale tous ses déjeuners, et un jour, sans crier gare, on trouve une nouvelle équipe derrière le comptoir. C’est un peu comme se réveiller dans son lit sans retrouver la même femme que la veille… Ca surprend, on peut gagner au change mais parfois, on se dit qu’on n’aurait pas du boire ce verre de trop qui altère notre jugement.
Nous avons beaucoup aimé le Louvre Ripaille, ce petit restaurant typiquement parisien, à proximité du Louvre, dans une rue cachée derrière l’incontournable Fumoir. Tout comme nos amis, qu’est-ce que nous avons pu aller nous y régaler de leur fameux cheese-cake probablement notre préféré dans Paris. Dès le début de ce blog, nous partagions notre coup de coeur pour le lieu. Alors, lorsqu’une nouvelle équipe a pris possession des lieux, on a hésité et snobé l’endroit quelques mois. La peur d’être déçu, le temps de laisser les souvenirs s’estomper et la direction s’installer.
Retour aujourd’hui, assez concluant ! La qualité est toujours dans l’assiette et l’accueil agréable avec un patron qui n’hésite pas à avoir un geste. Une cuisine typiquement française avec une carte renouvelée régulièrement, même si les prix sur celles-ci affichent quelques rondeurs supplémentaires, tout en restant en deça de leur voisin Le Fumoir. La décoration a légèrement évolué (adieu l’horrible papier peint imitant les buches) tout en restant fidèle à l’esprit du lieu qui s’agrandira même d’une salle à l’étage. Pourtant, l’établissement n’est pas aussi rempli qu’il ne pouvait l’être dans nos souvenirs lorsqu’il était indispensable de réserver… Si le service mérite encore de se roder, les desserts excusent tout. Tomber sur le pot de mousse en chocolat dès que l’on rentre, c’est presque illégal mais on résiste pour le Diplomate et sa crème anglaise (photo ci-dessus) avec sa brioche à l’ancienne et ses fruits secs. Un délice. Et si l’on regrette la suppression du cheese-cake de la carte, à force de protestations, le patron promet son retour prochainement ! Au moins pour retrouver ces desserts, on reviendra…
Bobo Bix
Vous pouvez aussi suivre nos adresses et conseils sur la page Foursquare Bobo(s) de merde !
Le Louvre Ripaille, 1 rue Perrault, Paris 1er
Tél : 01 42 97 49 91
Des fast-food sur mesure
Comme tous les gens qui ont un boulot harassant et chronophage, les bobos ne peuvent – hélas – pas passer deux heures chaque midi à papoter sur une terrasse ensoleillée ou dans les resto repérés par cette chère cocotte. Donc le midi c’est souvent fast-food. Et comme le Mac Do c’est sympa mais pas très diététique, le bobo investit sa boulangerie de quartier pour un menu sandwich pour les mecs, et un menu salade pour les filles. Le monoprix du coin ou se laisse tenter par d’autres thématiques de fast-food (traiteur chois, sushi shop, pâtes à emporter, ou , soyons fous, un bon vieux kebab).
Mais ça c’était avant que des marketeurs géniaux (donc machiavéliques) ne se rendent compte qu’il y avait là un bon filon pour se faire plein de pognon. Ils ont eu l’idée de créer des chaînes de fast food haut de gamme, avec une carte variée, bonne, équilibrée, bien présentée et chère. Présente depuis 1989, Lina’s fait figure d’ancêtre. Elle propose depuis 1989 tout un tas de club sandwichs à composer soi-même et à customiser et des desserts très alléchants. C’est absolument hors de prix (environ 15 euros pour un menu complet) mais comme la clientèle n’est pas très regardante sur le montant de l’addition, le concept fonctionne à plein tube depuis 20 ans. Très rentable, l’enseigne est présente dans tout ce que Paris compte de quartiers de bureaux.
Du coup Lina’s a été attaquée de toute part. D’abord par Bert’s qui a quasiment le même positionnement mais surtout par Jour qui a décliné le concept à la salade. Tout aussi chère, l’enseigne séduit, pour une quinzaine d’euros en moyenne, celles qui se veulent se donner l’impression de faire attention à ce qu’elle mange à l’arrivée des beaux jours. Les mecs aussi, plus rares, se laissent séduire ou entraîner par leurs collègues de bureau.
Consciente de l’importance de la diététique pour la population bobo, Cojean (notre photo), crée par un ancien dirigeant de MacDo, est arrivé au début de la décennie (en même temps que la création du mot bobo). Avec ses salades de quinoa au chili, ses soupes végétariennes, ses lasagnes végétariennes, sa quiche potiron-chèvre, ses mini-sandwichs bresaola-poire-fourme d’Ambert, ses carotte cakes et ses jus d’herbe bourré de vitam, la chaîne pousse le bouchon encore plus loin en jouant à fond la carte du 0% et du bio. De façon totalement infondée parfois. Le concept cartonne auprès des catégories socio-professionnelles supérieures à qui elle est adressée. Le design épuré et élégant a été très soigné
Les additions s’envolent. Et la marque intéresse Danone qui associe son image à celle de l’enseigne (en vue d’un futur rachat ? ). Bref, ces adresses prouvent bien que les bobos ne font jamais rien comme les autres et aiment se différentier par leur fast food ! Pour le plus grand bonheur d’hommes d’affaires qui les ont bien observés.
Bon appétit à tous !
Bobo Ben
Brunch - DEPUR
Drôle d’Endroit Pour Une Rencontre, ou le restaurant du Klay, très chic (et très cher) club de sport de la rue Saint Sauveur (2e). Un attrape-bobos à 28€ pour une boisson chaude, des fruits pressés, des tartines/confitures/Nutella, du fromage blanc, une salade de fruits et un plat à la carte comme des oeufs Bénédicte, des oeufs norvégiens, club sandwichs, etc. Bon mais à ce prix-là, c’est un minimum.
Bobo Bix
Hôtel Amour, la base
Dans une rue adjacente à la très bobo rue des Martyrs se cache l’Hôtel Amour un petit coin de paradis. C’est une de nos adresses préférées dans Paris où nous nous rendons régulièrement bruncher le dimanche midi en amoureux (évidemment), avec des amis ou même parfois en famille. Le lieux permet de déjeuner dans une jolie cour intérieure plein de verdure et très prisée dès que les beaux jours reviennent. Les propriétaires viennent de construire une grande véranda dans la cour afin de faire profiter de ce “jardin” en hiver (et accessoirement de gagner des couverts) et protéger des averses du printemps mais il reste quelques tables totalement en extérieur.
En plus d’un cadre magnifique (la salle intérieure comme les toilettes est très design), la carte est des plus alléchantes. Même si le restaurant propose une traditionnelle formule brunch, à chaque fois on privilégie les plats à la carte et notamment les œufs Bénédicte ou le gratin de macaroni au jambon ! L’addition est un peu salée (29 euros pour plat, dessert, jus d’orange et café) mais on y va toujours avec grand plaisir. On s’amuse de la population très bobo avec des familles entourées d’enfants en bas âge et des jeunes couples branchés habillés chez Maje ou APC de la tête au pied !
En partant vous passerez quelques mètres plus loin devant la boulangerie-pâtisserie de Arnaud Delmontel, qui a décroché le prix de meilleure baguette de Paris en 2007. Vous pourrez ainsi acheté pain et gâteaux pour améliorer votre plateau DVD du dimanche soir.
Pour les Provinciaux, sachez que l’endroit fait aussi hôtel. Les chambres ultra-design coûtent entre 100 et 200 euros.
Bobo Ben
Hôtel Amour
8, Rue Navarin, 75009 Paris
Une jolie découverte ce week-end avant le bobocast de Simon ou la répétition du nôtre, lorsque vos deux idoles bobos se sont retrouvées à Saint-Germain des Près pour un déjeuner. Au presque-hasard de nos pas (une jolie terrasse et une carte alléchante ont beaucoup influencé notre choix), nous nous sommes posés à la très chic épicerie-cantine Da Rosa, à laquelle nous avons même croisé Anna Karina.
Ici, tout est à emporter, mais si le temps est de la partie, vous pouvez aussi profiter de la quiétude d’une terrasse confortable ou vous rabattre sur un intérieur pas moins agréable. Si l’on regrette un service un peu lent et une addition onéreuse (78 € à deux pour ce déjeuner), nous passons rapidement outre grâce la dégustation de tapas de bellota (du jambon ibérique, réputé comme le meilleur au monde) et de manchego ou d’une délicieuse soupe, dont on sélectionne nous-mêmes les ingrédients. Une adresse définitivement bobodemerde, où l’on reviendra déguster l’alléchant risotto au bellota choisi par nos voisines et sur lequel nous bavions sans scrupule.
Bobo Bix
Depuis cet été tous les bobos du 19e - et Dieu sait qu’ils sont nombreux - ne jurent que par le Rosa Bonheur, ancienne guinguette des Buttes-Chaumont reconvertie en bar/restaurant branchouille. Cet endroit pas banal, perdu en plein milieu du parc parisien, dispose d’une grande terrasse très appréciable en été. Mais cette année, l’établissement, victime de son succès, reste ouvert tout l’hiver. Pour y accéder en soirée, il faut utiliser l’entrée nord du jardin (près du métro Botzaris) qui reste spécialement ouverte jusqu’à 2 heures du matin et montrer patte blanche aux gorilles qui vérifient que les clients ne tentent pas une ballade nocturne (ni même un pique-nique) dans le jardin.
Le charme de l’endroit est à la hauteur de sa réputation : le cadre, le bâtiment en lui-même et la décoration valent déjà le déplacement. Le concept est en revanche plus iconoclaste. Point de snobisme au Rosa Bonheur : le bar occupe plus des deux tiers de l’établissement. En début de soirée, des groupes boivent des bières autour de grandes tablées dans un brouhaha qui cache un peu une programmation musicale décalée (Joe Dassin, Michel Delpech, France Gall, Edith Piaf). Plus tard, une énorme foule se trémousse sur de la pop anglaise (Spice, Kylie and co) et sur le rock de Jean-Jacques Goldman (!). Malgré cette programmation musicale parfois améliorable, tout de petit monde a l’air ravi de ce grand before dont la capitale manque cruellement.
Côté resto (réservation indispensable), la carte surprend par sa simplicité. La encore pas de chichi, deux plats seulement sont proposés (donc l’un change chaque jour). Ainsi samedi dernier, par exemple, c’était caille au fenouil ou travers de porc à la purée de patate douce. Une demi-douzaine d’entrées et autant de desserts peuvent venir compléter des menus entre 24 et 28 euros.
Bref, une cantoche soignée et un bar sans prise de tête déjà très prisés dans la capitale européenne de l’ennui. Un endroit rare et déjà indispensable.
Rosa Bonheur, avenue de la Cascade, parc des Buttes-Chaumont, 75019 Paris.
Bobo Ben
Il y a une vie de l’autre côté du périphérique !! Telle est notre dernière découverte de 2009 et la première de 2010, ainsi que la raison de notre silence de ces dernières semaines… Il y a aussi le réseau en Province visiblement puisque nous n’avons pu échapper aux envois massifs de textos de nos “amis” pour nous souhaiter à qui un Joyeux Noël, à qui une Bonne Année. Rien de plus vulgaire que ce texto impersonnel adressé à tout votre répertoire, vous auriez pu vous abstenir (merci néanmoins à ceux qui ont fait l’effort de le personnaliser). Nous voilà malgré tout rentrés dans notre chère capitale, de Normandie et de Londres pour l’un, de Biarritz pour l’autre : on ne se refait pas…
Quelques bonnes adresses dans nos bagages, à commencer par celle de la Maison Miremont, mythique salon de thé de Biarritz fondé en 1872. “A l’heure du thé, il y a chez Miremont moins de gâteaux que de Reines et moins de babas au rhum que de Grands-ducs”, écrivait Edmond Rostand sur cette enseigne très bien fréquentée où passèrent, entre autres, le Roi d’Angleterre Edouard VII, le Roi d’Espagne Alphonse XIII, la Reine Nathalie de Serbie ou encore la Reine Amélie du Portugal.
Si l’on peut y déjeuner ou en ramener quelques chocolats et pâtisseries, c’est surtout à l’heure du goûter, et pour déguster un délicieux chocolat chaud, que l’on s’y presse afin d’accéder aux meilleures tables : celles qui bordent l’immense baie vitrée ouvrant sur le Casino Bellevue et l’un des plus beaux panoramas de Biarritz avec la Grande Plage, le Casino Municipal, l’Hôtel du Palais et le Phare. Au milieu des vieilles rombières biarrotes, le salon de thé est une halte incontournable pour tout bobo de merde qui se respecte, en villégiature dans la station balnéaire.
Miremont, 1 bis place Georges Clémenceau, 64200 BIARRITZ.
Tél : 05 59 24 01 38
Bobo Bix
Ahhhhhhhh le cheesecake ! En quelques mois, ce dessert s’est imposé comme le passage obligé des déjeuners en ville. Il a remplacé le coulant au chocolat - un rien vieillissant - à la place de best-seller dans les cartes de toutes les cantines des faubourgs. Et j’avoue avoir du mal à y résister. Comme dessert branché, les femmes préfèrent au cheesecake la plus diététique assiette de fruits frais. Pour Info, ce cheesecake est servi au Louvre-Ripaille (Paris 1er)