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2 billets comportant le tag parc
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Lorsque nous sommes allés faire un tour au marché bio le plus proche ce matin, c’est une tempête de flocons que nous avons croisé dans les rues de Paris ! A l’instar du Luxembourg (ci-dessus), la plupart des parcs parisiens resteront partiellement fermés pour nous éviter de mémorables gadins… Alors on annule notre brunch, on fait un détour par Mariage Frères pour se réapprovisionner tandis que La Double Vie de Véronique de Krzysztof Kieślowski et L’Ange Bleu de Josef Von Sternberg nous attendent sagement pour une journée DVD.
Bon week-end bande de bobos !
Bobo Bix
Depuis cet été tous les bobos du 19e - et Dieu sait qu’ils sont nombreux - ne jurent que par le Rosa Bonheur, ancienne guinguette des Buttes-Chaumont reconvertie en bar/restaurant branchouille. Cet endroit pas banal, perdu en plein milieu du parc parisien, dispose d’une grande terrasse très appréciable en été. Mais cette année, l’établissement, victime de son succès, reste ouvert tout l’hiver. Pour y accéder en soirée, il faut utiliser l’entrée nord du jardin (près du métro Botzaris) qui reste spécialement ouverte jusqu’à 2 heures du matin et montrer patte blanche aux gorilles qui vérifient que les clients ne tentent pas une ballade nocturne (ni même un pique-nique) dans le jardin.
Le charme de l’endroit est à la hauteur de sa réputation : le cadre, le bâtiment en lui-même et la décoration valent déjà le déplacement. Le concept est en revanche plus iconoclaste. Point de snobisme au Rosa Bonheur : le bar occupe plus des deux tiers de l’établissement. En début de soirée, des groupes boivent des bières autour de grandes tablées dans un brouhaha qui cache un peu une programmation musicale décalée (Joe Dassin, Michel Delpech, France Gall, Edith Piaf). Plus tard, une énorme foule se trémousse sur de la pop anglaise (Spice, Kylie and co) et sur le rock de Jean-Jacques Goldman (!). Malgré cette programmation musicale parfois améliorable, tout de petit monde a l’air ravi de ce grand before dont la capitale manque cruellement.
Côté resto (réservation indispensable), la carte surprend par sa simplicité. La encore pas de chichi, deux plats seulement sont proposés (donc l’un change chaque jour). Ainsi samedi dernier, par exemple, c’était caille au fenouil ou travers de porc à la purée de patate douce. Une demi-douzaine d’entrées et autant de desserts peuvent venir compléter des menus entre 24 et 28 euros.
Bref, une cantoche soignée et un bar sans prise de tête déjà très prisés dans la capitale européenne de l’ennui. Un endroit rare et déjà indispensable.
Rosa Bonheur, avenue de la Cascade, parc des Buttes-Chaumont, 75019 Paris.
Bobo Ben