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17 billets comportant le tag paris
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Parigot
Les étudiants réservent souvent de belles surprises ! Cette semaine, nous vous proposions le clip Bobo de merde réalisé par Cécile Tallemet en projet de fin d’études à LISAA. Aujourd’hui, nous découvrons Parigot, un court métrage réalisé en 2010 à l’école George Melies par Axel Digoix, Loïc Bramouillé, Geoffrey Lerus, Mehdi Alavis et Alexandre Wolfromm. Un court métrage qui livre une représentation stylisée de Paris au début du siècle dernier, mélangeant l’esprit des Pixar avec une pincée de style Tim Burton. De quoi patienter en attendant la sortie d’Un Monstre à Paris et nous donner envie d’aller au cinéma vu le temps automnal…
Bon week-end bande de bobos !
Bobo Bix
“Nous avons mis un terme à la division de Paris: il n’y a plus l’ouest favorisé et l’est délaissé. Ménilmontant, Château Rouge, la Villette, Belleville, la porte de Montreuil, la porte d’Orléans, Tolbiac, et tant d’autres quartiers de l’est, se sont métamorphosés en dix ans, ils ont rejoint le mouvement de Paris ; il y a une seule ville, plus dynamique et solidaire. (…) La population parisienne est aujourd’hui composée très largement de ménages appartenant à la classe moyenne: plus de 70% des Parisiens ont des revenus qui les rendent éligibles au logement social. Dire que tous sont des “bobos”, des gens très riches, ou à l’inverse des assistés, c’est méconnaître la réalité de Paris, sa vitalité, et surtout sa diversité.”
Ouf, le vote bobo existe !
Enfin une bonne nouvelle pour les socialistes : les sociologues confirment l’existence d’un vote bobo (même s’ils n’aiment pas ce terme). C’est ce que nous avons retenus du numéro de La Suite dans les idées diffusé samedi dernier sur France Culture (à réécouter ici). Intitulée Paris en campagne, l’émission de Sylvain Bourmeau revenait sur les municipales de 2008 à Paris (et notamment dans le très bobo Xe arrondissement), pour analyser (avec Eric Agrikolianski, maitre de conférence de sciences politiques à l’université Paris-Dauphine) les conséquences électorales de la gentrification des grandes villes, qui poussent les classes populaires à s’installer en périphérie quand les centres villes sont prisés des commerçants et des bourgeois.
Une phrase m’a particulièrement marqué. “C’est à partir du moment où les classes populaires ont quitté la capitale que Paris a basculé à gauche”. Un phénomène qui a été aussi observé à Nantes ou à Lyon.
On le sait le bobo vote plutôt socialiste ou écolo (on l’a encore constaté aux dernières régionales) car il est généralement laïque et bosse dans le public et dans des milieux culturel où le profit n’est pas la valeur dominante. Ce qui est intéressant dans l’émission c’est la mise en parallèle du gauchiste, athée et bohème Xe arrondissement avec le très riche XVIe arrondissement où, a contrario, les gens sont riches, cadres supérieurs dans de grosses entreprises, cathos et … de droite.
Bref, on vous conseille très fortement d’écouter cette émission, ne serait-ce que pour entendre le journaliste et le sociologue taper sur le terme “bobo”, qui est “très pratique pour dire très très vite une réalité qui est assez compliquée”. “Un stéréotype de sociologie très très vulgarisée sans aucne rigueur scientifique”.
Bobo Ben
No man’s land
Après cette merveilleuse carte de Paris vue par les bobos, voici une autre vieille cartographie dénichée sur le web qui illustre le snobisme (ou le parisianisme mais c’est un peu la même chose) des habitants de la capitale !
Cette fois-ci c’est une illustration de la France vue d’ici. Ainsi, à part les plages normandes où nous aimons passer des week-end au bord de la mer, la France, ne serait qu’un grand no man’s land. Une vision dans laquelle, hélas, on se reconnait un peu même si on sait qu’il y a des bobos en Province. Mais c’est vrai que quand on sort de Paris c’est rarement pour aller à Limoges…
Bonne journée à tous,
Bobo Ben
La grande invasion
Et de 1 000 ! Le 1 000e Space invader parisien a été officiellement posé hier à La Générale (dans le 11e arrondissement), un grand atelier collectif d’artistes, à quelques mètres de l’endroit où l’artiste anonyme de street art avait accroché son tout premier virus céramique en 1998.
Pour l’occasion, une exposition est organisée dans ce lieu jusqu’au 2 juillet. On y découvre l’univers de l’artiste (son scooter et son frigo recouverts de stickers), des œuvres variées (portraits, détournements de pochettes de CD ou de photos de films) et, bien-sûr, un retour sur son invasion de Paris. Une mosaïque avec les photos de tous les virus parisiens a été fixée sur le mur du fond de cette expo qui vaut le coup d’œil, ne serait-ce que pour voir les baskets et le gaufrier estampillés space.
Les petits microbes nous sont familiers puisqu’ils accompagnent depuis 13 ans nos ballades parisiennes. Par chance, ils sont concentrés dans les quartiers bobos (le Marais, Bastille, Belleville, Gambetta, Montmatre, Saint Germain des Prés, La Butte aux cailles). Ne crachant pas sur les lieux touristiques, on en croise ainsi régulièrement sur nos lieux de vacances. Les microbes ont en effet prospéré dans 77 villes dont Avignon, Montpellier, Bastia, New-York, Tokyo, Hong-Kong, LA. A chaque fois, ce petit clin d’œil en céramique nous décroche immédiatement un sourire qui nous renvoie sur les berges du canal Saint-Martin où demeure de loin notre space invader préféré.
Au delà de l’exposition, un des meilleurs moyens de découvrir cet artiste est de faire le tour de ces meilleures fresques. Nous vous proposerons dans quelques jours un parcours taillé sur mesure pour vous autres bobos !
Bobo Ben
Consom’ Land
Et un pas de plus dans la muséïfication de Paris, paradis consumériste pour touristes chinois, aristocrates américains, rois du pétrole arabe et réalisateurs prestigieux voulant dénoncer le passéisme ! Il y a quelques jours, Bernard Arnault, président du groupe LVMH, a dévoilé les grandes lignes de son projet de réhabilitation de la Samaritaine, magasin emblématique de la Belle Epoque et fermé en 2005 officiellement pour cause de non-conformité du bâtiment aux règles de sécurité mais officieusement en raison de son manque de rentabilité de l’enseigne.
Le milliardaire français va rénover le bâtiment pour 450 millions d’euros et espère ouvrir, d’ici 2014, un bâtiment “multi-activité”. L’idée est de conserver un important centre commercial chic de 26 000 m² (contre 30 000 m² auparavant) et de créer 20 000 m² de bureaux et, surtout, côté Seine, un hôtel de prestige de 80 chambres, intitulé “Cheval blanc” (comme le vin et l’hôtel de Courchevel dont LVMH est propriétaire).
Pour bénéficier du soutien des équipes municipales socialistes (indispensable pour l’obtention du permis de construire), le groupe annonce la création de 2400 nouveaux emplois (alors que la fermeture de la Samaritaine avait amené le départ ou le recasage de 1 506 salariés). Une crèche de 60 berceaux et 7000 m² de logements sociaux (pour loger 250 personnes) figurent également au projet signé par les architectes Kazuyo Sejima et Ryue Nishizama. Ceux-ci ont prévu d’envelopper la façade, classée, d’origine d’un écrin de verre et d’installer au sommet un jardin suspendu.
Bon certes ça a l’air joli mais ça va renforcer le côté Champs Élysées bis de la jolie rue de Rivoli (il manque plus qu’une boutique Abercrombie&Fitch). Avec le projet de réaménagement des Halles qui devrait être livré à la même période, la mairie est en train de construire au cœur de la capitale un immense parc d’attraction consumériste pour touristes. Les vrais parisiens eux sont poussés toujours plus loin du centre grâce à des transports en commun qui, ça tombe bien, vont bientôt être redéployés vers la banlieue.
Bobo Ben
Des Métros et des Bobos
Une petite infographie piquée à Libération, pour illustrer les projets d’extension du métro parisien, ENFIN enfin votés par le conseil régional d’Ile de France après des mois de tergiversations. En effet, 3 nouvelles lignes de métro devraient être construites d’ici 2025 afin de favoriser les communications inter-banlieue. Et la Ligne 14 devraient être allongée en 2017 jusqu’à Saint-Denis au nord et Orly au sud, pour désengorger la ligne 13 et le RER.
Ces nouveaux transports en commun devraient encourager nombre de bobos à passer le périph’ pour gagner en confort de vie tout en restant dans la ville. Reliés par la ligne 14, Clichy et Saint-Ouen ne seront plus qu’à 20 minutes en métro du centre de Paris. Ca fait réfléchir. Surtout quand le prix du mètre carré est absolument inabordable intra-muros.
Espérons donc que ces nouvelles lignes permettront à nombre de personnes d’accéder à la propriété ou à la location de logements de meilleure qualité dans des banlieues désenclavées. Et que cette possibilité d’exode banlieusard fasse baisser les prix délirants de l’immobilier à Paris. Au premier trimestre 2011, les prix à l’achat et donc par ricochet les loyers ont explosé. 5 970€ le m2 dans le populaire XIXe arrondissement (soit une hausse de 261,8% en 13 ans !) ; 7 110 € dans le bobo Xe (+320,7% depuis 1998) et … 11 880 € dans le VIIe ! Déprimant.
Mais il est à prévoir une augmentation des prix dans ces banlieues. Si ces projets peuvent freiner la gentrification de Paris, ils encourageront, par la théorie des vases communicants, celle des banlieues. A se demander si tous les coins du Grand Paris seront désormais soumis à ce mouvement d’embourgeoisement et de boboïsation qui semble imparable ?
Bobo Ben
Magistrale monumenta
L’année dernière nous étions ressortis plus que septiques de l’installation de Christian Boltanski dans le cadre de monumenta 2010. Confiée à Anish Kapoor, l’édition 2011 est nettement plus réussie.
Intitulée Leviathan, la bulle de plastique rouge occupe magnifiquement toute la nef du Grand Palais. Ce trèfle géant (34 mètres de haut et 100 mètres de large) est léger et aérien bien qu’on arrive jamais à le voir en entier. On a préféré la vision externe de la structure que le passage dans ses entrailles. En effet la visite débute à l’intérieur de la bulle où on se sent un peu oppressé dans un utérus à travers duquel se reflète légèrement la sublime voûte en verre du lieux.
L’oeuvre de l’Indien Kapoor est magistrale et impressionnante. Elle mérite vraiment une visite de ce Monumenta 2011. Et on attend déjà impatiemment la prochaine édition qui a été confiée au Français Daniel Buren.
Bobo Ben
Apéro Bobo le 26 mai
Salut bande de bobos !
Le soleil est de retour et, comme nous, vous avez repris votre habitude de pique-niquer sur les quais du canal Saint-Martin. Que vous vous sentiez un peu bobo, totalement ou pas du tout, nous vous proposons de pique-niquer et de trinquer avec nous le jeudi prochain (le 26 mai), quai de Jemmapes, histoire de se retrouver entre amis, de se rencontrer ou tout simplement de s’échanger des bons plans bobos !
Alors venez nombreux, sans vous déguiser puisque de toute façon, même au naturel, vous avez l’air d’un beau cliché bobo ! On se retrouve entre l’avenue Richerand et la rue Alibert, au niveau du pub the cork and the carvan ! Le plus prtique est de s’inscrire sur l’event Facebook.
Bon week-end et à jeudi !
Bobo Ben & Bobo Bix
La culture numérique frappe ses trois coups
Projet phare du programme culturel du deuxième mandat de Bertrand Delanoë, la Gaîté Lyrique ouvre ses portes le 2 mars. En bons gros bobos bourrés de privilèges que nous sommes, nous avons déjà fait le tour du propriétaire.
Après 6 années de travaux, la Mairie de Paris s’apprête à réouvrir la Gaîté Lyrique. Ancien théâtre dédié aux opérettes (un temps dirigé par Offenbach en personne), le bâtiment situé au cœur de la capitale (métro Réaumur Sébastopol) a été totalement reconstruit pour être “XXIe siècle compatible”.
Oh joie, ce nouveau lieu sera entièrement dédié aux arts numériques et aux musiques actuelles ! Concerts, expositions, conférences, médiathèque, espace jeux vidéo, résidences d’artistes : tout sera consacré à cette culture encore nouvelle, bien qu’omniprésente. Un bel écrin qui ambitionne de devenir LA référence en la matière. L’ouverture très médiatique de la Gaîté devrait être une vitrine pour cette culture passionnante qui envahit tous les arts, les uns après les autres et finalement peu exposée à Paris (même au Palais de Tokyo).
Évidemment, la Gaîté devrait faire le plein de curieux pendant son week-end d’ouverture (visite gratuite du 2 au 6 mars). La (re)découverte de ce lieu fermé depuis 1989 étant, en elle-même, un bon prétexte de visite. Le bâtiment vaut effectivement à lui seul le détour tant son réaménagement par l’architecte Manuelle Gautrand, son design soigné et ses infrastructures sont réussis. Le groupe I could never be a dancer (notamment chorégraphes du dernier clip de Keren Ann) a été chargé d’ambiancer les déambulations dans le “théâtre” avec un parcours artistique, tandis que le collectif United Visual Artist fera une “installation immersive”. De quoi donner un bon avant-goût de la programmation du lieu !

Lors de notre visite, on a particulièrement flashé sur les parois en aluminium de la Grande Salle, le bureau de l’accueil, les éclaireuses, les lustres du foyers dont le style XIXe s’accorde très bien avec le reste de l’architecture très moderne (voir nos photos). On vous conseille tout particulièrement une petite salle, très ludique, en forme de boite au rez-de-chaussé, où des sons se déclenchent à chacun de vos pas ! Hyper cool.
Comme le montre le plan de coupe, la Gaîté Lyrique possède une superbe grande salle de concert customisable de 700 places dont les parois sont un écran dément où pourront être projetées des images à 360°. Les plus brillants groupes électro ou DJs devraient venir s’y produire le temps d’un before enflammé. Une plus petite a également été pensée pour des groupes plus underground. En journée, le public pourra déambuler dans les espaces d’expositions et lire des revues ultra branchées dans la médiathèque.
Le principal défi de la Gaîté est de faire revenir les gens avec une programmation à la fois pointue (et parfois absconse), pour plaire aux puristes hipsters, mais suffisamment mainstream, pour fédérer un large public et ne pas finir aussi déserté que le 104. Pour ce faire, la direction va inviter la scène berlinoise le temps d’un week-end de fête et prévoit tout l’été une grande programmation autour du skateboard. Les plus geeks devraient adorer la conférence attendue sur les LOLcats. Des exemples d’évènements qui nous pousseront à vérifier si la Gaîté Lyrique tient son alléchante promesse exposée dans le film publicitaire mis en ligne hier. Si elle réussit son pari, alors la Gaîté Lyrique deviendra le nouveau repère des bobos en quête de branchitude.
La Gaîté Lyrique
3 bis, Rue Papin75003 PARIS
Ouverture le 2 mars 2011
A suivre sur Facebook et Twitter
Bobo Ben
Photos Bobo Bix et Vincent Fillon & Philippe Ruault (pour Manuelle Gautrand Architecture).
Les dessous de Paris
Si les fantasmes du bobo parisien sont nombreux, la découverte des facettes les plus méconnues de Paris sont l’un des plus récurrents. Le large succès du Métronome de Lorant Deutsch (Éditions Michel Lafon), pour l’histoire de la ville, ou l’adhésion à des blogs comme Invisible Paris (également dans la sélection de L’Express) sont là pour le confirmer. On rêve de parcourir les catacombes, de partir à l’assaut des stations fantômes du métro parisien et même de se plonger dans les égouts de la ville !

Une curiosité qui dépasse même le périphérique puisque le numéro de février du National Geographic Magazine américain fait sa une sur le Paris Underground, et nous livre en guise de teaser la vidéo ci-dessus. Forcément, on est un peu jaloux de ces cataphiles avertis, on se console en allant faire la fête à la Gare aux Gorilles ou n’importe quel lieu désaffecté pas trop connu qui nous donne l’impression de posséder Notre Paris, en se promettant d’aller faire un tour dans les catacombes prochainement.
Bobo Bix
Photo : Stephen Alvarez pour NGM
En fouillant notre ordinateur on a retrouvé ce midi un vieux dessin déjà signalé l’hiver dernier sur notre compte twitter et sur notre page facebook. Cette cartographie des Parisiens , publié en février 2007 par TacTacTWit sur www.coquecigrue.net site désormais hors-ligne), nous fait vraiment bien marrer (surtout le “Personne n’y va” pour le 9e et le “Rien” pour le 12e) !
Selon cette carte, l’un d’entre nous vit donc en plein chez les bobos (non mais vous ne pensez pas sérieusement qu’on a créé ce blog par hasard ?) et l’autre chez les touristes. (Bixente ce n’est pas moi qui ai rappelé que tu es un touriste mais le dessin !). Et vous vous vivez où, bande de bobos ?
Bobo Ben
Lorsque nous sommes allés faire un tour au marché bio le plus proche ce matin, c’est une tempête de flocons que nous avons croisé dans les rues de Paris ! A l’instar du Luxembourg (ci-dessus), la plupart des parcs parisiens resteront partiellement fermés pour nous éviter de mémorables gadins… Alors on annule notre brunch, on fait un détour par Mariage Frères pour se réapprovisionner tandis que La Double Vie de Véronique de Krzysztof Kieślowski et L’Ange Bleu de Josef Von Sternberg nous attendent sagement pour une journée DVD.
Bon week-end bande de bobos !
Bobo Bix
Si New-York est la ville où nous avons été inventés, c’est surtout la seule ville qui peut nous sortir de notre parisianisme et où nous admettons vouloir vivre. Pourtant, les différences avec Paris ne manquent pas… Depuis peu, un blog, Paris vs New-York, fait le buzz en s’amusant à comparer graphiquement les clichés qui distinguent la Ville Lumière de la Grosse Pomme. Petite sélection de ce “match visuel amical” sur ce blog que l’on vous conseille vivement !
Bobo Bix
Sceptiques.
Petite visite ce week-end au Grand Palais pour voir l’exposition Monumenta 2010. La vaste installation de Christian Boltanski nous a laissé froids. Elle est divisée en deux parties : la première est un damier de carrés de vêtements éclairés au néon qui ne sont pas sans rappeler les camps de la mort. La deuxième est une grande pyramide de fripes dont une grue (la main de Dieu) vient chaque minute soulever quelques fringues du sommet avant de les relâcher d’une dizaine de mètres de hauteur.
Bon ba quand on a dit tout ça, on a tout dit. L’œuvre est aussi froide qu’absconse. Même doté d’un guide qui explique le sens de l’installation, elle laisse de marbre. Dans ces cas-là, les visiteurs qui n’osent pas avouer leur circonspection ont une expression toute faite : ils disent que cette exposition est “intéressante”. Comprendre : On frise la branlette intellectuelle.
Bref, sauf à vouloir vraiment faire vos malins auprès de vos relations - ou contempler la magnifique nef du Grand Palais -, on vous déconseille Monumenta 2010. Visuellement réussie (elle permet de jolies photos), cette exposition, ne vaut pas les 4 euros de son ticket d’entrée.
Bobo Ben