La province ? Ah non (je n’aime pas, ndlr) ! Et je n’y retournerai jamais. On y est prisonnier. Enkysté dans des certitudes. Survivre dans l’anonymat de Paris est tellement dur qu’on est forcé de bouger sans cesse. De s’adapter de jour en jour. En province, tout est réglé. On connaît tout le monde depuis toujours. Même les jeunes ont des discours de vieux : « Ah, je vous connais bien, vous êtes une amie de ma mère ! » L’horreur !

Karin Viard dans Télérama, le 11 janvier 2012
A Marseille-la-cagole, les bobos font de la résistance
On a pourtant cherché partout. On a fait le tour le Vieux Port, longé la Canebière. Nous nous sommes baladé à Noailles, dans le quartier du Panier, à Le Canet, à Bonneveine et même sur la plage des Catalans. On est même monté à Notre-Dame-de-la-Garde et au fort Saint-Nicolas. En vain.
A part quelques touristes en transit à Saint-Charles ou des voyageurs égarés cherchant désespérément l’embarcadère du ferry pour Bastia, nous n’avons pas trouvé de bobos à Marseille… Par contre qu’est ce qu’on a croisé comme maillots de l’OM, gourmettes plaqué argent et jambes droites de survet’ coincés dans la chaussette…
Bref, vous l’avez compris, dans le tour de France des bobos on se devait de faire une une étape à Marseille… Mais rien à faire, telle le village d’Astérix, Marseille résiste encore et toujours au boboïsme qui occupe pourtant tout le reste de la Gaule. Pourtant le cosmopolitisme de Marseille pourrait être un terreau fertile  pour notre caste. Mais non Marseille la bling-bling reste le paradis  des cagoles. Une contrée enkystée  dans une beaufitude assumée que nous savons perdue pour toujours.
Pas étonnant que ce week-end, une horde de militants UMP  hystériques ait choisi ce lieu pour s’autocongratuler du bilan de la majorité  présidentielle qui pense pouvoir imposer la rigueur budgétaire en  votant des cadeaux fiscaux aux plus riches et régler l’insécurité en  montant les minorités les unes contre les autres… Ce parti inique, suffisant et sans vision, véhiculant des idées d’un autre âge, a trouvé refuge dans le temple du mauvais goût. L’effet miroir est saisissant !
Désolé chers lecteurs stylés : nous ne pouvons donc pas vous conseiller des repaires à Marseille car les quelques irréductibles bobos marseillais se réunissent en cachette (que ce soit à la Friche, aux docks des suds, sur le cours d’Estienne d’Orves ou au cours Julien). Épuisés par des années de clandestinité, ces résistants finissent toujours par s’installer à Lyon, Aix en Provence, à Avignon, à Porquerolles, en  Corse ou dans le Luberon, qui pour le coup sont bien plus raccords avec notre esprit frondeur (et notre mauvaise foi) de sales bobos de merde. En espérant que le pour l’instant chaotique projet de Marseille Provence capitale européenne de la culture en 2013 change le visage de la ville en créant tout un tas de lieux branchés comme ce fut le cas à Lille. Nous le souhaitons tous ardemment.
Bobo Ben en voie de zemmourisation

A Marseille-la-cagole, les bobos font de la résistance

On a pourtant cherché partout. On a fait le tour le Vieux Port, longé la Canebière. Nous nous sommes baladé à Noailles, dans le quartier du Panier, à Le Canet, à Bonneveine et même sur la plage des Catalans. On est même monté à Notre-Dame-de-la-Garde et au fort Saint-Nicolas. En vain.

A part quelques touristes en transit à Saint-Charles ou des voyageurs égarés cherchant désespérément l’embarcadère du ferry pour Bastia, nous n’avons pas trouvé de bobos à Marseille… Par contre qu’est ce qu’on a croisé comme maillots de l’OM, gourmettes plaqué argent et jambes droites de survet’ coincés dans la chaussette…

Bref, vous l’avez compris, dans le tour de France des bobos on se devait de faire une une étape à Marseille… Mais rien à faire, telle le village d’Astérix, Marseille résiste encore et toujours au boboïsme qui occupe pourtant tout le reste de la Gaule. Pourtant le cosmopolitisme de Marseille pourrait être un terreau fertile pour notre caste. Mais non Marseille la bling-bling reste le paradis des cagoles. Une contrée enkystée dans une beaufitude assumée que nous savons perdue pour toujours.

Pas étonnant que ce week-end, une horde de militants UMP hystériques ait choisi ce lieu pour s’autocongratuler du bilan de la majorité présidentielle qui pense pouvoir imposer la rigueur budgétaire en votant des cadeaux fiscaux aux plus riches et régler l’insécurité en montant les minorités les unes contre les autres… Ce parti inique, suffisant et sans vision, véhiculant des idées d’un autre âge, a trouvé refuge dans le temple du mauvais goût. L’effet miroir est saisissant !

Désolé chers lecteurs stylés : nous ne pouvons donc pas vous conseiller des repaires à Marseille car les quelques irréductibles bobos marseillais se réunissent en cachette (que ce soit à la Friche, aux docks des suds, sur le cours d’Estienne d’Orves ou au cours Julien). Épuisés par des années de clandestinité, ces résistants finissent toujours par s’installer à Lyon, Aix en Provence, à Avignon, à Porquerolles, en Corse ou dans le Luberon, qui pour le coup sont bien plus raccords avec notre esprit frondeur (et notre mauvaise foi) de sales bobos de merde. En espérant que le pour l’instant chaotique projet de Marseille Provence capitale européenne de la culture en 2013 change le visage de la ville en créant tout un tas de lieux branchés comme ce fut le cas à Lille. Nous le souhaitons tous ardemment.

Bobo Ben en voie de zemmourisation

Le réveil bohème de Bordeaux 
Après Toulouse, Lille, Lyon, Strasbourg et Nantes, notre  tour de France dominical des bobos de Province s’arrête ce dimanche à Bordeaux. Longtemps les Bordelais sont passés pour des bourgeois froids et hautains. Depuis le renouveau de la ville (pilotée par l’équipe d’Alain Juppé), Bordeaux est devenue plus rock and roll. et cela n’a pas échappé aux Parisiens qui ne rechignent plus à s’arrêter boire un verre sur les quais sur la route d’Arcachon ou de Ferret. Petit tour   d’horizon des incontournables repères bobos par notre correspondant Aurélien.
Comme les autres grandes villes de Province, la « Belle Endormie » n’échappe pas au phénomène de gentrification. Celui-ci est accéléré par le grand plan de rénovation lancé voici plus de dix ans. Inutile ici d’évoquer l’effet tramway qui a modifié profondément la physionomie de l’agglomération bordelaise et de ses quartiers, et d’insuffler un renouveau dans toute la ville. Un réveil qui (hasard ou conséquence directe ?), coïncide avec l’émergence des bobos.
Les Chartrons (tendance bobo archi, bobo graphiste, bobo à vélo…)
Le quartier emblématique des Chartrons a nettement bénéficié de cette nouvelle vague. A l’origine quartier anglais de négoce au XVIIIème siècle, puis plus récemment quartier portuaire plus ou moins recommandable, le quartier des Chartrons est devenu un quartier à la mode, au point peut être de détrôner le quartier bohème historique qu’est Saint Pierre.
Les Chartrons, c’est surtout la rue Notre Dame (en cours de rénovation d’ailleurs) connue à l’origine pour ses antiquaires qui périclitent peu à peu pour laisser place à des cafés, et autres boutiques affreusement bobos ! On aime se retrouver le midi à la pause déjeuner au bistro anglais Paul’s Place pour déguster des plats anglais dans un univers un tantinet désuet et jazzy. Mais également à la Bocca, une épicerie fine italienne, où il est de bon ton de se montrer le midi entre deux cours de marketing ou de com’ interne. Effectivement, les Chartrons abritent depuis quelques années écoles de commerces assez cotées, et autres écoles d’attachés de presse ou de graphisme pour ne pas les nommer.
Le paradoxe de ce quartier est qu’il ne se passe plus grand-chose le soir venu. A part peut être sur la place éponyme ou subsistent des petites halles qui accueillent régulièrement des expositions et autres manifestations culturelles. Ce ne serait sans oublier que Radio Nova, la tant regrettée ex-Sauvagine absorbée par la radio parisienne, a ses studios place des Chartrons…

La Bocca 
Paul’s Place 
La vie en rose 
Fête du vin nouveau (généralement fin octobre) 
Le CAPC 
Le marché du quai des Chartrons le dimanche matin (passage obligé, si vous vous revendiquez officiellement « bobo ») 

Saint Michel : quartier populaire et bigarré bientôt plus qu’un lointain souvenir ? (tendance bobo intermittent du spectacle, bobo musicien, bobo altermondialiste, José Bobové…)
Le futur plan de rénovation de la place Saint Michel ne plaît pas à tout le monde… Les fouilles archéologiques préalables au début du chantier ont à peine commencé que certains s’inquiètent du futur visage du quartier, de son aseptisation et sa boboïsation proches… Le prix du foncier a nettement augmenté et des mauvaises langues affirment déjà que cette rénovation n’est faite que pour attirer les Parigots lorsque Bordeaux ne sera plus qu’à deux heures de TGV de l’Île de France…
Actuellement le quartier Saint Michel est un joyeux brassage bigarré, surtout le dimanche matin, pour qui apprécie la brocante, le marché aux puces ou les pâtisseries marocaines… MAIS surtout l’authentique et incontournable marché des Capucins, sérieux concurrent de son homologue des Chartrons !
La particularité de Saint Michel est que ce quartier s’est toujours démarqué du reste de la ville. Déjà d’un point de vue sociologique et démographique, mais peut être aussi politique. Les « Indignés » locaux ont élu domicile au pied de la Flèche Saint Michel avant d’être délogés par la municipalité.
Enfin, certains lieux underground (la défunte Politique notamment !) ont également connu leur heure de gloire à Saint Michel. Qui n’a pas entendu parler de la nouvelle scène rock bordelaise !? Des groupes locaux commencent à connaître une petite renommée nationale, sur les braises encore fumantes de feu Noir Désir… Si vous n’avez jamais entendu parler de Kid Bombardos ou de Pendentif par exemple, c’est que vous êtes ringard ou que… Vous ne lisez pas les Inrocks…

La place Ste Croix : le TNBA, le Conservatoire, le Café Pompier, les Beaux Arts… 
La brasserie et brocante éponyme « Le Passage »  
Les petits restos de la halle des Capucins  
La rue Camille Sauvageau et donc Le Samovar entre autres  
Los Dos Hermanos  

Autres lieux bobos : certains déjà un peu surfaits, d’autres à découvrir ! 
Au-delà de la frontière virtuelle qu’est le cours Victor Hugo (les locaux comprendront) existent deux places « bobo » emblématiques de Bordeaux, qui sont envahies les soirs d’été et, d’hiver même !
* La place Fernand Lafargue elle aussi rénovée il y a peu, est un concentré de repères bohèmes. Le Santosha (restaurant asiatique), le bar l’Apollo ou le japonais haut de gamme Moshi Moshi (si votre carte bleue est bien entraînée…). Mais le top du hype c’est quand même de finir sa soirée dans le troquet du coin : le bar du Chalet, encore dans son jus, vieilles croûtes accrochées aux murs, comptoir en formica, avec ses piliers de bar abonnés au lieu depuis 30 ans au moins.
* La place Camille Jullian « CaJu » pour les intimes, et son ancienne église Saint Siméon reconvertie en cinéma « d’art et d’essai » militant et bien pensant : j’ai nommé l’illustre Utopia ! Ce cinéma au passage a détrôné    le cinéclub historique Jean Vigo tant regretté, à tel point que celui-ci a dû fermer il y a quelques années (seuls subsistent les excellents Cinésites).  Bref, si vous aimez signer des pétitions pour les sans papiers ou contre les OGM avant d’aller voir un ennuyeux et soporifique Somewhere de Sofia Coppola, ce lieu est fait pour vous. Soit dit en passant, le Jean Eustache à Pessac c’est quand même mieux. Mais ! Car il y a un « mais »… C’est en banlieue ! Quelle horreur !…

 La rue du Parlement St Pierre (le bar la Comtesse, le restaurant le Petit Commerce, le Milo’s)
La rue du Parlement St Pierre (le bar la Comtesse, le restaurant le Petit Commerce, le Milo’s)
La place Ste Colombe (L’oiseau Cabosse) et la place du Palais
La rue du Loup (Le Dick Turpin’s, Funky Burger)
Les commerçants de la rue Saint James (prononcer à la française)

Le cas du Cap-Ferret (bobos pieds nus, bobos en vareuse et bobo Bartherotte)
Cet article ne saurait être exhaustif sans évoquer… LE Cap Ferret ! Naguère presqu’île quasi sauvage, parsemée de pins et de cabanes d’ostréiculteurs, le Cap Ferret est devenu le lieu de villégiature par excellence des bobos. Ce n’est pas le phénomène du (mauvais) film de Guillaume Canet qui a inversé la tendance… Les « authentiques » locaux et ceux qui viennent en vacances depuis des années se plaignent déjà depuis longtemps de l’invasion des Parisiens et autres « peoples » qui débarquent en masse entre le 14 juillet et le 15 août. Le lieu perd petit à petit de son âme à l’instar de l’île de Ré… Les prix des villas flambent, les signes extérieurs de richesse prolifèrent et le marché du matin devient le spot idéal pour espérer apercevoir des VIP incognitos…
Il est loin le temps des piques niques à l’océan, des balades à vélo tranquilles, des saucisses grillées et des huîtres du Canon…

Chez Boulan
Pinasse Café
Chez Hortense
L’hôtel de Bataille ( !)
Le Sail Fish
Frédélian qui n’avait sûrement pas besoin de la publicité de Pascal Obispo…

Le coup de cœur de l’auteur
Lieu encore relativement épargné (plus pour très longtemps) : le coup de cœur revient au quartier des Bassins à flots ou « Bordeaux Maritime » rebaptisé ainsi par la municipalité. Comme à Nantes ou à La Rochelle, on y trouve une base sous marine en béton armé et relativement délabrée, léguée par les Allemands… Ce lieu irréel accueille maintenant des expositions temporaires, de peinture ou de photo. A ne manquer sous aucun prétexte même pour une simple visite des lieux !
Mais également le Garage Moderne sis rue des Etrangers. En mémoire, une soirée Astor Piazolla inoubliable un jour de fête de la musique, en marge de l’agitation alcoolisée du centre ville… Mais chut, j’en ai déjà trop dit sur ce lieu improbable et insolite…
Développement durable, déconsommation et consors
Comme à New York à l’origine, les jardins et potagers partagés font aussi leur apparition à Bordeaux, notamment à Carle Vernet l’association Friche and Cheap (derrière la gare Saint-Jean) ou dans le quartier Saint Genès avec l’association Bordeaux 5 de coeur.  Les AMAP quant à elles, connaissent aussi un succès grandissant comme ailleurs en France…
Aurélien

Le réveil bohème de Bordeaux

Après Toulouse, Lille, Lyon, Strasbourg et Nantes, notre tour de France dominical des bobos de Province s’arrête ce dimanche à Bordeaux. Longtemps les Bordelais sont passés pour des bourgeois froids et hautains. Depuis le renouveau de la ville (pilotée par l’équipe d’Alain Juppé), Bordeaux est devenue plus rock and roll. et cela n’a pas échappé aux Parisiens qui ne rechignent plus à s’arrêter boire un verre sur les quais sur la route d’Arcachon ou de Ferret. Petit tour d’horizon des incontournables repères bobos par notre correspondant Aurélien.

Comme les autres grandes villes de Province, la « Belle Endormie » n’échappe pas au phénomène de gentrification. Celui-ci est accéléré par le grand plan de rénovation lancé voici plus de dix ans. Inutile ici d’évoquer l’effet tramway qui a modifié profondément la physionomie de l’agglomération bordelaise et de ses quartiers, et d’insuffler un renouveau dans toute la ville. Un réveil qui (hasard ou conséquence directe ?), coïncide avec l’émergence des bobos.

Les Chartrons (tendance bobo archi, bobo graphiste, bobo à vélo…)

Le quartier emblématique des Chartrons a nettement bénéficié de cette nouvelle vague. A l’origine quartier anglais de négoce au XVIIIème siècle, puis plus récemment quartier portuaire plus ou moins recommandable, le quartier des Chartrons est devenu un quartier à la mode, au point peut être de détrôner le quartier bohème historique qu’est Saint Pierre.

Les Chartrons, c’est surtout la rue Notre Dame (en cours de rénovation d’ailleurs) connue à l’origine pour ses antiquaires qui périclitent peu à peu pour laisser place à des cafés, et autres boutiques affreusement bobos ! On aime se retrouver le midi à la pause déjeuner au bistro anglais Paul’s Place pour déguster des plats anglais dans un univers un tantinet désuet et jazzy. Mais également à la Bocca, une épicerie fine italienne, où il est de bon ton de se montrer le midi entre deux cours de marketing ou de com’ interne. Effectivement, les Chartrons abritent depuis quelques années écoles de commerces assez cotées, et autres écoles d’attachés de presse ou de graphisme pour ne pas les nommer.

Le paradoxe de ce quartier est qu’il ne se passe plus grand-chose le soir venu. A part peut être sur la place éponyme ou subsistent des petites halles qui accueillent régulièrement des expositions et autres manifestations culturelles. Ce ne serait sans oublier que Radio Nova, la tant regrettée ex-Sauvagine absorbée par la radio parisienne, a ses studios place des Chartrons…

Saint Michel : quartier populaire et bigarré bientôt plus qu’un lointain souvenir ? (tendance bobo intermittent du spectacle, bobo musicien, bobo altermondialiste, José Bobové…)

Le futur plan de rénovation de la place Saint Michel ne plaît pas à tout le monde… Les fouilles archéologiques préalables au début du chantier ont à peine commencé que certains s’inquiètent du futur visage du quartier, de son aseptisation et sa boboïsation proches… Le prix du foncier a nettement augmenté et des mauvaises langues affirment déjà que cette rénovation n’est faite que pour attirer les Parigots lorsque Bordeaux ne sera plus qu’à deux heures de TGV de l’Île de France…

Actuellement le quartier Saint Michel est un joyeux brassage bigarré, surtout le dimanche matin, pour qui apprécie la brocante, le marché aux puces ou les pâtisseries marocaines… MAIS surtout l’authentique et incontournable marché des Capucins, sérieux concurrent de son homologue des Chartrons !

La particularité de Saint Michel est que ce quartier s’est toujours démarqué du reste de la ville. Déjà d’un point de vue sociologique et démographique, mais peut être aussi politique. Les « Indignés » locaux ont élu domicile au pied de la Flèche Saint Michel avant d’être délogés par la municipalité.

Enfin, certains lieux underground (la défunte Politique notamment !) ont également connu leur heure de gloire à Saint Michel. Qui n’a pas entendu parler de la nouvelle scène rock bordelaise !? Des groupes locaux commencent à connaître une petite renommée nationale, sur les braises encore fumantes de feu Noir Désir… Si vous n’avez jamais entendu parler de Kid Bombardos ou de Pendentif par exemple, c’est que vous êtes ringard ou que… Vous ne lisez pas les Inrocks…

Autres lieux bobos : certains déjà un peu surfaits, d’autres à découvrir !

Au-delà de la frontière virtuelle qu’est le cours Victor Hugo (les locaux comprendront) existent deux places « bobo » emblématiques de Bordeaux, qui sont envahies les soirs d’été et, d’hiver même !

* La place Fernand Lafargue elle aussi rénovée il y a peu, est un concentré de repères bohèmes. Le Santosha (restaurant asiatique), le bar l’Apollo ou le japonais haut de gamme Moshi Moshi (si votre carte bleue est bien entraînée…). Mais le top du hype c’est quand même de finir sa soirée dans le troquet du coin : le bar du Chalet, encore dans son jus, vieilles croûtes accrochées aux murs, comptoir en formica, avec ses piliers de bar abonnés au lieu depuis 30 ans au moins.

* La place Camille Jullian « CaJu » pour les intimes, et son ancienne église Saint Siméon reconvertie en cinéma « d’art et d’essai » militant et bien pensant : j’ai nommé l’illustre Utopia ! Ce cinéma au passage a détrôné le cinéclub historique Jean Vigo tant regretté, à tel point que celui-ci a dû fermer il y a quelques années (seuls subsistent les excellents Cinésites). Bref, si vous aimez signer des pétitions pour les sans papiers ou contre les OGM avant d’aller voir un ennuyeux et soporifique Somewhere de Sofia Coppola, ce lieu est fait pour vous. Soit dit en passant, le Jean Eustache à Pessac c’est quand même mieux. Mais ! Car il y a un « mais »… C’est en banlieue ! Quelle horreur !…

  • La rue du Parlement St Pierre (le bar la Comtesse, le restaurant le Petit Commerce, le Milo’s)
  • La rue du Parlement St Pierre (le bar la Comtesse, le restaurant le Petit Commerce, le Milo’s)
  • La place Ste Colombe (L’oiseau Cabosse) et la place du Palais
  • La rue du Loup (Le Dick Turpin’s, Funky Burger)
  • Les commerçants de la rue Saint James (prononcer à la française)

Le cas du Cap-Ferret (bobos pieds nus, bobos en vareuse et bobo Bartherotte)

Cet article ne saurait être exhaustif sans évoquer… LE Cap Ferret ! Naguère presqu’île quasi sauvage, parsemée de pins et de cabanes d’ostréiculteurs, le Cap Ferret est devenu le lieu de villégiature par excellence des bobos. Ce n’est pas le phénomène du (mauvais) film de Guillaume Canet qui a inversé la tendance… Les « authentiques » locaux et ceux qui viennent en vacances depuis des années se plaignent déjà depuis longtemps de l’invasion des Parisiens et autres « peoples » qui débarquent en masse entre le 14 juillet et le 15 août. Le lieu perd petit à petit de son âme à l’instar de l’île de Ré… Les prix des villas flambent, les signes extérieurs de richesse prolifèrent et le marché du matin devient le spot idéal pour espérer apercevoir des VIP incognitos…

Il est loin le temps des piques niques à l’océan, des balades à vélo tranquilles, des saucisses grillées et des huîtres du Canon…

Le coup de cœur de l’auteur

Lieu encore relativement épargné (plus pour très longtemps) : le coup de cœur revient au quartier des Bassins à flots ou « Bordeaux Maritime » rebaptisé ainsi par la municipalité. Comme à Nantes ou à La Rochelle, on y trouve une base sous marine en béton armé et relativement délabrée, léguée par les Allemands… Ce lieu irréel accueille maintenant des expositions temporaires, de peinture ou de photo. A ne manquer sous aucun prétexte même pour une simple visite des lieux !

Mais également le Garage Moderne sis rue des Etrangers. En mémoire, une soirée Astor Piazolla inoubliable un jour de fête de la musique, en marge de l’agitation alcoolisée du centre ville… Mais chut, j’en ai déjà trop dit sur ce lieu improbable et insolite…

Développement durable, déconsommation et consors

Comme à New York à l’origine, les jardins et potagers partagés font aussi leur apparition à Bordeaux, notamment à Carle Vernet l’association Friche and Cheap (derrière la gare Saint-Jean) ou dans le quartier Saint Genès avec l’association Bordeaux 5 de coeur. Les AMAP quant à elles, connaissent aussi un succès grandissant comme ailleurs en France…

Aurélien

Le retour de hype de la pétanque
On a eu du mal à y croire. Et pour être honnêtes on le redoutait un peu. Longtemps l’apanage des octogénaires méridionaux, la pétanque est en passe de devenir le sport branché de l’été 2011 ! Il suffit de se balader le soir au bord de notre très bobo canal Saint-Martin (au niveau du Quai de Seine) ou dans les parcs de n’importe quelle grande ville de province pour en avoir la preuve éclatante.
Partout des groupes de tout âge, chemises à carreaux et cheveux en pétard, tirent et pointent. A côté d’eux, sur une nappe vichy ou une table pliante en formica, s’entassent bouteilles de rosé, saucissons aux noisettes et salades tomate (cœur de bœuf bio bien-sûr) / mozzarella di bufala.
Si le picnic est devenu so 2009, la soirée pétanque semble être le truc à proposer pour rameuter à coup sûr ses amis. Car tous les dirigeants des amicales boulistes des villes de banlieue limitrophe vous le diront : la pétanque c’est convivial et accessible à tous. Et c’est un sport, mais un sport pas fatiguant. Alors ça, ça nous plaît vraiment.
Si ce loisir bien désuet plait tant à nous autres bobos, c’est que nous raffolons des trucs vintages. Au point de donner à nos enfants des prénoms de vieux comme Hector, Marcel, Louison ou Jade. Un petit décalage temporel qui nous amuse et nous rassure, à l’heure où l’informatique écroule les frontières du temps.
Maintenant va falloir s’équiper !
Alors avant la trêve estivale (qui va nous tenir quelques semaines éloignés de ce blog), nous allons donc nous équiper. Parce qu’il est évident que nous avions jamais jusqu’à présent acheté de boules de pétanque. On espère en trouver de bien abimées dans une brocante (avec un cochonnet fluo ce serait cool), pour faire croire qu’on y joue depuis longtemps. Et parce qu’on veut que, même vintage, notre accessoire de l’été soit le plus beau possible !
Bobo Ben

Le retour de hype de la pétanque

On a eu du mal à y croire. Et pour être honnêtes on le redoutait un peu. Longtemps l’apanage des octogénaires méridionaux, la pétanque est en passe de devenir le sport branché de l’été 2011 ! Il suffit de se balader le soir au bord de notre très bobo canal Saint-Martin (au niveau du Quai de Seine) ou dans les parcs de n’importe quelle grande ville de province pour en avoir la preuve éclatante.

Partout des groupes de tout âge, chemises à carreaux et cheveux en pétard, tirent et pointent. A côté d’eux, sur une nappe vichy ou une table pliante en formica, s’entassent bouteilles de rosé, saucissons aux noisettes et salades tomate (cœur de bœuf bio bien-sûr) / mozzarella di bufala.

Si le picnic est devenu so 2009, la soirée pétanque semble être le truc à proposer pour rameuter à coup sûr ses amis. Car tous les dirigeants des amicales boulistes des villes de banlieue limitrophe vous le diront : la pétanque c’est convivial et accessible à tous. Et c’est un sport, mais un sport pas fatiguant. Alors ça, ça nous plaît vraiment.

Si ce loisir bien désuet plait tant à nous autres bobos, c’est que nous raffolons des trucs vintages. Au point de donner à nos enfants des prénoms de vieux comme Hector, Marcel, Louison ou Jade. Un petit décalage temporel qui nous amuse et nous rassure, à l’heure où l’informatique écroule les frontières du temps.

Maintenant va falloir s’équiper !

Alors avant la trêve estivale (qui va nous tenir quelques semaines éloignés de ce blog), nous allons donc nous équiper. Parce qu’il est évident que nous avions jamais jusqu’à présent acheté de boules de pétanque. On espère en trouver de bien abimées dans une brocante (avec un cochonnet fluo ce serait cool), pour faire croire qu’on y joue depuis longtemps. Et parce qu’on veut que, même vintage, notre accessoire de l’été soit le plus beau possible !

Bobo Ben

Les Bobos pleuvent-ils sur Nantes ?

Après Toulouse, Lille, Lyon et Strasbourg, notre tour de France dominical des bobos de Province s’arrête ce dimanche à Nantes. Proximité avec l’océan, avec Paris, avec la Bretagne, dynamisme culturel et pléthores de projets d’urbanisme, font de la ville chantée par la grande Barbara une terre d’accueil pour de nombreux Parisiens égarés. Petit tour d’horizon des incontournables repères bobos par nos envoyés spéciaux, Martin et Matthieu.

Nantes s’est souvent hissée au top des classements des endroits où il fait bon vivre. Le retour de hype du tramway, c’est à Nantes qu’on le doit. Les bords de l’Erdre ont réussi à séduire les bobos qui aiment y jogger, chiner dans les brocantes ou simplement feuilleter le dernier Teknikart au bord de l’eau. Même si personne ne parle ici de rive gauche ou droite, le centre ville de Nantes est séparé en deux parties par le célèbre Cours des Cinquante Otages, artère artificielle construite dans les années 30. De chaque côté, les deux familles de bobos.

Rive gauche bourgeoise

C’est de ce côté du centre ville que se situent les quartiers résidentiels bourgeois avec ses immeubles d’architecture classique, maisons de ville, rues calmes et lycées BCBG. Les bobos y ont aussi leur place, notamment aux alentours de la Place Graslin. Le Katorza est LEUR cinéma. Véritable alternative aux multiplexes dopés à coups de blockbusters made in USA, ce cinéma d’art et essai est de loin le plus fréquentable du centre-ville. Dardenne, Honoré, Malick, tous les films qui nous intéressent y seront inévitablement diffusés et forcément en version originale sous-titrée. De nombreux évènements y sont organisés toute l’année, avec notamment, le « Festival du Cinéma Espagnol », le « Festival des 3 continents », « Cinépride » (Festival de films LGBT), « Ville et Cinéma »… A ne pas manquer cet été : la rétrospective Stanley Kubrick, faisant écho à l’exposition de la Cinémathèque à Paris. Pour assurer le côté bobo du lieu, ses propriétaires ont soigné le marketing : les abonnés aux Bicloo (le Velib’ Nantais), bénéficient de tarifs réduits !

Pour débriefer le superbe film iranien Une Séparation, direction la brasserie La Cigale. Avec son décors de style totalement Art Nouveau, c’est le restaurant le plus emblématique de la ville. “Peut-être la plus belle Brasserie du monde”, dixit Jean-Louis Trintignant ! Pour diner, nous préfèrerons une adresse plus conviviale et moins chic, mais il est toujours agréable d’y faire une pause l’après midi pour profiter du salon de thé en hiver ou même déguster quelques huitres en fin d’après midi quand les beaux jours arrivent. Le rendez-vous de tout ceux qui vont au Théâtre Graslin, assister aux productions de l’Opéra de Nantes, juste en face.

C’est aussi la partie de la ville prisée pour le shopping avec la rue Crébillon et ses enseignes plutôt haut de gamme (comme The Kooples). Mais les bobos ne font que la traverser pour entrer dans le Passage Pommeraye, superbe galerie marchande baignée de lumière datant de 1827. Diverses boutiques ayant conservées leur cachet ancien s’établissent sur trois niveaux. Catherine Deneuve y a tourné deux films : Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy et La Reine Blanche de Jean-Loup Hubert.

Rive droite bohème

Autour du Château des Ducs de Bretagne, la population est plus bohème. Au pied de ses remparts, la pelouse est toute indiquée pour un après midi détente après un plan shopping ou un brunch dominical. Le Bouffay, quartier historique du centre ville accolé aux Château, peuplé de restaurants, crêperies, bars, boîtes de nuit est un des lieux les plus fréquentés le jeudi soir, car c’est bien connu (et pas que des étudiants), c’est ce soir-là qu’ont lieux les meilleures soirées !

On préférera s’y promener en journée, notamment, dans la rue du Château où se succèdent de jolies boutiques de vêtements ou accessoires, un cabinet de curiosité où dénicher des pièces de choix, mais aussi bar, restau/épiceries dotés de petites terrasses. Arrêt recommandé au Select qui, malgré son nom, se fréquente surtout avec une paire de baskets aux pieds. Belle façade de mosaïques bleues, ambiance décontractée, calme, idéal pour manger un morceau en milieu de journée.

C’est à trois rues de là qu’a lieu la Folle Journée. Des prix attractifs et une médiatisation efficace ont fait de cet événement populaire plébiscité par les élites comme les non-initiés, la vitrine culturelle de la ville. A peine moins connus, les géants du collectif Royal de Luxe sont revenus parcourir les rues de la ville avec de nouveaux personnages. Succès garanti pour un évènement populaire fédérateur : travail titanesque de mise en scène, prouesse technique, visuellement grandiose, imaginaire romanesque…

Le lieu de sortie nocturne qui compte pour nous, c’est le Lieu Unique. L’adresse arty la plus célébrée par les bobos de Nantes et d’ailleurs, en particulier pour ses soirées électro. Mais le LU propose aussi pièces de théâtre, spectacles de danse contemporaine, projections, expositions, un restaurant, une librairie et aussi un boutique design. Au printemps, les chaises longues disposées devant le bâtiment sont prises d’assaut. Ancienne usine désaffectée et réhabilitée de la célèbre biscuiterie nantaise Lefèvre Utile, ce lieu atypique à caractère ultra industriel n’a jamais subi la désaffection des bobos depuis son lancement en 2000.

 A quelques pas du centre ville, Trentemoult est LE petit refuge de tout Nantais qui se respecte. Ancien village de pêcheurs situé sur les bords de Loire, l’ambiance de ce quartier plait aux artistes. Petites maisons de pêcheurs, ruelles, roses trémières, coursives, petits jardins volontairement mal entretenus, tout y est forcément bohème.

Après cet après-midi de farniente, un peu de culture ne vous fera pas de mal, bande d’oisifs ! Les Machines de l’Ile, hommage à l’univers de Jules Verne, sont un passage obligé. En soirée, une partie du hangar qui les abrite est à l’occasion transformée en salle de concert éphémère.

Bref, Nantes compte des dizaines de repères investis par les bobos. Légèrement bourgeoise, la ville a su adopter un côté bohème dans l’air du temps. et ce n’est pas un hasard si la ville a basculé à gauche en 1989, bien avant d’autres grandes villes (Paris, Lyon ou Toulouse).

Martin & Matthieu

Les bobos repères nantais :

No man’s land
Après cette merveilleuse carte de Paris vue par les bobos, voici une autre vieille cartographie dénichée sur le web qui illustre le snobisme (ou le parisianisme mais c’est un peu la même chose) des habitants de la capitale !
Cette fois-ci c’est une illustration de la France vue d’ici. Ainsi, à part les plages normandes où nous aimons passer des week-end au bord de la mer, la France, ne serait qu’un grand no man’s land. Une vision dans laquelle, hélas, on se reconnait un peu même si on sait qu’il y a des bobos en Province. Mais c’est vrai que quand on sort de Paris c’est rarement pour aller à Limoges…
Bonne journée à tous,
Bobo Ben

No man’s land

Après cette merveilleuse carte de Paris vue par les bobos, voici une autre vieille cartographie dénichée sur le web qui illustre le snobisme (ou le parisianisme mais c’est un peu la même chose) des habitants de la capitale !

Cette fois-ci c’est une illustration de la France vue d’ici. Ainsi, à part les plages normandes où nous aimons passer des week-end au bord de la mer, la France, ne serait qu’un grand no man’s land. Une vision dans laquelle, hélas, on se reconnait un peu même si on sait qu’il y a des bobos en Province. Mais c’est vrai que quand on sort de Paris c’est rarement pour aller à Limoges…

Bonne journée à tous,

Bobo Ben

A Toulouse, les bobos se la jouent très cool

Après Lille, Lyon et Strasbourg, notre tour de France dominical des bobos de Province s’arrête ce dimanche à Toulouse. Bien qu’enclavée, la ville rose n’est pas épargnée par le phénomène bobo. Ses habitants (qui, preuve ultime, préfèrent le rugby au football) ont fait mieux qu’adopter ce lifestyle : ils l’ont customisé à leur sauce. Ils débattent aussi de Gainsbourg mais avec l’accent et 50 décibels de plus qu’à la Capitale. Explications de notre correspondante Tiphaine Saury.


Relax baby be cool… Ce dimanche on se lève, tranquille, parce qu’à Toulouse, on préfère la zen’ attitude au stress des parisiens pressés (pléonasme ?). Ici on voit la vie d’un rose DiorKiss et on aime se balader (ou faire un jogging pour les plus sportifs) sur les berges du Canal du Midi (il n’y a pas que le canal Saint-Martin les gars !). Imaginez-vous, vous réveiller chez Violette, une chambre d’hôte sur l’eau, et contempler par les hublots sa vue ravissante sur les berges. Le pied !

A peine levés, les bobos intellos iront directement chez Ombres Blanches, chercher le dernier roman d’Hanan El-Cheikh paru chez Actes Sud, et consulter son agenda culturel. Ils iront ensuite faire un tour à la Galerie du Château d’eau, le pôle photographique de Toulouse, pour découvrir des univers hétérogènes, des écritures aussi légères que graves, des temps historiques, mais aussi indifférenciés du quotidien.

Les fines oreilles et les paresseux (les Toulousains quoi!) se donnent rendez-vous au Jardin des Abattoirs, pour assister aux concerts programmés dans cet endroit incontournable de l’Art contemporain. Saint Augustine, Eliphaaz et Jérémy Andrès y proposent une folk aux accents pop qui s’accroche dans un coin de votre tête et font résonner les textes de Patti Smith, Lou Reed ou encore de Jim Morrison.

Les plus curieux iront visiter le tout nouveau, tout beau, Muséum, au Jardin des Plantes. Bien sûr, vous pouvez vous y rendre en métro. Mais le bobo n’aime pas trop le métro, même si le nôtre est propre. Il préfère les VélôToulouse, éco-geste citoyen facile qui montre qu’on a conscience des enjeux sociaux et environnementaux. Moi je prends plutôt le Vespa. Avec Georges, j’ai l’impression d’être Bonnie avec Clyde…

Pour aller faire du shopping, chaussez donc vos Repetto, ballerines BB ou Richelieu zizi ! Et oui, dans les rue pavées du centre ville les escarpins sont plutôt déconseillés… Pour des accessoires vintage (un accessoire n’est jamais vieux, il reflète l’authenticité de son créateur), filez rue des Marchands, et retrouvez The new shopping experience (Bein oui, on parle un peu anglais mais avec notre accent du sud so in’ !) On peut y dénicher une Chanel vintage dress et un Louboutin red leather bag. Si vous préférez le neuf, venez voir, chez Département Féminin, entre les très animées places Wilson et Saint Georges, les nouvelles créations de Lanvin, Marni, ainsi que la garde robe Comme des Garçons. En sortant, s’il vous reste une main pour porter un autre shopping bag, allez dénicher au Dressing Saint Antoine, dissimulé dans une cour intérieure rue Saint Antoine du T, une petite tunique Charlie Joe… Une merveille !

Brunch, chocolatines et vin rouge
La population arty-bobo à Toulouse se régale à toute heure ! Pour un petit déjeuner terroir chic, installez vous au Bibent pour LE brunch bistronomique de la ville. La réputée brasserie place du Capitole est inscrite à l’inventaire des monuments historiques pour ses lustres et ses boiseries intérieures. Redorée par le Top Chef Christian Constant, elle prouve que les Parisiens n’ont plus l’apanage des brasseries historiques. Qui n’est pas chauvin n’est pas Toulousain. On aime déguster, dans ce lieu de charme Napoléon III, la Pata Negra de Bellota de la Maison Garcia. Pour ceux qui sont plutôt du soir, le service est en continu et la carte vous propose un menu authentique et fin, de la salade César digne du Ritz, à l’alouette de caille farcie au foie gras… Des produits et un raffinement bien d’ici !

Pour les petites faims, on succombera à l’envie d’une pause épicurienne à L’Autre Salon de Thé, pour déguster de délicieuses tartes maison devant des œuvres d’artistes de la région. On peut aussi se laisser tenter par une chocolatine (et non, ce n’est pas un pain au chocolat) au nutella de la boulangerie de la rue des Arts ; ou encore par le macaron au nutella du maître chocolatier Gaëtan Dupart au Poussin Bleu.

À Toulouse, le moment le plus sacré de la journée, c’est l’apéro ! Rendez-vous au Comptoir à la Une, place des Carmes, avec tous les dinks, les célibattants et les célibabattus, la fine fleur de la ville rose devant un verre de rouge. Et si on est tous là, c’est que, chez Arnaud, on mange les meilleurs tapas de la ville ! On adore parler de nos dernières soirées en mangeant des ravioles à la truffe blanche, et discuter du dernier film passé sur Arte devant un plateau de fromage de chez Xavier.

En fait, la night du bobo toulousain a déjà commencé, là, à l’apéro. Chez Antoine, on continue à commander des bouteilles de Collioure, et on finira par faire un loto bon enfant, tous ensemble, étudiants, jeunes cadres, artistes : un mélange hétéroclite où il n’y a pas de bourgeois, pas de bohèmes, pas de blancs, pas de noirs, pas de vieux, pas de gros ; que des bobos de merde…


En soirée, à Toulouse, tout le monde se parle. On tchatche avec une inconnue qui voulait partir travailler dans une association humanitaire, mais qui ne l’a pas fait parce que le bénévolat c’est pas encore assez bien payé ; on fond devant un brin grisonnant, l’air rebelle sur une gueule d’ange, moulé dans son jean vintage, et bien affirmé dans ses Gucci (le mec le plus classe de boboland qui ferait tomber les Parisiennes.)

Du coup, on fait tout pour l’entrainer à l’Ubu, rue Saint Rome, où les racailles de la journée laissent place aux bobos de la nuit. L’Ubu ? C’est le club de night incontournable à l’ambiance folle des années 70-80 ! Probablement, en sortant, nous retournerons chez Arnaud, parce que maintenant il sert des petits-déjeuners dès 8H du matin, avec des viennoiseries toutes chaudes et un jus d’orange, pour la maudite somme de 5 euros vu que là, on est à sec !

Lou T. S.


Les bobos repères toulousains :

Strasbourg, camp retranché de bobos

Après Lille et Lyon, notre tour de France dominical des bobos de Province s’arrête ce dimanche à Strasbourg. Derrière les murs austères des institutions européennes et les banlieues championnes de France d’incendies de voitures, se cache une communauté d’irréductibles bobos comme nous l’explique notre correspondant dans la région, Mounir Belhidaoui.

Une ville où se prend l’essentiel des décisions européennes, déterminant ainsi le devenir d’une communauté non-négligeable de 27 pays, ne vibre, a priori, pas au rythme du rock&roll. Et pourtant, n’en déplaise aux parisiens snobinards, Strasbourg est une île bobo, tonifiée par un melting-pot culturel. 

On trouve essentiellement les bobos dans des cafés, proches de la place de la République, comme le “Snack Michel” ou la “Taverne française”, rendez-vous des étudiants amateurs de bons vins et de bonne bouffe. La grande place Kléber, où repose la tombe du général français s’étant illustré lors des guerres de révolution, fait figure de passage pour ces bobos pressés, faisant une halte à l’Aubette, centre commercial abritant un bar branché au même nom, idéal pour un before entre ami(e)s, et plus si affinités.

Une nuit très sollicitée
Après avoir assisté à la dernière de Fin de partie de Beckett qui clôt la saison du TNS, on veut sortir pour se réveiller. Oui mais où ? Le cheminement du bobo contemporain voulant découvrir les merveilles de l’autre ville lumière peut vite se transformer en véritable cauchemar tant la ville dort passé 23h30. Pour trouver des traces de vie la nuit, il faut aller rue de l’arc-en-ciel, proche de la place Saint-Etienne. On peut s’aventurer au “Phonographe”, un bar au nom très kitsch et vintage diffusant jusqu’à tard dans la nuit de délicieuses musiques soul, electro, funk et parfois les trois en même temps. Le Raven, place du corbeau, très sollicité par nous autres, est un lieu très fréquenté, proche des quais mais aussi du centre-ville, ce qui permet un rapide changement d’avis lorsque l’on veut aussi changer d’endroit.

Shopping et culture
Côté shopping, le bobo-homme ou la bobo-girl trouvera facilement chaussure à son pied, ou pantalon à ses jambes. En effet, on trouvera, rue de la mésange, jouxtant la place centrale de l’homme de fer, la kyrielle de magasins obligatoires : Zadig et Voltaire, The Kooples, Sandro (et un eram ?)… Dans des immeubles de granit symbolisant la facture néoclassique de la ville, figurent ces grandes enseignes, où des femmes graciles et des hommes aux cheveux longs, garant leurs Vespa lustrées et saluent immanquablement le directeur, histoire de montrer que vraiment, la bobo-attitude strasbourgeoise est un microcosme.

Un microcosme où tout le monde se connaît, se rencontrant dans les mêmes lieux, y compris au Living Room, rue des balayeurs, symbole de la branchitude strasbourgeoise. Un microcosme certes cultivé, d’origines diverses, fréquentant les librairies, dont l’historique Librairie Kléber, celle qui a vu passer en quelques années les plus grands écrivains et scénaristes français, eux-mêmes bobos (Houellebecq, Beigbeder, Guy Bedos …), allant, pour les plus studieux, à la Bibliothèque Nationale Universitaire, au cœur de la place de la République, faisant face à un parc qui, lui, est de moins en moins fréquenté par nos bobos.

Culturellement, historiquement et écologiquement de gauche, Strasbourg est une enclave singulière dans la dernière région de droite. Preuve que ses habitants ne réagissent pas comme leurs voisins alsaciens. Surement parce qu’ils sont, eux-aussi des symboles du phénomène de gentrification. Comme quoi, même géographiquement éloignés de la capitale, les Strasbourgeois ne sont pas si différents des Parisiens.

Mounir Belhidaoui

Les bobos repères Strasbourgeois

A Lyon, les bobos font la guerre des quartiers

Après Lille, notre tour de France dominical des bobos de Province s’arrête ce dimanche à Lyon, sans doute la ville la plus bobo de France (peut-être même avant Paris). Pour preuve, c’est là que sont nés l’icône Benjamin Biolay et les Vélib’ (enfin les VéloV). A Lyon, la question n’est pas de savoir qui est bobo et qui ne l’est pas mais ou sont les vrais. Enquête de notre correspondant Julien Peres.

Lyon veut son OL land, pourtant les gens ici connaissent déjà Boboland. Inutile donc de demander où se cachent les bobos : ils demeurent partout. Loin de l’image biaisée qu’il est donnée de la ville, Lyon sidère par son particularisme : ici, Bobo ne rime pas avec ghetto… ou presque.

Bien-sûr, il y a ceux qui vous diront que la Croix-Rousse est le quartier bohème friqué pour faire son marché. Bien-sûr aussi, il y a ceux pour qui Lyon s’arrête à la lisière du 1er et du 2ème arrondissement, ceux-là ont uniquement écouté Lyon presqu’île de Benjamin Biolay et pensent avoir trouvé leur QG. Ceux-là ne traînent aussi que sur le groupe Facebook « Je ne suis pas Lyonnais, je suis presque îliens », groupe uniquement dédié à ceux qui ne connaissent pas Lyon hormis ces deux arrondissements situés au cœur de la ville, entre deux rives… Mais ceux-là ne sont pas vraiment bobos.

Croix Rousse, 1er ou 2ème ? Même dilemme ; passée la fin des années 90, si certains ont connu la fuite des cerveaux, ici ce fut la fuite des bobos. Depuis ? Cherchez, cherchez, cherchez encore, vous ne trouverez plus de lieu ghetto bobo.

La Croix-Rousse ? Le quartier bohème de luxe historique ? Un quartier agréable, populaire, surtout dans les livres d’histoire à cause de la révolte des canuts, devenu aujourd’hui le passage obligé des artistes recherchant une nouvelle adolescence dorée, mais qui semble avoir perdu de sa superbe. Un peu comme quand Nicolas Bedos nous déclarait « St. Germain ? Quand j’y passe j’ai l’impression de retourner à Neuilly. » Oui, la Croix-Rousse est devenue bourgeoise…

Quant à la presqu’île, il y a ceux qui croient encore qu’elle était inévitablement bobo. Boutiques de luxe, grands magasins, places guindés… Un moment qu’elle était déjà passé de l’autre côté (sauf pour les amoureux de Benjamin Biolay).

Non, pour trouver le bourgeois bohème de 2020, chasser le hipster du XXIème siècle, il faut certainement se balader entre Saxe, Guillotière et Gambetta. Ici, friches, immeubles encore peu habités, maisons d’angle pas rénovées et boulangeries de quartier laissent peu à peu suggérer que le bobo vient s’y s’installer. Le prix du mètre carré a commencé à grimper, et, signe qui ne trompe pas, les jeunes graphistes ont racheté des locaux désaffectés… C’est ici que l’on veut un hangar qui ressemble à une fin de soirée au Sonar, un 7 h du matin deep, entre new-wave Detroit techno, et Acid house revisitée.

Dans quartier très populaire pourtant -  qu’Alain Finkelkraut aurait bien volontiers qualifié de pas très français… - aucun lieu de sortie à l’horizon ! Un bobo sans soirée peut-il exister ?

Oui, car Lyon avait déjà tout pensé. Si le Velib’ n’est qu’une pâle copie du veloV (à prononcer Vélové, ça fait toujours plus sno-bo) que les Parisiens n’ont pu que très mal imiter, le VeloV a vite trouvé ici sa clientèle… la structure de la ville, où les points phares peuvent vite se rallier, aidant fortement.

Pour sortir pas besoin donc d’attendre le premier métro de 5h, de prendre un taxi avec douze potes pour moins dépenser, il suffit juste d’un coup de VeloV…é. Pour sortir aussi, ne jamais oublier que le mieux à Lyon est de flâner, car au détour d’une traboule, vous tomberez certainement sur un endroit très bobo.

Julien Peres

Les bobos repaires lyonnais

Métamorphosée par sa révolution culturelle, Lille s’embourgeoise

Pour mettre à mal notre votre parisianisme, nous vous proposons désormais chaque dimanche un petit tour en Province. Car, oui, il y a des bobos hors de Paris ! La preuve aujourd’hui avec une petite visite à Lille, par notre “correspondant” Mathieu Denis. 

L’incompréhensible succès de «Bienvenue chez les Ch’tis» a donné une bien caricaturale image du Nord. Pourtant Lille n’est plus le berceau de la pauvreté, de l’alcoolisme, du chômage, de la pédophilie et du K-Way rouge. Depuis 2004, la ville s’est métamorphosée, attirant bon nombre de bobos !

Oubliez donc les corons de Pierre Bachelet et tous les autres clichés sur notre région ! Aussi étonnant que cela puisse vous paraitre, Lille est en pleine phase de boboïsation. La preuve, les Vélille débarqueront le 15 septembre 2011 ! Certes Martine nous a fait attendre 5 ans pour adopter les vélos en libre service mais ils seront beaucoup plus sexys que leurs cousins parisiens avec leur look noir et rouge et leur ligne épurée !

Comme à Paris, la migration bobo s’effectue sous l’impulsion du marché de l’immobilier, en nette en hausse. Dans le quartier historique du Vieux-Lille, les immeubles de cachet et les petites rues pavées séduisent de plus en plus de jeunes couples. Dans le quartier populaire de Wazemmes, certains anciens bâtiments industriels sont transformés en lofts, mêlant ainsi populations d’origine étrangère et bourgeois.

La partie nord du centre ville comme le quartier jouxtant la basilique Notre-Dame de la Treille (avec son joli petit marché), la rue Royale et ses boutiques luxueuses jusqu’à l’avenue du Peuple-Belge sont emplis de pièges à bobos. Au pieds d’immeubles anciens, pullulent des bars branchés (Le So Lounge, Le Bar Parallèle), des restaurants et autres boutiques du quartier. A ce propos, je défais une idée reçue, nous avons bien évidemment les mêmes boutiques qu’à Paris. L’alphabet complet des enseignes est représenté du A de APC au Z final de Zadig & Voltaire !

La renaissance culturelle

2004 c’est l’année de l’hécatombe. Décès de Claude Nougaro, Ray Charles, Marlon Brando, Françoise Sagan, etc. Pour Lille, ce fut l’année de la renaissance avec le titre de capitale européenne de la culture. Afin de briser l’image du no man’s land culturel, Lille a réhabilité pléthore de ses bâtiments pour dynamiser ses quartiers. Les maisons folie de Wazemmes, les Moulins ainsi que la Gare Saint Sauveur ont été repensés pour devenir des temples culturels.

A deux pas de la gare Lille Flandres, le Tri Postal est LE lieu d’exposition d’arts contemporains. En 2007, elle accueillait une partie des œuvres de François Pinault et cet hiver la collection de la Saatchi Gallery de Londres. Elle nous laisse croire que les meilleures expos n’ont plus lieu dans la capitale.

Pour ne pas laisser retomber le souffle de 2004, la municipalité a créé le label Lille 3000 qui compile les grandes expositions, des spectacles vivant, des métamorphoses urbaines… Véritable carrefour des arts, la ville accueillait fin mars la quatrième édition de Lille Art Fair, sa foire européenne d’art contemporain. Lille remporte ainsi son pari, celui d’inviter les gens à la découverte des cultures, par le biais d’artistes contemporains tout en rassemblant dans ces lieux les différentes classes sociales.

Les bobos investissent la ville

Dans le parc de la citadelle de Vauban  (trois fois plus grand que les Buttes de Chaumont, bande de snobinards !), ils pique-niquent entre amis (quand la météo le permet), font un jogging revigorant ou une ballade en amoureux ! Un lieu qui n’a pas a rougir devant central park. Quand la pluie s’invite sur les pavés, leur carte UGC illimité leur permette en autre d’accéder aux deux salles de cinéma d’arts et d’essai, (le Métropole  et le Majestic)  qui outre la programmation de base permet de voir et revoir des classiques du cinéma et d’en débattre après autour d’un latte et d’un muffin au Notting Hill Coffee (notre Starbucks à nous) grâce à l’association Plan séquence.  

A Lille, le célèbre dilemme de la chemise Sandro de Bobo Ben est vécu par tous tant il y a d’endroits gourmands à visiter. Chez Meert, on déguste autour d’un thé la fameuse gaufre à la vanille de Madagascar, aux Merveilleux de Fred on craque pour le cœur de meringue enrobé de crème fouettée au chocolat/spéculos , à moins que vous ne privilégiez les incroyables desserts & macarons de Patrick Hermand  plus légers pour votre ligne…

La rue de Gand, elle, regorge de restaurants : des deux fourchettes au Michelin du Why Not  aux généreuses tartines de L’Arrière pays. Mais au retour du soleil, on aime lézardé sur la terrasse du Basilic Café, depuis cet été l’endroit reçois maman et bébé l’après-midi pour des ateliers, conférences, shoppings.

Des adresses à ne pas manquer pour tout bobo en visite à Lille. Vous y retrouverez vos repères comme si vous n’étiez pas sorti de la rue de Bretagne. Et vous réaliserez que les nordistes ne se réduisent pas aux affligeants participants de Confessions Intimes !

Mathieu Denis

Les bobos repères

Je ne sais plus exactement comment l’envie nous est venue ni quel est vraiment le responsable de cette escapade en Lorraine. C’est peut-être moi d’ailleurs. Mais en tout cas, dimanche dernier on s’est levé aux aurores pour aller voir ENFIN le centre Pompidou de Metz. Et nous n’étions pas les seul à avoir eu cette idée saugrenue. Entre deux groupes d’Allemands (ou de Luxembourgeois, on a toujours du mal à les différencier) et quelques régionaux, il nous a semblé reconnaitre pleins de petits parigots de notre (sale) espèce.

3 heures de voiture et deux pauses café/cigarette plus tard on est arrivé. Premières impressions unanimes : nous avons tous les 5 été envoutés par le bâtiment signé Shigeru Ban et Jean de Gastines. Les galeries qui transpercent la toiture de bois apportent originalité et charme fou à la bâtisse. Le monument en lui-même vaut vraiment le détour. Nous savions avant même d’être entrés que nous n’avions pas fait le déplacement pour rien.

Après une petite bouffe dans un self sans saveur sous la charpente de bois, nous avons commencé notre visite. L’exposition du rez-de-chaussée sur la notion de chef d’œuvre n’a aucun intérêt. Tellement décevante que nous en sommes même venus à douter de la qualité de ce musée. Mais les trois galeries ont été un régal et nous ont vite rassurés. La première assez classique pour un centre Pompidou avec toiles et installations des grands noms de l’art contemporain qui se succèdent dans un bordel organisé. On a été heureux de retrouver une “maison” de ce cher Ben ou une très grande oeuvre Louise Bourgeois.

Les autres étages ont des philosophies d’accrochage différentes. Au deuxième, les tableaux sont tous alignés. Face à eux, leurs légendes sont cachées par un mur. Au troisième, les oeuvres sont carrément dissimulées afin de ne pas faire d’ombre à une perspective impressionnante. Preuve que l’architecture, si souvent exposée à Beaubourg (et qui a le droit à un espace dans le centre de musée messin), est aussi un art à part entière. 

Bref, on ne saurait que trop vous conseiller d’aller également faire un tour à Metz, de passer quand même dans le centre ville qui vaut le détour (enfin pas plus d’une heure faut pas déconner). Et si vous avez la chance de partir un jour de remaniement ministériel, le trajet en voiture passe assez vite.

Bonne fin de dimanche à tous !

Bobo Ben (Photos de Julien Bobover)