Tags
6 billets comportant le tag television
6 billets comportant le tag television
Ici, pas de pétasses comme les aime Simon dans Gossip Girl ! Bye bye Upper East Side, good morning Lower East Side! How to make it in America, c’est LA nouvelle série à regarder, celle dont tout le monde parle (comme le New York Times, Les Inrockuptibles ou nos amis de Modissimo),celle qu’il faut suivre pour avoir une longueur d’avance sur tout le monde. Au rayon des nouveautés séries, la dernière rentrée américaine fut assez décevante (hormis Glee sortant légèrement du lot) et HTMIIA, dernier bébé des producteurs d’Entourage, nous réveille enfin !
Diffusée sur HBO, comme précédemment Sex and the City, on retrouve New York mais avec des personnages que l’on pourrait clairement qualifier de bobos ! Collant parfaitement à l’atmosphère de sortie de crise et d’entrepreneuriat (Sarkozy rêverait d’une série identique en France pour vanter les mérites de l’auto-entrepreneur !), la série nous propose de suivre Ben et Cam, deux amis d’enfance, un peu losers sur les bords mais sympathiques et attachants, cherchant à vivre leur rêve américain en se lançant dans l’aventure d’une ligne de jeans pour rejoindre le milieu de la mode. Si grâce à quelques connexions dans les milieux arty et branchés, ils parviennent à rencontrer les bonnes personnes pour s’introduire dans ce monde, on les observe surtout déployer leur talent et leur intelligence pour atteindre leur rêve de gosse… In fine, ils trébuchent mais se relèvent, et chaque épisode pourrait se conclure par un magistral Yes, we can!

Plutôt punchy, la série doit aussi son succès à une bande originale et une réalisation très efficaces. Dès le générique, on est capté par le son soul d’Aloe Blacc (dont on attend impatiemment l’album en juin, du coup) et son I Need A Dollar sur des vidéos et photos en stop-motion. Au générique, Kid Cudi y joue un second rôle (mais on le retrouve également sur la très soignée BO, tout comme Phoenix) ainsi qu’Eddie Kaye Thomas, plus connu pour sa participation à American Pie.
Des ambitions bourgeoises, mais une vie bohème… Si vous voulez voir à quoi ressemble votre cousin bobo newyorkais, How to make it in America est là. Rassurez-vous, lui aussi porte des chemises à carreaux !
Bobo Bix
Casta-trophe ! On se demande ce qui a bien pu passer par la tête de Laëtitia Casta, lors de la cérémonie des Césars samedi dernier, pour oser porter une telle robe…
Pour un hommage à Yves Saint-Laurent digne de ce nom, préférez l’album d’Alain Chamfort ; pour un éloge de la féminité assumée, ne passez pas à côté de La Journée de la Jupe, avec la grosse, moche mais quand même sublime Isabelle Adjani, césarisée pour le cinquième fois. On l’aime et on ne s’en lasse pas… Laëtitia peut aller se (r)habiller…
Bobo Bix (Photo : Canal Plus)
Le No Logo de Naomi Klein a vécu, place au Red Carpet ! Argent, gloire et célébrités : Olivier Nicklaus, dans un documentaire produit par Lalala Productions (Mademoiselle Agnès), se penche ce soir (Canal Plus - 22h25) sur le phénomène médiatique du tapis rouge, comme exergue du monde du divertissement et de l’industrie de la mode. Non sans humour, dans un style propre à Lalala et digne des meilleurs documentaires de Mademoiselle Agnès ou Loïc Prigent, cette heure de reportages entre Cannes, New-York et Los Angeles étudie les liens entre marques de luxe et célébrités.
De la montée des marches aux coulisses des essayages d’Anna Mouglalis (photo) en passant par les interviews de Karl Lagerfeld, Monica Belluci ou d’une succulente blogueuse new-yorkaise (dont le nom m’échappe mais que l’on préfère à la passable intervention de Perez Hilton), Red Carpet souligne l’importance capitale prise par cette cérémonie, pour les marques comme pour les personnalités (on songe à Sharon Stone qui ne vit plus que par les tapis rouges) son impact commercial et le rôle qu’elle joue dans l’évolution de notre société. Dans le passionnant Kate Moss Machine (paru aux éditions de La Découverte), Christian Salmon ne dit pas le contraire : “On peut moquer l’importance prise par les marques dans les banlieues occidentales. Mais ce serait méconnaître le rôle que jouent les marques dans une économie sociale où chacun est amené à faire un usage stratégique de lui-même, afin de maximiser sa valeur. C’est-à-dire à produire et contrôler sa vie, considérée comme une performance ininterrompue et qui ne vaut que par les effets qu’elle produit sur les autres.”
Bobo Bix
“Les auditeurs de France Culture viennent souvent sur notre chaîne pour ne pas entendre parler de culture de masse, de Disney, d’entertainment, de Lady Gaga et autre Jean-Marc Morandini. Alors, selon vous, Jean-Marc Morandini, pourquoi nos auditeurs vous détestent-ils ?”
“Royal va là où on ne l’invite pas, et Peillon ne va pas où on l’invite : c’est le PS canal hystérique.”
Le samedi soir étant le plus populaire lorsqu’il s’agit de sortir, il est logique que le bobo, pourtant animal nocturne, soit le seul qu’il évite soigneusement, à moins que ne se présente une soirée spéciale. Si tel n’est pas le cas, il ne reste plus qu’au bobo à regarder On n’est pas couché où il assistera fort probablement à un clash d’Eric Naulleau et/ou Eric Zemmour avec l’un des invités.
Samedi dernier, c’est l’animateur Frédéric Lopez qui s’en est pris à Eric Zemmour, lequel prétendait savoir ce que les français savaient, plus particulièrement sur la question de l’identité nationale qui les tarauderait tous. Le très urbain animateur de Rendez-vous en terre inconnue a alors ironisé sur la connaissance de la France profonde du journaliste du Figaro. L’intéressé n’a semble-t-il pas apprécié : “Toi c’est pas ce que les gens pensent, c’est ce que les bobos pensent et ce que les people pensent ! Tu as toujours été comme ça, tu as toujours suivi l’idéologie dominante !” Encore un bobo de merde, dis-le Eric…