Bobo de merde
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Il paraît que “l’humour est la forme la plus saine de la lucidité” (Jacques Brel). En prenant les bobos par l’humour, les bobocasts les amènent souvent à confesser leurs clichés qu’ils n’auraient jamais reconnu autrement. Mais comme il n’est pas toujours agréable d’être lucide, il faut aussi avoir assez d’humour pour l’assumer. Les Buvez Madison ne manquent pas d’humour, et il en est de même dans ce septième bobocast que nous leur consacrons. Duo de DJ parisien, ancien résidents du Chacha Club et désormais directeurs artistique du Curio Parlor, Olivier Coulomb et Hugues Ferrière ont à coeur de proposer des soirées originales dans cette cave germanopratine. Vous pouvez les y retrouver du mardi au samedi, ou sur leur blog, leur Twitter, leur groupe Facebook. Hugues Ferrière est également sur Tumblr et Twitter ; quant à Olivier Coulomb, il répond à sa manière au bobocast de Sacha Dumain qui le disait bobo…

Bobo Bix

PS : La production remercie son prompteur, Cristo, et son service d’ordre, Serena et Floriane.

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Les auditeurs de France Culture viennent souvent sur notre chaîne pour ne pas entendre parler de culture de masse, de Disney, d’entertainment, de Lady Gaga et autre Jean-Marc Morandini. Alors, selon vous, Jean-Marc Morandini, pourquoi nos auditeurs vous détestent-ils ?
Première question de Frédéric Martel, le présentateur de Masse critique, l’émission médias de France culture, à son invité d’hier Jean-Marc Morandini. L’émission, dans laquelle il y a eu plusieurs clashs, est réécoutable ici.
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Ceci est un reportage. Précision utile dans la mesure où l’on pourrait prendre pour de la fiction historique ce documentaire sur les samedis soir des jeunes en province. Tourné à La Châtre en Indre (36), nous supposons qu’il s’agit d’un coin paumé de France, que nous sommes incapables de situer et qui nous paraît aussi lointain que la ferme célébrités de Zulu Nyala. Tout dans ce reportage est à des années lumière de nos samedis soirs parisiens (et même de nos samedis soirs provinciaux, lorsque, à jour de nos vaccins, nous nous décidons à passer le périph) !

On n’en rajoutera pas sur les looks, cela serait trop facile… Mais nous pensions que les bals populaires dataient du temps de nos parents, voire grands parents ; nous ne nous souvenions plus du quart d’heure de slow dans les boîtes ; nous croyions réservé aux fêtes foraines l’effet d’écho sur la voix du DJ ; nous avions oublié qu’à une époque, la capote prêtait encore à discussion ; que le garçon s’interrogeait seulement au bout d’un mois de la possibilité de coucher avec sa copine (aujourd’hui, ce serait plutôt premier soir ou pas ?) ; que la bouteille de bière coûtait 10 francs en boîte ; etc… On assiste même aux débuts du tuning ! Après avoir imaginé un instant la possibilité d’une faille spatio-temporelle, on situe approximativement le reportage au début des années 80. Mais, coup de grâce, le générique de fin nous apprend qu’il date de… 1995 !!! Alors on se renseigne auprès de nos grands frères et grandes soeurs, sur ce temps où le portable n’existait pas et on leur demande si leurs samedis soirs ressemblaient vraiment à ça, le verdict nous achève : “Je trouve ça super ! Mes soirées avec mes potes ressemblent encore à cela… C’est pour ça qu’à Paris je vais au Club 79 ! T’es pas un peu parisien toi ?” Thanks God, I’m a bobo !

Bobo Bix

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Un public on-ne-peut-plus-bobo, et très féminin, est venu assister hier soir au premier concert parisien de Benjamin Biolay dont vos deux serviteurs sont toujours autant fans de la Superbe (et nous ne sommes pas les seuls puisque Télérama le considère comme le chanteur de l’année).

Visiblement ému de sentir l’affection de son public (après un portrait paru le matin-même dans Libé qu’il a vécu comme “agressif”), il a enchainé les titres de tous ses albums, surtout les chansons les plus dynamiques. Le show en lui-même peut décevoir car le rendu des albums, aux arrangements ultra-peaufinés, est toujours moins en-deça sur scène. D’où son attention à réorchestrer plusieurs titres de façon très rock (avec une guitare rappelant parfois Bashung) avec notamment une superbe version de A l’origine. On a aussi beacoup aimé l’ouverture du spectacle sur un texte de Rainer Maria Rilke.

Sinon le concert ressemblait en tout point à l’artiste : triste parfois, profond toujours et très émouvant. Biolay tourne souvent le dos au public tout en chantant des textes impudiques. Et c’est justement cette fausse nonchalance qui nous touche chez le chanteur.

Quelque chose me dit qu’on retournera avec Bix le revoir au Casino de Paris en mai, lors de son deuxième passage par la capitale !

Bobo Ben

Photos de la très Bobo Emmanuelle Bastoul prises lors du concert du 2 février à Arcachon que nous reproduisons ici avec son aimable autorisation.

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Le bobo trahit sa boboïtude précisément en ce qu’il nie son état et sa condition de cliché ambulant. “Ah, non, je suis tout sauf un bobo, beurk. Bon, qui est partant pour aller manger des sushis dans une yourte ce week-end ? Venez, ça va être juste fantastique, en plus j’ai acheté tous les films de Philippe Garrel, on va s’éclater.” (…) On ne naît pas bobo, on le devient. La maturité du bourgeois-bohème se situe généralement vers trente ans.
Géraldine de Margerie, Dictionnaire du Look - Une nouvelle science du jeune (Editions Robert Laffont). Extrait du (large) chapitre consacré aux bobos.
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Je ne sais pas pourquoi les actrices deviennent toujours de bonnes chanteuses, et les chanteurs se révèlent souvent bons acteurs. Depuis 1939, où la jeune Judy  Garland chantait le légendaire Over the Rainbow dans le Magicien d’Oz (au tout début de l’ère des comédies musicales), on a l’habitude de voir des artistes mener double carrière. De Barbra Streisand à Frank Sinatra ou de Julie Andrews à Liza Minnelli ou plus récemment, l’industrie hollywoodienne a toujours su créer des stars qui excellent dans les deux domaines. Des comédiens devenus grâce à cela hyper-populaires.
Contrairement à une idée reçue, la France n’est pas en reste. Mais, grosse différence avec les USA, les actrices qui chantent passent ici pour des femmes branchées et sont uniquement adulées chez les bobos que nous sommes. Ici les comédies musicales sont moins prisées même si elles ont tout de même permis quelques belles prestations – souvenez vous que Catherine Deneuve a fait appel à une doublure vocale pour les films de Jacques Demy (Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort ou Peau d’âne). On préfère depuis toujours les Jeanne Moreau, Yves Montand ou Danielle Darrieux qui ont toujours enregistré des chansons en marge de leur films (voire dedans).
C’est le grand Serge Gainsbourg (dont on vous débriefera très vite de la Vie héroïque) qui a institutionnalisé cette mode en faisant chanter toutes les actrices qu’il avait sous la main : Bardot, Birkin, Paradis et Isabelle Adjani qui dans un état proche de l’Ohio a touché le fond la piscine.
Cette tendance magnifiée par le grand Serge a repris de plus belle ces dernières années sous le haut patronage de sa propre fille. Le succès critique et image de 5.55 puis de IRM de l’icône Charlotte ont poussé pléthore de comédiennes à prendre le micro.  Dernièrement on a vu Emmanuelle Seigner (la femme de qui-vous-savez) signer Dingue, un titre décalé servi par un clip loufoque, tout aussi vintage que celui de Beau oui comme Bowie d’Adjani.
Mais ce mois-ci, les cinéphiles-mélomanes n’ont d’yeux que pour Isabelle Carré. Pour son dernier film Le Refuge de François Ozon, le réalisateur a demandé à la comédienne de poser son frêle timbre sur la bande-originale dans un très beau duo avec Louis-Ronan Choisy. Un procédé qui marche toujours pour rameuter nous autres petits péteux dans les salles obscures de notre MK2 préféré, celui Quai de Seine bien entendu !








Bobo Ben

Je ne sais pas pourquoi les actrices deviennent toujours de bonnes chanteuses, et les chanteurs se révèlent souvent bons acteurs. Depuis 1939, où la jeune Judy Garland chantait le légendaire Over the Rainbow dans le Magicien d’Oz (au tout début de l’ère des comédies musicales), on a l’habitude de voir des artistes mener double carrière. De Barbra Streisand à Frank Sinatra ou de Julie Andrews à Liza Minnelli ou plus récemment, l’industrie hollywoodienne a toujours su créer des stars qui excellent dans les deux domaines. Des comédiens devenus grâce à cela hyper-populaires.

Contrairement à une idée reçue, la France n’est pas en reste. Mais, grosse différence avec les USA, les actrices qui chantent passent ici pour des femmes branchées et sont uniquement adulées chez les bobos que nous sommes. Ici les comédies musicales sont moins prisées même si elles ont tout de même permis quelques belles prestations – souvenez vous que Catherine Deneuve a fait appel à une doublure vocale pour les films de Jacques Demy (Les Parapluies de Cherbourg, Les Demoiselles de Rochefort ou Peau d’âne). On préfère depuis toujours les Jeanne Moreau, Yves Montand ou Danielle Darrieux qui ont toujours enregistré des chansons en marge de leur films (voire dedans).

C’est le grand Serge Gainsbourg (dont on vous débriefera très vite de la Vie héroïque) qui a institutionnalisé cette mode en faisant chanter toutes les actrices qu’il avait sous la main : Bardot, Birkin, Paradis et Isabelle Adjani qui dans un état proche de l’Ohio a touché le fond la piscine.

Cette tendance magnifiée par le grand Serge a repris de plus belle ces dernières années sous le haut patronage de sa propre fille. Le succès critique et image de 5.55 puis de IRM de l’icône Charlotte ont poussé pléthore de comédiennes à prendre le micro. Dernièrement on a vu Emmanuelle Seigner (la femme de qui-vous-savez) signer Dingue, un titre décalé servi par un clip loufoque, tout aussi vintage que celui de Beau oui comme Bowie d’Adjani.

Mais ce mois-ci, les cinéphiles-mélomanes n’ont d’yeux que pour Isabelle Carré. Pour son dernier film Le Refuge de François Ozon, le réalisateur a demandé à la comédienne de poser son frêle timbre sur la bande-originale dans un très beau duo avec Louis-Ronan Choisy. Un procédé qui marche toujours pour rameuter nous autres petits péteux dans les salles obscures de notre MK2 préféré, celui Quai de Seine bien entendu !

Bobo Ben

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Si certains se sont construits à l’aide de France Culture, l’enfance d’autres reste marquée par le souvenir du Télérama, chaque mardi sur la table basse du salon, des avis Chrétiens-Médias sur une télévision que l’on avait de toute manière par le droit de regarder et des critiques sans concession d’un magazine qui, contrairement aux Inrocks, ne s’est jamais laissé rattraper par sa marque et son public. Alors même si on ne le lit plus qu’épisodiquement, il reste toujours une part d’affection pour cet hebdomadaire. Surtout lorsqu’il ose certains partis pris, comme pour la couverture de cette semaine : le bobo de merde aussi est un mauvais français…
Bobo Bix

Si certains se sont construits à l’aide de France Culture, l’enfance d’autres reste marquée par le souvenir du Télérama, chaque mardi sur la table basse du salon, des avis Chrétiens-Médias sur une télévision que l’on avait de toute manière par le droit de regarder et des critiques sans concession d’un magazine qui, contrairement aux Inrocks, ne s’est jamais laissé rattraper par sa marque et son public. Alors même si on ne le lit plus qu’épisodiquement, il reste toujours une part d’affection pour cet hebdomadaire. Surtout lorsqu’il ose certains partis pris, comme pour la couverture de cette semaine : le bobo de merde aussi est un mauvais français…

Bobo Bix

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Choisi pour la bande son de la dernière campagne publicitaire de Flower By Kenzo, The Wanderer, véritable incitation au voyage, est un air que vous avez déjà entendu et entendrez sans doute encore. Extrait du premier album éponyme de Jil is Lucky, le single est à l’image des autres titres : une pop festive et radieuse, emplie de cuivres en liesse et violons enjoués, comme sur l’entraînant J.E.S.U.S. said, dont l’inspiration tzigane n’est pas sans nous rappeler Emir Kusturica and The No Smoking Orchestra. Au fil du voyage, on se laisse porter par la mélancolie, notamment avec Without You, avant d’exulter sur la pureté de Supernovas : un bijou pop, reposant uniquement sur la voix du chanteur, une contrebasse jouée pizzicato et de lyriques violons. Après un tel orgasme, on reste forcément un peu stone sur le final Hovering Machine, très rock, mais tout de même un peu long : 10 minutes, soit le quart de l’album. Car tout comme The xx, nous aurions tendance à reprocher à Jil is Lucky la brièveté de son album, malgré que les deux s’enchaînent très bien…

Bobo Bix

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Ego Trip

De la rive gauche à la rive droite, il souffle comme un air de printemps… Au-delà du léger radoucissement des températures, l’amour et le sexe semblent omniprésents dans la tête de nos amis, a fortiori lorsque les exploits des uns et des autres semblent créer une dynamique concurrentielle. Après tout, il n’y a pas de raison pour que le bobo, dans sa vie privée, mette en sourdine cet esprit de compétition qui lui réussit généralement professionnellement, tel qu’en témoigne son pouvoir d’achat lui permettant de payer plus cher des produits moins bons. Si nous mettions récemment en cause les multiples tentations parisiennes, la clé ne se cacherait-elle pas, plus simplement, dans notre ego ? Courtisé à l’extrême par la société de consommation, l’ego des bobos est comme Rocco Siffredi : au-dessus des normes.

«Le bobo ne réfléchit pas, il suit la foule», nous expliquait Laurence, et il en va de même pour ses rencontres : les promotions et stocks à écouler ne l’intéressent pas, il veut LE «produit» que tous ses congénères vont lui envier. Les sites de rencontres (ces endroits où, même sous la torture, vous niez vous rendre) amplifient ce phénomène : il n’y est pas question de feeling, on va y rechercher le meilleur produit, sur la base d’un certain nombre de critères. AdopteUnMec ne s’y est d’ailleurs pas trompé, ce site se voulant le supermarché de la rencontre, où l’homme devient un objet, en concurrence avec tous les autres. De quoi éveiller les ardeurs des cougars, ces femmes mûres qui chassent les jeunes hommes sans défense que nous sommes. Que celui qui n’en a jamais croisé me jette le premier string ! Demi Moore et Ashton Kutcher, Madonna et Jesus Luz, etc. Venu des Etats-Unis où Newsweek a décrété 2009 année du cougar, le phénomène se popularise avec la nouvelle série de Courtney Cox, Cougar Town, qui se targue sur tous les plateaux d’en être une. En 2010, un boy toy (ou une girl toy) est un must-have presque aussi indispensable qu’un it-bag, faisant l’effet d’un véritable ego-shoot.

Avec son lot de désinhibition, la nuit accentue cette chasse à l’ego. Dans le cadre de la promotion d’Un Roman français, Frédéric Beigbeder, pas le dernier pour jouer les cougars, s’est livré à ses confessions de noceur invétéré, estimant que la nuit, on croisait surtout des gens qui allaient mal. Véritable bal des vanités, l’observation de notre dernière soirée parisienne corrobore ce constat : F. allumant C. pour provoquer La Cible avec qui il souhaitait finir la nuit ; La Cible, pourtant touchée, préférant déverser son aigreur sur C. que de courir après F. ; N. ne se privant pas d’exciter la jalousie suscitée aux bras de son boy toy ; D. embrassant discrètement S. pour se rendre compte qu’il est déjà heureux en couple ; C., blessé dans son amour-propre de n’avoir été qu’un jouet, rabattant sa frustration sur un plan… «On aime que soi-même, comment veux-tu qu’on s’aime ?», chante Stella Spotlight dans Ego Trip (Starmania). Avec La Vanité (Négatif), Benjamin Biolay semble lui répondre que «la vanité est une offense à l’âme perdue de l’enfance».

Bobo Bix

Photo : Simon Duhesme, par Victor Mignon.
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Sceptiques. Petite visite ce week-end au Grand Palais pour voir l’exposition Monumenta 2010. La vaste installation de Christian Boltanski nous a laissé froids. Elle est divisée en deux parties : la première est un damier de carrés de vêtements éclairés au néon qui ne sont pas sans rappeler les camps de la mort. La deuxième est une grande pyramide de fripes dont une grue (la main de Dieu) vient chaque minute soulever quelques fringues du sommet avant de les relâcher d’une dizaine de mètres de hauteur.
Bon ba quand on a dit tout ça, on a tout dit. L’œuvre est aussi froide qu’absconse. Même doté d’un guide qui explique le sens de l’installation, elle laisse de marbre. Dans ces cas-là, les visiteurs qui n’osent pas avouer leur circonspection ont une expression toute faite : ils disent que cette exposition est “intéressante”. Comprendre : On frise la branlette intellectuelle.
Bref, sauf à vouloir vraiment faire vos malins auprès de vos relations - ou contempler la magnifique nef du Grand Palais -, on vous déconseille Monumenta 2010. Visuellement réussie (elle permet de jolies photos), cette exposition, ne vaut pas les 4 euros de son ticket d’entrée.
Bobo Ben

Sceptiques. Petite visite ce week-end au Grand Palais pour voir l’exposition Monumenta 2010. La vaste installation de Christian Boltanski nous a laissé froids. Elle est divisée en deux parties : la première est un damier de carrés de vêtements éclairés au néon qui ne sont pas sans rappeler les camps de la mort. La deuxième est une grande pyramide de fripes dont une grue (la main de Dieu) vient chaque minute soulever quelques fringues du sommet avant de les relâcher d’une dizaine de mètres de hauteur.

Bon ba quand on a dit tout ça, on a tout dit. L’œuvre est aussi froide qu’absconse. Même doté d’un guide qui explique le sens de l’installation, elle laisse de marbre. Dans ces cas-là, les visiteurs qui n’osent pas avouer leur circonspection ont une expression toute faite : ils disent que cette exposition est “intéressante”. Comprendre : On frise la branlette intellectuelle.

Bref, sauf à vouloir vraiment faire vos malins auprès de vos relations - ou contempler la magnifique nef du Grand Palais -, on vous déconseille Monumenta 2010. Visuellement réussie (elle permet de jolies photos), cette exposition, ne vaut pas les 4 euros de son ticket d’entrée.

Bobo Ben

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Nous ne dirons jamais assez tout le bien que nous pensons de The xx ! Et à l’occasion de la sortie de leur nouveau clip, VCR, nous sommes ravis de pouvoir le faire sur Bobodemerde ! Car notre seul regret avec leur premier album, xx, est sa durée bien trop courte. 38 minutes de rock acoustique ou pop atmosphérique, minimaliste, ou tout autre adjectif sonnant bien branché… Evidemment, leur prochain concert parisien (La Cigale, 18 février) est déjà à guichets fermés. Apaisant et envoûtant, idéal pour faire l’amour (testé et approuvé), l’écoute en boucle de leur album reste le seul moyen de s’en remettre.

Bobo Bix

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Un samedi après-midi dans les galeries de la Rue de Seine (6e), un arrêt à la Galerie Seine 51 devant les photographies sur inox de Nicolas Ruel, issues de sa série 8 secondes. Que ce soit pour les prises de vue industrielles ou de New York, un support qui donne d’intéressants effets. Ne pas hésiter à pousser la porte, avant ou après un verra à La Palette.

Galerie Seine 51, 51 rue de Seine, 75006 Paris

Un samedi après-midi dans les galeries de la Rue de Seine (6e), un arrêt à la Galerie Seine 51 devant les photographies sur inox de Nicolas Ruel, issues de sa série 8 secondes. Que ce soit pour les prises de vue industrielles ou de New York, un support qui donne d’intéressants effets. Ne pas hésiter à pousser la porte, avant ou après un verra à La Palette.

Galerie Seine 51, 51 rue de Seine, 75006 Paris
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Retour sur la première salve de bobocasts, réalisés à la soirée de lakitchenmusic à la Cooking Factory, dont tous n’ont pas encore été diffusés. Au tour de Laurence de se suicider socialement, avec le soutien moral de Nathalie, notre égérie, notre muse, notre idole qui fait son retour. Elle est un peu pour nous ce que Baptiste Giabiconi est à Karl Lagerfeld (même si Ben n’a découvert son existence que récemment…). Vous pouvez aussi retrouver Laurence, alias Neirie, sur son blog ou son Twitter.

Bobo Bix

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Royal va là où on ne l’invite pas, et Peillon ne va pas où on l’invite : c’est le PS canal hystérique.
Un “socialiste anonyme”, lu dans Libération ce week-end, suite au boycott d’A vous de juger par Vincent Peillon.
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Après deux soirées et une dizaine d’interviews, l’exploration de l’univers bobo parisien se poursuit : beaucoup de bobocasts en réserve pas encore publiés, mais cela viendra ; un nouveau questionnaire revu et complété que l’on étrennera dans les prochains jours, mais n’hésitez pas à nous envoyer un mail si vous avez envie d’en être. Pour l’instant, le cinquième épisode est consacré à Claire, alias La Baronne de Baronnie, made in A.P.C. et palme du rire le plus tonitruant du Curio Parlor. Vous pouvez d’ailleurs l’y rencontrer fréquemment, et plus particulièrement, derrière les platines, tous les 15 jours, lors de ses soirées du samedi. La prochaine est d’ailleurs ce samedi, mais vous pouvez aussi la retrouver sur sa page fan Facebook !

Bobo Bix