Le cas Lana
Faut-il aimer ou détester Lana Del Rey ? L’album n’est sorti qu’aujourd’hui, mais des fans dithyrambiques défendent depuis des mois celle qui a remisé Emmanuelle Béart aux oubliettes de l’histoire des lèvres. Des lèvres qui pourraient être anecdotiques si elles n’étaient l’un des ingrédients esthétiques d’un buzz qui, musicalement, ne reposait alors que sur deux ou trois chansons. Suffisant pour y déceler une nouvelle icône ? Non, mais assez signifiant pour emballer la machine à hype. Pour être dans le coup, il faut avoir un avis avant tout le monde (soit aujourd’hui), de préférence radical, qu’importe que les éléments pour le nourrir soient aussi maigres (un EP de deux chansons, des vieilleries chinées sur le net pour les plus curieux, quelques prestations en live pour les plus chanceux). Et le buzz s’embale, l’ignorer, c’est être hors-jeu.  
Lana Del Rey n’en est pas pour autant la coquille vide caricaturée par ses détracteurs. Si le son n’atteint pas systématiquement la perfection de l’image, la sombre mélancolie de ses chansons n’en reste pas moins intéressante. Lorsque sa voix trouve la bonne tessiture (ce qui ne fut pas le cas sur un fameux live qui buzza tout aussi exagérément), elle parvient même à nous procurer des frissons certains lors d’un live pour Canal (malgré un manque de présence scénique et d’aisance). De là à la présenter comme la poupée de son aux mains d’un label qui aimerait en faire une nouvelle Lady Gaga, c’est sous-estimer l’envie d’une demoiselle qui sur-joue la baby doll.
Car si le buzz a lancé la carrière de Lana Del Rey pour la pousser dans les bras d’une maison de disque qui précipita la sortie de ce premier album, ce buzz est aussi responsable de la déception à l’écoute de celui-ci. Au-delà des quatre premières chansons, dont l’excellent Off To The Races, l’intérêt est limité et on tourne vite en boucle avec des arrangements redondants. Les recettes sont toujours les mêmes, ce qui n’étonne qu’à moitié vu les délais restreints de production. Ni véritablement bon, ni réellement mauvais, l’album aurait mérité de n’être qu’un EP avec moitié moins de pistes. L’aimer ou le détester ? On aimerait que le cas Lana Del Rey nous laisse le droit à l’indifférence, car on sort de l’écoute de Born To Die comme on y est entré : dans l’attente d’un premier album qui justifierait le buzz d’espoirs placés en une artiste qui n’est pas prête.
Bobo Bix

Le cas Lana

Faut-il aimer ou détester Lana Del Rey ? L’album n’est sorti qu’aujourd’hui, mais des fans dithyrambiques défendent depuis des mois celle qui a remisé Emmanuelle Béart aux oubliettes de l’histoire des lèvres. Des lèvres qui pourraient être anecdotiques si elles n’étaient l’un des ingrédients esthétiques d’un buzz qui, musicalement, ne reposait alors que sur deux ou trois chansons. Suffisant pour y déceler une nouvelle icône ? Non, mais assez signifiant pour emballer la machine à hype. Pour être dans le coup, il faut avoir un avis avant tout le monde (soit aujourd’hui), de préférence radical, qu’importe que les éléments pour le nourrir soient aussi maigres (un EP de deux chansons, des vieilleries chinées sur le net pour les plus curieux, quelques prestations en live pour les plus chanceux). Et le buzz s’embale, l’ignorer, c’est être hors-jeu.  

Lana Del Rey n’en est pas pour autant la coquille vide caricaturée par ses détracteurs. Si le son n’atteint pas systématiquement la perfection de l’image, la sombre mélancolie de ses chansons n’en reste pas moins intéressante. Lorsque sa voix trouve la bonne tessiture (ce qui ne fut pas le cas sur un fameux live qui buzza tout aussi exagérément), elle parvient même à nous procurer des frissons certains lors d’un live pour Canal (malgré un manque de présence scénique et d’aisance). De là à la présenter comme la poupée de son aux mains d’un label qui aimerait en faire une nouvelle Lady Gaga, c’est sous-estimer l’envie d’une demoiselle qui sur-joue la baby doll.

Car si le buzz a lancé la carrière de Lana Del Rey pour la pousser dans les bras d’une maison de disque qui précipita la sortie de ce premier album, ce buzz est aussi responsable de la déception à l’écoute de celui-ci. Au-delà des quatre premières chansons, dont l’excellent Off To The Races, l’intérêt est limité et on tourne vite en boucle avec des arrangements redondants. Les recettes sont toujours les mêmes, ce qui n’étonne qu’à moitié vu les délais restreints de production. Ni véritablement bon, ni réellement mauvais, l’album aurait mérité de n’être qu’un EP avec moitié moins de pistes. L’aimer ou le détester ? On aimerait que le cas Lana Del Rey nous laisse le droit à l’indifférence, car on sort de l’écoute de Born To Die comme on y est entré : dans l’attente d’un premier album qui justifierait le buzz d’espoirs placés en une artiste qui n’est pas prête.

Bobo Bix

A nos chansons ratées héééé hééé hééé hééé

Il y a un an pile, nous hallucinions de voir M Pokora sacré “artiste masculin français de l’année” lors des NRJ Music Awards 2011. Et bien rebelote cette année : le petit minet a empoché deux nouveaux trophés aux NMA2012 (comme on dit sur Twitter) : meilleur artiste francophone et meilleure chanson. Cette auto-consécration de la culture beauf a aussi primé, s’il vous plait, Shy’m, Justin Bieber, Nolwenn Leroy, Shakira et la vieille Mylène Farmer. Vu d’ici le palmarès est assez LOL, mais NRJ l’a érigé au premier degré…

Mais quelque chose a changé depuis notre cri de désespoir billet de l’année dernière : on a découvert ce que chantait de M Pokora… Rassurez vous on n’a pas acheté son album sur iTunes, non ! Cet été sur une plage de la cote d’azur alors qu’on venait chercher pacifiquement un coca zéro frais dans une paillote ombragée, une télévision passait une horrible reprise de A nos actes manqués… Une adolescente boutonneuse a dit “han c’est M Pokora j’adoooore il est troooop mignon” et a commencé à lever les bras pour reproduire la choré du clip… Voilà voilà… Comme ça, à sec, la découverte fut violente… Nous avons immédiatement quitté les lieux, agressé par ces atroces chœurs faussement africanisés, et renonçant à jamais à fréquenter des guérites de plage.

Ce matin, rien qu’en écoutant les 5 premières secondes de la vidéo ci-dessus, j’ai la nausée. Bon ok c’est peut être aussi a cause de ma cuite d’hier soir. Dire que ce truc vient d’être élu par NRJ “meilleure chanson de l’année” c’est désespérant… Déjà, je ne supporte pas Jean-Jacques Goldman (la variet’ françaises des années 90 je ne PEUX plus) et cette chanson est la pire de la discographie du millionnaire. Alors mal remixée….

Comme on est sadiques sympas, on a décidé de la mettre sur ce blog avant votre brunch dominical ! Il y en a bien un ou deux d’entre vous qui va cliquer sur lecture avant d’avoir fini de lire ce billet et qui aura cette chanson dans la tête toute la journée ! Je sens que vous allez nous détester mais ce n’est pas nous qui avons commencé, c’est NRJ !

Bon dimanche les bobos !

Bobo Ben

La province ? Ah non (je n’aime pas, ndlr) ! Et je n’y retournerai jamais. On y est prisonnier. Enkysté dans des certitudes. Survivre dans l’anonymat de Paris est tellement dur qu’on est forcé de bouger sans cesse. De s’adapter de jour en jour. En province, tout est réglé. On connaît tout le monde depuis toujours. Même les jeunes ont des discours de vieux : « Ah, je vous connais bien, vous êtes une amie de ma mère ! » L’horreur !

Karin Viard dans Télérama, le 11 janvier 2012

C’est moi, c’est toi, c’est nous !

Oui nous sommes un peu déconnectés du blog en ce moment : le travail, les préparatifs de Noël, la famille, les amis, les amours, les emmerdes (oui j’ai des références culturelles vieillottes et alors ?).

Mais bon je reprends du service car je viens de voir cette vidéo passer sur Facebook (déjà partagée par 4 contacts c’est dire si on n’est pas au taquet !). C’est une définition dessinée très réussie de la Génération Y, signée Adesias. Phénomène d’identification oblige, je me suis dit tiens je vais la tumblriser.

A quelques mois près je ne faisais pas parti de cette Génération Y mais dans le fond je crois être en aussi représentatif que vous. Alors je fais mon jeune connecté, je like cette vidéo et je la partage. Je me sens jeune plus jeune d’un coup. Ah oui et je fais des smileys aussi ;)

Bobo Ben

Quand les opposés s’attirent…

A Dangerous Method, de David Cronenberg, dans les salles le 21 décembre, est entièrement construit sur un réseau d’oppositions.


L’opposition est au cœur même de l’intrigue : le film révèle les raisons de la rupture entre Sigmund Freud (Viggo Mortensen) et Carl Jung (Michael Fassbender), pères de la psychanalyse moderne, au début du XXème siècle. Les hommes s’opposent à la fois sur leurs théories psychanalytiques : Freud prône l’analyse de toutes les situations par le prisme de la sexualité, ce que conteste Jung, et sur leur vie privée : Freud réprouve la relation de celui qu’il considère comme son héritier avec sa patiente, Sabina Spielrein (Keira Knightley).

Ici, ce sont donc deux conceptions du monde qui s’affrontent, la tradition et la modernité, mais aussi la liberté et l’enfermement. Deux termes contraires qui s’incarnent au sein des personnages : bien qu’engoncés et enfermés dans leurs vêtements, les personnages tentent de se libérer par la parole, Freud et Jung étant les précurseurs de la thérapie par la parole. Alors qu’au contraire, il faudra à Sabina Spielrein se contenir dans un cadre et un corset pour se libérer de sa folie. En effet, la jeune femme d’abord folle à lier - au sens propre du terme sera non seulement soignée, mais finira psychiatre et cette progression psychique est signifiée par une évolution de ses costumes et de sa coiffure 

D’un point de vue stylistique, la folie et l’hystérie de Sabina sont contrebalancées par un classicisme de la mise en scène, du filmage et du montage. Là où l’on pourrait s’attendre à des gros plans du visage déformé de Keira Knightley (grandiose, au passage), à des jeux sur la profondeur de champ pour illustrer le doute, David Cronenberg opte pour une sobriété déconcertante. Rien ne dépasse, rien ne vient parasiter l’attention du spectateur, qui peut ainsi entièrement se plonger dans l’histoire. Et c’est finalement de cette opposition, de cette froideur que naît la force du film.

Enfin, qui dit film sur deux psychanalystes, dit film de mots – le film est d’ailleurs basé sur une pièce de théâtre. Les très nombreux, et parfois complexes, dialogues sont le cœur même du film. Ils donnent une leçon d’histoire et offrent par la même occasion à Mortensen et Fassbender de très belles confrontations. Mais ce n’est pas un film bavard, car Cronenberg n’en oublie pas pour autant le corps, objet central de sa cinématographie. Les premières séquences, impressionnantes, dans lesquelles Keira Knightley crie, éructe, se courbe, se tord la mâchoire, les bras, le dos place tout de suite le corps au centre du film. Le corps est également au centre de la relation perverse entre Sabina et Jung. La supériorité intellectuelle de Jung ne lui permet pas de résister à l’appel de la chair, du désir et du plaisir de l’humiliation que manifeste Sabrina. La chair est triste, hélas…

David Cronenberg démontre ici qu’il s’est libéré de ses artifices de l’horreur et de l’épouvante - voire du gore pour explorer plus encore les tréfonds de l’âme humaine.

Cécile Guthleben

Restaurant : L’intention (Paris IIIe)

Dîner dans un restaurant vide est rarement bon signe, a fortiori un vendredi soir. Cela pourrait être triste si une lumineuse photographie de femme au regard hypnotique ne captait pas aussitôt notre attention. Pas de quoi fouetter un oeuf pour autant, L’Intention vient d’ouvrir en juillet 2011 et prend doucement ses marques. Hormis un article flatteur de L’Express Styles, la presse est plutôt discrète envers ce petit restaurant d’une rue à l’écart de l’agitation du Marais. Sur le papier, rien de révolutionnaire : Cédric Barbarat, après les cuisines du Plaza Athénée et celles du Sofitel Pullman de Versailles, livre à son tour sa vision de la bistronomie.

Une carte extrêmement succincte, mais renouvelée chaque semaine, propose des plats autour de 21€ et des entrées à 6 ou 12 €, suivant la taille choisie (petite ou grande). La crème de lentilles vertes et son effiloché de canard confit liquide dès le départ nos dernières inquiétudes. Saint Jacques poêlées, endive cuite et crue, jus crémé ; filet de canette poêlé, navet fondant, jus à l’orange ; faux filet, céleri braisé, olive noire et pousse de moutarde : la cuisine française revue à la sauce gastronomique marche une fois encore quand elle pourrait lasser. C’est L’Intention qui comptera, dont les blogs commencent à se faire l’écho. Pas sûr que l’on y dîne à nouveau sans d’autres clients…

Bobo Bix

L’Intention, 3 rue du Roi Doré, Paris 3e
La carte de la semaine est disponible sur leur site internet.

Beigbeder, l’égoïste cinématographique

Le meilleur film de Beigbeder, proclame non sans malice la bande-annonce de L’Amour dure trois ans… son premier film en tant que réalisateur, adapté de son propre roman. L’égoïste romantique est-il aussi à l’aise au maniement des images qu’à celui des mots ?

Au commencement était le publicitaire. Puis s’est fait connaître le chroniqueur pendant que l’auteur affutait ses plumes avant de connaître un franc succès avec 99 francs. On a alors eu Beigbeder animateur, éditeur, intervieweur, parfois acteur même. Dans la longue liste des métiers en -eur, lui restait à être réalisateur. Voilà qui sera réparé le 18 janvier, date de la sortie de L’Amour dure trois ans, l’adaptation de son troisième roman sorti en 1997. Ce film, il a tenu à le présenter d’abord à Saint-Jean de Luz, dans un Pays Basque où il passe de plus en plus de temps et qu’il filme ici amoureusement. L’avant-première fait sens, le public qui compte nombre d’amis, connaissances ou figurants est conquis. Si l’on tâche de résister à sa propre subjectivité en cherchant les failles, il faut bien avouer que l’on se laisse rapidement emporter.

La plume de Beigbeder rend très bien à l’écran et soutenue par le talent de Gaspard Proust pour les dialogues (qui occupe également son premier rôle au cinéma en jouant le héros Marc Marronnier), les répliques cultes foisonnent. “Au XXIème siècle, l’amour est un SMS sans réponse”, “La gloire me permet de coucher avec n’importe qui, mais elle permet aussi à n’importe qui de coucher avec moi” et tant d’autres qui déclenchent toujours de francs éclats de rire. Alors que le box-office français plébiscite actuellement le comique de situation, c’est un plaisir que l’on avait presque fini par oublier et que l’on savoure. Cependant au début, on ressent la difficulté de l’auteur à sacrifier parfois son roman. Incrustées à l’écran, les citations défilent sans que l’on ait vraiment le temps de les savourer. Un procédé que Frédéric Beigbeder explique par son passé de publicitaire qui lui en a donné le goût, à force de traîner sur les tournages.

Pour autant, en passant de spots de 30 secondes à un film d’1h38, a-t-il sacrifié le sens du détail ? Bien au contraire, les clins d’oeil sont partout. Ainsi, lorsqu’apparaît à l’écran un très court extrait d’iTélévision, le bandeau d’information continue annonce-t-il Beigbeder prix Nobel de Littérature en 2012 (notons également que dans cet univers parallèle, Marc Levy rentre à l’Académie française l’année prochaine). Tant pour les répliques que pour ces détails dont on a certainement ignoré la moitié, c’est un film qui gagne à être revu. Ses potes envahissent la distribution sans que cela soit jamais une erreur de casting : Gaspard Proust et Louise Bourgoin tiennent le haut de l’affiche mais JoeyStarr qui embrasse un mec vaut le déplacement à lui tout seul. Frédérique Bel, Jonathan Lambert, Anny Duperey, Bernard Menez mais aussi dans leurs propres rôles Michel Denisot, Ali Baddou, Ariane Massenet, Michel Legrand, Nicolas Rey, Pascal Brukner, Marc Levy, etc. : Frédéric Beigbeder a convié son entourage à la fête, y compris sa fille et sa fiancée. Le potentiel d’acteur de Nicolas Bedos (pour la première fois au cinéma lui aussi) se confirme quand Valérie Lemercier excelle en éditrice cynique.

Beigbeder s’amuse et cela se sent. Le plaisir pris à l’écran et derrière la caméra parvient jusqu’au spectateur. “J’ai réalisé ce premier film comme si c’était le dernier”, avoue-t-il, lucide sur les conséquences d’un échec. Ainsi a-t-il filmé les gens qu’il aime comme les lieux qu’il affectionne. Le port de Guethary, le rocher de la Vierge à Biarritz, Saint-Jean de Luz : la carte postale du Pays Basque est sublime (et l’on sent toute mon objectivité ici, même si l’accent basque du curé de village n’est pas très crédible). Du côté de Paris, on retrouve évidemment l’Hôtel Amour, le Montana, le Café de Flore et tous ces lieux que l’on connaît bien, qui lui font nous préciser dans un clin d’oeil que c’est un peu “un film de bobos”. Frédéric Beigbeder s’est fait plaisir dans ce film qu’il ouvre par un extrait d’interview de Bukowski, une autre de ses références. “Parfois, quand on écrit des livres ou que l’on fait un film, il faut être un peu égoïste…”, confesse-t-il à l’issue de la projection. Egoïste mais pas onaniste. Sans être un film académique pour les plus puristes des cinéphiles, il ne faut pas avoir peur de citer L’Amour dure trois ans parmi ces films où le plaisir traverse l’écran.

Bobo Bix

L’Amour dure trois ans, en salles le 18 janvier

A lire également, notre interview de Frédéric Beigbeder sur les bobos réalisée en novembre 2010.

Petite déception ce matin. Il y a quelques semaines CheckMyMetro et Creads avaient eu la bonne idée de lancer un concours ouvert à tous pour concevoir un plan du  métro et RER parisien alternatif. On imaginait déjà circuler grâce à un joli plan un peu désign aux couleurs trendys, en lieu et place de l’atroce carte officielle.
Déjà mené à Londres, le concours avait abouti sur une carte vraiment cool de l’underground anglais, dessinée par un dénommé Mark Noad (qui a participé à l’appel d’offres parisien).
Hélas, le projet lauréat (avec 850 votes) de la cession parisienne est un plan avec respect de l’échelle, arrondissements et principaux monuments de Paris (en photo ci-dessus). Il est signé  Antoine Raby. Et on n’est pas trop fan… Il fait un peu trop touriste… Dommage il y avait, selon nous, de meilleurs projets parmi les 10 finalistes… 
On espère cependant que ce concours donnera des idées à la RATP !
Bobo Ben

Petite déception ce matin. Il y a quelques semaines CheckMyMetro et Creads avaient eu la bonne idée de lancer un concours ouvert à tous pour concevoir un plan du métro et RER parisien alternatif. On imaginait déjà circuler grâce à un joli plan un peu désign aux couleurs trendys, en lieu et place de l’atroce carte officielle.

Déjà mené à Londres, le concours avait abouti sur une carte vraiment cool de l’underground anglais, dessinée par un dénommé Mark Noad (qui a participé à l’appel d’offres parisien).

Hélas, le projet lauréat (avec 850 votes) de la cession parisienne est un plan avec respect de l’échelle, arrondissements et principaux monuments de Paris (en photo ci-dessus). Il est signé Antoine Raby. Et on n’est pas trop fan… Il fait un peu trop touriste… Dommage il y avait, selon nous, de meilleurs projets parmi les 10 finalistes

On espère cependant que ce concours donnera des idées à la RATP !

Bobo Ben

Du LOL en barre
Dans la catégorie « la remise de prix la plus LOL de l’année », sont nommés : Les Gérard de Paris Première et les NRJ Music Awards. Roulement de tambour pendant que Christian Audigier ouvre l’enveloppe. “Et le gagnant est à l’unanimité… NRJ” !
Tous les ans, à l’entrée de l’hiver, on attend impatiemment l’annonce des nominations des NRJ Music Awards. Notre snobisme intellectuel se délecte de voir une armada de chanteurs beaufs concourir, le plus sérieusement du monde, comme “artiste de l’année”. 
Si Les Gérard sont à prendre au millième degré avec leurs catégories hilarantes (aaaaah le “Gérard du chômeur qui vient pointer à Paris Première plutôt qu’à Pôle Emploi” que l’on trouve dans les nominations 2011), il n’y a aucun second degré à NRJ. NON, AUCUN. On vous assure, on a enquêté, la radio ne rigolait pas quand elle a attribué l’année dernière le prix de l’artiste masculin français de l’année à M Pokora ! Bon en même temps, il succédait à Garou, Roch Voisine et Pascal Obispo.
Beyoncé, Britney Spears, Katy Perry et Rihanna sont nommées cette année comme “artiste féminine internationale de l’année”. Black Eyed Peas, Lady Gaga, Mika, Coldplay, LMFAO, David Guetta, Usher et Adèle sont également en course pour un trophée. Cette sélection n’est pas d’une originalité folle mais NRJ veut juste faire venir sur son plateau quelques stars  internationales de la musique pour “valoriser sa marque”. Et elle y arrive chaque année en manipulant se servant des prix pour les convaincre.
Mais, outre les grosses ficelles marketing de cette célébration de la musique commerciale, ce qui nous fait rire chaque année ce sont les catégories françaises. Nolwenn Leroy, Elisa Tovati, Joyce Jonathan et Shy’m sont en lice pour le prix de “l’artiste féminine francophone de l’année”. Le prix masculin doit départager Christophe Maé, Corneille, David Guetta et M. Pokora ! Inutile de préciser que ce ne sont pas vraiment les artistes qui tournent en boucle dans nos iPhones…
Alors on rit, en se demandant qui sont ces gens dont on n’a JAMAIS entendu parler, même de nom. Qui est Inna Modja ?? Que chante Keen’ V, Merwan Rim et Mickaël Miro ?? Quel duo peut bien avoir commis Simple Plan et Marie-Mai ? C’est limite flippant de voir que des pans entiers de la culture populaire n’effleurent même pas la nôtre. force est d’admettre que, un poil snobs élitistes, on ne fait pas vraiment l’effort non plus.
Bref, tout ça pour vous dire d’aller voir les nominations des NRJ Music Awards 2012 sur leur site officiel. Ca devrait, comme nous, vous aidez à bien commencer la semaine. Et n’hésitez pas à voter pour Corneille, qu’on rigole un peu au soir de la cérémonie !
Bon début de semaine bande de bobos !
Bobo Ben

Du LOL en barre

Dans la catégorie « la remise de prix la plus LOL de l’année », sont nommés : Les Gérard de Paris Première et les NRJ Music Awards. Roulement de tambour pendant que Christian Audigier ouvre l’enveloppe. “Et le gagnant est à l’unanimité… NRJ” !

Tous les ans, à l’entrée de l’hiver, on attend impatiemment l’annonce des nominations des NRJ Music Awards. Notre snobisme intellectuel se délecte de voir une armada de chanteurs beaufs concourir, le plus sérieusement du monde, comme “artiste de l’année”. 

Si Les Gérard sont à prendre au millième degré avec leurs catégories hilarantes (aaaaah le “Gérard du chômeur qui vient pointer à Paris Première plutôt qu’à Pôle Emploi” que l’on trouve dans les nominations 2011), il n’y a aucun second degré à NRJ. NON, AUCUN. On vous assure, on a enquêté, la radio ne rigolait pas quand elle a attribué l’année dernière le prix de l’artiste masculin français de l’année à M Pokora ! Bon en même temps, il succédait à Garou, Roch Voisine et Pascal Obispo.

Beyoncé, Britney Spears, Katy Perry et Rihanna sont nommées cette année comme “artiste féminine internationale de l’année”. Black Eyed Peas, Lady Gaga, Mika, Coldplay, LMFAO, David Guetta, Usher et Adèle sont également en course pour un trophée. Cette sélection n’est pas d’une originalité folle mais NRJ veut juste faire venir sur son plateau quelques stars internationales de la musique pour “valoriser sa marque”. Et elle y arrive chaque année en manipulant se servant des prix pour les convaincre.

Mais, outre les grosses ficelles marketing de cette célébration de la musique commerciale, ce qui nous fait rire chaque année ce sont les catégories françaises. Nolwenn Leroy, Elisa Tovati, Joyce Jonathan et Shy’m sont en lice pour le prix de “l’artiste féminine francophone de l’année”. Le prix masculin doit départager Christophe Maé, Corneille, David Guetta et M. Pokora ! Inutile de préciser que ce ne sont pas vraiment les artistes qui tournent en boucle dans nos iPhones

Alors on rit, en se demandant qui sont ces gens dont on n’a JAMAIS entendu parler, même de nom. Qui est Inna Modja ?? Que chante Keen’ V, Merwan Rim et Mickaël Miro ?? Quel duo peut bien avoir commis Simple Plan et Marie-Mai ? C’est limite flippant de voir que des pans entiers de la culture populaire n’effleurent même pas la nôtre. force est d’admettre que, un poil snobs élitistes, on ne fait pas vraiment l’effort non plus.

Bref, tout ça pour vous dire d’aller voir les nominations des NRJ Music Awards 2012 sur leur site officiel. Ca devrait, comme nous, vous aidez à bien commencer la semaine. Et n’hésitez pas à voter pour Corneille, qu’on rigole un peu au soir de la cérémonie !

Bon début de semaine bande de bobos !

Bobo Ben

Shame : Gloire à Michael Fassbender 
Les affaires Tron, et surtout DSK ont révélé au grand jour une addiction honteuse et pourtant loin d’être rare : l’addiction sexuelle. Depuis, journalistes, psys et médecins y vont de leur analyse. C’est dans ce contexte que s’apprête à sortir Shame, le deuxième film de Steve McQueen.
Le réalisateur met en scène Brandon (Michael « Graouw » Fassbender), un trentenaire newyorkais, cadre et addict aux plaisirs de la chair. Tout y passe : coup rapide avec une inconnue dans une ruelle sombre, films porno, masturbation dans toutes les pièces de son appartement – ou les toilettes de son bureau, prostituées etc. Mais qu’est-il arrivé à Brandon ? Quels traumatismes a-t-il pu subir ? Bonne question. Ou interrogation légitime, du moins. Mais inutile de chercher une réponse. Steve McQueen dresse un portrait glaçant d’un personnage dont on ignorera tout ou presque jusqu’au bout. Bien que bouleversé par l’arrivée de sa sœur, qui tente d’établir un lien, une communication avec lui, Brandon reste froid. Et sa seule tentative pour créer l’ébauche d’une relation affective sera un échec cuisant qui le conduira jusqu’aux plus scabreuses profondeurs de son addiction. Impossible pour lui de créer des liens. Cette incapacité à la vie sociale est renforcée par la quasi absence de dialogues, souvent remplacés par de la musique. Lorsque les mots sont inutiles, ou lorsqu’ils ne suffiraient pas, à quoi bon les prononcer ? C’est dérangeant, bouleversant même, tant la plupart des scénarii actuels tendent à développer – parfois à outrance – la psychologie des personnages.

Très vite, une quinzaine de minutes suffisent, pour que surgisse sur Brandon l’ombre menaçante de Patrick Bateman, le serial killer héros d’American Psycho, de Bret Easton Ellis. Même appartement soigneusement aménagé, mais froid et impersonnel, même rapport boulimique au sexe, même froideur extrême. Les meurtres en moins. Mais le sentiment d’inconfort face à ce qui se déroule sous nos yeux reste le même, mêlé à une fascination coupable.
Et, me direz-vous, un personnage aussi étrange ne qu’être incarné par un acteur de génie. Vous avez raison. C’est même grâce à la performance de Michael Fassbender que Brandon risque bien d’entrer au Panthéon des Grands Malades du Cinéma (classement tout à fait personnel mais dont, j’en suis sûre, vous saisissez bien le sens). L’acteur auréolé de succès et couronné de nombreux prix pour son rôle dans Hunger en 2008 (déjà de Steve McQueen), déroule ici une performance toute en force et en retenue, en violence contenue sous une apparente décontraction. Et lorsque la bête se déchaîne, dans les scènes de sexe ou de disputes avec sa sœur, la puissance physique de l’acteur traverse l’écran pour vous frapper en plein plexus. Celui que l’on verra bientôt chez Cronenberg, Soderbergh, Ridley Scott et Jarmush fait définitivement partie des grands.
Ajoutez à cela des trouvailles de montage et un travail sur le son particulièrement soigné et vous obtiendrez le film coup de poing de cette fin d’année.
Cécile Guthleben

Shame de Steve McQueenAvec Michael Fassbender et Carey MulliganSortie le 7 décembre

Shame : Gloire à Michael Fassbender

Les affaires Tron, et surtout DSK ont révélé au grand jour une addiction honteuse et pourtant loin d’être rare : l’addiction sexuelle. Depuis, journalistes, psys et médecins y vont de leur analyse. C’est dans ce contexte que s’apprête à sortir Shame, le deuxième film de Steve McQueen.

Le réalisateur met en scène Brandon (Michael « Graouw » Fassbender), un trentenaire newyorkais, cadre et addict aux plaisirs de la chair. Tout y passe : coup rapide avec une inconnue dans une ruelle sombre, films porno, masturbation dans toutes les pièces de son appartement – ou les toilettes de son bureau, prostituées etc. Mais qu’est-il arrivé à Brandon ? Quels traumatismes a-t-il pu subir ? Bonne question. Ou interrogation légitime, du moins. Mais inutile de chercher une réponse. Steve McQueen dresse un portrait glaçant d’un personnage dont on ignorera tout ou presque jusqu’au bout. Bien que bouleversé par l’arrivée de sa sœur, qui tente d’établir un lien, une communication avec lui, Brandon reste froid. Et sa seule tentative pour créer l’ébauche d’une relation affective sera un échec cuisant qui le conduira jusqu’aux plus scabreuses profondeurs de son addiction. Impossible pour lui de créer des liens. Cette incapacité à la vie sociale est renforcée par la quasi absence de dialogues, souvent remplacés par de la musique. Lorsque les mots sont inutiles, ou lorsqu’ils ne suffiraient pas, à quoi bon les prononcer ? C’est dérangeant, bouleversant même, tant la plupart des scénarii actuels tendent à développer – parfois à outrance – la psychologie des personnages.

Très vite, une quinzaine de minutes suffisent, pour que surgisse sur Brandon l’ombre menaçante de Patrick Bateman, le serial killer héros d’American Psycho, de Bret Easton Ellis. Même appartement soigneusement aménagé, mais froid et impersonnel, même rapport boulimique au sexe, même froideur extrême. Les meurtres en moins. Mais le sentiment d’inconfort face à ce qui se déroule sous nos yeux reste le même, mêlé à une fascination coupable.

Et, me direz-vous, un personnage aussi étrange ne qu’être incarné par un acteur de génie. Vous avez raison. C’est même grâce à la performance de Michael Fassbender que Brandon risque bien d’entrer au Panthéon des Grands Malades du Cinéma (classement tout à fait personnel mais dont, j’en suis sûre, vous saisissez bien le sens). L’acteur auréolé de succès et couronné de nombreux prix pour son rôle dans Hunger en 2008 (déjà de Steve McQueen), déroule ici une performance toute en force et en retenue, en violence contenue sous une apparente décontraction. Et lorsque la bête se déchaîne, dans les scènes de sexe ou de disputes avec sa sœur, la puissance physique de l’acteur traverse l’écran pour vous frapper en plein plexus. Celui que l’on verra bientôt chez Cronenberg, Soderbergh, Ridley Scott et Jarmush fait définitivement partie des grands.

Ajoutez à cela des trouvailles de montage et un travail sur le son particulièrement soigné et vous obtiendrez le film coup de poing de cette fin d’année.

Cécile Guthleben

Shame de Steve McQueen
Avec Michael Fassbender et Carey Mulligan
Sortie le 7 décembre

Portfolio : les ateliers spéciaux de Vuitton

Louis Vuitton sur Bobo de merde ? La marque qui symbolise le luxe et le bling-bling sur un blog de bobos ? Aurions-nous fumé du crocodile et perdu toutes nos valeurs depuis que le showroom de The Kooples s’est installé place Vendôme (tout un symbole) ? Non, rassurons-vous (et rassurons-nous) tout de suite, la célèbre toile monogramme, dont les faux plaisent tant aux cailleras, ne trouve pas encore place à notre main. Cela ne nous empêche pas de reconnaître et d’apprécier ce qui reste un savoir-faire français. A l’heure où bon nombre d’entre-nous se sont intéressés à la démondialisation d’Arnaud Montebourg durant la primaire socialiste, ça nous change des pulls Zadig & Voltaire fabriqués en Turquie !

Dans le cadre de ses Journées Particulières, LVMH a récemment ouvert la maison de famille et l’atelier des commandes spéciales de Louis Vuitton à Asnières. Opération qui a de fortes chances d’être renouvelée vu le succès… Une visite avec la directrice des lieux est l’occasion de découvrir le travail de personnes qui ne se définissent pas comme des artisans mais comme un collectif de savoir-faire. Chaque employé a d’ailleurs son propre tablier avec son prénom et sa date d’arrivée dans l’entreprise. Les commandes spéciales, c’est tout ce qu’on ne trouve jamais dans la commerce. Environ 500 pièces uniques créées chaque année suivant le désir des clients les plus aisés. On y aperçoit ainsi des choses assez classiques comme des malles pour un service ménager ou d’autres qui emballent parfaitement une station Bose ou une guitare. “A partir du moment où ça voyage et que ce n’est pas une copie de la concurrence, on fait tout !” Si Lilianne Bettencourt veut une malle pour envoyer sa fille à Katmandou, c’est à eux qu’elle devra faire appel…

Soucieux de leur réputation d’excellence, chaque détail compte, vérifiés grâce à une quarantaine de points de contrôle, quitte à tout recommencer. Afin de ne pas abîmer la toile, le marteau est en croûte de porc pour planter 500 à 1 000 clous sur un bagage, bien plus encore sur une malle. Lorsqu’on souhaite un cuir brillant, on pourrait imaginer l’utilisation d’un vernis mais la brillance doit en réalité être naturelle et remonter de la peau elle-même, travaillée en ce sens grâce à une pierre d’Agathe. Seules les parties les plus nobles des peaux sont conservées et il vaut mieux ne pas oublier le numéro d’identification du crocodile si vous ne voulez pas rester bloquer à la douane !

Si Louis Vuitton n’est plus un artisan, au-delà de l’image de la multinationale du luxe, l’entreprise aime à s’approcher de l’art. L’art de voyager, comme ils se plaisent à le dire ou à le mettre en scène avec l’amusante série d’oeuvres Maroquinaris Zoologicae de Billie Achilleos, transformant des bagages en animaux. L’art d’un savoir-faire qui s’entretient, comme on l’observe dans ces ateliers. Ce que même un bobo sait apprécier…

Bobo Bix

Marks attacks ! 
10 ans après la brusque fermeture de ses magasins français, Marks and Spencer (M&S pour les intimes) revient à Paris. L’enseigne anglaise ouvre aujourd’hui même sa première boutique sur les Champs-Elysées. 4 autres devaient suivre dans la capitale.
Chez M&S on trouve aussi bien de la nourriture (aliments de base, produits anglais, sandwichs à emporter et plats cuisinés sophistiqués) que des vêtements assez basiques mais de qualité. La mode à petit prix et une alimentation saine, ça vous rappelle quelque chose ? Monoprix bien-sûr ! M&S est clairement le modèle anglais de Monoprix qui y a juste ajouté quelques blagues carambar !
Autant dire que le positionnement marketting de l’enseigne britannique est claire : outre les touristes (d’où l’installation sur les Champs), elle vise les urbains actifs à bon pouvoir d’achat (tout en restant moins chère que la grande épicerie). Autrement dit : nous, les bobos qui, en plus, sommes sensibles à l’english touch’ ! Côté fringues, la cible est plus large puisqu’elle va des acheteurs de Zara à Uniqlo. 
Un rien nostalgique de l’époque où nous achetions marmelade et scones dans la boutique du boulevard Haussmann, on ne manque jamais de visiter M&S lors de nos virées londoniennes. Inutile de dire que nous devrions aller régulièrement chez Marks and Spencer. Mais si elle vise les bobos, la marque va devoir faire oublier les 1 700 licenciements de 2001 et investir les quartiers où ils vivent et ne pas se limiter aux quartiers touristiques. Une idée : venez Gare du Nord, premier lieu foulé par les touristes anglais dans quartier en pleine boboïsation ! 
Et sinon Burger King, vous revenez quand ? 
Bobo Ben

Marks attacks !

10 ans après la brusque fermeture de ses magasins français, Marks and Spencer (M&S pour les intimes) revient à Paris. L’enseigne anglaise ouvre aujourd’hui même sa première boutique sur les Champs-Elysées. 4 autres devaient suivre dans la capitale.

Chez M&S on trouve aussi bien de la nourriture (aliments de base, produits anglais, sandwichs à emporter et plats cuisinés sophistiqués) que des vêtements assez basiques mais de qualité. La mode à petit prix et une alimentation saine, ça vous rappelle quelque chose ? Monoprix bien-sûr ! M&S est clairement le modèle anglais de Monoprix qui y a juste ajouté quelques blagues carambar !

Autant dire que le positionnement marketting de l’enseigne britannique est claire : outre les touristes (d’où l’installation sur les Champs), elle vise les urbains actifs à bon pouvoir d’achat (tout en restant moins chère que la grande épicerie). Autrement dit : nous, les bobos qui, en plus, sommes sensibles à l’english touch’ ! Côté fringues, la cible est plus large puisqu’elle va des acheteurs de Zara à Uniqlo.

Un rien nostalgique de l’époque où nous achetions marmelade et scones dans la boutique du boulevard Haussmann, on ne manque jamais de visiter M&S lors de nos virées londoniennes. Inutile de dire que nous devrions aller régulièrement chez Marks and Spencer. Mais si elle vise les bobos, la marque va devoir faire oublier les 1 700 licenciements de 2001 et investir les quartiers où ils vivent et ne pas se limiter aux quartiers touristiques. Une idée : venez Gare du Nord, premier lieu foulé par les touristes anglais dans quartier en pleine boboïsation ! 

Et sinon Burger King, vous revenez quand ?

Bobo Ben

Ces Adoptés qui nous divisent

Mélanie Laurent est passée derrière la caméra. Son premier film, Les Adoptés, sort en salle aujourd’hui. Nous l’avons vu et nous en sommes sortis partagés. L’un aime, l’autre pas.


  • POUR

Il faut du temps pour se débarrasser de Mélanie Laurent dans le premier film de Mélanie Laurent. Celle qui se définit elle-même comme une actrice bobo, a plutôt eu tendance à nous agacer en révélant une susceptibilité à fleur de peau à l’occasion de la sortie de son album. Dès lors, comment estimer objectivement son film, Les Adoptés, sans être parasité par l’image publique de la réalisatrice ?

En endossant le rôle de Lisa, une jeune mère célibataire, jalouse et possessive lorsque sa soeur, Marie tombe amoureuse de son nouveau mec Alex, on peut légitimement se laisser agacer par le côté tête à claques du personnage, capable de faire la gueule parce que Marie zappe le traditionnel brunch familial du dimanche (que celui qui a dit cliché se manifeste de suite !).

Tout au long du film, c’est tout l’esprit bobo que l’on retrouve : une mère (Clémentine Célarié en blonde) qui vit dans un loft, une soeur libraire, l’autre luthière et chanteuse, des appartements entre pièces Habitat et meubles vintage, un Moleskine qui traîne à l’occasion et des références culturelles évocatrices distillées à foison. Un univers familier qui aide à rentrer dans le film, même si l’on a l’impression que ces clichés ont aussi gagné le synopsis des Adoptés, où l’on retrouvé toutes les recettes du cinéma d’auteur français.

Un peu prévisible mais après tout, assez efficace, on se laisse porter par le film en sachant très bien où il nous amène. Les Adoptés n’est pas un grand film mais ce n’est pas un mauvais premier film. On y trouve même des choses très intéressantes qui dessinent une certaine touche Mélanie Laurent. Ce qu’elle évoque comme “des petits riens qui ne constituent pas le film mais qui construisent son ambiance, sa matière, son sens”.

Parfois, la réalisatrice tombe à plat dans une utilisation abusive du flou, même si elle prétend apporter ainsi un recul qu’on n’aurait pas sur une image classique. Mais généralement, on apprécie un sens de l’esthétique très fort sur certains plans, qui ne durent parfois que quelques secondes mais illuminent tout le film. Comme cette petite voiture délaissée sur un carrelage en mosaïque. Une belle image. C’est aussi ça le cinéma. 

Bobo Bix

  • CONTRE

N’ayant rien contre Mélanie Laurent, je suis allé voir son premier film comme réalisatrice sans aucun a priori. Rassurons d’entrée tout ceux qui aiment tant détester le comédienne, elle est assez en retrait de son propre film.

En effet, Les Adoptés est l‘histoire d’une famille (de filles) fusionnelle. Tout tourne autour de sa sœur interprétée par Marie Denarnaud et de la recomposition de cette tribu après sa rencontre avec l’homme de sa vie joué par le trop méconnu Denis Ménochet. On se réjouit de la (bonne) idée d’avoir confié le rôle de la mère à Clémentine Célarié qui sait être touchante quand elle a un rôle consistant. Dans cet arbre généalogique,  Mélanie Laurent n’a pas forcement le beau rôle : elle brille surtout par son immaturité.

Autre surprise, la comédienne-réalisatrice a cherché à styliser son film graphiquement en soignant l’image, en lui donnant une patte. Mais le problème c’est que ce genre de procédé fonctionne sur un clip de 4 minutes, moins sur un film de 90 minutes. Du coup, le flou de Mélanie Laurent est vite épuisant. Pire, il contribue à gâcher les quelques scènes importantes du film déjà bien alourdies par des dialogues mièvres.

Son scénario a le même problème, il est vite à bout de souffle et, seules d’énormes ficelles scénaristiques vues et revues dans tous les films français sont utilisées pour nous maintenir réveiller en alerte. Le récit est une succession de clichés dans lequel se cache une insupportable une série de clins d’œil au public bobo (il y a inévitablement un brunch, toutes les cinq minutes on entend parler d’un auteur de littérature anglo-saxonnne inconnu et les références cinématographiques sont très maladroites ). Ce genre d’effet miroir qui nous insupporte. J’ai moi aussi des sœurs qui ont des problèmes de filles pour ne pas avoir envie de les retrouver au cinéma !

Au bout du compte, il ne reste pas grand chose à un film qui se cherche beaucoup, et ne nous trouve jamais. Avec Les Adoptés, Mélanie Laurent voulait montrer ses tripes. Mais avec ce film assez insipide, pas sûr, au final, qu’elle enlève le vernis de superficialité qui lui colle à la peau…

Bobo Ben

Trop choux !
Oubliez macarons (Ladurée ou Pierre Hermé), cheesecakes ou autres cupcakes : c’est so 2009 ! La mode de l’année ce sont les choux. Sous ses formes les plus simples : choux à la crème, éclairs, chouquettes ou, plus grasses sophistiquées en Paris-Brest ou en Saint-Honoré. Et comme c’est très difficile à faire soi-même, on vous a sélectionné les deux meilleurs endroits de Paris à la sortie desquels vous n’entrerez plus dans vos chemises Sandro !
Comme toujours, c’est rue de Bretagne (on ne dira jamais suffisamment à quel point ce Haut-Marais regorge de lieux surprenants), qu’on a découvert le must du must. Créé par une très jeune pâtissière (ancienne de Ladurée), Popelini a ouvert en avril rue Debelleyme. Les choux sont à l’image de la décoration de la boutique : épurés, élégants et savoureux. Une gamme restreinte de 9 parfums (on conseille surtout praliné, caramel beurre salé, rose et café), complétée chaque jour d’une ou deux variations selon l’humeur de la chef. Franchement, ils sont exquis : la forme est parfaite et le gout très fin. En un mot : IMMANQUABLE !
Autre endroit incontournable, Fauchon pour qui l’éclair est un des fondamentaux. Depuis quelques temps, l’enseigne revisite ce classique avec des motifs colorés à l’occasion de “week-ends éclair”. Vraiment ludique, la gamme fait son effet chez les plus petits, les gourmands et les touristes. Nous, on reste plus sceptique face à cet éclair Joconde totalement kitsh… Mais avec cette gamme haute en couleur, Fauchon  confirme  qu’il est LE spécialiste de la discipline sans être académique.
Allez, on file faire un footing pour se remettre de ce goûter pas très léger ! Bonne fin de journée bandes de bobos !
Bobo Ben

Trop choux !

Oubliez macarons (Ladurée ou Pierre Hermé), cheesecakes ou autres cupcakes : c’est so 2009 ! La mode de l’année ce sont les choux. Sous ses formes les plus simples : choux à la crème, éclairs, chouquettes ou, plus grasses sophistiquées en Paris-Brest ou en Saint-Honoré. Et comme c’est très difficile à faire soi-même, on vous a sélectionné les deux meilleurs endroits de Paris à la sortie desquels vous n’entrerez plus dans vos chemises Sandro !

Comme toujours, c’est rue de Bretagne (on ne dira jamais suffisamment à quel point ce Haut-Marais regorge de lieux surprenants), qu’on a découvert le must du must. Créé par une très jeune pâtissière (ancienne de Ladurée), Popelini a ouvert en avril rue Debelleyme. Les choux sont à l’image de la décoration de la boutique : épurés, élégants et savoureux. Une gamme restreinte de 9 parfums (on conseille surtout praliné, caramel beurre salé, rose et café), complétée chaque jour d’une ou deux variations selon l’humeur de la chef. Franchement, ils sont exquis : la forme est parfaite et le gout très fin. En un mot : IMMANQUABLE !

Autre endroit incontournable, Fauchon pour qui l’éclair est un des fondamentaux. Depuis quelques temps, l’enseigne revisite ce classique avec des motifs colorés à l’occasion de “week-ends éclair”. Vraiment ludique, la gamme fait son effet chez les plus petits, les gourmands et les touristes. Nous, on reste plus sceptique face à cet éclair Joconde totalement kitsh… Mais avec cette gamme haute en couleur, Fauchon  confirme qu’il est LE spécialiste de la discipline sans être académique.

Allez, on file faire un footing pour se remettre de ce goûter pas très léger ! Bonne fin de journée bandes de bobos !

Bobo Ben