Au nom du Père, du Fils et du hipster
Jésus était-il le premier hipster ? Si l’on doit l’invention du bobo tel qu’on le connaît à David Brooks en 2000, le hipster a un passé plus flou. De retour depuis les années 2000, le terme date d’abord des années 1940 et est associé au jazz et un mode de vie décadent.
Pourtant, dans un opportunisme magistral, l’Eglise catholique s’affiche dans les quartiers new-yorkais de Brooklyn et du Queens depuis début avril avec cette campagne The original hipster. Aucune mention de ce barbu de Jésus, mais une paire de Converse associée à une tenue qui n’est pas sans faire penser au Messie. Et le diocèse de Brooklyn de s’expliquer, souhaitant s’adresser à tous : “on peut être un hipster ET un bon chrétien.”
Catholique et branché ? Certes, mais la dernière en France à afficher la confession d’un tel mariage n’a pas vraiment bien tourné… 
Bobo Bix

Au nom du Père, du Fils et du hipster

Jésus était-il le premier hipster ? Si l’on doit l’invention du bobo tel qu’on le connaît à David Brooks en 2000, le hipster a un passé plus flou. De retour depuis les années 2000, le terme date d’abord des années 1940 et est associé au jazz et un mode de vie décadent.

Pourtant, dans un opportunisme magistral, l’Eglise catholique s’affiche dans les quartiers new-yorkais de Brooklyn et du Queens depuis début avril avec cette campagne The original hipster. Aucune mention de ce barbu de Jésus, mais une paire de Converse associée à une tenue qui n’est pas sans faire penser au Messie. Et le diocèse de Brooklyn de s’expliquer, souhaitant s’adresser à tous : “on peut être un hipster ET un bon chrétien.”

Catholique et branché ? Certes, mais la dernière en France à afficher la confession d’un tel mariage n’a pas vraiment bien tourné… 

Bobo Bix

La campagne, ça vous gagne
Voilà les 50 ans du Salon de l’Agriculture, et comme chaque année les parisiens redécouvrent veaux, vaches, cochons ! Ceux à qui l’on peut faire manger du cheval à la place du boeuf dans leurs lasagnes Picard sans se faire gauler, ceux qui ont des boutons dès qu’ils passent de l’autre côté du périphérique, ceux pour qui la vie des champs se résume à L’Amour est dans le Pré, les voilà à la découverte de l’agriculture et ses acteurs ! Si tu ne viens pas à la campagne, c’est la campagne qui viendra à toi…
Bobos et ruraux, c’est un peu “je t’aime, moi non plus”. Les premiers récupèrent leur panier de légumes en circuit court à l’Amap du coin tout en pestant de ne pas capter la 3G lorsqu’ils rendent visite à leur belle-famille éloignée de province (personne n’est parfait, on a tous des origines troubles). Les seconds se réjouissent que la crise ait ramené les bobos sur la voie du tourisme made in France, “m’enfin” faudrez-voir à pas trop les envahir non plus ! “De plus en plus de bobos viennent s’installer à la campagne, c’est très bien. Mais ils n’en veulent pas les inconvénients et viennent régulièrement se plaindre du coq du voisin qui les réveille à l’aube ou des cloches de l’église qui marquent l’heure toute la nuit !” Ces propos que m’a tenus une maire d’une petite commune rurale quelques temps après la sortie de notre livre illustrent bien des relations compliquées : la campagne, tu l’aimes ou tu la quittes.
Au milieu de tout ça, le Salon de l’Agriculture fait office de paix des braves, où l’on peut tâter le cul des vaches sans lâcher son Vélib (ou presque) et redécouvrir ce monde que l’on connaît beaucoup moins que la filmographie de Michaël Haneke. Les éleveurs de bovins nous expliquent comment distinguer la vache laitière de celle qui finira au McDo (qui dispose d’un grand stand au Salon et de l’affection des agriculteurs, made in France de A à Z oblige depuis que José Bové a mis sa moustache là-dedans) tandis que Passion Céréales reconstitue une ferme végétale où la moisson des blés est contrôlée par satellite et la moissonneuse-batteuse dirigée à l’aide d’une tablette tactile. Avec un revenu moyen annuel de 72 100 euros, les céréaliers ont de quoi faire taire plus d’un lofteur de Montreuil. De quoi soupirer en zappant sur La Parenthèse Inattendue, le Rendez-vous en terre inconnue des bobos, en se disant que la campagne c’est pas si mal… mais pas trop longtemps non plus. Demain, y’a brunch.
Bobo Bix

La campagne, ça vous gagne

Voilà les 50 ans du Salon de l’Agriculture, et comme chaque année les parisiens redécouvrent veaux, vaches, cochons ! Ceux à qui l’on peut faire manger du cheval à la place du boeuf dans leurs lasagnes Picard sans se faire gauler, ceux qui ont des boutons dès qu’ils passent de l’autre côté du périphérique, ceux pour qui la vie des champs se résume à L’Amour est dans le Pré, les voilà à la découverte de l’agriculture et ses acteurs ! Si tu ne viens pas à la campagne, c’est la campagne qui viendra à toi…

Bobos et ruraux, c’est un peu “je t’aime, moi non plus”. Les premiers récupèrent leur panier de légumes en circuit court à l’Amap du coin tout en pestant de ne pas capter la 3G lorsqu’ils rendent visite à leur belle-famille éloignée de province (personne n’est parfait, on a tous des origines troubles). Les seconds se réjouissent que la crise ait ramené les bobos sur la voie du tourisme made in France, “m’enfin” faudrez-voir à pas trop les envahir non plus ! “De plus en plus de bobos viennent s’installer à la campagne, c’est très bien. Mais ils n’en veulent pas les inconvénients et viennent régulièrement se plaindre du coq du voisin qui les réveille à l’aube ou des cloches de l’église qui marquent l’heure toute la nuit !” Ces propos que m’a tenus une maire d’une petite commune rurale quelques temps après la sortie de notre livre illustrent bien des relations compliquées : la campagne, tu l’aimes ou tu la quittes.

Au milieu de tout ça, le Salon de l’Agriculture fait office de paix des braves, où l’on peut tâter le cul des vaches sans lâcher son Vélib (ou presque) et redécouvrir ce monde que l’on connaît beaucoup moins que la filmographie de Michaël Haneke. Les éleveurs de bovins nous expliquent comment distinguer la vache laitière de celle qui finira au McDo (qui dispose d’un grand stand au Salon et de l’affection des agriculteurs, made in France de A à Z oblige depuis que José Bové a mis sa moustache là-dedans) tandis que Passion Céréales reconstitue une ferme végétale où la moisson des blés est contrôlée par satellite et la moissonneuse-batteuse dirigée à l’aide d’une tablette tactile. Avec un revenu moyen annuel de 72 100 euros, les céréaliers ont de quoi faire taire plus d’un lofteur de Montreuil. De quoi soupirer en zappant sur La Parenthèse Inattendue, le Rendez-vous en terre inconnue des bobos, en se disant que la campagne c’est pas si mal… mais pas trop longtemps non plus. Demain, y’a brunch.

Bobo Bix

Cette cérémonie ne veut rien dire, ce qui m’intéresse, c’est le public. Aux Victoires, ce sont des arrangements entre maisons de disques, c’est la stratégie… Et puis, c’est la culture française, un peu bobo parisien…

M Pokora, qui s’est livré à du bobo-bashing en règle vendredi dernier, en marge de la promo de on-ne-sait-pas-trop-quoi-et-on-s-en-fout-mais-une-nouvelle-comédaube-musicale-a-priori. Ce cher M Pokora, notre Prix Nobel du cheap, notre Award de l’escroquerie musicale, notre Victoire du mauvais goût, dont on vous parlait déjà ici, et encore ici. Dans notre radar depuis longtemps, tellement son œuvre est aux antipodes de tout ce que l’on aime, cela en devenait presque étonnant de ne pas avoir encore lu de saillie anti-bobo de sa part.

M Pokora

Quadruple vainqueur du prix d’Artiste masculin de l’année aux NRJ Music Awards mais toujours boudé par les Victoires de la Musique, M Pokora ne semble pas apprécier tant d’injustice et préfère s’en remettre au goût sûr et à la maturité de son public qui ne s’intéresse qu’à son talent certain. Et aucun “arrangement” là-dedans évidemment…

Un soutien de poids s’est pourtant fendu d’une chronique dans Direct Matin pour partager son avis, Jean-Marc Morandini (version beta de Marie Walch), qualifiant les Victoires “d’émission plus bobo et plus branchée, avec des artistes qui ne passent quasiment jamais à la télé”. Et de prendre la défense de Splash, le programme de haut niveau de TF1 face “au mépris que semblent avoir les branchés pour les programmes populaires de la Une”. Ne lui en voulons pas, défendre les programmes les plus indéfendables de TF1, c’est un peu l’histoire de sa vie…

Pourtant, de tout ce qui passe par la bouche de M Pokora, il peut arriver que des choses justes en sortent… Et malgré une cérémonie chiante à en mourir, on apprécie les Victoires de Lou Doillon et Dominique A comme artistes de l’année, celle de C2C comme révélation du public ou encore l’album de l’année pour La Grande Sophie !

Ne boudons pas notre plaisir, il y a fort à parier que ce répit musical ne durera pas longtemps. M Pokora avait été révélé par l’émission Popstars (tout comme Sheryfa Luna, une autre perle musicale) qui revient bientôt sur D8. Nos oreilles ont tout à craindre…

Bobo Bix

Source  dna.fr

Hipster Thanksgiving

Alors que de l’autre côté de l’Atlantique, on se remet à peine de la célébration de Thanksgiving, la bande de comédiens Harvard Sailing Team a publié sur Youtube une parodie de cette populaire fête américaine en version hipster. Des lunettes à grosses montures au pull où plus y’a de chats mieux c’est, du cocktail qui prend une heure à préparer aux plats instagramés, tous les clichés y sont ! Et même si on ne fête pas Thanksgiving ici, on parie que vous allez bien vous retrouver dans 2/3 choses…

Bixente

La chaos et la simplicité ou l’inestimable parisien
Le moral dans les catacombes, Paris nous est bien gris. Les yeux usés par les déceptions, on rêve de New York, Montréal, Beyrouth ou parfois pire… de province ! Consolons-nous comme on peut, nous ne sommes pas les seuls : 54% des franciliens voudraient quitter la capitale (#ludansLibé). Une vie contraignante et onéreuse, l’art du réseau élevé au-dessus du sens de l’amitié, une crise prétexte aux abus… Si l’on devait paraphraser La Fontaine, selon que vous serez puissant ou misérable, Paris vous sera blanc ou noir. Pourtant, c’est lorsqu’on y a perdu jusqu’à son logement qu’il reste une chose : la chance de vivre dans cette ville une expérience unique, “a one time expérience”, source de moments inestimables.
A Paris, on réécrit.“Je ne sais pas ce que je vais garder pour de vrai à part l’idée que j’ai vécu quelque chose d’incroyable. Au total, on réécrit”, peut-on lire dans l’étude sociologique sur l’inestimable parisien réalisée par l’agence Happycurious pour le compte de Mastercard dans le cadre du lancement, ce mercredi 14 novembre, de son programme Priceless Paris. Car malgré tout, 80% de l’échantillon de parisiens interrogés reste émerveillé par Paris. “Je m’émerveille encore régulièrement de Paris. A chaque fois que je suis dans un taxi et que je passe le long de la Seine, je me dis « whaou » et je me rappelle la chance que j’ai d’être ici”, confie l’un d’entre-eux. La traversée de Paris en taxi sur les quais de Seine me procure la même sensation. Le défilement du musée d’Orsay, de l’Institut de France et de la Conciergerie d’un côté, du musée du Louvre de l’autre laisse libre cours à la contemplation. L’imagination s’éparpille entre le poids de l’Histoire avec les derniers jours de Marie-Antoinette à la Conciergerie et l’émotion des histoires qui révèrent d’éternité autour d’un cadenas du pont des Arts.
Les moments suspendusDéjà en 1926, Sandor Marai, jeune hongrois fraîchement débarqué à Paris raconte cette promenade dans l’excellent récit initiatique de son séjour parisien, Les étrangers, écrit en 1930 mais qui nous parvient aujourd’hui. “Les jours les plus rares de la vie sont ceux où nous avons conscience d’être heureux. Le bonheur est rarement un état conscient - si nous nous rendons compte, ne serait-ce qu’un instant que nous sommes heureux, cela nous emplit d’une insoutenable inquiétude. Le matin où l’automobile avait traversé à toute vitesse le Pont Neuf et où il avait aperçu la Seine, il avait su qu’il était heureux. Il n’avait pas osé bouger ni tourner la tête tellement il craignait par un faux mouvement de briser cette chose infiniment fragile.” Paris permet ces moments suspendus, rares, où le temps s’arrête.
Pour 78% des parisiens interrogés, l’inestimable parisien repose sur ces moments clés : contemplation, flânerie, surprise, inspiration et romance. Dans une ville stressée et stressante, la simplicité et l’authenticité relèvent ainsi de l’inestimable. Une ville initiatique, forte de son héritage littéraire et riche du mythe de la bohème (ce n’est pas pour rien que le Grand Palais lui rend hommage dans une exposition) : endroit d’écriture, d’idée, d’inspiration. On vient à Paris pour se construire, changer, s’élever, se relever.

“Paris, c’était la femme dans la voiture qui lui avait rendu son regard sous son parasol. Paris, c’était le chaos et la simplicité et, en tout cas, entièrement différent de ce qu’il en savait. (…) Paris, c’était autre chose que ce que promettaient les livres, peut-être pire, peut-être seulement différent. Peut-être cela change-t-il tous les jours et demain, ce sera complètement différent.” (op. cit.) Pour s’élever ou se relever, changer ses habitudes et porter un oeil neuf sur Paris, il faut ce regard rendu, c’est l’ambition de Priceless Paris. A l’année, c’est près de 500 expériences, et autant de rencontres, proposées aux porteurs de Mastercard dans ce programme original et cohérent avec la signature de la marque (Il y a certaines choses qui ne s’achètent pas, pour le reste…) : cuisiner avec et chez Hélène Darroze, faire son marché à Rungis avec un chef, pénétrer les coulisses d’un hôtel ou d’un théâtre, rencontrer des acteurs, etc.
Priceless DayCe 14 novembre, Priceless s’offre à tous les parisiens avec 10 000 surprises aux quatre coins et recoins de Paris (on vous suggère surtout la place du marché Saint Honoré, le mk2 Bibliothèque, l’esplanade de la Défense ou le pont des Arts). Des chauffeurs Uber à disposition, des bouquets distribués, des performances au Palais de Tokyo ou des rencontres avec des créateurs chez Colette : le Priceless Day entend amener de la surprise et de l’émotion dans le quotidien des parisiens, un peu de simplicité dans le chaos. Dans Paris, quelque part, quelqu’un pense à vous.*
Bixente
Tout savoir sur Priceless Paris : sur leur site ou la page Facebook de Mastercard 
Les Etrangers, Sandor Marai (Albin Michel) 
Benjamin Biolay, Dans Paris.

La chaos et la simplicité ou l’inestimable parisien

Le moral dans les catacombes, Paris nous est bien gris. Les yeux usés par les déceptions, on rêve de New York, Montréal, Beyrouth ou parfois pire… de province ! Consolons-nous comme on peut, nous ne sommes pas les seuls : 54% des franciliens voudraient quitter la capitale (#ludansLibé). Une vie contraignante et onéreuse, l’art du réseau élevé au-dessus du sens de l’amitié, une crise prétexte aux abus… Si l’on devait paraphraser La Fontaine, selon que vous serez puissant ou misérable, Paris vous sera blanc ou noir. Pourtant, c’est lorsqu’on y a perdu jusqu’à son logement qu’il reste une chose : la chance de vivre dans cette ville une expérience unique, “a one time expérience”, source de moments inestimables.

A Paris, on réécrit.
“Je ne sais pas ce que je vais garder pour de vrai à part l’idée que j’ai vécu quelque chose d’incroyable. Au total, on réécrit”
, peut-on lire dans l’étude sociologique sur l’inestimable parisien réalisée par l’agence Happycurious pour le compte de Mastercard dans le cadre du lancement, ce mercredi 14 novembre, de son programme Priceless Paris. Car malgré tout, 80% de l’échantillon de parisiens interrogés reste émerveillé par Paris. “Je m’émerveille encore régulièrement de Paris. A chaque fois que je suis dans un taxi et que je passe le long de la Seine, je me dis « whaou » et je me rappelle la chance que j’ai d’être ici”, confie l’un d’entre-eux. La traversée de Paris en taxi sur les quais de Seine me procure la même sensation. Le défilement du musée d’Orsay, de l’Institut de France et de la Conciergerie d’un côté, du musée du Louvre de l’autre laisse libre cours à la contemplation. L’imagination s’éparpille entre le poids de l’Histoire avec les derniers jours de Marie-Antoinette à la Conciergerie et l’émotion des histoires qui révèrent d’éternité autour d’un cadenas du pont des Arts.

Les moments suspendus
Déjà en 1926, Sandor Marai, jeune hongrois fraîchement débarqué à Paris raconte cette promenade dans l’excellent récit initiatique de son séjour parisien, Les étrangers, écrit en 1930 mais qui nous parvient aujourd’hui. “Les jours les plus rares de la vie sont ceux où nous avons conscience d’être heureux. Le bonheur est rarement un état conscient - si nous nous rendons compte, ne serait-ce qu’un instant que nous sommes heureux, cela nous emplit d’une insoutenable inquiétude. Le matin où l’automobile avait traversé à toute vitesse le Pont Neuf et où il avait aperçu la Seine, il avait su qu’il était heureux. Il n’avait pas osé bouger ni tourner la tête tellement il craignait par un faux mouvement de briser cette chose infiniment fragile.” Paris permet ces moments suspendus, rares, où le temps s’arrête.

Pour 78% des parisiens interrogés, l’inestimable parisien repose sur ces moments clés : contemplation, flânerie, surprise, inspiration et romance. Dans une ville stressée et stressante, la simplicité et l’authenticité relèvent ainsi de l’inestimable. Une ville initiatique, forte de son héritage littéraire et riche du mythe de la bohème (ce n’est pas pour rien que le Grand Palais lui rend hommage dans une exposition) : endroit d’écriture, d’idée, d’inspiration. On vient à Paris pour se construire, changer, s’élever, se relever.

“Paris, c’était la femme dans la voiture qui lui avait rendu son regard sous son parasol. Paris, c’était le chaos et la simplicité et, en tout cas, entièrement différent de ce qu’il en savait. (…) Paris, c’était autre chose que ce que promettaient les livres, peut-être pire, peut-être seulement différent. Peut-être cela change-t-il tous les jours et demain, ce sera complètement différent.” (op. cit.) Pour s’élever ou se relever, changer ses habitudes et porter un oeil neuf sur Paris, il faut ce regard rendu, c’est l’ambition de Priceless Paris. A l’année, c’est près de 500 expériences, et autant de rencontres, proposées aux porteurs de Mastercard dans ce programme original et cohérent avec la signature de la marque (Il y a certaines choses qui ne s’achètent pas, pour le reste…) : cuisiner avec et chez Hélène Darroze, faire son marché à Rungis avec un chef, pénétrer les coulisses d’un hôtel ou d’un théâtre, rencontrer des acteurs, etc.

Priceless Day
Ce 14 novembre, Priceless s’offre à tous les parisiens avec 10 000 surprises aux quatre coins et recoins de Paris (on vous suggère surtout la place du marché Saint Honoré, le mk2 Bibliothèque, l’esplanade de la Défense ou le pont des Arts). Des chauffeurs Uber à disposition, des bouquets distribués, des performances au Palais de Tokyo ou des rencontres avec des créateurs chez Colette : le Priceless Day entend amener de la surprise et de l’émotion dans le quotidien des parisiens, un peu de simplicité dans le chaos. Dans Paris, quelque part, quelqu’un pense à vous.*

Bixente

Le dommage dans (le film, ndlr) “Le Grand Soir”, c’est que tous les comédiens sauf Dupontel jouent comme des patates. De plus le message est lourdingue. Je comprends que les critiques parigot-bobos du “Masque et la plume” aiment cette ambiance prout-prout. J’en ai marre du parigot bobo du “Masque et la plume” alors que vous êtes tous des provinciaux mal … Vous êtes grisés et dépaysés par des audaces convenues

Courrier d’un dénommé Balthazar auditeur de “Le masque et la plume” (l’émission dominicale de France inter) lu hier à l’antenne par son animateur, Jérôme Garcin.
Sans regret, finalement
Depuis 7 ans maintenant (putain 7 ans !), on ressasse l’infamie de Singapour où Londres a battu sur le fil (avec pots de vin) Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques 2012. Un rien chauvins, on aurait tant aimé que notre ville chérie devienne l’espace de deux semaines le théâtre de cette manifestation planétaire, et que le monde entier ait les yeux rivés sur notre tour Eiffel, nos quais de Seine et que notre stade de France fasse entrer Usain Bolt dans la légende du sport.
Et puis ce matin, à 12 heures de la cérémonie d’ouverture, nous n’avons plus aucun regret. Un voyage récent à Londres a finalement eu raison de ces sept ans de réflexion. Car une grande ville en mode JO ça ne fait vraiment pas rêver ! Depuis lundi, Londres a été envahie par des touristes paumés dans le métro qui repèrent les lieux des épreuves de tir à l’arc ou d’haltérophilie (seuls les nantis ont des tickets pour l’athlétisme ou la natation), par des médias aussi hystériques qu’omniprésents, et des athlètes qui vont vivre en autarcie pendant quinze jours. Tout cela encadré par une armada de militaires paranos à l’idée de croiser un terroriste et de bénévoles en cirée d’un angoissant violet qui sont chargés de faire circuler des troupeaux de spectateurs.
Londres 2012 ce n’est pas qu’un logo immonde : c’est aussi un immense centre commercial entre la sortie du métro Stratford et l’entrée du parc Olympique où règnent en maître McDO, Coca Cola, Apple, M&S, Samsung, Hollister et Hugo Boss. C’est d’immenses panneaux publicitaires pour Visa et Adidas qui défigurent la ville. Même le très bobo ghetto quartier de Shoreditch n’échappe pas à l’invasion olympique.
Bref Londres 2012 ce n’est pas le Londres qu’on aime. Les Anglais en ont conscience mais suivront quand même, l’âme fière et la bière à la main la cérémonie d’ouverture sur les grands écrans de Hyde Park. Mais s’ils avaient eu autant de congés payés que nous ils auraient pris la poudre d’escampette et quitté l’hystérie pour des provinces plus calmes, comme … Paris par exemple qui déserté des parisiens et des touristes fait finalement office de refuge idéal ! 
Chers roastbeefs, ces Jeux on va les suivre sans regret. Promis on ne ricanera pas à la moindre goutte de pluie. On ne se moquera pas de l’immonde robe jaune poussin que ne manquera pas de porter Babeth ce soir. Et surtout, promis, on va tacher d’être bons pour quand même accueillir l’édition 2024. Question d’orgueil. CAr si à 50 ans tu n’as pas accueilli les Jeux d’été dans ta ville, tu as raté ta vie ! 
Bobo Ben

Sans regret, finalement

Depuis 7 ans maintenant (putain 7 ans !), on ressasse l’infamie de Singapour où Londres a battu sur le fil (avec pots de vin) Paris pour l’organisation des Jeux Olympiques 2012. Un rien chauvins, on aurait tant aimé que notre ville chérie devienne l’espace de deux semaines le théâtre de cette manifestation planétaire, et que le monde entier ait les yeux rivés sur notre tour Eiffel, nos quais de Seine et que notre stade de France fasse entrer Usain Bolt dans la légende du sport.

Et puis ce matin, à 12 heures de la cérémonie d’ouverture, nous n’avons plus aucun regret. Un voyage récent à Londres a finalement eu raison de ces sept ans de réflexion. Car une grande ville en mode JO ça ne fait vraiment pas rêver ! Depuis lundi, Londres a été envahie par des touristes paumés dans le métro qui repèrent les lieux des épreuves de tir à l’arc ou d’haltérophilie (seuls les nantis ont des tickets pour l’athlétisme ou la natation), par des médias aussi hystériques qu’omniprésents, et des athlètes qui vont vivre en autarcie pendant quinze jours. Tout cela encadré par une armada de militaires paranos à l’idée de croiser un terroriste et de bénévoles en cirée d’un angoissant violet qui sont chargés de faire circuler des troupeaux de spectateurs.

Londres 2012 ce n’est pas qu’un logo immonde : c’est aussi un immense centre commercial entre la sortie du métro Stratford et l’entrée du parc Olympique où règnent en maître McDO, Coca Cola, Apple, M&S, Samsung, Hollister et Hugo Boss. C’est d’immenses panneaux publicitaires pour Visa et Adidas qui défigurent la ville. Même le très bobo ghetto quartier de Shoreditch n’échappe pas à l’invasion olympique.

Bref Londres 2012 ce n’est pas le Londres qu’on aime. Les Anglais en ont conscience mais suivront quand même, l’âme fière et la bière à la main la cérémonie d’ouverture sur les grands écrans de Hyde Park. Mais s’ils avaient eu autant de congés payés que nous ils auraient pris la poudre d’escampette et quitté l’hystérie pour des provinces plus calmes, comme … Paris par exemple qui déserté des parisiens et des touristes fait finalement office de refuge idéal !

Chers roastbeefs, ces Jeux on va les suivre sans regret. Promis on ne ricanera pas à la moindre goutte de pluie. On ne se moquera pas de l’immonde robe jaune poussin que ne manquera pas de porter Babeth ce soir. Et surtout, promis, on va tacher d’être bons pour quand même accueillir l’édition 2024. Question d’orgueil. CAr si à 50 ans tu n’as pas accueilli les Jeux d’été dans ta ville, tu as raté ta vie !

Bobo Ben

Où prendre un café à 1€ à Paris ?
D’un côté, il y a Costes&co et leurs cafés à 5€ (et encore, on est gentil). De l’autre, il y a des lieux comme Chez Prune, qui proposent le café à 1€ au comptoir. Fort heureusement, ce dernier n’est pas un cas isolé et de nombreux endroits proposent les mêmes tarifs, fort appréciables en temps de crise. Cette Google Map les recense, sur une idée brillante de Paris.fr ! Désormais, pour un café et Libé, c’est le journal qui vous coûtera le plus cher !
Bonne journée bande de bobos !
Bobo Bix

Où prendre un café à 1€ à Paris ?

D’un côté, il y a Costes&co et leurs cafés à 5€ (et encore, on est gentil). De l’autre, il y a des lieux comme Chez Prune, qui proposent le café à 1€ au comptoir. Fort heureusement, ce dernier n’est pas un cas isolé et de nombreux endroits proposent les mêmes tarifs, fort appréciables en temps de crise. Cette Google Map les recense, sur une idée brillante de Paris.fr ! Désormais, pour un café et Libé, c’est le journal qui vous coûtera le plus cher !

Bonne journée bande de bobos !

Bobo Bix

Un homme politique ne peut imposer que les idées qui ont déjà été acceptées par les classes moyennes supérieures. Tout l’enjeu consiste donc à convaincre ces dernières. Au fond, une présidence Hollande réussie sera celle où, à la fin, je serai devenu mainstream !

Emmanuel Todd, tout en modestie dans Télérama n° 3257.

Quand Camille reprend Johnny

Quitte à céder à la mode (un rien pénible) des covers autant que ce soit drôle ! Dans sa tournée actuelle, la chanteuse Camille fait chaque soir sensation lors des rappels avec une reprise très inattendue de … Que Je t’aime de Johnny Hallyday !

L’interlude sifflé à la bouche, les paroles bien articulées pour bien mettre en valeur la profondeur du propos (“Quand tu n’te sens plus chatte et que tu deviens chienne !!”), Camille fait rire avec une chanson autant moquée pour son texte qu’admirée pour l’efficacité de sa ritournelle.

Du coup, la chanteuse a décidé de sortir cette reprise en single, qui a déboulé aujourd’hui en radio. Et, nous, on aime beaucoup la petite touche d’ironie ! Cette distance nous permet de rendre audible cet hommage d’une icône bobo à une icône beauf populaire et de glisser sans honte du Johnny dans notre iPod !

Bobo Ben

Cher Sébastien Tellier,
Après réflexion, je n’écrirai pas un énième article sur ton nouvel album My god is blue. Nombre de médias s’en sont chargés, et les articles défilent sur google actu. Tu n’es certes pas un bobo, mais tu es celui qui campe leur “top écoutes” depuis un bail. La simple évocation de ton nom s’en suit d’hôchements de tête approbateurs, de l’énumération de tes titres phares, et à tous les coups d’un « L’amour et la violence, DIS MOI CE QUE TU PENSES ». Le vinyle de Sexuality se raye jour après jour un peu plus sur nos platines et l’on continue de compter tes apparitions dans les BO de nos films préférés. La Ritournelle comme hymne de toute une génération, avide d’amour et de tendresse, La Ritournelle qui fait battre nos cœurs comme au premier jour, même lors d’une boum dans Oslo, 31 août.
Bref, Sébastien tu es bien « trop rue oberkampf » pour être un bobo, tu surpasses le hipster, et en fait on s’en contrefiche de te coller une étiquette. Tu es Sébastien Tellier, le mec que la ménagère a traité de ringard à l’Eurovision en 2008 quand tu chantais Divine alors que tu surpassais la hype. Mais au fond, tu t’en fous d’être arrivé 19e sur 25, tout ce que tu voulais c’était aller boire de la vodka en Serbie et faire de la moto sans casque. Beaucoup ont pinaillé, t’ont accusé de vendre ton âme au diable. L’eurovision c’est mal, l’eurovision c’est le comble du mainstream.
Qu’importe les bûchers, tu renais aujourd’hui en disciple de la couleur bleue. Une Alliance Bleue comme une version 2.0 du village des Schtroumpfs, où fidèles doivent dégainer leur boite mail à la moindre annonce que ton community-disciple-manager poste sur facebook. Sébastien Tellier créateur d’évènements, créateur et meneur d’une communauté. Tes ambitions nous apparaissent encore floues, au moins aussi bien qu’elles ont l’air de l’être dans ton esprit. As-tu décidé de réveiller Paris ? Ce Paris qui ne rêve plus et ne fait plus que maussadement la fête ?
Sébastien le mystérieux, Sébastien le malin qui a compris que les filles aimaient les Pepito. Mais au final, qui es-tu vraiment ? Seuls les plus initiés peuvent te reconnaître sans lunettes grâce à la pochette de L’incroyable vérité en tête, et uniquement ta famille si jamais tu otes ta panoplie hirsute. Derrière ce masque poilu se cache probablement un être sensible et doux, travaillant tranquillou dans son coin pour pondre un nouvel album tous les cinq ans. Oui mais voilà, Sébastien, ta chrysallide se brise, et le papillon qui est en toi veut voler vers les affres de la célébrité. Ce matraquage médiatique surprend, ton message se diffuse, ton nom est sur toutes les lèvres. Doit-on pointer du doigt les années qui passent ? A 37 ans, as-tu encore l’envie d’attendre cinq ans pour un nouvel album ? Non, tu me l’as toi-même dit lors de notre rencontre. Franchement Sébastien, avoir trois albums sous le coude en pleine sortie de My god is blue relève du génie créatif.
Simple hasard ou ironie du sort, tu donnas ton premier concert au Festival de Cannes le 19 mai. Festival où sera présenté l’adaptation par Sylvie Verheyde du roman d’Alfred de Musset La confession d’un enfant du siècle, où Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg figurent au casting. Peu le savent, mais un de tes trois albums en rab’ n’est autre que la BO de ce film. Composée spécialement pour l’occasion, la réalisatrice a finalement préféré le travail de son petit copain au tien. Préférence ou meilleur choix artistique, personne ne saura. En tout cas, dans nos têtes on cherche, on essaie d’imaginer la confession de Sébastien Tellier, cet enfant du siècle qu’on aimerait tant décrypter.
Pauline Perinet

Cher Sébastien Tellier,

Après réflexion, je n’écrirai pas un énième article sur ton nouvel album My god is blue. Nombre de médias s’en sont chargés, et les articles défilent sur google actu. Tu n’es certes pas un bobo, mais tu es celui qui campe leur “top écoutes” depuis un bail. La simple évocation de ton nom s’en suit d’hôchements de tête approbateurs, de l’énumération de tes titres phares, et à tous les coups d’un « L’amour et la violence, DIS MOI CE QUE TU PENSES ». Le vinyle de Sexuality se raye jour après jour un peu plus sur nos platines et l’on continue de compter tes apparitions dans les BO de nos films préférés. La Ritournelle comme hymne de toute une génération, avide d’amour et de tendresse, La Ritournelle qui fait battre nos cœurs comme au premier jour, même lors d’une boum dans Oslo, 31 août.

Bref, Sébastien tu es bien « trop rue oberkampf » pour être un bobo, tu surpasses le hipster, et en fait on s’en contrefiche de te coller une étiquette. Tu es Sébastien Tellier, le mec que la ménagère a traité de ringard à l’Eurovision en 2008 quand tu chantais Divine alors que tu surpassais la hype. Mais au fond, tu t’en fous d’être arrivé 19e sur 25, tout ce que tu voulais c’était aller boire de la vodka en Serbie et faire de la moto sans casque. Beaucoup ont pinaillé, t’ont accusé de vendre ton âme au diable. L’eurovision c’est mal, l’eurovision c’est le comble du mainstream.

Qu’importe les bûchers, tu renais aujourd’hui en disciple de la couleur bleue. Une Alliance Bleue comme une version 2.0 du village des Schtroumpfs, où fidèles doivent dégainer leur boite mail à la moindre annonce que ton community-disciple-manager poste sur facebook. Sébastien Tellier créateur d’évènements, créateur et meneur d’une communauté. Tes ambitions nous apparaissent encore floues, au moins aussi bien qu’elles ont l’air de l’être dans ton esprit. As-tu décidé de réveiller Paris ? Ce Paris qui ne rêve plus et ne fait plus que maussadement la fête ?

Sébastien le mystérieux, Sébastien le malin qui a compris que les filles aimaient les Pepito. Mais au final, qui es-tu vraiment ? Seuls les plus initiés peuvent te reconnaître sans lunettes grâce à la pochette de L’incroyable vérité en tête, et uniquement ta famille si jamais tu otes ta panoplie hirsute. Derrière ce masque poilu se cache probablement un être sensible et doux, travaillant tranquillou dans son coin pour pondre un nouvel album tous les cinq ans. Oui mais voilà, Sébastien, ta chrysallide se brise, et le papillon qui est en toi veut voler vers les affres de la célébrité. Ce matraquage médiatique surprend, ton message se diffuse, ton nom est sur toutes les lèvres. Doit-on pointer du doigt les années qui passent ? A 37 ans, as-tu encore l’envie d’attendre cinq ans pour un nouvel album ? Non, tu me l’as toi-même dit lors de notre rencontre. Franchement Sébastien, avoir trois albums sous le coude en pleine sortie de My god is blue relève du génie créatif.

Simple hasard ou ironie du sort, tu donnas ton premier concert au Festival de Cannes le 19 mai. Festival où sera présenté l’adaptation par Sylvie Verheyde du roman d’Alfred de Musset La confession d’un enfant du siècle, où Pete Doherty et Charlotte Gainsbourg figurent au casting. Peu le savent, mais un de tes trois albums en rab’ n’est autre que la BO de ce film. Composée spécialement pour l’occasion, la réalisatrice a finalement préféré le travail de son petit copain au tien. Préférence ou meilleur choix artistique, personne ne saura. En tout cas, dans nos têtes on cherche, on essaie d’imaginer la confession de Sébastien Tellier, cet enfant du siècle qu’on aimerait tant décrypter.

Pauline Perinet

Un président aimé des grandes villes
31 ans après François Mitterrand, François Hollande est devenu hier le 7e président de la Ve République. L’ancien premier secrétaire du PS a recueilli 51,7 % des voix. Plus surprenant, le socialiste est arrivé en tête dans la plupart des grandes villes.
“Un résultat historique”, s’est félicité Bertrand Delanoë hier sur la place de la Bastille. Le maire de la Capitale était venu annoncer que François Hollande a obtenu 55,60 % des suffrages dans “sa” ville. Une première pour une ville qui a toujours placé un candidat de droite en tête au deuxième tour. Comme au premier tour, on retrouve une cassure entre les quartiers bobos du nord et de l’est qui ont voté à gauche et les quartiers du sud et de l’ouest, plus riches qui ont plébiscité Sarkozy.

François Hollande est au dessus des 60 % dans 10e, le 11e, le 18e, le 19e et le 20e arrondissement. Son record est dans le 20e où il réalise 71,83 % des voix. Nicolas Sarkozy, lui, fait le plein chez les bourges du 16e, où il amasse 78,01 % des voix !
Un candidat urbain
Le discours et le ton du Président a séduit également dans l’ensemble des grandes villes dans lesquelles nous visons. François Hollande a plus à 62,39 % des électeurs à Lille, 61,53 % à Nantes, 62,54 % à Toulouse, 54,70 % à Strasbourg, 57,18 % à Bordeaux, 53,12 % à Lyon, et même à Marseille (la ville la moins bobo de France) où le nouveau président a réalisé 50,87% des voix ! Vous avez dit historique ?
Bobo Ben

Un président aimé des grandes villes

31 ans après François Mitterrand, François Hollande est devenu hier le 7e président de la Ve République. L’ancien premier secrétaire du PS a recueilli 51,7 % des voix. Plus surprenant, le socialiste est arrivé en tête dans la plupart des grandes villes.

“Un résultat historique”, s’est félicité Bertrand Delanoë hier sur la place de la Bastille. Le maire de la Capitale était venu annoncer que François Hollande a obtenu 55,60 % des suffrages dans “sa” ville. Une première pour une ville qui a toujours placé un candidat de droite en tête au deuxième tour. Comme au premier tour, on retrouve une cassure entre les quartiers bobos du nord et de l’est qui ont voté à gauche et les quartiers du sud et de l’ouest, plus riches qui ont plébiscité Sarkozy.

François Hollande est au dessus des 60 % dans 10e, le 11e, le 18e, le 19e et le 20e arrondissement. Son record est dans le 20e où il réalise 71,83 % des voix. Nicolas Sarkozy, lui, fait le plein chez les bourges du 16e, où il amasse 78,01 % des voix !

Un candidat urbain

Le discours et le ton du Président a séduit également dans l’ensemble des grandes villes dans lesquelles nous visons. François Hollande a plus à 62,39 % des électeurs à Lille, 61,53 % à Nantes, 62,54 % à Toulouse, 54,70 % à Strasbourg, 57,18 % à Bordeaux, 53,12 % à Lyon, et même à Marseille (la ville la moins bobo de France) où le nouveau président a réalisé 50,87% des voix ! Vous avez dit historique ?

Bobo Ben

Le FN ne passe pas les portes de la capitale
Une semaine avant le premier tour, Marine Le Pen rappelait sa détestation viscérale des bobos, et bien hier, les bobos Parisiens ont réaffirmé leur dégoût des idées du FN. Dans la capitale la leader frontiste arrive en 5e position du scrutin avec seulement 6,20 % des suffrages (contre 4,58 % en 2007). Une claque pour le FN qui a doublé partout ailleurs ses voix entre 2007 et 2012 pour atteindre une moyenne nationale de 18,01 % (contre 10,44 % en 2007).
Le très fort décalage entre Paris et la Province en ce qui concerne le vote d’extrême droite s’observe à chaque élection mais son ampleur en ce premier tour est une des grandes surprises de la présidentielle 2012. La capitale, qui vit au quotidien les conséquences du cosmopolitisme et de la diversité, n’adhère ni postulat ni aux solutions de Le Pen sur un sujet qui pourtant la concerne plus que toute autre. Preuve des limites des idées frontistes, mais aussi du caractère contestataire de ce vote qui cristallise le découragement face au chômage, la peur de l’avenir, le dégoût des élites, etc.
Vote bobo = vote utile
En 2012, les Parisiens ont voté utile. Le traumatisme du 21 avril 2002 sans doute. Avec 34,83 % des voix, François Hollande est définitivement le roi de boboland. Il est suivi de près par Sarkozy qui recueille 32,19 % des suffrages. A eux deux, les deux candidats qualifiés pour le second tour ont recueilli plus de deux tiers des scrutins ! C’est la deuxième spécificité de ce premier tour à Paris.
Les Verts qui avaient réalisé de bons scores aux dernières régionales et européennes ont mordu la poussière (4,18 %), tout comme François Bayrou, quatrième, avec 9,34 % des voix (contre 20,73 % en 2007). Seul Jean-Luc Mélenchon a réussi à se faire une place au soleil en se plaçant comme troisième homme de la capitale avec 11,09% des voix (quand en 2007, Marie-George Buffet réalisait 1,21% des voix !!).
Une situation clairement favorable à François Hollande qui devrait bénéficier de forts reports de voix au deuxième tour et être élu très largement président … du moins dans la capitale !
64,85% des voix pour Sarkozy dans le 16e arrondissement

Dans le duel droite/gauche, on retrouve le clivage traditionnel entre l’est populaire et l’ouest bourgeois (comme le montre cette carte piquée sur le monde.fr). Le candidat UMP arrive en tête dans le 1er, le 6e, le 7e, le 8e, le 15e, le 16e et 17e arrondissement. Celui du PS domine dans le 2e, le 3e, le 4e, le 5e, le 9e, le 10e, le 11e, le 12e, le 13e, le 14e, le 18e, le 19e et le 20e arrondissement.
Plus amusant, François Hollande est au dessus des 40 % dans 10e, le 11e, le 18e, le 19e et le 20e arrondissement. Son record est dans le le 20e où il réalise 43,09 % des voix. Nicolas Sarkozy, lui, fait le plein chez les bourges du 16e, où il amasse 64,85 % des voix !
Le vote bobo existe donc bel et bien et nous l’avons admirablement démontré hier. Rendez-vous dans 2 semaines.
Bobo Ben

Le FN ne passe pas les portes de la capitale

Une semaine avant le premier tour, Marine Le Pen rappelait sa détestation viscérale des bobos, et bien hier, les bobos Parisiens ont réaffirmé leur dégoût des idées du FN. Dans la capitale la leader frontiste arrive en 5e position du scrutin avec seulement 6,20 % des suffrages (contre 4,58 % en 2007). Une claque pour le FN qui a doublé partout ailleurs ses voix entre 2007 et 2012 pour atteindre une moyenne nationale de 18,01 % (contre 10,44 % en 2007).

Le très fort décalage entre Paris et la Province en ce qui concerne le vote d’extrême droite s’observe à chaque élection mais son ampleur en ce premier tour est une des grandes surprises de la présidentielle 2012. La capitale, qui vit au quotidien les conséquences du cosmopolitisme et de la diversité, n’adhère ni postulat ni aux solutions de Le Pen sur un sujet qui pourtant la concerne plus que toute autre. Preuve des limites des idées frontistes, mais aussi du caractère contestataire de ce vote qui cristallise le découragement face au chômage, la peur de l’avenir, le dégoût des élites, etc.

Vote bobo = vote utile

En 2012, les Parisiens ont voté utile. Le traumatisme du 21 avril 2002 sans doute. Avec 34,83 % des voix, François Hollande est définitivement le roi de boboland. Il est suivi de près par Sarkozy qui recueille 32,19 % des suffrages. A eux deux, les deux candidats qualifiés pour le second tour ont recueilli plus de deux tiers des scrutins ! C’est la deuxième spécificité de ce premier tour à Paris.

Les Verts qui avaient réalisé de bons scores aux dernières régionales et européennes ont mordu la poussière (4,18 %), tout comme François Bayrou, quatrième, avec 9,34 % des voix (contre 20,73 % en 2007). Seul Jean-Luc Mélenchon a réussi à se faire une place au soleil en se plaçant comme troisième homme de la capitale avec 11,09% des voix (quand en 2007, Marie-George Buffet réalisait 1,21% des voix !!).

Une situation clairement favorable à François Hollande qui devrait bénéficier de forts reports de voix au deuxième tour et être élu très largement président … du moins dans la capitale !

64,85% des voix pour Sarkozy dans le 16e arrondissement

Dans le duel droite/gauche, on retrouve le clivage traditionnel entre l’est populaire et l’ouest bourgeois (comme le montre cette carte piquée sur le monde.fr). Le candidat UMP arrive en tête dans le 1er, le 6e, le 7e, le 8e, le 15e, le 16e et 17e arrondissement. Celui du PS domine dans le 2e, le 3e, le 4e, le 5e, le 9e, le 10e, le 11e, le 12e, le 13e, le 14e, le 18e, le 19e et le 20e arrondissement.

Plus amusant, François Hollande est au dessus des 40 % dans 10e, le 11e, le 18e, le 19e et le 20e arrondissement. Son record est dans le le 20e où il réalise 43,09 % des voix. Nicolas Sarkozy, lui, fait le plein chez les bourges du 16e, où il amasse 64,85 % des voix !

Le vote bobo existe donc bel et bien et nous l’avons admirablement démontré hier. Rendez-vous dans 2 semaines.

Bobo Ben

Rendez-nous la lumière…

A quelques jours du premier tour, le clip de cette magnifique chanson est l’occasion pour nous de faire coup double. D’une part, partager notre coup de coeur pour le dernier album de Dominique A, Vers les lueurs. Après Hasta que el cuerpo aguante, que nous faisions figurer dans la “bande-son” du livre (sorti il y a un an maintenant), notre amour pour cet artiste aux instrumentalisations sublimes ne se dément pas.

D’autre part, vous rappeler l’échéance électorale de ce dimanche. Un certain 21 avril 2002, les bobos partirent à la pêche et conduisirent au second tour Jean-Marie Le Pen. Dix ans plus tard, Le Pen père ne semble toujours pas nous porter dans son coeur quand il parle de nous : “Le bobo se porte plutôt à gauche et il est poilu de la gueule d’habitude”. Et la fille est tout aussi caustique à notre égard… Même son de cloche chez Sarkozy qui raille “la gauche caviar, la gauche bobo, la gauche qui aime donner des leçons de morale, et qui n’a aucune leçon à donner”. Les bobos sont donc devenus le “repoussoir préféré” de la droite et l’extrême droite, comme l’analyse Rue 89 : “le mot est devenu, dans la bouche des politiques, l’antonyme de “populaire”. On oppose deux catégories, les “bobos” et le “peuple” et elles deviennent ennemis. Mais leurs intérêts ne divergent pas forcément !”.

Ironie de l’histoire, les médias s’accordent à élire “candidat des bobos” celui qui se réclame avant tout du peuple : Jean-Luc Mélenchon. Ce qui ne manque pas de cocasse alors que celui-ci connaît les voitures avec chauffeur depuis son élection comme sénateur à l’âge de 35 ans. Les bobos communistes ? Mais comment auraient-ils alors fait pour transformer en loft design les usines désaffectées ? C’est vrai que nous ne sommes plus à un paradoxe près…

Mais pour qui vote Bobo de merde ? Nous nous sommes faits plutôt discrets dans le commentaire de cette campagne sur le blog, très tôt sûrs et impliqués dans notre choix, et n’avons pas voulu utiliser cet espace pour faire la propagande en faveur de l’un ou de l’autre. Car comme toujours, nous ne sommes pas d’accord : l’un votera Bayrou, l’autre Hollande. Sans surprise, nous ne votons pas pour le candidat du bling-bling, même relooké en candidat du peuple. Mais que les bobos de droite se rassurent (si si, c’est possible !), on pourra toujours bruncher ensemble !

Bon week-end bande de bobos et… rendez-nous la lumière !

B. & B.

Marine Le Pen n'aime pas les bobos - Thomas Legrand - France Inter

Marine Le Pen n'aime pas les bobos

by Thomas Legrand - France Inter
album L'édito politique

Ce week-end, Marine Le Pen a fait du bobo bashing. Avec ce sens de l’exagération qui la caractérise, elle a réussi a placé tous les clichés bobos (vélib’, yoga, Hollande) dans une seule même phrase. Un exploit.

Cette sortie de la candidate d’extrême droite a inspiré ce matin Thomas Legrand l’excellent éditorialiste de France Inter qui en a profité pour faire le coming out bobo, eu nom de l’ensemble de ses collègues d’une radio qui reste, et de loin, notre radio préférée.

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